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Comment écouter votre intuition ?

« L’Inde, mon Intuition et Moi »

Dans ce livre, Janic Losier raconte l’histoire d’un voyage en Inde qu’elle a entrepris à l’âge de 20 ans, majoritairement seule. Au fil de son récit, elle partage son histoire, des conseils pratiques et des inspirations.

Le fil conducteur est la connexion qu’elle entretient avec la voix de son cœur, en apprenant à lui faire confiance pour suivre la vie là où elle a décidé de l’emmener. Pour elle, la vie est bien orchestrée même quand nous croyons l’inverse et certaines expériences et situations sont des passages obligés.

Elle partage ses rencontres, son périple et les synchronicités qui lui ont permis de réaliser un voyage dont elle avait toujours rêvé. Elle raconte, par exemple, comment les choses se sont mises en place et lui ont permis de passer de 128,88 dollars à 6000 dollars sur son compte en quelques semaines avant la date de son départ.

Ce livre est une très belle lecture, qui permet de faire le pont entre la théorie présente dans de nombreux ouvrages et la réalité vécue sur le terrain, à l’écoute de son intuition et des signes de la vie.

image Inde

Chacun pourra sans doute se reconnaître dans les doutes qui l’habitent et pourra tirer des enseignements qui lui sont propres à travers le vécu qu’elle relate.

Elle évoque son dialogue intérieur  impliquant « Ouimais » qui représente son petit douteur (petit diable) et « Sijosais » son motivateur miniature (son petit ange). Elle les a nommé, dessiné et les a transformés en outils permettant de sortir de ses ruminations sans fins.

Quand ses deux petites voix font surface inlassablement et tiennent des discours différents, elle décide de parler à l’Univers.Elle lui dit ce qu’elle ressent et lâche prise pour qu’il fasse ce qu’il y a à faire.

«  Car ce que nous voulons et ce qui est bon pour nous représentent parfois deux mondes distincts. »

Mais cela ne l’empêche pas de persévérer dans ses actions pour se donner le plus de chance possible que ses rêves se réalisent.

Pour elle, quand la vie envoie un défi, ce n’est pas nécessairement un signe qu’il faille abandonner la route mais cela permet de se questionner en profondeur, afin de puiser la motivation nécessaire pour entreprendre le chemin.

« Quand j’écoute la vie juste en surface, je peux me tromper car j’ai l’impression qu’elle veut me lancer des défis pour vraiment arriver à m’écouter. Ce serait facile d’abandonner à chaque première culbute qu’elle m’impose. C’est facile d’interpréter un tout petit défi comme un prétexte pour changer, lâcher, abandonner. Parfois même si cela ne coule pas je dois persévérer. Il faut simplement que j’arrive à détecter les messages de mon senti intérieur. Quand dois-je continuer et quand dois-je abandonner ? »

 

écoute« Tout ce que vous voulez est de l’autre côté de la peur » Gregg Braden

Tout au long de son chemin, elle apprend à décoder ses messages internes et à suivre la voix du courage plutôt que celle de la peur.

Son intuition représente sa boussole de choix.

Elle relève de la pratique et de la connaissance d’elle-même. Ce sentiment peut se manifester très différemment d’une personne à l’autre, d’où l’importance pour chacun de déchiffrer son propre code pour bien se connaître.

Pour se fier à son intuition, il s’agit d’aiguiser son discernement en faisant la distinction entre les « vrais oui » et les non.

Comment ?
  • Apprenez à vous connaître. Rencontrez-vous pour comprendre le langage de votre intuition ;
  • Écoutez-vous et faites des choses qui résonnent, qui ont de l’intérêt pour vous, qui vous rendent heureux et vous paraissent justes. Suivez votre propre voie en vous sentant à votre place et en l’assumant ;
  • Identifiez et tentez de reconnaitre les messages de votre intuition véhiculés par votre corps. Observez les sensations de chaleur, picotements, frissons, cœur qui se sert, mal au ventre pour obtenir des références pour les prochaines expériences;
  • Revenez dans le temps et regardez les situations où vous avez dû faire des choix et prenez des indications pour ce qui constituait un « vrai oui » et un non. « Cette fois là j’avais senti que c’était non mais j’ai continué et paf ! Alors que je l’avais senti. » Observez le plus possible afin d’obtenir des références pour vos prochaines expériences. Repérez les signaux du oui et du non et exercez-vous;
  • Quand ce n’est pas un véritable oui mais plus un oui par peur de ne pas trouver autre chose ou de déplaire…ça ne fonctionne pas. Faire les choses dans la vie pour ces deux raisons apportent rarement un dénouement positif. La peur est un bien mauvais guide. Ne cédez pas à la panique;
  • Suivre le « grand oui » de votre intuition même si sur le moment cela n’a aucune logique;
  • Plus vous vous entrainez, plus la communication deviendra simple et efficace;
  • À certain moment, laissez-vous porter. Si vous êtes « pré…occupé », vous ne laissez pas de place à la vie pour agir et à votre intuition pour vous parlez;
  • « C’est l’ensemble des petits pas accumulés qui font la grande différence ». Une clé majeure dans la concrétisation d’un grand projet c’est de le décortiquer en étapes, une bouchée à la fois et tout devient possible !

Parmi les nombreuses prises de conscience, je retiendrai celles-ci :

Janic se rend compte en voyageant que les personnes qui forment le monde qui l’entoure sont différentes. Elles n’ont pas les mêmes attentes qu’elle. Il est difficile pour elle de ne pas les juger mais elle conscientise qu’elle fait fausse route en les jugeant et en voulant les changer mais qu’accueillir les autres dans ce qu’ils font pour eux-mêmes lui permet d’accepter qu’elle souhaite, pour sa part, faire différemment.

« Le voyage de ma vie comme celui de la vie des autres est un mélange de valeurs, de croyances, de désirs et d’aspirations. Ainsi l’expérience de chacun est différente et c’est ce qui en fait toute la beauté. Vivre et laisser vivre prend tout son sens. »

« Au cours de notre vie nous faisons des choix. Parfois excellents, parfois moyens et parfois mauvais. Il ne faut pas avoir peur de se tromper. Mais si nous réalisons que nous avons fait de mauvais choix, il faut trouver la force et le courage de changer malgré l’opinion des autres et celle que nous portons sur nous-mêmes. Nous avons toujours le pouvoir de changer les situations. Je suis responsable de mes choix à chaque instant et faire un choix par peur n’est vraiment pas la solution. »

Elle prend conscience que « c’est le voyage entre deux destinations qui est unique, beau et enrichissant. Ce ne sont ni le point de départ, ni celui d’arrivée qui font grandir ; c’est le passage entre les deux qui est transformateur. »

Elle évoque aussi l’importance d’être ouverte à la rencontre avec une personne au moment où elle se présente à elle car une fois ce moment passé, elle n’aura plus la possibilité de la rencontrer à nouveau et aura peut-être manqué une belle occasion de s’enrichir auprès de cette personne.

