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Chronique du livre « L’âme du monde »

L’âme du monde de Frédéric Lenoir

Ce récit est une merveille. Facile à lire, truffé de métaphores, anecdotes, histoires et citations…Toutes empreintes d’une profonde sagesse.

Huit sages, représentants des principales traditions philosophiques et spirituelles de l’humanité, venus des quatre coins du monde sont appelés par le « karma » à se retrouver dans un monastère bouddhique au Tibet.  Ils sont amenés à dépasser leurs différences pour formuler, ensemble, les fondements universels de la sagesse humaine à transmettre aux générations suivantes.

Ils constatent rapidement qu’au-delà des fortes divergences théoriques,  et de leurs perceptions différentes de « la force mystérieuse et bonne qui maintient l’ordre du monde », il existe de nombreux points communs dans leurs manières de vivre la spiritualité.

Ils sont tous convaincus que la vie est capitale et que les pensées et les actes déterminent non seulement le bonheur sur terre mais aussi la vie future de l’esprit après la mort du corps physique.

« C’est comme les montagnes. Chacune est un sommet qu’on peut gravir. Mais à quoi sert de les comparer ? Chaque sommet est beau et chaque chemin est riche d’enseignements. Chaque sentier est fait d’obstacles à surmonter et laisse découvrir des paysages magnifiques. Ce qui compte, ce n’est pas de gravir cette montagne, ou bien celle-ci, ou bien encore celle-là, mais de parcourir le chemin. Et de le faire avec attention, avec persévérance, avec le cœur ouvert et l’esprit vigilant. Ce n’est pas le nom du sommet que nous avons gravi qui nous transforme, mais la présence et l’amour que nous avons mis dans la marche. Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins. »

image paysage

Ils s’accordent sur 7 clefs de sagesse :

Le sens de la vie

La plupart des malheurs de l’humanité viennent du fait que bien des hommes ne se sont jamais interrogés sur la signification de leur existence et vivent inconsciemment au gré de la satisfaction immédiate de leurs pulsions et de leurs besoins matériels.

Interrogez-vous sur le sens de votre existence :

  • Pourquoi êtes-vous sur Terre ?
  • Qu’avez-vous à réaliser ?
  • Les événements qui vous arrivent ont-ils une signification ?
  • Comment nourrir votre âme autant que votre corps ?
  • Qu’est-ce qui est important pour vous et ce qui ne l’est pas ?
  • Comment être pleinement vous-même et être utile aux autres ?
  • Comment réussir votre vie en regardant derrière, le cœur serein ?

 « Cheminez sur votre voie, celle qui est bonne pour vous, celle qui vous est destinée et réjouira votre cœur ».

L’âme a faim et soif. Faim d’accomplir sa vocation profonde, celle que chacun porte en lui. Et soif d’une totale harmonie intérieure et d’une profonde union avec le monde. La grande ambition qui doit guider votre vie c’est d’être la meilleure version de vous-même.

Selon ces sages, le sens de la vie est d’apprendre à être bien au-delà de ce que vous possédez, des objets et des personnes qui vous donnent du plaisir, des événements qui surviennent. « C’est de découvrir que le bonheur et le malheur sont à l’intérieur de vous et non dans les choses ou les événements extérieurs. »

Le corps et l’âme

Le corps physique et le corps émotionnel sont dirigés par l’âme spirituelle, l’esprit. Pour fonctionner correctement, les trois doivent être en entente parfaite.

Pour votre corps physique :

  • Apprenez à le connaître et à en prendre soin ;
  • Alliez les exercices souples (yoga) et toniques (course) ;
  • Ne dépassez pas les limites de votre corps;
  • Donnez-lui le repos nécessaire, différent pour chaque individu ;
  • Nourrissez-le avec une alimentation variée, équilibrée et adaptée à vos besoins ;
  • Respirer ;
  • Aimez votre corps, donnez-lui du plaisir, soyez attentif à lui.

Pour votre corps psychique :

Invisible pour les yeux, vous sentez son existence à travers votre sensibilité, vos émotions, vos états d’âme. C’est l’intermédiaire entre le corps physique et l’esprit.

