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4 piliers pour développer votre intelligence émotionnelle

 

L’intelligence émotionnelle, c’est quoi ?

Dans le courant des années 1990, Salavey et Mayer réalisent des travaux sur ce que l’on nomme l’intelligence émotionnelle. Ils la définissent comme étant

« la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes ».

L’intelligence émotionnelle désigne selon eux

« l’habilité à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres ».

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Deux formes d’intelligence :

Depuis longtemps, nous avons considéré que le quotient intellectuel était un élément pouvant prédire la réussite d’une personne comme les tests d’Alfred Binet.

Goleman introduit l’intelligence émotionnelle comme étant une combinaison du rationnel et de l’émotionnel. L’individu trouverait ainsi les conditions de son épanouissement.

Quels sont les apports de l’intelligence émotionnelle  ?

  • Compréhension de vos émotions
  • Maîtrise de vos émotions et impulsions
  • Compréhension des émotions d’autrui et comment y réagir
  • Inspiration et influence sur autrui
  • Développement des émotions et gestion des conflits

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L’intelligence émotionnelle peut se développer :

N’étant pas innée, elle se développe avec le temps et on peut l’apprendre via la thérapie ou une formation.

Testez votre quotient émotionnel

Daniel Goleman a imaginé un test amusant (et sans valeur scientifique) qui permet de mesurer votre quotient émotionnel (QE). Cochez une réponse par question puis reportez-vous aux réponses pour comptabiliser vos points.

1. Votre avion est secoué comme un prunier. L’hôtesse annonce: « Nous traversons une zone de fortes turbulences ». Que faites-vous?

a) Vous continuez à bouquiner ou à regarder le film comme si de rien n’était.
b) Vous observez du coin de l’œil le personnel de bord et relisez la feuille d’instruction « en cas d’urgence. »
c) Vous faites un peu de a) et de b).
d) Vous n’en savez rien. Vous n’avez jamais prêté attention à ça.

2. Vous êtes au parc avec une bande d’enfants de 4 ans. Une fillette pleure parce que les autres ne veulent pas jouer avec elle.

a) Vous les laissez se débrouiller.
b) Vous discutez avec elle: comment pourrais-tu faire pour que les autres t’acceptent dans leurs jeux?
c) Doucement, vous lui dites: « Voyons, me pleure pas. »
d) Pour la distraire, vous lui lancez: « Viens! On va jouer à autre chose. »

3. Vous espériez avoir la note 6 au lycée, vous n’avez qu’un 4.

a) Vous faites des plans pour vous améliorer.
b) Vous prenez la résolution de faire mieux.
c) Vous pensez: tant pis pour cette matière, j’excelle dans les autres!
d) Vous allez voir le prof et râlez pour qu’il vous mette une meilleure note.

4. Vous vendez des assurances. Après 15 appels, vous faites chou blanc. Découragé, vous vous dites:

a) C’est un sale jour, demain ça ira mieux.
b) Qu’est-ce qui cloche avec moi pour que j’aboutisse à tous ces refus?
c) Je vais essayer quelque chose de nouveau pour mes prochains appels.
d) Je vais changer de boulot.

5. Vous êtes manager. Lors d’une réunion, un employé se permet une blague raciste.

a) Vous ignorez – après tout, ça n’est qu’une blague.
b) Vous faites venir la personne dans votre bureau et la réprimandez.
c) Devant tout le monde, vous faites immédiatement remarquer qu’ici, on ne fait pas ce genre de blagues.
d) Vous suggérez à l’employé de suivre un cours de formation sur le thème des diversités ethniques.

6. Votre ami est fou furieux parce qu’un chauffard lui a coupé la route.

a) Vous lui dites de ne pas en faire tout un plat et d’oublier.
b) Vous mettez sa cassette favorite pour le distraire.
c) Vous renchérissez et l’aidez à sortir toute sa haine du chauffard.
d) Vous dites que ça vous est aussi arrivé, mais qu’après coup vous vous êtes rendu compte que la voiture se rendait aux urgences.

7. Scène de ménage dévastatrice.

a) Vous faites une pause de vingt minutes pour vous calmer, avant de reprendre la discussion.
b) Vous coupez la discussion sans vous troubler et ne répondez pas aux provocations.
c) Vous vous excusez et demandez à votre partenaire d’en faire autant.
d) Vous prenez un instant de réflexion intérieure pour récapituler aussi objectivement que possible vos griefs.

8. Vous dirigez un groupe qui doit résoudre un problème.

a) Vous tirez votre agenda pour que chacun vienne avec les meilleures solutions dans les meilleurs délais.
b) Vous prenez du temps pour que chacun fasse connaissance.
c) Vous demandez à chacun quelles sont ses idées, pendant qu’elles sont encore fraîches.
d) Vous mettez sur pied un brain-storming: toutes les solutions qui passent par la tête des gens sont bienvenues.

9. Votre fils de 3 ans est hypersensible, il craint nouveaux endroits et personnes depuis sa naissance.

a) Il est timide: il faut le protéger.
b) Allons voir un psy pour enfant.
c) Vous l’exposez à ce genre de situations pour qu’il domine sa peur.
d) Vous l’entraînez très progressivement à faire face à des situations de ce type.

10. Vous voulez vous remettre à l’instrument de musique que avez négligé dans votre enfance.

a) Vous vous y attelez chaque jour, pour des exercices.
b) Vous choisissez d’abord des morceaux à votre portée.
c) Vous vous y mettez seulement quand vous en avez envie.
d) Vous choisissez des morceaux difficiles, que vous finissez par maîtriser.

Calculez votre QE:
  • Q1: Toutes les réponses sont bonnes, sauf D, qui montre que vous êtes inconscient de vos réponses sous stress. A=20, B=20, C=20, D=0
  • Q2: B est la meilleure réponse. Vous savez utiliser les crises pour en tirer le meilleur parti. A=0, B=20, C=0, D=0
  • Q3: A est la meilleure réponse. La volonté d’élaborer un plan est preuve de self-motivation. A=20, B=0, C=0, D=0
  • Q4: C est la meilleure réponse, un signe d’optimisme, de persévérance et d’imagination. A=0, B=0, C=20, D=0
  • Q5: C est la meilleure réponse. Vous êtes très clair sur ce qui est socialement permis au sein de l’entreprise. A=0, B=0, C=20; D=0
  • Q6: D est la meilleure réponse. Vous êtes capable tout à la fois d’empathie et de calmer la situation en modifiant les points de vue. A=0, B=5, C=5, D=20
  • Q7: A est la meilleure réponse. 20 minutes sont physiologiquement nécessaires pour que corps et cerveau se calment et redeviennent cool. A=20, B=0, C=0, D=0
  • Q8: B est la meilleure réponse. Le travail en groupe est plus créatif si l’harmonie règne. A=0, B=20, C=0, D=0
  • Q9: D est la meilleure réponse. Vous ne placez pas les gens devant des défis qu’ils sont incapables de relever. A=0, B=5, C=0, D=20
  • Q10: B est la meilleure réponse. Vous savez mêler apprentissage et plaisir, ce qui donne les meilleurs résultats. A=0, B=20, C=0, D=0

Faites votre total…

Avec 200 points, vous avez un QE maximum. Avec 100 points, vous avez la moyenne. En dessous, vous avez du chemin à faire.