Cependant, malgré ce magnifique voyage, ses apprentissages, et la confiance acquise, elle n’en reste pas moins humaine et se laisse happer par le doute et par des moments d’angoisse.

« J’ai beau avoir écrit un livre sur la confiance en soi, avoir donné des conférences, aimer foncer dans la vie et être persévérante, je continue de cohabiter avec des doutes. Avec les années, j’ai tout simplement appris à les apprivoiser. Une des façons que j’ai trouvé pour m’aider à me calmer, c’est de déclarer ouvertement qu’en ce moment ça ne va pas et qu’un doute persiste. »

En somme, une belle leçon de vie qui donne foi en la vie et en sa sagesse intérieure.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Peut-on cultiver la joie ?

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« Je peux vous tomber dessus sans crier gare
je suis toujours intense
Je suis communicative
Je ne suis pas un plaisir solitaire
Je suis le moteur qui nous fait tous avancer »
qui suis-je ?

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La joie, nous explique le sociologue et philosophe Frédéric Lenoir dans l’un de ses derniers essais, est une émotion intense qui peut être suscitée par l’extérieur mais peut aussi venir de l’intérieur.

« Elle est plus profonde que le plaisir, éphémère et stimulé par l’extérieur, et plus concrète que le bonheur qui est un état d’être qui fait qu’on a trouvé un équilibre qui n’existerait pas sans plaisir ».

Mais si la joie se manifeste par son intensité et sa durée limitée ;
Peut-on la cultiver ? Y a t il des attitudes qui nous préparent à la joie ?

Frédéric Lenoir, va s’employer à nous montrer que l’on peut formuler une sagesse fondée sur la puissance de la joie qui nous permettrait de vivre dans un bonheur permanent. « Une sagesse qui assume toutes les peines de l’existence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer ».

« La Joie est une puissance vitale » écrit-il. C’est une quête plus profonde que le plaisir. Car la joie qui vient de l’intérieur peut être durable. Pour Frédéric Lenoir, elle est le fruit d’un travail continue sur soi.

En s’appuyant sur les enseignements de Spinoza Bergson ou Nietzsche, ainsi que sur les philosophies orientales, il nous indique les grandes voies qui selon lui mènent à la joie :

  • La connaissance de soi, ou « Devenir Soi » que Lenoir appelle « le travail de déliaison » par la libération des affects qui nous polluent,
  • qu’il fait suivre d’un « travail de reliaison » ; entendez par là comment se relier aux autres et au monde à la nature.. de façon plus juste,
  • Et enfin le lâcher prise, l’abandon de l’égo et du mental

La joie passe donc d’abord par un travail d’introspection, de discernement qui mène à la liberté intérieure.

Il s’agit de partir à la connaissance de soi, prendre conscience de ce qui nous convient, de ce que nous sommes vraiment, de découvrir notre nature profonde.

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Cette conscience de ce que nous sommes vraiment est vitale car souvent, « nous avons été parasité par des croyances en grandissant et avons développé des problèmes d’estime de soi ».

« On ne nait pas libre, on le devient » disait Spinoza, pour qui on atteint « la joie permanente lorsqu’on est libéré de la servitude de ses passions ». Pour lui, grâce à l’intuition, à la réorientation de notre désir, nous ne sommes plus mûs par notre inconscient, mais nous atteignons une joie absolue que rien ne peut atteindre. »

Cette liberté consiste à agir en fonction de notre nature propre et non plus des causes extérieures. « Plus on se libère de ce qui nous aliène, plus on est joyeux ». C’est donc un travail individuel.

Détour par les évangiles où selon Frédéric Lenoir, « Jésus, tout comme Spinoza, est le maître du désir.

Ce que Spinoza appelle « passion », Jésus l’appelle « péché » qui en hébreu veut dire « manquer sa cible », bien loin de la signification moralisatrice et culpabilisante que lui confère la théologie chrétienne ultérieure.

Dans les évangiles, l’optique de Jésus est d’atteindre une sagesse de la joie. Ainsi, Spinoza comme Jésus parlent de ce « qui nous fait grandir ou de ce qui nous diminue » et non « du bien et du mal », En ce sens, tous deux ne cherchent pas à diminuer le désir mais à le vivre pleinement et à le réorienter vers des personnes, des choses qui nous font grandir. »

Bergson, pour qui« le plaisir est une ruse que la nature a inventé pour la survie de l’espèce » pense que la joie est liée au processus créatif et à l’accomplissement de la vie.

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Pour Nietzsche, nous explique le sociologue, le principe de la joie est « tout ce qui augmente notre puissance vitale ». Comme Spinoza il pense que « la joie se cultive par un travail sur soi pour affirmer que tout ce qui nous porte vers la vie ce qui nous épanouit nous grandit ». En disant un oui inconditionnel à la vie « y compris sa part douloureuse et négative ».

Le second chemin vers la joie intérieure c’est aller vers les autres . Un chemin de communion et d’amour pour s’accorder au monde, ce que Frédéric Lenoir appelle le chemin de « reliaison » pour recréer des liens justes qui nous font grandir. Un chemin toujours fondé sur la réciprocité, où chacun exprime qui il est et où chacun souhaite le meilleur pour l’autre.

Souvent nous perdons la joie car nous nous posons beaucoup de questions nous ne savons plus très bien comment nous ajuster à l’existence. le mental l’égo les peurs… nous coupent des autres de la nature.. C’est donc dans un certain détachement que naît l’état dans lequel « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ».

Nous l’avons compris, Frédéric Lenoir adhère à l’idée que la joie n’est pas de l’ataraxie c’est à dire l’absence de souffrance prônée le bouddhisme ou les épicuriens.

« La sagesse c’est de consentir à la vie, à l’aimer comme elle est, à se réjouir de ce que l’on a et ne pas vouloir transformer le monde à tout prix selon ses propres désirs »

Bien au contraire, proche de la philosophie du Tao, il penche pour la joie qui passe par l’acceptation de la souffrance et des circonstances de l’existence, de la souplesse et de l’attitude que l’on a par rapport aux événements de notre vie.

 

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Cette joie retrouvée dans le lâcher prise, dans la souplesse la flexibilité par rapport aux épreuves et évènements de l’existence, c’est la joie d’une vie simple.