  • Apprenez à vous connaître. Faites un travail d’introspection.
  • Comprenez vos émotions :
    • Pourquoi fonctionnez-vous ainsi ?
    • Qu’est-ce qui suscite chez vous de la colère ? De l’envie ? De la nostalgie ?…
    • Pourquoi retombez-vous dans les mêmes travers ? Qu’est-ce qui vous met de bonne humeur ?…

Pour votre âme spirituelle, votre esprit :

C’est un don précieux, c’est « une parcelle infime de l’Âme du monde ». Elle s’incarne dans l’intelligence et dans le cœur. C’est elle qui détermine le meilleur chemin à suivre en fonction du but à atteindre.

  • Nourrissez-vous de la beauté du monde et de la nature ;
  • Nourrissez-vous de connaissance, d’études, de savoir ;
  • Ayez des relations aimantes, des échanges désintéressés, faites des dons de vous-même.

Pour favoriser l’entente entre le corps physique, psychique et l’âme, la meilleure pratique est la méditation.

La vraie liberté

« On ne naît pas libre, on le devient »

L’homme crée lui-même sa prison intérieure avec ses peurs, son caractère, ses pulsions, ses habitudes, ses émotions. Et il est le seul à pouvoir s’en libérer.

Et la libération passe par la connaissance de soi.

  • Observez vos réactions, vos réflexes spontanés, vos mauvaises habitudes.
    • Quels sont vos besoins ?
    • Vos motivations ?
    • Vos attirances ?
    • Vos répulsions ?
    • Vos addictions ?
    • Quelles sont les causes de vos émotions fortes ?
  • Passez au crible tout ce qui vous a été transmis pour en vérifier le bien-fondé. Remettez en cause de manière constructive votre héritage familial et culturel.
  • Apprenez à vous maîtriser. Cela exige connaissance et volonté.

« Si le monde vous apparaît triste ou hostile, transformez votre regard et il vous apparaîtra autrement. »

L’amour

« L’égo veut prendre et dominer. L’amour lui apprendra qu’il y a plus de bonheur à donner et à servir ».

L’amour vous fait comprendre que vous ne pouvez pas être heureux sans les autres et que vous êtes faits pour la relation. Le dépassement de votre égo est source de joie.

Vous reproduisez dans vos relations amoureuses le conditionnement affectif de votre petite enfance. Si vous ne vous aimez pas vous-même, que vous n’avez pas découvert de manière juste que vous étiez aimables, vous aurez du mal à aimer de manière juste. Votre amour sera toujours dévié par la blessure de votre cœur.

Aimer de manière libre et non conditionnée passe par la connaissance de soi et la connaissance des différents visages de l’amour, bien différent de la passion amoureuse.

« L’amour universel transforme notre façon d’être et de vivre. Il n’y a plus étranger ni lointain »

couple

Les qualités à cultiver et les poisons à rejeter

Nourrissez en vous ce qu’il y a de bon et de lumineux et affamez ce qui est mauvais, négatif, obscur.

Cultivez l’émerveillement, l’effort, la douceur, la gaieté, la foi et la confiance, la générosité, le courage et la force, la bienveillance et la bonté, l’esprit de vérité, la souplesse, la justice, l’humilité, le contentement et la sobriété, la gratitude, la prudence, patience, l’esprit de service, le pardon et la tolérance.

L’art de vivre

Vivre est un art. Il faut apprendre à vivre. Adoptez les attitudes justes en fuyant les extrêmes.

Voici quelques attitudes recommandées :

  • Concevez les relations aux personnes et aux choses comme un « juste équilibre entre attachement et détachement ». Profitez de ce que la vie vous donne d’agréable mais ne vous y attachez pas de manière excessive.  « La possessivité est un poison mortel ».
  • Gardez à l’esprit que tout est impermanent, éphémère et que rien ne vous appartient.
  •  « Le recueillement est la respiration de l’âme ». Pour entendre votre intuition, vous avez besoin de silence.
  • Faites attention à vos pensées, à vos paroles et à vos actions.
  • Faites un effort pour avoir des actes et un mode de vie en cohérence avec vos pensées, paroles. Demandez-vous tous les soirs si vous avez agi conformément à vos convictions, intentions et principes de vie.
  • Vivez l’instant présent. Entrainez-vous à vivre ici et maintenant et à être présent à tout ce que vous faites.

 

L’acceptation de ce qui est

Vous n’aimez ce qui vous arrive ? Commencez par  accepter la situation telle qu’elle est et mettez ensuite en œuvre ce qu’il est possible de faire pour la changer. Lâchez prise sur ce qui ne dépend pas de vous.