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Le modèle de Goleman :

Inspiré par les travaux de Salovey et Mayer, il réalise ses recherches et fait intervenir 4 concepts :

  1. Conscience de soi : capacité à comprendre ses propres émotions, les identifier et les utiliser pour prendre une décision.
  2. Maîtrise de soi : maitriser ses émotions et s’adapter face à une situation concrète.
  3. Conscience sociale : capacité à repérer et à réagir aux émotions d’autrui.
  4. Gestion des relations : capacité à influencer autrui en visant leur développement mais aussi à mieux gérer les conflits.

Mettez en pratique ces 4 piliers pour développer votre intelligence émotionnelle :

1. Nommer vos émotions : il est essentiel de pouvoir reconnaitre les émotions lorsqu’elles se manifestent. Les principales émotions sont la joie, la tristesse, la peur et la colère. Ces émotions sont plus larges car elles s’expriment avec différentes intensités.

Cliquez ici pour le tableau des émotions. Celui-ci  vous permet d’approfondir les émotions et leurs ressentis ainsi vous aurez une conscience plus aigüe de vous-même en apprenant à nommer précisément ce qui se passe en vous.

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2 . Observer vos comportements pour développer votre intelligence émotionnelle. Il faut prendre le temps de s’observer, s’écouter et comprendre comment on réagit dans une situation ou dans une autre et si ça varie en fonction d’autrui. Une émotion se manifeste par un comportement et une réaction. Ainsi vous découvrirez votre mode de fonctionnement en pouvant anticiper vos réactions et en choisissant la réaction la plus appropriée à la situation.

3. Faire preuve d’empathie envers autrui : l’intelligence émotionnelle c’est également être en mesure de connaitre et de gérer les émotions d’autrui. Cela suppose une écoute attentive de l’entourage. Vous serez attentif par exemple aux ressentis, aux paroles, aux comportements. Cela conduit à une meilleure relation.

4. Exprimer vos émotions : même si cela peut être difficile cela permet de développer l’intelligence émotionnelle car vous allez les contrôler et de plus en les exprimant, votre interlocuteur aura tendance à se dévoiler, à exprimer ses propres émotions.

Quelle est votre émotion en ce moment ? Partagez la dans les commentaires.

 

BIBLIOGRAPHIE :

Article Céline Scholl

 

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Manipulation, la reconnaître et s’en sortir

Les manipulateurs représentent 2 à 3% de la population tant en milieu professionnel que sociaux. Autant dire que nous en rencontrerons tous un sur notre chemin.
L’effet toxique de cette relation se manifeste notamment par un manque d’estime de soi : sentiment d’infériorité et doutes.

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Qu’est-ce que la manipulation ?

Il s’agit d’une dynamique entre deux individus où il y a un manque de respect.

L’objectif est de tirer à son avantage les évènements en déstabilisant l’autre.

Il existe des personnalités dites manipulatrices lorsque le caractère est répétitif et qu’il y a une intensité dans le temps de ce comportement. En milieu professionnel, on parlera de harcèlement.

Comment repérer la manipulation ?

Voici un petit test inventé par Marie Andersen. Ce test vous permettra de passer en revue une série d’éléments susceptibles de vous mettre la puce à l’oreille.

Pensez à une personne de votre entourage social, familial, amoureux ou professionnel avec qui les relations vous semblent lourdes et cochez les points où vous vous retrouvez.

Au-delà de 5 critères de la liste, on peut dire que cette relation est suspecte :

1. Je ne me sens pas à l’aise dans cette relation.
2. Je ne me sens pas respecté.
3. Il m’énerve ! Il m’exaspère !
4. Je n’arrête pas d’y penser, ça devient obsédant.
5. J’ai terriblement besoin de raconter ce qui se passe dans cette relation à des proches.
6. Je dis Oui quand je pense Non.
7. Je m’en veux à posteriori d’avoir accepté, mais au moment même je n’arrivais pas à choisir, à dire vraiment ce que je pensais, je me sentais pris de court.
8. Je suis amené à avoir une attitude, des paroles, des comportements qui ne me ressemblent pas.
9. Je ne vois pas très clair dans ce qui se passe entre nous.
10. Je me sens coincé.
11. Je n’arrive pas à faire entendre mon point de vue.
12. Je suis stupéfait de la tournure que prennent nos conversations.
13. Je n’arrive pas à discuter normalement avec lui.
14. Je sens que je ne vais pas pouvoir revenir sur ce que j’ai dit sans dégâts.
15. Je sens qu’il n’y a pas d’espace de négociation possible.
16. Je me sens accusé de choses que je n’ai pas faites.
17. Je suis accusé de choses qu’il a faites lui-même.
18. Je sens qu’il me méprise.
19. Je sens qu’il se moque de moi.
20. Je sens qu’il ne m’aime pas vraiment même s’il en donne l’impression.
21. Je n’aime pas voir cette personne.
22. Il me fait peur.
23. Je sens qu’il me baratine.
24. Je sens qu’il cherche à me séduire superficiellement.
25. Je sens que le cadeau qu’il m’a fait est suspect.
26. Je me sens méfiant.
27. Je n’ai pas confiance en cette personne.
28. Je sens qu’il me met des bâtons dans les roues.
29. J’ai l’impression qu’il dit du mal de moi dans mon dos.
30. Je voudrais m’éloigner, quitter cette relation, mais il me rattrape.

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Voici, à présent, une autre liste de ressentis, toujours en pensant à cette même relation. Chacun de ces points est suffisamment préoccupant pour qu’un seul d’entre eux vous alerte sérieusement :

  • Je me sens perdu, confus, embrouillé, je ressens un vague malaise dont je ne comprends pas vraiment l’origine.
  • Je doute de tout, je ne sais pas ce que je veux, je ne me sens pas maître de moi, de mes décisions, de mes pensées.
  • Je n’arrive pas à réfléchir, je me sens englué, ma conscience est rétrécie.
  • Je me sens coupable (de la dégradation de ma relation, de ne pas arriver à l’aider, de l’abandonner, de l’échec,…)
  • J’ai honte de ce qui m’arrive, j’ai peur d’en parler, je m’en cache, je n’ai plus d’estime de moi.
  • Mes émotions sont très fluctuantes, j’ai des crises de larmes incontrôlables, je suis hypersensible, trop susceptible.
  • Je souffre, j’ai peur, je suis stressé, angoissé.
  • Je me sens profondément déprimé, je perds complètement confiance en moi.
  • Je me sens incompris, triste, je me replie sur moi-même.
  • Je me sens seul, isolé, ma famille ou mes amis s’éloignent de moi.
  • Je me sens vide, fatigué, épuisé, anesthésié, dans un état second, sans force, surmené.
  • J’ai un immense besoin d’être aimé, utile, reconnu par cette personne.
  • Je n’arrive pas à dire Non, je ne sais pas poser mes limites, ni à me faire respecter.
  • Je me sens envahi, obsédé, complètement habité par cette relation, je rumine, j’y pense nuit et jour.
  • Je sens que cette relation me fait du tort et pourtant elle m’attire et j’y retourne.
  • J’ai déjà essayé de rompre, mais on a recommencé.
  • Je ne comprends pas du tout le sens de cette relation, je ne comprends pas pourquoi je m’y accroche.
  • J’ai parfois envie de le tuer !
  • Je fais des rêves de grande violence ou de meurtres.
  • J’ai des envies de vengeance.
  • Je ne trouve pas beaucoup de solidarité autour de moi.
  • Je crois devenir fou.
  • Je n’ai plus de désir sexuel, je n’ai plus de libido.
  • Je perds l’appétit et j’ai maigri.
  • J’ai des symptômes physiques que le médecin n’arrive pas vraiment à soigner.
  • J’ai des insomnies, des nuits agitées.
  • J’ai des crampes au ventre, une gastrite chronique, des reflux gastro-oesophagiens.
  • J’ai des tensions musculaires, des maux de tête.
  • Je fais de la tachycardie, des palpitations, de l’hypertension.
  • J’ai des problèmes de fertilité, je n’arrive pas à être enceinte.