La joie parfaite existe bien !

C’est la joie de vivre, celle des enfants, que nous avons eu à la naissance et que nous avons perdu au fil du temps.

L’enfant est le modèle de la sagesse taoïste et des évangiles car il accueille la vie comme elle est et non plus comme l’adulte qui l’accueille comme il voudrait qu’elle soit. « La joie de l’enfance retrouvée, active et consciente, ne pourra disparaître.

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« Nous cherchons le bonheur à l’extérieur en permanence
alors qu’il se trouve à l’intérieur. »

Même si certains d’entre nous sont plus enclins à la manifestation de la joie, l’atteindre de façon durable est un travail sur soi. Ce n’est pas forcément un don inné c’est le fruit d’un chemin.
Ainsi, l’auteur identifie un certain nombre d’attitudes qui prédisposent à la Joie et que chacun de nous peut essayer de mettre en pratique.

10 attitudes pour prolonger la joie
  1. L’attention

Mettre nos sens en éveil. Être dans l’ici et maintenant. Être attentif à ce que l’on est en train de faire et ne plus laisser nos pensées vagabonder. L’attention permet de se reconnecter à ses sens à ses émotions.

Or, « la joie est souvent déclenchée par une expérience sensorielle » écrit Lenoir.  » Si vous êtes attentif à l’harmonie, aux formes, aux couleurs, aux bruits d’un paysage en pleine nature, il se peut que vous soyez envahis par une émotion de joie ». Ce qui a très peu de chance d’arriver si vous vous baladez dans cette même nature en pensant à la feuille de sécurité sociale que vous devez remplir.

  1. La présence

Si « l’attention nous éduque à la présence, … la présence ajoute de la qualité à l’attention. Cette dernière n’engage pas que nos sens mais tout notre être : nos sens notre cœur et notre esprit. « Elle consiste à accueillir avec générosité le réel, le monde, autrui » … et de poursuivre  » Ce qui fait la valeur d’une vie n’est pas la quantité de choses que nous y avons accomplies mais la qualité de présence qu’on aura placé dans chacune de nos actions ».

  1. La méditation

Comme exercice servant à développer nos qualités d’attention et de présence. Que ce soit quelques minutes par jour ou plus, la méditation permet de rester attentif à soi et au monde, de libérer des émotions. En savoir plus sur la pratique de la méditation.

  1. Confiance et ouverture du cœur

Lorsque l’on ferme son cœur pour ne plus souffrir on ne laisse plus de place aux émotions. Plus de souffrance donc mais plus de joie possible non plus, puisque cette porte fermée l’est aussi aux émotions positives. En fermant son coeur, « on s’interdit l’accès aux joies profondes de l’Amour ». Il ne s’agit pas d’abandonner son intuition et sa capacité de discernement en acceptant tout et n’importe quoi mais de refaire confiance à la vie, se faire confiance.
Ainsi, « La joie ne se cultive pas dans la pénombre, elle se déploie au grand jour au hasard de l’autre ».

  1. La bienveillance

Cultiver la bienveillance, car « la joie est le fruit d’un amour altruiste qui consiste à se réjouir du bonheur de l’autre ». Pour accéder à la joie, il faut donc faire fi des envies, des jalousies ressenties par beaucoup, notamment dans les sociétés occidentales, devant le succès des autres. Arrêter de se comparer, de se jauger mais au contraire se réjouir du succès des autres, voilà un des sentiers qui mène vers la joie.

  1. La gratuité

Avouons le ! Le gain financier, la reconnaissance, la réussite sociale sont au coeur de nos préoccupations. On ne fait rien sans rien.. on attend toujours quelque chose de l’autre, quelque chose en retour. Avant d’entreprendre une action, on se questionne pour savoir « a quoi cela va -t-il servir ? »

Or nous pouvons éprouver du plaisir et de la joie à donner.. ne serait-ce que de son temps.

Au sein de nos sociétés consuméristes « où l’idée de gratuité est en train de se pervertir, la joie survient souvent quand on n’attend rien, qu’on a rien à gagner ».

  1. La gratitude

Dans nos sociétés de libre expression où nous avons le luxe de pouvoir aisément nous plaindre du temps qu’il fait ou qu’il ne fait pas, nous avons souvent du mal à exprimer notre gratitude. Nous regardons plutôt le verre à moitié vide que le verre à moitié plein et nous focalisons nos pensées sur le manque et la pénurie plutôt que sur l‘abondance qui nous entoure.

La gratitude est un remerciement à la vie qui consiste à « savoir lui rendre ce qu’elle nous a donné ». « C’est un échange permanent », écrit Frédéric Lenoir et elle contribue à nous mettre en joie.

  1. La persévérance dans l’effort

Bergson pour qui les « grandes joies créatives sont toujours le fruit d’un effort » estime que  » l’oeuvre d’art qui n’est que conçue, le poème qui n’est que rêvé, ne coûtent pas encore de la peine. C’est la réalisation matérielle du poème en mots, de la conception artistique en tableau qui demande un effort. L’effort est pénible mais précieux, plus précieux encore que l’oeuvre où il aboutit, parce que grace à lui, on a tiré de soi plus qu’il n’y avait, on s’est haussé au-dessus de soi-même ».

En résumé, « la réalisation d’un projet une fois les obstacles surmontés est presque toujours source de joie ».

  1. Le lâcher prise et le consentement

Abandonner le contrôle comme le prone la sagesse taoïste.  » Prendre de la distance du détachement et ne pas chercher à modifier le cours des événements, d’accepter la vie.  »

« Ego et mental sont notre kit de survie » dit Frédéric Lenoir.

L’Ego, ce sont les attirances et les répulsions que nous éprouvons face à des personnes ou des situations. L’égo a une fonction de survie que l’éducation va nous permettre de maîtriser a travers le discernement et les expériences… il est aussi le support de nos émotions.

Le mental, c’est le logiciel de la pensée qui nous aide à rationaliser expliquer justifier des situations qui nous blessent par exemple.

« Il faut lâcher le mental et ne plus s’identifier à l’égo ». Il ne s’agit pas de les supprimer mais ne plus les laisser commander. Car selon Frédéric Lenoir, « ils ont établi un filtre entre nous et le réel et nous privent de l’accès à la joie active. En revanche, il faut tenter de laisser plus de place à la raison et à l’intuition à travers le lâcher prise. »

C’est le chemin vers soi qui conduit à la libération du moi, de la fausse identité de l’égo et à la connaissance intuitive où la dualité n’a plus de raison d’être.