«  Ce ne sont pas les éléments extérieurs qu’il faut chercher à changer mais nos pensées et nos croyances qui conditionnent en  grande partie ce qui nous arrive. »

Conclusion :

« La sagesse est ouverte à tous. Elle se donne gratuitement. Il suffit de la désirer. Et toute la vie t’apparaîtra comme ce qu’elle est : un voyage initiatique. »

Pour aller plus loin :

Livre « L’âme du monde » de Frédéric Lenoir

couverture livre l'âme du monde

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Comment écouter votre intuition ?

« L’Inde, mon Intuition et Moi »

Dans ce livre, Janic Losier raconte l’histoire d’un voyage en Inde qu’elle a entrepris à l’âge de 20 ans, majoritairement seule. Au fil de son récit, elle partage son histoire, des conseils pratiques et des inspirations.

Le fil conducteur est la connexion qu’elle entretient avec la voix de son cœur, en apprenant à lui faire confiance pour suivre la vie là où elle a décidé de l’emmener. Pour elle, la vie est bien orchestrée même quand nous croyons l’inverse et certaines expériences et situations sont des passages obligés.

Elle partage ses rencontres, son périple et les synchronicités qui lui ont permis de réaliser un voyage dont elle avait toujours rêvé. Elle raconte, par exemple, comment les choses se sont mises en place et lui ont permis de passer de 128,88 dollars à 6000 dollars sur son compte en quelques semaines avant la date de son départ.

Ce livre est une très belle lecture, qui permet de faire le pont entre la théorie présente dans de nombreux ouvrages et la réalité vécue sur le terrain, à l’écoute de son intuition et des signes de la vie.

image Inde

Chacun pourra sans doute se reconnaître dans les doutes qui l’habitent et pourra tirer des enseignements qui lui sont propres à travers le vécu qu’elle relate.

Elle évoque son dialogue intérieur  impliquant « Ouimais » qui représente son petit douteur (petit diable) et « Sijosais » son motivateur miniature (son petit ange). Elle les a nommé, dessiné et les a transformés en outils permettant de sortir de ses ruminations sans fins.

Quand ses deux petites voix font surface inlassablement et tiennent des discours différents, elle décide de parler à l’Univers.Elle lui dit ce qu’elle ressent et lâche prise pour qu’il fasse ce qu’il y a à faire.

«  Car ce que nous voulons et ce qui est bon pour nous représentent parfois deux mondes distincts. »

Mais cela ne l’empêche pas de persévérer dans ses actions pour se donner le plus de chance possible que ses rêves se réalisent.

Pour elle, quand la vie envoie un défi, ce n’est pas nécessairement un signe qu’il faille abandonner la route mais cela permet de se questionner en profondeur, afin de puiser la motivation nécessaire pour entreprendre le chemin.

« Quand j’écoute la vie juste en surface, je peux me tromper car j’ai l’impression qu’elle veut me lancer des défis pour vraiment arriver à m’écouter. Ce serait facile d’abandonner à chaque première culbute qu’elle m’impose. C’est facile d’interpréter un tout petit défi comme un prétexte pour changer, lâcher, abandonner. Parfois même si cela ne coule pas je dois persévérer. Il faut simplement que j’arrive à détecter les messages de mon senti intérieur. Quand dois-je continuer et quand dois-je abandonner ? »

 

écoute« Tout ce que vous voulez est de l’autre côté de la peur » Gregg Braden

Tout au long de son chemin, elle apprend à décoder ses messages internes et à suivre la voix du courage plutôt que celle de la peur.

Son intuition représente sa boussole de choix.

Elle relève de la pratique et de la connaissance d’elle-même. Ce sentiment peut se manifester très différemment d’une personne à l’autre, d’où l’importance pour chacun de déchiffrer son propre code pour bien se connaître.

Pour se fier à son intuition, il s’agit d’aiguiser son discernement en faisant la distinction entre les « vrais oui » et les non.