Chacun de ces points, pris isolément, n’est pas forcément révélateur d’une relation de manipulation mais tous sont suffisamment problématiques pour en conclure qu’il est plus que temps d’ouvrir les yeux et de prendre soin de vous.

Détecter un manipulateur :

Dans son excellent livre « les manipulateurs sont parmi nous », l’auteur Isabelle Nazare-Aga a déterminé 30 caractéristiques.

Un individu que l’on qualifie de manipulateur agit selon au moins 14 des caractéristiques sur les 30 de cette liste:

1. Il culpabilise les autres, au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour, de la conscience professionnelle, etc.
2. Il reporte sa responsabilité sur les autres ou se démet de ses propres responsabilités.
3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et ses opinions.
4. Il répond très souvent de façon floue.
5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.
6. Il invoque les raisons logiques pour déguiser ses demandes.
7. Il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits, qu’ils ne doivent jamais changer d’avis, qu’ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et aux questions.
8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l’air, dévalorise et juge.
9. Il fait faire ses messages par autrui ou par des intermédiaires (téléphone au lieu de choisir le face-à-face, laisse des notes écrites).
10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner et peut provoquer la rupture d’un couple.
11. Il sait se placer en victime pour qu’on le plaigne (maladie exagérée, entourage « difficile », surcharge de travail,..)
12. Il ignore les demandes même s’il dit s’en occuper.
13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (notions d’humanité, de charité, racisme, « bonne » ou « mauvaise » mère,…)
14. Il menace de façon déguisée ou fait un chantage ouvert.
15. Il change carrément de sujet au cours d’une conversation.
16. Il évite l’entretien ou la réunion ou il s’en échappe.
17. Il mise sur l’ignorance des autres et fait croire à sa supériorité.
18. Il ment.
19. Il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète.
20. Il est égocentrique.
21. Il peut être jaloux même s’il est un parent ou un conjoint.
22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences.
23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.
24. Il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui.
25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes, ses actes ou son mode de vie répondent au schéma opposé.
26. Il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux ou se met soudain aux petits soins pour nous.
27. Il produit un état de malaise ou un sentiment de non-liberté (piège).
28. Il est efficace pour atteindre ses propres buts, mais aux dépens d’autrui.
29. Il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas faites de notre propre gré.
30. Il est constamment l’objet de discussions entre gens qui le connaissent, même s’il n’est pas là.

On considère qu’à partir de 14 critères sur 30, on a affaire à un manipulateur. A Partir de 20 caractéristiques, la personne est considérée comme quelqu’un de vraiment dangereux pour la santé physique et l’équilibre mental de ses proches.

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Différents types de manipulateurs :

Les manipulateurs se cachent sous ce que l’on nomme des masques. Ces masques peuvent varier en fonction de la situation, du contexte, de l’interlocuteur ou de l’objectif, résultat recherché.

7 types sont identifiés :

1. Sympathique : ce masque est le plus fréquent. La personne est souriante et extravertie. Les capacités humaines est l’image qu’il nous renvoie font que l’on voudrait lui ressembler. Cependant, le manipulateur sympathique ne s’intéresse pas réellement à autrui et à long terme on ne peut se sentir bien à ses côtés car il y a une part d’irrespect.
2. Séducteur : ce manipulateur est souvent cultivé, élégant. Il n’est pas avare de compliments. Ses combines sont dans un but de fascination qu’il désire entretenir avec son interlocuteur.
3. Altruiste : il donne tout ce que l’on souhaite mais attention, on ne peut rien le lui refuser. La considération qu’il souhaite obtenir est plus grande que ce que lui a pu donner.
4. Cultivé : il est méprisant envers les personnes qui sont différentes de lui. Il étale sa culture en arrivant à vous faire croire que vous êtes quant à vous inculte.
5. Timide : il s’agit souvent d’une manipulatrice. Le jugement s’opère via le silence et le regard. Une personne proche sera utilisée pour faire passer son opinion.
6. Dictateur : la critique est violente et se réalise avec autoritarisme. Le ressenti d’autrui ne l’intéresse pas.
7. Victime : le manipulateur se pose toujours en victime face à la personne afin de recevoir de la compassion.

La plupart des manipulateurs le font de manière inconsciente. On constate qu’eux-mêmes ont été victime d’un autre manipulateur et ce durant essentiellement l’enfance.

Comment réagir, se protéger des manipulateurs ?

1. Repérer si la personne est un manipulateur via les exercices proposés précédemment. Ainsi, vous serez moins réceptif à ses manœuvres.

2. Faire le deuil d’une relation « normale ». Un manipulateur ne se remet pas en question même si vous tentez de le lui montrer.

3. Répondre aux 3 questions :

  • Est-ce que je maintien la relation ainsi ?
  • Est-ce que j’essaie de le transformer ?
  • Est-ce que je romps ?

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Si vous répondez oui pour maintenir la relation et/ou la transformer, c’est que vous estimez que le bon est plus important que la rupture avec cette personne.

La question « maintenir la relation » correspond à l’adaptation. Elle consiste à ne pas trop réagir, avoir le dernier mot, ne plus vouloir changer l’autre. Il faut être lucide afin d’élaborer des stratégies subtiles.

La question « essayer de transformer la relation » fait appel à la notion de résistance. Il faut forcer le manipulateur à donner du sens aux mots qu’il emploie en le recadrant sans s’énerver car vous perdrez la crédibilité à ses yeux.

La question « rompre » est l’évidence même si vous avez échoué aux questions précédentes. Il est préférable d’abandonner afin de vous éviter la souffrance à du long terme. Cependant, cela nécessitera de faire votre deuil et de lâcher prise face à cette relation tant espérée.