  1. La jouissance du corps

Corps et esprit sont indissociables.. Du moins sur ce plan ci.

Outre les qualités sensorielles développées par l’attention et la présence il est nécessaire de « garder le corps en bonne santé pour l’unir à l’esprit ». Dansez, sautez…. ou tout simplement pratiquez une « marche consciente« , (en pleine nature si possible), des relations sexuelles épanouissantes mais aussi une nutrition saine, une bonne qualité de sommeil. Ce sont des conditions essentielles à l’éclosion de la joie.

Article Cati Capponi, caticapponi.com

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Lire La Puissance de la Joie de Frédéric Lenoir

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Techniques de visualisation créatrice

…la puissance de la pensée par Shakti Gawain

Dans son ouvrage, Gawain évoque le « paradoxe spirituel » qui empêche certains de mettre en place la visualisation créatrice de manière consciente.Nombreuses personnes qui s’intéressent au développement personnel et spirituel s’y confrontent.

Pour certains, tout est parfait, il convient d’essayer de lâcher prise, de faire confiance sans essayer de changer quoi que ce soit ; «Être ici et maintenant sans attachement ni désir ».

Pour d’autres, l’individu crée sa propre réalité et peut, par le contrôle de ses pensées et la redirection de celles-ci vers ses objectifs profonds, l’influencer en vue de manifester ce qu’il désire vraiment.

Pour l’auteur, ce paradoxe n’existe pas car il n’y a aucune contradiction entre ces deux manières de percevoir la réalité et elles sont mêmes complémentaires.

Sa vision est que la plupart des individus ne sont plus connectés à leur « Grand Soi » et coupés de qui ils sont vraiment, se sentent démunis. Ce sentiment les pousse à faire de « gros efforts pour obtenir un certain degré de contrôle et de pouvoir sur leur univers ». Ressentant un certain manque, ils s’attachent émotionnellement à des éléments extérieurs (objets, individus, situations). En constatant les échecs, quelques-uns s’interrogent et se rendent compte « qu’il doit y avoir autre chose ». Et c’est en cherchant « cette chose » que l’individu s’éveille à sa voie spirituelle.

C’est ici, que bien souvent, émerge la première leçon. « Se libérer des attachements, arrêter de lutter, de faire tous ces efforts, d’atteindre ses fins par la manipulation du monde extérieur ». L’être prend conscience qu’il va bien lorsqu’il « est » et accepte le monde sans vouloir le changer. Quand cette leçon est « acquise », la porte est ouverte au « Grand Soi » et « le réservoir illimité d’amour, de sagesse et d’énergie » rempli le vide intérieur. La prise de conscience que l’individu crée sa propre vie émerge et suscite l’envie de donner naissance à des expériences choisies.

Selon l’auteur, le lien qui unit chaque personne à son « Grand Soi » est à double sens. D’une part d’une manière réceptive ; par la méditation, elle approche l’intuition. Le dialogue peut alors s’installer. Par ailleurs, de façon active ; en décidant de ce qu’elle veut créer. Il est important que le lien soit entretenu dans les deux sens.

La visualisation créatrice devient alors un outil précieux. Cependant, celui qui n’a pas atteint cette prise de conscience peut utiliser la visualisation créatrice pour l’imaginer, et se voir vivre l’instant présent, uni à sa Source. Pour se faire, l’exercice proposé est d’imaginer de la lumière emplissant le cœur et rayonnant de plus en plus loin.

« La visualisation créatrice c’est la puissance naturelle de l’imagination. » Toute personne y a recours consciemment ou non, à chaque instant.

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« Pour vivre une expérience, il faut d’abord la rêver ».

Toute création est d’abord précédée d’une idée ; comme pour l’architecte qui dessine une maison avant de lui donner vie.  Une idée mobilise de l’énergie qui « tendra à attirer et à créer la forme correspondante sur la plan matériel ».

« L’imagination est l’aptitude à créer dans l’esprit une idée ou une image mentale. »

La visualisation créatrice c’est l’imagination qui permet de créer une image précise de ce que la personne désire voir se produire.

Pour Gawain, certains éléments sont indispensables à la manifestation des désirs les plus profonds. Ces derniers dépendent de chacun et émanent de ce qui paraît juste à chaque personne au moment présent. Certaines questions sont donc à se poser :

  • À l’heure d’aujourd’hui, est-ce que je désire vraiment atteindre ce but ?
  • Crois-je possible d’atteindre ce but ?
  • Suis-je totalement prêt à vivre/recevoir cela ?

Si ce n’est pas le cas, la visualisation créatrice sera compliquée car la porte est ouverte à de nombreux sentiments contradictoires. L’objectif doit résonner parfaitement, être en harmonie avec la personne, au moment présent.

La visualisation créatrice peut être utilisée pour tous les domaines de la vie. De la possession d’un objet à un changement de situation personnelle, à l’amélioration des relations, de la santé… Toutefois elle ne peut jamais être utilisée pour « contrôler le comportement d’une personne ou forcer qui que ce soit à agir contre son gré ». Ce serait ignoré la loi du karma selon laquelle toute pensée, parole et action envoyée dans l’Univers revient comme un « boomerang ».

Selon cette même loi, l’homme attire à lui ce à quoi il pense le plus, ce à quoi il croit avec le plus de conviction, ce qu’il souhaite le plus profondément et imagine avec le plus de force… quelle que soit cette pensée.

Il convient de rappeler que processus de changement ne se produit pas de façon superficielle sur la seule base de la pensée positive. Il implique « l’exploration, la découverte, la modification des attitudes les plus fondamentales envers la vie. » Il a fallu toute une vie à chaque personne pour construire l’Univers tel qu’elle le vit, il est normal qu’il ne change pas instantanément.

« Exprimez vos désirs clairement et vos souhaits ne peuvent qu’être exaucés ».