Comment ?
  • Apprenez à vous connaître. Rencontrez-vous pour comprendre le langage de votre intuition ;
  • Écoutez-vous et faites des choses qui résonnent, qui ont de l’intérêt pour vous, qui vous rendent heureux et vous paraissent justes. Suivez votre propre voie en vous sentant à votre place et en l’assumant ;
  • Identifiez et tentez de reconnaitre les messages de votre intuition véhiculés par votre corps. Observez les sensations de chaleur, picotements, frissons, cœur qui se sert, mal au ventre pour obtenir des références pour les prochaines expériences;
  • Revenez dans le temps et regardez les situations où vous avez dû faire des choix et prenez des indications pour ce qui constituait un « vrai oui » et un non. « Cette fois là j’avais senti que c’était non mais j’ai continué et paf ! Alors que je l’avais senti. » Observez le plus possible afin d’obtenir des références pour vos prochaines expériences. Repérez les signaux du oui et du non et exercez-vous;
  • Quand ce n’est pas un véritable oui mais plus un oui par peur de ne pas trouver autre chose ou de déplaire…ça ne fonctionne pas. Faire les choses dans la vie pour ces deux raisons apportent rarement un dénouement positif. La peur est un bien mauvais guide. Ne cédez pas à la panique;
  • Suivre le « grand oui » de votre intuition même si sur le moment cela n’a aucune logique;
  • Plus vous vous entrainez, plus la communication deviendra simple et efficace;
  • À certain moment, laissez-vous porter. Si vous êtes « pré…occupé », vous ne laissez pas de place à la vie pour agir et à votre intuition pour vous parlez;
  • « C’est l’ensemble des petits pas accumulés qui font la grande différence ». Une clé majeure dans la concrétisation d’un grand projet c’est de le décortiquer en étapes, une bouchée à la fois et tout devient possible !

Parmi les nombreuses prises de conscience, je retiendrai celles-ci :

Janic se rend compte en voyageant que les personnes qui forment le monde qui l’entoure sont différentes. Elles n’ont pas les mêmes attentes qu’elle. Il est difficile pour elle de ne pas les juger mais elle conscientise qu’elle fait fausse route en les jugeant et en voulant les changer mais qu’accueillir les autres dans ce qu’ils font pour eux-mêmes lui permet d’accepter qu’elle souhaite, pour sa part, faire différemment.

« Le voyage de ma vie comme celui de la vie des autres est un mélange de valeurs, de croyances, de désirs et d’aspirations. Ainsi l’expérience de chacun est différente et c’est ce qui en fait toute la beauté. Vivre et laisser vivre prend tout son sens. »

« Au cours de notre vie nous faisons des choix. Parfois excellents, parfois moyens et parfois mauvais. Il ne faut pas avoir peur de se tromper. Mais si nous réalisons que nous avons fait de mauvais choix, il faut trouver la force et le courage de changer malgré l’opinion des autres et celle que nous portons sur nous-mêmes. Nous avons toujours le pouvoir de changer les situations. Je suis responsable de mes choix à chaque instant et faire un choix par peur n’est vraiment pas la solution. »

Elle prend conscience que « c’est le voyage entre deux destinations qui est unique, beau et enrichissant. Ce ne sont ni le point de départ, ni celui d’arrivée qui font grandir ; c’est le passage entre les deux qui est transformateur. »

Elle évoque aussi l’importance d’être ouverte à la rencontre avec une personne au moment où elle se présente à elle car une fois ce moment passé, elle n’aura plus la possibilité de la rencontrer à nouveau et aura peut-être manqué une belle occasion de s’enrichir auprès de cette personne.

Cependant, malgré ce magnifique voyage, ses apprentissages, et la confiance acquise, elle n’en reste pas moins humaine et se laisse happer par le doute et par des moments d’angoisse.

« J’ai beau avoir écrit un livre sur la confiance en soi, avoir donné des conférences, aimer foncer dans la vie et être persévérante, je continue de cohabiter avec des doutes. Avec les années, j’ai tout simplement appris à les apprivoiser. Une des façons que j’ai trouvé pour m’aider à me calmer, c’est de déclarer ouvertement qu’en ce moment ça ne va pas et qu’un doute persiste. »

En somme, une belle leçon de vie qui donne foi en la vie et en sa sagesse intérieure.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Techniques de visualisation créatrice

…la puissance de la pensée par Shakti Gawain

Dans son ouvrage, Gawain évoque le « paradoxe spirituel » qui empêche certains de mettre en place la visualisation créatrice de manière consciente.Nombreuses personnes qui s’intéressent au développement personnel et spirituel s’y confrontent.