BIBLIOGRAPHIE :

Les manipulateurs sont parmi nous ; Isabelle NAZARE-AGA, Edition de l’homme, 2004
La manipulation ordinaire ; Marie ANDERSEN, Edition Ixelles, 2010
La manipulation, identifier les manipulateurs et s’en protéger ; Adreas EDMÜLLER et Thomas WILHELM, Edition Les miniguides ECOLIBRIS 2013

Article Céline Scholl

Remarque Cindy :

Dans mes formations, je préfère parler de « comportements de manipulation » plutôt que de « manipulateur ». Il me semble important de faire la différence entre l’identité d’une personne et son comportement. Un comportement peut se changer. Dans les formations confiance en soi  et couple, vous avez la possibilité de faire un test qui vous permet de voir les comportements que vous utilisez lors d’une communication. Chacun de nous adopte à certains moments des comportements de manipulation. Vous apprendrez à devenir plus assertif et à faire face à la manipulation et l’agressivité.

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4 clés pour être résilient

En psychologie, la résilience est la capacité à surmonter un évènement tel que le deuil, la maladie, la violence, la guerre, sans tomber dans la dépression. On apprend à vivre avec et à rebondir pour se sortir grandi de l’épreuve rencontrée, du traumatisme.

Le terme résilience provient du latin « resilir » se traduisant par re-sauter, re-bondir, re-monter.

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Certains traits de personnalités caractéristiques chez les personnes résilientes :

  • Maturité précoce.
  • Tendance à relativiser les problèmes du quotidien.
  • Se sentent à la fois plus fortes et plus faibles que la moyenne. Selon Jacques Lecomte, psychologue « les résilients sont des diabétiques de l’âme, jamais complètement guéris mais stabilisés au point de pouvoir mener une vie presque normale ».
  • Tendance au perfectionnisme.
  • Gentillesse, besoin d’être aimé, de plaire, sans peur du rejet d’autrui.
  • Sentiment d’une mission à accomplir.
  • Hypersensibilité et écoute d’autrui.

 

L’oxymoron

Ce terme permet de mieux comprendre le concept de résilience. Corneille le définit comme « l’obscure clarté » tandis que Boris Cyrulnik comme étant un « merveilleux malheur ».

Malgré l’aspect contradictoire, il s’agit bien de l’apparition d’un évènement traumatisant permettant l’émergence de capacités.

Un résilient peut donc se dire heureux d’avoir connu cet évènement.

A photo by Julia Caesar

La résilience : un processus

Un des principaux intérêts de la résilience est de mettre l’accent sur les processus de réparation après un traumatisme.

En effet, la reconstruction de l’estime de soi est nécessaire et permet d’éviter la position de victime. Il est important de chercher à favoriser les ressources individuelles (les forces).

En restant prisonnier du passé, le risque est de présenter un syndrome psychosomatique. Heureusement, nous avons tous un degré de liberté. Et celle-ci va nous aider à chercher à comprendre et à nous développer dans notre environnement.

Cependant, nous ne sommes pas tous égaux, il y a des « mal partis » comme ceux qui vivent dans une précarité sociale, une tragédie familiale, un enfant vivant avec des parents qui crient souvent…En effet, durant l’enfance nous avons besoin d’un attachement sécure : « je suis aimé, je suis capable de… »

Dans un premier temps, le déni de la situation traumatisante est protecteur pour ne pas être prisonnier du passé, ne pas avoir peur.

La question du « comment vais-je faire, ça m’est arrivé » permet d’affronter la réalité et de pouvoir devenir résilient.

Selon Boris Cyrulnik « ce qui détermine la qualité de la résilience est la qualité du lien qui a pu se tisser avant le traumatisme ». Les amis, les professeurs et éducateurs pallieront aux carences éducatives des parents en aidant la personne à prendre conscience de ses compétences.

La résilience est la capacité à vivre, réussir, à se développer en dépit de l’adversité. C’est une combinaison de forces intérieures, d’appui de l’extérieur et d’apprentissage à partir de l’expérience acquise. C’est donc revenir à un équilibre suite au traumatisme.

Développement du résiliant

1. Sentiment d’avoir une base de sécurité interne. Il est important de se sentir en sécurité et aussi d’avoir une personne qui nous soutienne.

2. L’estime de soi. Elle est fondée sur les compétences. Reconnaitre nos réussites est important.

3. Sentiment de sa propre efficacité. Soit durant notre enfance nos parents nous ont appris à accomplir les tâches de manière autonome soit ils nous ont maintenus dans l’idée d’être assistés.

Il est à noter que plus l’agresseur est proche de soi, plus la trahison est forte et donc plus le travail de résilience demandera de l’investissement personnel.

Différentes étapes traversées par une personne résiliente

1. Révolte intérieure contre le malheur : « je dois trouver une solution »
2. Défi lancé à soi-même : « si je n’y parviens pas, alors… »
3. Envie de se montrer fort devant l’entourage
4. Sens de l’humour : plaisanterie sur son traumatisme, ne pas se dire victime ou encore se comparer à des personnes plus malheureuses que soi.
5. Pratique permettant la canalisation des émotions telles que l’art, la spiritualité.

La résilience n’est pas innée car chacun peut développer la capacité à surmonter un évènement.

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4 clés pour être résilient

1. Accepter la réalité au plus vite. Dans le cas contraire, le déni de la situation peut se présenter et amplifier la situation. Il est important de détecter l’évènement et d’agir pour que notre bien-être s’améliore.

2. Gérer ses émotions. Quand l’environnement extérieur est chaotique, il est primordial de se centrer sur soi et d’être serein de l’intérieur. Il ne faut pas perdre le contrôle de ses émotions, ne pas paniquer. L’environnement externe est le reflet de l’environnement interne, travailler sur sa respiration est un moyen pour garder le contrôle.

3. Apprendre à abandonner : ce point reste difficile car abandonner est synonyme de refuser l’aboutissement de l’objectif que l’on s’était fixé. Il faut créer de la place pour le nouveau, même provisoirement, ne pas forcer les choses, car reculer permet de mieux sauter au final.

4. Jouer : changer la perception des choses en ne se laissant pas submerger. En se focalisant sur des petites victoires via de petits objectifs, on atteindra l’objectif final.

La résilience au quotidien

Il est possible de travailler sur notre capacité à faire face à l’adversité. Ne pas se voir en victime mais bien croire en soi et avoir de la volonté.

  • Bâtir sa confiance en soi, son estime personnelle.
  • Essayer d’être toujours optimiste, de voir le bon côté des choses.
  • Trouver un sens à sa vie, avoir des buts clairs.
  • Être flexible et enthousiaste face aux changements.
  • S’entourer de personnes positives, qui nous apprennent des choses et nous encouragent.
  • Avoir une pratique spirituelle méditative, religieuse, sportive, peu importe… ce qu’il faut avant tout, c’est savoir remettre en perspective nos problèmes face au monde qui nous entoure.
  • Être reconnaissant pour ce que l’on a plutôt que se plaindre de ce que l’on n’a pas.
  • Faire le bien autour de soi : faire du bénévolat est une excellente manière de ne pas s’apitoyer sur son sort.
  • Accepter que l’on ne puisse pas toujours changer les choses.
  • Ne pas avoir peur de la solitude : il faut voir ces moments comme des étapes qui nous apprennent à mieux nous connaître pour ensuite aller vers les autres.
  • Développer sa créativité : on n’est pas tous artistes, mais on est tous créateurs, d’une certaine manière.
  • Entretenir son sens de l’humour : le rire est l’une des choses les plus puissantes et apprendre à rire de toutes les situations permet de littéralement changer notre façon de voir les choses.