Processus d’utilisation de la pensée créatrice consciente selon Shakti Gawain:

  1. Fixez-vous un but. Créez une image ou une idée claire. Pensez à quelque chose qui vous ferait plaisir, quelque chose de facile et simple à imaginer. Au début, commencez par des objectifs auxquels vous pouvez croire facilement et que vous pouvez atteindre dans un avenir proche pour limiter les résistances négatives de l’égo. Savoir ce que vous voulez vraiment est l’étape la plus difficile.
  2. Installez- vous confortablement, assis ou couché, dans un endroit calme, où vous ne risquez pas d’être dérangé. Détendez complètement votre corps (des orteils à la tête, pensez à détendre chaque muscle), respirer profondément, lentement avec votre ventre. Comptez de 10 à 1 en ressentant votre corps se détendre de plus en plus, au fur et à mesure que vous comptez.
  3. Lorsque vous êtes profondément relaxé, imaginez ce qui vous fait plaisir dans ses moindres détails. Tout se déroule comme vous le souhaitez. Cette expérience doit être agréable.
  4. Tout en gardant à l’esprit l’image ou l’idée, formulez mentalement une affirmation positive (à haute voix si vous préférez) ou plusieurs. Elles sont très importantes. Elles doivent être rédigées au présent (sans aucun doute que cela est déjà là), et surtout vous correspondre totalement. Les affirmations provenant de maîtres spirituels ont une grande puissance.
  5. Terminer toujours la séance en disant fermement : « Ce désir ou quelque chose de mieux encore, se réalise maintenant pour moi de la manière la plus satisfaisante et harmonieuse, et pour le plus grand bien de tous. »
  6. Ne résistez pas aux doutes ni aux pensées contradictoires. Ne les empêchez pas, cela leur donnerait de la puissance. Laissez-les traverser votre conscience, puis reprenez vos images et affirmations positives.
  7. Cela peut durer cinq minutes comme une demi-heure. À faire Quotidiennement. De préférence le soir, juste avant de s’endormir ou le matin au réveil car l’esprit et le corps sont très détendus et réceptifs.
  8. N’essayez pas de comprendre ni d’imaginer comment les choses vont se passer.
  9. « Continuer cette pratique jusqu’à ce que vous réussissiez ou que votre désir vous quitte. Souvent, les buts changent avant d’être réalisés. Si un désir ne représente plus d’intérêt à vos yeux, cela signifie qu’il est peut-être temps de remettre à jour vos objectifs. Si un but n’a plus d’intérêt, enterrez le passé et repartez d’un nouveau pied, cela évitera tout sentiment d’échec face à ce qui n’est qu’un changement de désir. Quand votre cible est atteinte, accordez vous de l’appréciation. Remerciez l’Univers d’avoir exaucé vos vœux. »

La majorité des échecs sont dus à une conception limité de ce à quoi chacun à droit et repose sur la croyance que les ressources sur Terre sont limitées. Le mérite est aussi souvent remis en question. Ouvrir sa conscience, à l’aide de la visualisation créatrice et des affirmations,  à l’abondance, l’acceptation et à l’estime de soi permet des miracles.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

Pour aller plus loin :

livre Techniques de visualisation créatrice

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Compostelle, une expérience symbolique

Les jours se suivent, totalement différents les uns des autres. Les paysages de chacune des étapes sont très diversifiés, donnant la sensation d’être dans un nouveau pays chaque jour.

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Les histoires de vie de chacune des personnes croisées sont particulières. Il règne sur ce chemin, emprunté par des millions de personnes, une énergie étonnante qui pousse à avancer. Chacun encouragé par la motivation, les croyances et les défis qui lui sont propres.

Il existe toutes sortes de pèlerins : celui qui marche contre la montre et réalise deux étapes par jour ; l’autre qui abandonne au bout de quelques semaines ; celui qui prend son temps et s’arrête pour flâner, dessiner, méditer ; la personne qui, le casque fixé sur le crâne, est dans sa bulle et ne regarde pas autour d’elle ; celui qui marche seul ; l’autre en groupe ; la personne qui marche dans l’intention d’exhiber fièrement son attestation de réussite ; celle qui fait une étape de temps en temps ; la personne qui fuit le contact ; celle qui dort en gîte ; l’autre à l’hôtel ; celui qui a « déjà fait Compostelle » plusieurs fois et par plusieurs chemins ; mais aussi le novice ; le croyant ;  l’aventurier ; le lève-tôt ; le sportif ; le fêtard… Il existe autant de pèlerins que de personnes qui empruntent un chemin.

Il n’y a pas de bonne manière, ni de bon rythme. Chacun fait sa route en adéquation avec qui il est. Après la marche, l’installation au gîte et la douche, certains font la sieste, d’autres lisent ou utilisent Internet et la plupart se regroupent et partagent des moments forts. Ceci explique les larmes qui coulent sur les joues des pèlerins qui se séparent devant la cathédrale de « Santiago de Compostela ».

En mode randonneur, il n’y a aucune distinction, aucune « classe sociale ». Il est fort probable que dans la vie de tous les jours, je n’aurai jamais côtoyé les « inconnus » avec qui j’ai partagé cette extraordinaire expérience.

La marche devient une addiction. Mon corps se dépense et mon mental prend l’air. La sérénité et le détachement qui émanent de plusieurs semaines de marche consécutives sont surprenants.

Le chemin est pavé d’une énergie positive spécifique. Les nombreux « buen camino » lancés par les habitants des hameaux croisés en rue, ou d’autres pèlerins,  les sourires et bons vœux des différentes rencontres m’ont accompagnée tout au long des kilomètres. Il demeure des endroits particuliers où des messages, des symboles, des rencontres poussent à l’introspection.

Suivre des flèches, se laisser guider vers l’étape suivante sans savoir ce qui s’y trouve et comprendre que la vie fait de même à l’aide de signes, tous les jours.

Prendre conscience que mon corps me parle et être à l’écoute de ses messages.

M’autoriser à être vulnérable, à être moi-même et à m’affirmer quand je n’ai pas envie de suivre le mouvement.

Admettre que l’autre me renvoie un miroir et en apprendre sur moi.

Me délester du superflu et apprécier chaque petit bonheur comme le délice d’une douche chaude. Profiter du moment présent, avancer et laisser la journée de la veille derrière moi. Faire confiance à la vie et recevoir des preuves que ce qui doit se trouver sur ma route s’y trouve.

Faire des choix : celui des étapes, du nombre de kilomètres, du nombre de jours, de mon entourage. « El camino » est une expérience fabuleuse ; c’est un magnifique parallèle de ce qu’est la vie réelle.

Ce n’est pas la destination finale qui importe mais chaque pas, chaque étape, chaque jour. L’objectif, le but poursuivi fait avancer et donne du sens mais savourer chaque instant, chaque rencontre, chaque échange, chaque paysage, donne de la valeur, de la joie à la vie.

J’ai compris en arrivant devant la cathédrale que ce n’était pas ce moment que j’étais venue chercher, mais tous ceux qui m’ont fait arriver jusque là.

 « El camino te da lo que pides ». Le chemin te donne ce que tu lui demandes. Avant d’entamer mon périple, j’ai rédigé une liste d’intentions, ce que je souhaitais que m’apporte le chemin.  Les réponses ont été au-delà de mes espérances.