Pour certains, tout est parfait, il convient d’essayer de lâcher prise, de faire confiance sans essayer de changer quoi que ce soit ; «Être ici et maintenant sans attachement ni désir ».

Pour d’autres, l’individu crée sa propre réalité et peut, par le contrôle de ses pensées et la redirection de celles-ci vers ses objectifs profonds, l’influencer en vue de manifester ce qu’il désire vraiment.

Pour l’auteur, ce paradoxe n’existe pas car il n’y a aucune contradiction entre ces deux manières de percevoir la réalité et elles sont mêmes complémentaires.

Sa vision est que la plupart des individus ne sont plus connectés à leur « Grand Soi » et coupés de qui ils sont vraiment, se sentent démunis. Ce sentiment les pousse à faire de « gros efforts pour obtenir un certain degré de contrôle et de pouvoir sur leur univers ». Ressentant un certain manque, ils s’attachent émotionnellement à des éléments extérieurs (objets, individus, situations). En constatant les échecs, quelques-uns s’interrogent et se rendent compte « qu’il doit y avoir autre chose ». Et c’est en cherchant « cette chose » que l’individu s’éveille à sa voie spirituelle.

C’est ici, que bien souvent, émerge la première leçon. « Se libérer des attachements, arrêter de lutter, de faire tous ces efforts, d’atteindre ses fins par la manipulation du monde extérieur ». L’être prend conscience qu’il va bien lorsqu’il « est » et accepte le monde sans vouloir le changer. Quand cette leçon est « acquise », la porte est ouverte au « Grand Soi » et « le réservoir illimité d’amour, de sagesse et d’énergie » rempli le vide intérieur. La prise de conscience que l’individu crée sa propre vie émerge et suscite l’envie de donner naissance à des expériences choisies.

Selon l’auteur, le lien qui unit chaque personne à son « Grand Soi » est à double sens. D’une part d’une manière réceptive ; par la méditation, elle approche l’intuition. Le dialogue peut alors s’installer. Par ailleurs, de façon active ; en décidant de ce qu’elle veut créer. Il est important que le lien soit entretenu dans les deux sens.

La visualisation créatrice devient alors un outil précieux. Cependant, celui qui n’a pas atteint cette prise de conscience peut utiliser la visualisation créatrice pour l’imaginer, et se voir vivre l’instant présent, uni à sa Source. Pour se faire, l’exercice proposé est d’imaginer de la lumière emplissant le cœur et rayonnant de plus en plus loin.

« La visualisation créatrice c’est la puissance naturelle de l’imagination. » Toute personne y a recours consciemment ou non, à chaque instant.

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« Pour vivre une expérience, il faut d’abord la rêver ».

Toute création est d’abord précédée d’une idée ; comme pour l’architecte qui dessine une maison avant de lui donner vie.  Une idée mobilise de l’énergie qui « tendra à attirer et à créer la forme correspondante sur la plan matériel ».

« L’imagination est l’aptitude à créer dans l’esprit une idée ou une image mentale. »

La visualisation créatrice c’est l’imagination qui permet de créer une image précise de ce que la personne désire voir se produire.

Pour Gawain, certains éléments sont indispensables à la manifestation des désirs les plus profonds. Ces derniers dépendent de chacun et émanent de ce qui paraît juste à chaque personne au moment présent. Certaines questions sont donc à se poser :

  • À l’heure d’aujourd’hui, est-ce que je désire vraiment atteindre ce but ?
  • Crois-je possible d’atteindre ce but ?
  • Suis-je totalement prêt à vivre/recevoir cela ?

Si ce n’est pas le cas, la visualisation créatrice sera compliquée car la porte est ouverte à de nombreux sentiments contradictoires. L’objectif doit résonner parfaitement, être en harmonie avec la personne, au moment présent.

La visualisation créatrice peut être utilisée pour tous les domaines de la vie. De la possession d’un objet à un changement de situation personnelle, à l’amélioration des relations, de la santé… Toutefois elle ne peut jamais être utilisée pour « contrôler le comportement d’une personne ou forcer qui que ce soit à agir contre son gré ». Ce serait ignoré la loi du karma selon laquelle toute pensée, parole et action envoyée dans l’Univers revient comme un « boomerang ».

Selon cette même loi, l’homme attire à lui ce à quoi il pense le plus, ce à quoi il croit avec le plus de conviction, ce qu’il souhaite le plus profondément et imagine avec le plus de force… quelle que soit cette pensée.