Bibliographie :

Article Céline Scholl

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5 exercices pour être plus épanoui

Vous désirez changer rapidement ?

Vous avez tendance à :
  • Remettre à plus tard les choses ennuyantes,
  • Éviter un coup de téléphone, un rendez-vous délicat,
  • Vous vous sentez « parasité » par une action d’autrui à votre égard,
  • Vous avez des blocages lorsque vous devez vous exprimer en public ou face à une personne,
  • Vous vous sentez envahi par des pensées négatives.

Je vous propose de découvrir des moyens simples pour vous aider à vous en sortir en
passant à l’action.

Vous découvrirez des procédures à mettre en place à un moment précis afin de surmonter le problème qui vous dérange.

Ces outils agissent sur le cerveau émotionnel en remplaçant le comportement par un autre plus approprié via de nouveaux réflexes.

Vous allez découvrir des capacités sur vous-même jusque là inconnues. Elles permettent la mobilisation de vos ressources intérieures.

Ces outils sont tirés de l’ouvrage « Les 5 outils de l’épanouissement »,
Phil STUTZ et Barry MICHELS, Edition Pocket 2016.

5-outils

Outil 1 : « Inversion du désir »

Tout le monde a des objectifs, désire évoluer, aspire au changement. On prend
des résolutions et pourtant ce changement finit par être reporté.

C’est ce que l’on appelle la procrastination. Ce n’est pas étonnant, ce changement est un peu une lutte avec soi, une source de difficultés ou certaines choses nous déplaisent, nous lassent.

En réalité, nous fuyons la souffrance que ce changement implique et restons dans ce que les auteurs appellent « la zone de confort ». Cette zone nous offre une forme de sécurité mais nous devons accepter d’en sortir afin de découvrir notre réel potentiel et ainsi nous épanouir.

« La force supérieure du mouvement en avant »

Elle est dite supérieure car il s’agit du pouvoir de la vie où tout ce qui vit évolue vers
l’avenir avec détermination.

C’est la force de dépasser sa souffrance due au changement.
Il faut l’exploiter consciemment si on désire évoluer dans le monde qui nous entoure.

Cela suppose d’accepter de passer par la souffrance sans faire de la résistance.

Exercice

1. Focalisez-vous sur la souffrance que vous ne désirez plus. Visualisez la comme un nuage où vous allez vous dire que cette souffrance est désirée car elle a une grande valeur, elle vous permet d’avancer et d’accéder à la force dont vous avez besoin.

2. Intérieurement, dites-vous : « j’aime la souffrance » en continuant d’avancer dans votre nuage jusqu’à ne faire qu’un avec votre souffrance.

3. Sentez dès à présent votre nuage se refermer derrière vous et dites-vous : « la souffrance m’a libéré ». Ressentez alors une détermination car vous êtes transformés.

image nuages

Il est conseillé de pratiquer régulièrement cette technique afin de savoir comment vous ressentez la souffrance et la désirez dans le but de diminuer cette souffrance.
Vous allez ainsi pouvoir maîtriser la peur de souffrir et en faire une force.

Chaque fois que vous devrez faire quelque chose de désagréable et que vous aurez l’envie de l’éviter, réalisez cet exercice.

Outil  2 : « l’amour actif »

Toute personne a des points sensibles. Il peut arriver qu’un jour tout s’effondre avec une personne alors qu’on était dans une bonne relation. La colère fait son apparition et nous en arrivons à oublier les aspects positifs. Tourner la page est difficile, le « sentiment
d’injustice » se fait sentir. Les reproches, les rancœurs nous minent et on en arrive à se faire du tort.

Cela s’explique par la croyance, parfois inconsciente, que le monde devrait être équitable pour tous. Ainsi, nous restons sur l’attente de justice avec une sorte d’envie de se venger.

 « La force supérieure du déferlement »

Les auteurs mentionnent une force acceptant les choses comme elles sont, une sorte de vague d’amour puissante étant indépendante des réactions immédiates que l’on peut avoir, une énergie bienveillante nous élevant au-delà de l’orgueil blessé, de la colère.

La force supérieure du déferlement est un amour qui porte sa propre valeur : « l’amour
actif ». Cet amour actif permet d’entrer dans un désintéressement.

Exercice

1. Concentrez-vous afin de ressentir votre cœur et de l’ouvrir à l’amour qui vous entoure. Concentrez cet amour au fond de vous.

2. Focalisez-vous sur la personne, visualisez la et renvoyez cette concentration d’amour gardée en vous.

3. Sentez l’amour entrer dans la personne et détendez-vous afin de ressentir l’énergie de la personne vous revenir.

image amourCela implique un effort conscient de donner à la personne de l’amour alors qu’on s’est senti blessé. Même si cela est difficile, il en va de votre intérêt car la rancœur empêche de vivre heureux.

Chaque fois que vous vous sentez blessé et en colère ou chaque fois que vous devez faire face à une personne représentant du négatif à vos yeux, faites l’exercice. Ça vous permettra d’avoir une plus grande maîtrise de vous et une meilleure communication.

Outil 3 : « l’autorité intérieure »

Si l’opinion qu’autrui à de vous est importante à vos yeux, vous faites des « blocages » tant pour vous exprimer que pour entrer en contact.

Physiquement nous ressentons ce manque d’assurance par une bouche sèche, des
tremblements, une paralysie par exemple.

Effectivement, ce blocage est dû à une insécurité intérieure entrainant un manque de confiance où on n’est pas toujours conscient du déclencheur. Le manque de confiance en soi peut-être pénible à éliminer.

Dans le livre, les auteurs mentionnent « l’ombre » pour résoudre cette difficulté. Cette ombre serait une partie inconsciente de soi que nous refusons.

Le sentiment de honte est présent. La perception que l’on a de soi y est déterminée et nous provoquons ainsi nos blocages en de cacher cette ombre à autrui.

« La force supérieure de l’expression de soi »

L’important est d’oser s’exprimer librement c-à-d sans se tracasser de ce qu’autrui pense. L’authenticité est donc supposée. Cela se passe comme si nous vivions notre expérience dans le présent, la force de l’expression de soi agit à travers nous tant dans la parole que dans l’écriture ou encore dans toute autre activité.

Concrètement, on ne pense plus mais on se trouve en phase c-à-d que l’on est relié au
« moi profond », celui de sa propre autorité. Ce « moi profond » se développe avec l’âge.
Petit, nous agissons en fonction de nous ; ce n’est qu’en grandissant que nous donnons de l’importance à l’approbation d’autrui, on peut alors rentrer dans « l’ombre ».

Cette partie que nous cachons est la partie vers notre « moi intérieur », notre force
d’expression permettant de s’exprimer librement. Cette « ombre » doit être transformée en une force d’expression.

Exercice

1. Projetez votre sentiment d’insécurité afin de le visualiser. Essayez plusieurs fois, s’il change cela n’est pas grave. Vous venez de visualiser l’image de votre ombre.

2. Lorsque vous vous sentez en insécurité, projetez cette image et imaginez la à vos côtés. Vous n’avez plus rien à craindre, vous êtes indestructible.