Il n’y a pas un chemin vers Compostelle,  il en existe autant que de personnes qui le font. Chacun y trouvera des réponses différentes.

 « Tu vas avoir l’impression que rien n’a changé mais ce sont les couches du dessous qui se sont transformées et tu en verras l’impact plus tard ».

En effet, Compostelle a changé qui je suis, en profondeur et donc ma vie. Mais surtout ne me croyez pas, faites en l’expérience ! Quelqu’un vous attend sur ce chemin !

Compostelle 2« Nous ne connaissons pas la valeur d’un moment jusqu’à ce qu’il devienne un souvenir »

Et vous avez-vous vécu une expérience transformatrice ? Venez nous la raconter dans les commentaires.

Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Être soi

J’ai le plaisir de vous proposer un très bel article invité rédigé par Amaury Fischer.

On se demande souvent ce qu’il faudrait faire pour être mieux, plus heureux dans notre vie : comment se lever le matin le sourire aux lèvres ?

Il existe des dizaines de techniques de gestion émotionnelle ou de style de relaxation, sans compter les méthodes pour reprendre confiance en soi.

Mais pour ceux qui en ont déjà utilisé, c’est parfois frustrant : certaines ne marchent pas, d’autres ne fonctionnent qu’un peu ou seulement sur le moment, et d’autres nous lassent avant qu’on en vienne à un bénéfice… Pourquoi montrent-elles tant de limites ? Probablement parce que les fondations qui nous permettent de mettre l’énergie, la constance et la patience nécessaire à leur réussite sont des ressources que l’on a déjà engagées ailleurs. On les a engagées à s’excuser patiemment parce que l’on se sent gêné ou qu’une pression sociale nous y pousse. On les a engagées à s’agacer constamment de l’attitude de notre voisin qui fait du bruit au milieu de la nuit.

Cet article a deux buts : le premier est de vous donner les fondamentaux qui vous permettront de créer les techniques qui sont le plus adaptés à vos ressentis : les vôtres. Le second est de vous faire rediriger, au bon endroit, les ressources qui vous manquent au quotidien.

Principes :

Il existe des principes fondamentaux qui régissent la pratique de chaque chose. La raison pour laquelle on ne les reconnaît pas est qu’ils peuvent s’habiller d’une infinité de déclinaisons dans leur manière d’être expliqués ou appliqués. Nous allons voir ces points fondamentaux et les diviser en points clés qui permettront une compréhension pratique.

photo principe pour etre soi

Le premier principe, c’est qu’il n’y a rien à faire. Notre état naturel est d’utiliser (aussi) notre hémisphère cérébral émotionnel qui est celui qui traduit les sensations, les impressions, les émotions et les sentis de toutes sortes.

En fait, c’est arrêter de faire quelque chose, cesser de se forcer à percevoir d’une manière exclusivement mentale et intellectuelle qui permet de passer d’un état d’être déséquilibrant à un autre naturel.

Cet état (qui est spécifique à chacun) nous amènes à laisser une place à notre vrai « moi » (et non ce à quoi on s’identifie) et qui nous met entre autres en état de réceptivité.

Le deuxième principe c’est que la raison pour laquelle on se force à être dans un état non naturel de manière automatique et non consciente (ce qui a un coût énergétique immense) est due à notre construction psychique.

Nous avons été amenés d’une manière ou d’une autre à croire différentes choses sur nous telles que : « la nature humaine est mauvaise par nature » « je ne vaux rien »  » les autres savent mieux que moi »  » il est dangereux d’être différent »  » je n’ai pas le droit d’être moi-même » ou même « je m’imagine ce que je perçois » (notamment si différemment des autres ou de ce qui est permis)…

En prenant ça en compte, nous créons en fait des filtres subconscients automatiques qui vont triées selon notre propre demande ce qui doit être perçue ou non et comment cela doit être interprété.

Points clés :

La respiration : est le trait d’union entre le corps et la psyché, entre la conscience et la subconscience. Seule la respiration « ventrale » est naturelle, la respiration thoracique découle d’un blocage psychosomatique que nous sommes une grand majorité à subir. Le simple fait d’y porter une attention est « curatif ». On peut rajouter des exercices de respiration plus complexe, mais il suffit d’inspirer et d’expirer profondément sans forcer, « par le ventre ».

photo respiration

Le mental : le meilleur moyen de le canaliser est d’entrer spontanément dans un état d’être (joie, enthousiasme,… peu importe tant que vous exprimer une facette positive de vous). Pour certaines personnes, il est possible d’engager ses pensées à créer une image (visualisation) et ainsi les amener là où on le souhaite (il est bon de choisir quelque chose de fortement symbolique pour soi).

Par exemple, on peut visualiser une fumée noire qui sort (stress) à chaque expiration et une lumière apaisante (calme) qui rentre à chaque inspiration.

On peut aussi se voir en sécurité dans un lieu personnel.

Si ce n’est pas efficace, une astuce consiste à fixer le mental sur un point précis, jusqu’à ce qu’il ralentisse voire se déconnecte : une flamme de bougie, un point sur le mur avec suffisamment de contraste, un point imaginaire entre les deux yeux, se concentrer sur la respiration, etc…

Pour briser les filtres subconscients et les comportements automatiques qui s’autoalimentent, de nombreuses solutions existent :

  •  La première est d’en prendre conscience : il faut se placer en observateur de soi-même (ce qui laisse un espace de réceptivité, on y revient), sans jugement qui nous ferait redevenir acteur, observer seulement. Bien sûr, au début, des résistances au changement viendront naturellement par des pensées automatiques que nous ne souhaitons pas, et notamment des jugements. Ce n’est pas important, il suffit de les laisser passer, de ne pas s’y accrocher. Ce faisant, nous indiquons à notre subconscient exactement cela et nous les oublions vite. Dans le cas contraire, nous commencerions à juger le jugement et nous piéger nous-mêmes. Faire cet exercice et changer d’habitudes en même temps est un bon facteur de réussite car le subconscient fait un travail plus visible pour notre conscience pour réadapter ses filtres aux nouvelles données. Une fois intégré, on peut aller plus loin, en s’observant en train de s’observer et ainsi de suite. Nous cherchons souvent à savoir si ce que nous faisons est bien. En fait, se le demander nous tire de notre état et nous fait retrouver notre peau d’acteur, c’est une forme de résistance. Quand on est observateur, on le sent, on y est, on n’a pas besoin de se poser la question. Mais pour cela, il nous faut accepter d’être là, d’être incarner ici, à cet instant précis.
  • La deuxième méthode consiste plutôt à prendre le problème à l’envers. En effet, les filtres du subconscient modifient les modalités de toutes actions, pensées et paroles. Ces modalités renvoient notre propre image à notre subconscient et l’autoalimente. Donc si la manière de faire est influencée par notre état, l’inverse est tout aussi vrai. Et la façon d’agir se choisit parfois plus facilement que l’état lui-même.