Il convient de rappeler que processus de changement ne se produit pas de façon superficielle sur la seule base de la pensée positive. Il implique « l’exploration, la découverte, la modification des attitudes les plus fondamentales envers la vie. » Il a fallu toute une vie à chaque personne pour construire l’Univers tel qu’elle le vit, il est normal qu’il ne change pas instantanément.

« Exprimez vos désirs clairement et vos souhaits ne peuvent qu’être exaucés ».

Processus d’utilisation de la pensée créatrice consciente selon Shakti Gawain:

  1. Fixez-vous un but. Créez une image ou une idée claire. Pensez à quelque chose qui vous ferait plaisir, quelque chose de facile et simple à imaginer. Au début, commencez par des objectifs auxquels vous pouvez croire facilement et que vous pouvez atteindre dans un avenir proche pour limiter les résistances négatives de l’égo. Savoir ce que vous voulez vraiment est l’étape la plus difficile.
  2. Installez- vous confortablement, assis ou couché, dans un endroit calme, où vous ne risquez pas d’être dérangé. Détendez complètement votre corps (des orteils à la tête, pensez à détendre chaque muscle), respirer profondément, lentement avec votre ventre. Comptez de 10 à 1 en ressentant votre corps se détendre de plus en plus, au fur et à mesure que vous comptez.
  3. Lorsque vous êtes profondément relaxé, imaginez ce qui vous fait plaisir dans ses moindres détails. Tout se déroule comme vous le souhaitez. Cette expérience doit être agréable.
  4. Tout en gardant à l’esprit l’image ou l’idée, formulez mentalement une affirmation positive (à haute voix si vous préférez) ou plusieurs. Elles sont très importantes. Elles doivent être rédigées au présent (sans aucun doute que cela est déjà là), et surtout vous correspondre totalement. Les affirmations provenant de maîtres spirituels ont une grande puissance.
  5. Terminer toujours la séance en disant fermement : « Ce désir ou quelque chose de mieux encore, se réalise maintenant pour moi de la manière la plus satisfaisante et harmonieuse, et pour le plus grand bien de tous. »
  6. Ne résistez pas aux doutes ni aux pensées contradictoires. Ne les empêchez pas, cela leur donnerait de la puissance. Laissez-les traverser votre conscience, puis reprenez vos images et affirmations positives.
  7. Cela peut durer cinq minutes comme une demi-heure. À faire Quotidiennement. De préférence le soir, juste avant de s’endormir ou le matin au réveil car l’esprit et le corps sont très détendus et réceptifs.
  8. N’essayez pas de comprendre ni d’imaginer comment les choses vont se passer.
  9. « Continuer cette pratique jusqu’à ce que vous réussissiez ou que votre désir vous quitte. Souvent, les buts changent avant d’être réalisés. Si un désir ne représente plus d’intérêt à vos yeux, cela signifie qu’il est peut-être temps de remettre à jour vos objectifs. Si un but n’a plus d’intérêt, enterrez le passé et repartez d’un nouveau pied, cela évitera tout sentiment d’échec face à ce qui n’est qu’un changement de désir. Quand votre cible est atteinte, accordez vous de l’appréciation. Remerciez l’Univers d’avoir exaucé vos vœux. »

La majorité des échecs sont dus à une conception limité de ce à quoi chacun à droit et repose sur la croyance que les ressources sur Terre sont limitées. Le mérite est aussi souvent remis en question. Ouvrir sa conscience, à l’aide de la visualisation créatrice et des affirmations,  à l’abondance, l’acceptation et à l’estime de soi permet des miracles.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

Pour aller plus loin :

livre Techniques de visualisation créatrice

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Compostelle, une expérience symbolique

Les jours se suivent, totalement différents les uns des autres. Les paysages de chacune des étapes sont très diversifiés, donnant la sensation d’être dans un nouveau pays chaque jour.

compostela

Les histoires de vie de chacune des personnes croisées sont particulières. Il règne sur ce chemin, emprunté par des millions de personnes, une énergie étonnante qui pousse à avancer. Chacun encouragé par la motivation, les croyances et les défis qui lui sont propres.