3. Lorsque vous êtes en situation réelle, avec votre ombre donnez l’ordre à autrui intérieurement : « écoutez, c’est un ordre ».

image ombre et lumière
Il faut s’entraîner afin de pouvoir rapidement effectuer ces étapes. Vous surmonterez votre timidité, vous aurez plus d’empathie pour autrui car vous serez authentique et à l’écoute de vos émotions.

Outil 4 : « Le flux de gratitude »

Vous vous faites vite du souci, vous êtes préoccupés, anxieux et critique à votre égard ?
Les pensées négatives surgissent ?

Nous pouvons ressentir de l’appréhension, des regrets sans savoir comment s’en sortir. Nous sentons notre esprit se diriger vers des pensées et des émotions négatives où l’on se sent pris au piège.

Un phénomène de rumination mentale existe et nourrit un nuage d’énergie négative comme le nomme les auteurs. Ce nuage déforme la réalité nous conduisant par conséquent à percevoir le monde sans que le positif y soit présent. La dépression peut se mettre en place. Notons que cela peut engendrer des effets pervers comme par exemple la culpabilité, le désespoir, la tendance à dramatiser. La paix intérieure est inexistante ou presque.

Un remède relativement connu est « la pensée positive ». Cependant, cela reste difficile à faire car les pensées négatives sont puissantes et ne peuvent se remplacer d’un coup de cuillère à pot. Elles tirent leur puissance dans l’impression illusoire de contrôler les
évènements comme étant magiques et assurant notre protection.

« La gratitude »

Elle abrite une force supérieure étant soucieuse de notre bien-être. Il est conseillé d’arriver à percevoir les choses comme elles se présentent à nous. Un effort reste à fournir car on doit se sentir rempli de gratitude pour des choses parfois banales. Se sentir respirer par exemple nous aide à percevoir ce cadeau où nous nous sentons relié à quelque chose nous dépassant. Alors on ne se sent plus seul et la pensée négative diminue. Il est donc  important de cultiver la gratitude au quotidien.

Exercice

1. Énumérez 5 aspects spécifiques de votre vie méritant une reconnaissance et ressentez l’effort fait pour trouver ces éléments.

2. Concentrez-vous sur la sensation physique de gratitude. L’énergie ressentie est le flux de gratitude.

3. Ressentez s’ouvrir votre cœur et établir le lien avec la source.

Cela permet de gagner en paix d’esprit, en sérénité, d’avoir plus d’énergie et de
motivation, d’obtenir un plus grand recul au quotidien. Il est donc essentiel de ressentir la reconnaissance pour divers élément de vie pour vous aider à vous reconnecter.

image merci

Outil 5 : « la mise en danger »

Elle se présente lorsque nous décidons d’abandonner trop rapidement les outils
précédents.

Pour les auteurs, il n’y a pas de magie. Après avoir adoré les effets que les outils ont eus sur nous, nous nous considérons comme des « produits finis ». Par-là, il faut comprendre que les auteurs désirent que l’on ne soit pas complet par soi-même. L’effort est à mener toute sa vie car les forces expliquées ci-dessus peuvent être victime d’un lien interrompu faisant resurgir un de nos problèmes. Le recours magique n’existe donc pas malgré notre espoir.

La publicité nous soumet aussi au « fantasme à vendre » où dès l’acquisition d’un objet le bonheur qu’il nous a procuré disparait rapidement. Cet ennemi se nomme le
consumérisme.

« La force supérieure : la volonté »

Il est essentiel de ne jamais abandonner les outils que nous employons car le danger est de retomber dans la réapparition d’un problème passé.

Cette utilisation nous fatigue par l’effort que cela demande. La volonté est indispensable pour lutter contre les choses difficiles ou désagréables que nous devons faire.

Nous ne devons pas gâcher le présent mais en profiter. L’empressement à l’exploiter est créé par la volonté d’employer les outils.

En comprenant et en gardant à l’esprit que notre parcours est celui d’une vie entière, notre volonté restera présente et nous élargirons notre perspective d’avenir.

Exercice :

1. Si le recours magique existait, quel serait votre fantasme ?

2. Ressentez le bien avant de l’écraser car ce n’est pas une réalité pure.

3. Qu’éprouvez-vous à l’idée de ne jamais devoir arrêter votre combat de vie ?

4. Que souhaitez-vous pour votre futur ?

La mise en danger est toujours efficace et s’avère déterminante dans l’identification des outils à employer. Elle est un modèle à suivre pour vivre pleinement.

Article Céline Scholl

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Pour aller plus loin :

Le livre « Les 5 outils de l’épanouissement », Phil STUTZ et Barry MICHELS, Edition Pocket 2016.

Découvrez de nombreux simples à mettre en place dans votre quotidien pour être plus positif, serein et confiant dans la formation « Développez votre confiance en vous ».

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Comment retrouver l’estime de soi après le suicide d’un proche ?

Tout un chacun se voit un jour confronté à la perte ultime d’un être cher. Le travail de deuil commence. Cependant, les circonstances de la disparition, les modalités de l’annonce, l’environnement social et culturel constituent autant de facteurs qui vont impacter ce deuil.

Je voudrais ici soulever le sujet plus particulier du suicide. Un sujet souvent tabou dans nos sociétés et qui de ce fait, a pour effet de renfermer sur elles-mêmes les personnes touchées par ce type de disparition.

Toute mort dite violente laisse des séquelles pour les proches. Car rien ne les y prépare. Cette disparition consécutive à un suicide, on la tait, on la cache et paradoxalement elle n’en a que plus de présence dans la vie intérieure des proches endeuillés.

suicide-1

Il m’arrive d’entendre autour de moi, mais également via la profession de ma famille d’entrepreneur de pompes funèbres,  à quel point l’épreuve est dure pour ces personnes.

En effet, notre société laisse peu de place à l’expression individuelle sur le sujet de la mort. Alors, il en va du deuil comme des biens de consommation. Tout est industrialisé et tout doit se faire vite et bien. Le temps doit être rentabilisé.

De ce fait, les rites d’accompagnement des personnes endeuillées n’ont plus leur place. Le deuil est alors perçu comme un trouble à soigner au plus vite et au moindre coût !

Quel est le sens premier du mot deuil ?

Dans l’étymologie latine de ce mot, on retrouve « dolus » et par extension « dolores », faisant ainsi référence à la douleur, au chagrin, à la souffrance de l’âme.

Différents vocables sont utilisés pour le suicide :

  • Les idées suicidaires correspondent à l’élaboration mentale, de manière consciente, d’un désir de mort. On parle dans ce cas de patients suicidaires.
  • La crise suicidaire est la période durant laquelle le risque de passage à l’acte est important. Les causes sont multiples et le patient se sent dans une impasse. Les idées suicidaires sont envahissantes.
  • Les équivalents suicidaires quant à eux sont les comportements à risques témoignant d’un désir inconscient de mort. Ces derniers relèvent de mutilations, d’alcoolisme brutal, de conduites sexuelles à risques, d’addiction médicamenteuse…
  • La conduite suicidaire correspond à une idée suicidaire qui se fige dans un processus pouvant comporter des actes amenant au scénario suicidaire.
  • Les tentatives de suicide aussi appelées « TS » sont la conséquence d’une personne se vivant elle-même comme suicidaire. Il s’agit de passages à l’acte visant à mettre fin à ses jours sans toutefois nécessairement y parvenir.
  • Enfin le suicide est l’acte délibéré de se tuer menant quant à lui à la mort.