joie

Ainsi en choisissant de sourire joyeusement à quelqu’un, nous donnons autant d’énergie que nous en créons pour nous. Même un sourire forcé permet de ne pas laisser de place à une souffrance plus forte, quelle qu’elle soit. Ce faisant, il devient avec de la constance un sourire plus vrai et plus spontané puisqu’en évitant de perdre notre énergie, nous en avons à chaque fois un peu plus à réinvestir. En disant « Ca ira mieux demain » plutôt que « ça va mal », nous créons les conditions pour que ce soit le cas (en fait pour « ça va mal aussi », ce qui est justement ce que nous souhaitons éviter).

Peu importe ce qui nous est le plus facile entre les gestes, les paroles, les activités ou les relations, si nous nous occupons du sujet le plus naturel pour nous, les autres suivront quand nous nous sentirons plus libre. En redressant des épaules courbés, ne nous sentons-nous pas déjà un peu mieux ?

  • La troisième méthode consiste simplement à donner à l’autre ce qui nous manque. Nos filtres nous cachent nos ressources intérieures que nous réprimons. Pourtant, nous pouvons créer un paradoxe pour contourner ces barrières. En effet, si nous donnons aux autres ce que nous souhaitons avoir ou être, nous montrons à notre subconscient que nous le sommes et que nous l’avons. Ainsi l’acceptant, il créera les conditions pour que nous soyons, ayons et ressentons ce que nous donnons dans notre vie. Lorsque nous sommes joyeux, ne le partageons nous pas spontanément ? Il y a bien plus de plaisir à donner qu’à garder.

L’écoute : est un excellent moyen de se rapprocher d’un état, de trouver une solution à un problème, ou plus généralement de se rendre compte où est la véritable racine du problème. Pour cela, nous pouvons l’expérimenter de mille et une façons.

Le subconscient nous envoie de nombreux signaux par l’intermédiaire du corps. Prendre le temps de se pencher correctement sans se faire mal au dos est déjà une forme d’écoute et de respect de soi. Prendre celui de manger, et écouter le signal qui nous indique quand « cela suffit », souvent à la bouchée près, est une application bien pratique. Le premier des régimes se fait en s‘écoutant et en mangeant lentement. Plutôt que de se forcer à faire quelque chose de « raisonnable », on peut écouter nos désirs et besoins profonds, et il n’y a plus de difficultés, d’obstacles à la résolution du problème qui était jusqu’alors si compliqué.

Pour approfondir sur le sujet de l’écoute du corps, avec un peu de pratique, il devient plus simple de sentir les réactions subtiles à l’intérieur de nous et des autres. Si vous êtes impliqué dans une activité physique douce, ou que vous pratiquez des touchers pour le bien-être ou la santé, vous pourrez accepter et donc sentir les réactions et les sentis de l’autre plus facilement, car vous aurez fait de même pour vous, et inversement. Commencez toujours là où cela vous inspire.

Mais nous pouvons aussi être attentifs à bien d’autres types de message subconscient. En effet, nous sentons parfois quelque chose qui se « passe » entre nous et quelqu’un d’autre. Nous sentons aussi quelle atmosphère régnait dans une pièce quand nous y sommes entrés. Il est aussi possible que nous sachions qu’une chose ou une autre n’est pas bonne pour nous à l’avance, mais nous ne savons pas comment nous le savons, nous rationalisons et nous y allons quand même. Et, comme on s’en doutait, ce n’était pas ce qu’il nous fallait. Nous rejetons souvent ce que nous savons déjà, autant parce que nous devrions le justifier auprès des autres, que nous cherchons à le justifier envers nous-mêmes.

Quand on a un doute sur ce qui est bon ou pas pour nous, on peut y repenser, et écouter notre corps qui nous donnera instinctivement un retour « confortable » ou « inconfortable », se sentira tirer vers l’avant ou non, peu importe comment il le dira en fait… Les sensations, les émotions, les intuitions mènent les une aux autres, que vous commenciez par accepter l’une ou l’autre, le reste viendra.

image écouter son corps

Comme avec une émotion chez un petit enfant, nous pousser à évacuer le problème est plus sain que de nous réprimer. D’ailleurs il serait bon de prendre soin de nous comme si nous en étions un, car une partie est et restera toujours le sensible, fragile, spontané enfant que nous étions, même si aujourd’hui il est peut-être bien caché derrière armure et bouclier.

En gardant une émotion, on ne passe pas à autre chose, on la cultive en soi. Les contradictions intérieures viennent souvent du manque d’écoute entre ce que nous ressentons profondément, comme un enfant, et l’aspect rationnel excessif de nous qui nous dit de « ne pas faire l’enfant » « d’être fort » « d’être responsable » « d’être parfait » et finalement de ne pas nous écouter.

Nous avons souvent peur de montrer une faiblesse et la confondons avec la gentillesse, le pardon ou simplement la tendresse.

Être à sa propre écoute ne diminue pas celle que nous avons envers l’autre, car en s’écoutant, nous cessons de projeter le fait de nous ignorer sur l’autre, et nous pouvons encore mieux assumer cet aspect relationnel. S’écouter permet de prendre en compte cette facette que nous avons tous, de la rassurer, de la cajoler, peut-être même de la laisser nous guider.

Rassurons-nous, nous n’en oublions pas notre bon sens, ni n’en faisons un caprice : laisser la vérité apparaître en nous permet au contraire de dépasser nos émotions plus vite et plus sainement. Nous ne renions plus nos émotions qui avant stagnaient et nous angoissaient. Nous ne les ruminons pas et ne les transformons plus ainsi en une version plus noire qui nous effraie et nous convainc de notre « mauvaise » nature. On rajoute au rationnel notre partie humaine en l’acceptant et non en la voyant comme un obstacle, simplement.