Il existe toutes sortes de pèlerins : celui qui marche contre la montre et réalise deux étapes par jour ; l’autre qui abandonne au bout de quelques semaines ; celui qui prend son temps et s’arrête pour flâner, dessiner, méditer ; la personne qui, le casque fixé sur le crâne, est dans sa bulle et ne regarde pas autour d’elle ; celui qui marche seul ; l’autre en groupe ; la personne qui marche dans l’intention d’exhiber fièrement son attestation de réussite ; celle qui fait une étape de temps en temps ; la personne qui fuit le contact ; celle qui dort en gîte ; l’autre à l’hôtel ; celui qui a « déjà fait Compostelle » plusieurs fois et par plusieurs chemins ; mais aussi le novice ; le croyant ;  l’aventurier ; le lève-tôt ; le sportif ; le fêtard… Il existe autant de pèlerins que de personnes qui empruntent un chemin.

Il n’y a pas de bonne manière, ni de bon rythme. Chacun fait sa route en adéquation avec qui il est. Après la marche, l’installation au gîte et la douche, certains font la sieste, d’autres lisent ou utilisent Internet et la plupart se regroupent et partagent des moments forts. Ceci explique les larmes qui coulent sur les joues des pèlerins qui se séparent devant la cathédrale de « Santiago de Compostela ».

En mode randonneur, il n’y a aucune distinction, aucune « classe sociale ». Il est fort probable que dans la vie de tous les jours, je n’aurai jamais côtoyé les « inconnus » avec qui j’ai partagé cette extraordinaire expérience.

La marche devient une addiction. Mon corps se dépense et mon mental prend l’air. La sérénité et le détachement qui émanent de plusieurs semaines de marche consécutives sont surprenants.

Le chemin est pavé d’une énergie positive spécifique. Les nombreux « buen camino » lancés par les habitants des hameaux croisés en rue, ou d’autres pèlerins,  les sourires et bons vœux des différentes rencontres m’ont accompagnée tout au long des kilomètres. Il demeure des endroits particuliers où des messages, des symboles, des rencontres poussent à l’introspection.

Suivre des flèches, se laisser guider vers l’étape suivante sans savoir ce qui s’y trouve et comprendre que la vie fait de même à l’aide de signes, tous les jours.

Prendre conscience que mon corps me parle et être à l’écoute de ses messages.

M’autoriser à être vulnérable, à être moi-même et à m’affirmer quand je n’ai pas envie de suivre le mouvement.

Admettre que l’autre me renvoie un miroir et en apprendre sur moi.

Me délester du superflu et apprécier chaque petit bonheur comme le délice d’une douche chaude. Profiter du moment présent, avancer et laisser la journée de la veille derrière moi. Faire confiance à la vie et recevoir des preuves que ce qui doit se trouver sur ma route s’y trouve.

Faire des choix : celui des étapes, du nombre de kilomètres, du nombre de jours, de mon entourage. « El camino » est une expérience fabuleuse ; c’est un magnifique parallèle de ce qu’est la vie réelle.

Ce n’est pas la destination finale qui importe mais chaque pas, chaque étape, chaque jour. L’objectif, le but poursuivi fait avancer et donne du sens mais savourer chaque instant, chaque rencontre, chaque échange, chaque paysage, donne de la valeur, de la joie à la vie.

J’ai compris en arrivant devant la cathédrale que ce n’était pas ce moment que j’étais venue chercher, mais tous ceux qui m’ont fait arriver jusque là.

 « El camino te da lo que pides ». Le chemin te donne ce que tu lui demandes. Avant d’entamer mon périple, j’ai rédigé une liste d’intentions, ce que je souhaitais que m’apporte le chemin.  Les réponses ont été au-delà de mes espérances.

Il n’y a pas un chemin vers Compostelle,  il en existe autant que de personnes qui le font. Chacun y trouvera des réponses différentes.

 « Tu vas avoir l’impression que rien n’a changé mais ce sont les couches du dessous qui se sont transformées et tu en verras l’impact plus tard ».

En effet, Compostelle a changé qui je suis, en profondeur et donc ma vie. Mais surtout ne me croyez pas, faites en l’expérience ! Quelqu’un vous attend sur ce chemin !

Compostelle 2« Nous ne connaissons pas la valeur d’un moment jusqu’à ce qu’il devienne un souvenir »

Et vous avez-vous vécu une expérience transformatrice ? Venez nous la raconter dans les commentaires.

Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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