Quels sont les facteurs et les populations « à risque » ?

  • Toute épreuve de vie peut fragiliser voire ébranler les repères personnels. La perte prématurée d’un parent, la violence-maltraitance, la carence affective fragilisent le sentiment de sécurité. Certaines personnes arrivent à dépasser ce traumatisme en mobilisant des ressources individuelles, sociales, familiales, professionnelles. On parle alors des capacités de résilience.
  • A l’inverse, c’est-à-dire pour les personnes qui ne peuvent faire preuve de résilience, Rihmer suggère la notion de facteurs de risque liés à des moments de vulnérabilité dans la vie.
  • Les risques primaires constituent une valeur d’alerte comme par exemple les antécédents familiaux et personnels, les troubles psychiques, le signalement à autrui de l’intention de se suicider. On observe généralement une forme d’impulsivité, d’agitation et d’instabilité.
  • Les risques secondaires ont quant à eux une valeur prédictive plus faible si les risques primaires n’existent pas. Il s’agit notamment de l’isolement social, de problèmes financiers-professionnels importants et de perte parentale précoce.
    Rihmer fait encore référence à des risques tertiaires qui n’ont cependant pas de valeur prédictive en l’absence des 2 autres facteurs mentionnés ci-dessus. Il cite l’âge, l’appartenance au sexe masculin et le rythme des saisons.

Témoignage :

suicide-2« Lors de mon adolescence, mon père qui était atteint d’un cancer incurable, s’est suicidé. Ma mère l’avait découvert en rentrant du travail, pendu au milieu de notre salon. Bien sûr j’allais rentrer de l’école. Je ne pouvais pas me douter de ce que j’allais vivre. Ma mère se tenait là dans ce grand hall d’entrée, plein de monde était présent et elle se sentit obligée de me dire : ton père est mort. Il n’avait rien laissé derrière lui, une lettre aurait pu m’aider. Ma vie est faite de supposition, de doutes, de craintes. L’entourage défilant au funérarium et les jours qui ont suivi les obsèques m’ont plongée dans l’incompréhension de ce qui peut tant pousser à se tuer, pourquoi être égoïste avec ceux qui resteront. Ma mère fait des dépressions à répétition et moi je vis toujours, 3 ans après la disparition de mon père, dans l’angoisse, les suppositions, les doutes, les craintes. Je ne sais pas si j’oublierai ce soir-là. » Nathalie

Faire son deuil après le suicide d’un proche

Le contexte de violence lié à cette disparition conduit inévitablement à une forme plus complexe du deuil.

En effet, différentes conséquences collatérales se cumulent à la perte : impossibilité d’exprimer un au-revoir, brutalité de la survenance, recherche du sens réel caché derrière l’acte, remise en question personnelle, etc.

Il n’y a pas un vécu type pour une personne endeuillée par un suicide.

Néanmoins, nous pouvons relever certains critères qui peuvent fortement marquer le processus de deuil et même en hypothéquer le bon déroulement. Ainsi :

  • Le suicide est une mort violente où le corps peut-être endommagé, imposant dès lors des images traumatisantes pour les proches.
  • Près de 50% des cas de suicides auraient lieu au domicile, contaminant ainsi le milieu de vie quotidien.
  • Le tabou social et religieux est encore bien présent. Ainsi, il n’y a pas si longtemps que cela, l’Eglise interdisait le service religieux pour un suicidé excluant ainsi les endeuillés des rituels funéraires et communautaires classiques, renforçant le sentiment de honte et de culpabilité des proches qui n’ont bien souvent rien vu venir. Le risque pour ces endeuillés est alors d’en arriver à une forme de punition, d’auto agression.
  • L’estime de soi et la dévalorisation sont souvent observées. Pour le psychiatre Michel Hanus « ce sont ces endeuillés qui ont le plus besoin d’aide et de soutien et qui en général, en reçoivent le moins ». Effectivement, ils ont tendance à ne pas oser s’exprimer, à s’isoler. Ils, ne sollicitent que peu d’aide car ils se sentent stigmatisés et vivent difficilement le regard culpabilisant des autres et de la société : « T’avais rien remarqué, il en parlait ? ».
  • Régulièrement, on observe chez les proches de l’angoisse liée à la peur qu’une autre personne de l’entourage passe également à l’acte car le sentiment de sécurité interne a été ébranlé dans le tissu familial.
  • L’agressivité et la gestion de celle-ci est un facteur crucial. L’agressivité est une conséquence inéluctable de la douleur. L’endeuillé doit arriver à la gérer. Soit en l’exprimant sous forme de sentiment de colère à l’encontre du défunt, des proches. L’agressivité peut encore sortir sous forme de critiques à l’égard des professionnels entourant le défunt. Mais souvent, cette agressivité, l’endeuillé peut la retourner contre lui-même, entraînant alors celui-ci dans les phénomènes dépressifs comme la dévalorisation de soi.
  • Enfin l’enquête policière génère un climat particulier. Il s’agit d’une réelle intrusion dans l’intimité de la famille au moment où cette dernière aurait bien besoin de pouvoir faire front. Parfois, le parquet ordonne une autopsie afin d’écarter la thèse d’un homicide rendant la séparation d’autant plus douloureuses pour ces familles car le corps du défunt est alors soustrait à la famille.

Quelques pistes de réflexions pour avancer dans le processus de deuil :

La personne se suicidant n’a trouvé que cette solution pour mettre fin à une terrible souffrance et trouver la paix. Elle ne se doute pas qu’elle plongera ses proches dans une profonde douleur.

Le deuil est un processus de cicatrisation où le temps est nécessaire. Il nous sert de bouclier de protection psychologique et émotionnelle pour nous permettre de construire un lien différent avec la personne disparue.

4 étapes :

1. Le choc-sidération :

Les premières heures suivant la disparition, nous plongeons dans un mécanisme de protection psychique inconscient. Cela permet de supporter la douleur car les émotions sont comme endormies. Nous fonctionnons par automatisme.
En effet, après la découverte du corps sans vie, les endeuillés peuvent souffrir

  • d’un syndrome de stress post-traumatique se caractérisant par des flashs,
  • d’un stress chronique où les personnes peuvent avoir peur à certains moments de revivre une telle disparition.

2. La fuite et recherche :

Après le décès (6 à 15 mois), la personne veut sortir rapidement de sa peine et se retrouve dans une agitation. La personne veut se reconnecter avec la personne disparue via les albums notamment.

La culpabilité est présente. Elle lit et relit les mails, courriers afin de trouver une explication au suicide. Cette quête fait partie du travail de deuil. L’endeuillé se condamne à ne plus prendre de plaisir, à ne plus avoir de succès, bonheur.

3.  La destruction :

C’est la prise de conscience du non-retour de l’être aimé (1 à 3 ans). Il est donc normal de se sentir mal dans sa peau.

La honte et la stigmatisation caractérisent ce deuil. La personne s’exclut des réseaux sociaux ne pouvant ainsi se sentir soutenue. Elle pense ne pas pouvoir être assez bien pour recevoir de l’aide. Elle n’ose pas aborder le décès tel qu’il s’est passé pouvant ainsi entraîner un secret de famille.

4. La reconstruction :

La reconstruction se déroule en trois temps :

  • la relation avec le monde qui nous entoure. On apprend à trouver sa nouvelle place au sein de l’entourage.
  • la « relation » avec l’être disparu. On sait qu’il restera dans nos cœurs à tout jamais.
  • la redécouvre de soi-même. Sommes-nous plus ouvert, axé sur ce qui nous tient à cœur où on contraire ?

5. Revivre :

Faire son deuil c’est accepter que la personne ne soit plus là. Il faut pouvoir prendre soin de soi, panser la blessure et être indulgent envers soi-même.

L’acceptation de la perte ultime repose sur le principe que l’on doit accueillir nos émotions càd prendre conscience de l’information qu’elles nous donnent afin de pouvoir au fil du temps mieux les gérer. Une émotion telle qu’elle soit est un indicateur, elle n’est donc pas à prendre négativement. Pleurer, vivre au jour le jour est normal dans les premiers moments suivant le décès.

L’amour que l’on portait à l’être disparu nous nourrissait. Il faut donc trouver l’affection en renouant avec les liens familiaux existants ou en créer d’autres avec autrui.

Identifier ce que la personne nous a légué comme valeur va nous permettre de nous réorienter en se reconstruisant.

S’autoriser à faire des petites choses qui nous font du bien. La vie est un cadeau de chaque jour.

se tenir droit

« Ne vous en faites pas parce que la marée baisse. Elle remonte toujours.
Si la vie vous donne un citron, faites-en une limonade.
Ce n’est pas ce qui vous arrive qui importe, mais bien l’interprétation que vous en faites.
Les problèmes sont comme des couteaux ; ou bien ils nous aident, ou bien ils nous coupent. Ca dépend si on les prend par le manche ou par la lame.
Ça ne sert à rien d’ouvrir votre parapluie avant que la pluie tombe.
Ce qu’il y a derrière nous et devant nous n’est rien à comparer à ce qu’il y a à l’intérieur de nous » Nicole CHAREST

Quel est l’impact sur l’estime de soi ?

Le suicide de l’être aimé entraine une diminution de l’estime de soi. L’endeuillé se remet en question sur l’amour qu’il a pu donner et sur la qualité de cet amour. Il pense que cet amour n’a pu être donné correctement. Alors, arrive la pensée « mon amour n’a pas de valeur, je n’ai aucune valeur ». Cela nourrit un sentiment d’échec. Il se sent rejeté, abandonné.

L’estime de soi est la façon dont on se voit, se perçoit. C’est un peu notre miroir, notre image de nous. Elle est vitale pour notre équilibre psychologique car c’est le regard-jugement de soi-même.

L’estime de soi est indispensable pour traverser le deuil.

3 piliers :

1. L’amour de soi est le socle. Malgré l’échec, les défauts, les limites, il faut s’aimer d’un amour inconditionnel.

2. la vision de soi est la conviction d’être porteur de qualités et nous en avons tous.

3. la confiance en soi permet d’agir sans crainte.

Chaque jour, il faut faire face avec courage à cette épreuve où l’on est confronté à la souffrance. Cela est à mettre dans les acquis. Il est important de se féliciter pour chaque succès même infime réalisé durant la journée et de penser en quoi on vous apprécie dans votre cercle.

estime de soi

« Vous transportez vos soucis sur vos épaules ; ce fardeau vous alourdit et vous empêche de ressentir la paix et d’être heureux. Nous les anges, vous demandons aujourd’hui de déposer votre fardeau et de remettre toutes vos inquiétudes entre nos mains.
Lorsque vous faites cela, votre esprit et votre cœur se libèrent de la peur, et vous ouvrez davantage la porte à votre créativité et à votre sagesse Les solutions viennent plus aisément à ceux qui ne sont pas dans la crainte.
Dès maintenant, prenez une profonde inspiration, expirez et permettez-vous de retirer ce poids de vos épaules. Lorsque vous libérez votre cœur de la peur et de l’anxiété, il s’ouvre pour recevoir l’aide que nous ne cessons de vous offrir »
Extrait Oracles des anges, Doreen Virtue

Comment apporter de l’aide aux familles ?

La prise en charge peut se faire dès la découverte du corps ou l’annonce du décès.

Il s’agit essentiellement d’une présence « pragmatique et pratique » qui permet aux proches d’affronter le premier choc, tant sur le plan affectif que psychique ou social. La présence constitue alors un repère qui permet de mieux faire face à l’omniprésence du stress, de la douleur et de l’incompréhension.

L’aide, rappelons-le, prend place dans un contexte particulier de honte et de culpabilité. Et ceci est d’autant plus prégnant lorsque la personne est un enfant ou un ado.

Il faut également travailler sur le sentiment d’étrangeté car l’endeuillé a souvent le sentiment d’être différent des autres qui ne peuvent pas le comprendre lui et sa détresse.
Il faut alors aider à extérioriser leur ressenti mais aussi à mettre des mots et du sens sur cette perte, sur les images. Il faut décrypter cet acte fou et les aider à en faire un récit.

Ils ont surtout besoin d’écoute mais uniquement quand ils sont prêts pour cela. C’est ce qui rend l’accompagnement d’un endeuillé si difficile. Nous devons accepter leur rythme et nous ne devons en aucune manière imposer le nôtre.

Le travail de deuil passe par quatre tâches essentielles :

  • L’acceptation de la réalité,
  • Être capable de mettre un terme à la relation avec le défunt,
  • Lâcher prise,
  • Trouver un nouveau sens à la vie sans le défunt.

Enfin il est important de travailler sur les ressources individuelles de l’endeuillé et de l’inviter à s’exprimer avec ses proches dès qu’il lui semble que les circonstances s’y prêtent.

photo aider

Pour conclure :

La période de deuil permet « de manière idéale » d’aller de l’avant, de continuer à vivre en apprenant à surmonter la perte.

L’annonce du décès est la première phase du travail de deuil. Chacun y réagit différemment.

Voir le défunt pour un dernier au-revoir peut aider à accepter la réalité de la disparition et rend possible un dernier moment privilégié avec le défunt.

Viendront ensuite des phases de tristesse, de colère ou de peurs qui envahissent l’endeuillé.

Avec le temps, on pourra rétablir un certain équilibre après avoir affronté le sentiment de culpabilité et l’absence de sens. Petit à petit, l’endeuillé se reconstruit. Il se redéfinit par rapport à la personne disparue et par rapport à son environnement social.

Être soutenu et accompagné par une personne compétente est essentiel et malheureusement encore trop rare. Grâce à cet accompagnement l’endeuillé pourra effectuer un travail d’intériorisation offrant à la personne disparue, une place apaisée au plus profond de son être. La personne endeuillée retrouve l’estime de soi indispensable pour continuer dans son parcours de vie. La plaie est alors refermée, même si la cicatrice restera à tout jamais.

BIBLIOGRAPHIE:

Article Céline Scholl

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