En pratique :

Mieux vaut faire de petits exercices réguliers que de grands moins souvent. C’est une pratique qui n’a ni début ni fin, qui finit par devenir naturel et que l’on peut alors adopter dès que l’on en éprouve le besoin. Il n’y a pas de « mauvais moment » pour pratiquer, à moins que ce soit ce que vous sentez…

Il est possible que les résultats ne soient pas à la hauteur de nos attentes. Si l’on rencontre une résistance, c’est une très bonne nouvelle, cela signifie que l’on travail au bon endroit. Une résistance classique se manifeste quand le travail nous décourage car les résultats semblent encore moins bons qu’à l’origine, et c’est précisément le moment où nos résistances intérieures nous font croire qu’il est inutile de continuer, que « ça ne sert à rien » que « ce n’est pas la peine ». En réalité, quand des changements profonds se font en nous, une résistance plus forte se fait sentir de manière passagère (un peu comme un bluff de la dernière chance) et c’est précisément le moment où nous allons résoudre le problème à la source.

Bien sûr, souvent les manques d’envie sont des résistances et une fois qu’on y est, on y est, autant essayé pour s’en assurer, car l’effort paye. Mais il faut pourtant éviter de se forcer et avancer à son rythme car le subconscient fait tout cela pour nous protéger et un « échec » ou un retard est peut-être simplement une partie de vous qui a réussit à en protéger une autre, celle-ci n’étant pas encore prête à avancer. Quand c’est trop, c’est trop. Il est alors bon de faire une petite pause pour se donner le temps de se laisser assimiler ce que l’on a appris. Si vous ne vous êtes pas forcé, vous n’aurez aucune difficulté à reprendre à la fin de la pause. Un autre point de repère : si vous n’avez plus de plaisir voire que votre pratique vous agace ou vous épuise, écoutez-vous.

Exercices :

Dans cette partie sont présentés des exemples d’exercices. Ils ne sont pas figés. Ils servent simplement de guide et d’inspiration pour en faire d’autres, aussi créatifs que bon vous semble, ou des variantes plus adaptées au moment.

  • Quand nous nous levons, nos barrières subconscientes se mettent en place doucement pour le reste de la journée, au fur et à mesure que l’on « reprend conscience ». Quelle occasion magnifique pour les contourner ! Au lieu de se lever dans l’effort et la précipitation, levons-nous, mais pas tout de suite, asseyons-nous d’abord doucement et posons-nous. Profitons de cette pause pour observer notre respiration, encore ventrale, complète et apaisante. Observons, prenons-y du plaisir, celui d’être calme, de prendre le temps et observons seulement, dans les nuances, et les ressentis subtils. Puis, quand nous sommes prêts et que nous avons assez apprécié notre respiration à notre goût, levons-nous lentement, et démarrons la journée en trouvant notre rythme au fur er à mesure, et gardons toujours cette sensation réconfortante et chaleureuse dans notre corps et à l’esprit.
  • Les esprits très actifs, par nature ou quand nous sommes nerveux par exemple, sont difficiles à calmer. Aussi plutôt que de lutter en force contre nous-mêmes en forçant l’esprit à s’arrêter, canalisons-le en l’emportant dans le sens où il va, puis en déviant légèrement sa trajectoire. Nous pouvons « déconnecter » un esprit hyperactif plus facilement en le surchargeant d’informations qu’en tentant de le ralentir.          Disons, ce matin, vous avez travaillé le premier exercice. Il fonctionnait peu ou proue, mais très vite vous avez oublié cette sensation. Bien qu’elle dure plus longtemps et qu’elle soit plus profonde chaque jour un peu plus, là ça ne va pas. Vous n’y arrivez pas, et ça vous agace. Vous faites une pause pour penser à autre chose plutôt que de vous forcer et cela est bon pour vous. Puis vous réessayez mais ce n’est peut-être pas le bon moment, vous êtes dans une rue passante, des piétons, des bruits, des odeurs proviennent de partout et vous ne parvenez pas à vous concentrer… Mais l’excès aussi vous sert, car en laissant venir à vous toutes ces sensations, cet afflux d’informations pousse votre instinct à mettre une barrière de protection entre vos perceptions et vous. Et vous plongez naturellement à l’intérieur de vous pour vous protéger de l’extérieur. Puis, comme si les bruits étaient plus lointains, vous entendez avec un voile, les contours précis se floutent et les silhouettes des passants défilent devant vos yeux comme une vidéo hypnotique. Les images semblent être plus présentes en périphérie de votre vision, et tandis que vous sentez votre respiration prendre plus d’importance dans vos sens, vous sentez votre corps se détendre, d’abord les épaules et le thorax, puis la détente se répand dans tout votre corps…

Un petit mot : plus nous sommes sensibles à nos propres signaux, plus nous pouvons y répondre soi au cas par cas et à chaque instant. C’est très parlant dans le premier exercice, où la sensation et l’émotion associée sont de plus en plus facile à obtenir qu’elle que soit l’activité ou l’état d’origine ; elles apparaissent pour ainsi dire « sur commande ». On peut par astuce associer un état d’être positif à une position particulière (comme coller la pulpe du pouce et du majeur ensemble) afin d’avoir un geste « rituel » qui permet de retrouver cet état rapidement et sans effort, une fois que l’habitude est bien ancrée. Je conseil aussi aux personnes qui seraient fatigué de leur mental trop anxiogène, de passer les doigts sur leur front, en s’imaginant changer d’un flux de pensées à un autre, comme avec un écran tactile. Ainsi, vous pouvez canaliser beaucoup plus facilement vos idées et conserver votre énergie pour ce qui vous est réellement important.

Conseils pour l’autonomie :

  • S’aimer : et se faire plaisir avec ses exercices et dans sa vie, c’est déjà un moyen d’agir avec amour. Nous n’avons pas réussi un exercice et en avons laisser tomber un autre ? Pourquoi se punir en culpabilisant alors que notre but est de nous apprendre à bien vivre ? Vivre dans la menace et la punition n’a jamais aidé quiconque. Avec un moteur comme la peur, on évite ce qu’on craint au lieu de viser ce qu’on veut.
  • Suivons notre chemin : nous avons tous le droit de suivre notre propre voie. Tout le monde a la capacité d’ et d’être à l’écoute de ses besoins profonds. Tout le monde le mérite aussi ! Être soi-même est bon pour nous et si cela dérange quelqu’un, c’est son problème et non le vôtre. Mais il est facile de croire et faire croire le contraire. Comme un chantage, être soi devient mauvais, et nous nous auto-réprimons afin de nous fuir nous-mêmes, pour répondre à l’attente d’autres qui se fuient et vous rappellent à vous-même en effet miroir. Autorisons-nous à agir autrement, amusons-nous à changer les habitudes qui nous étouffent. Aimons notre créativité et soyons indulgent envers elle comme envers le dessin d’un enfant, car notre investissement est tout aussi grand.

image suivre notre chemin

Si la confiance en nous-mêmes ne nous est pas familière, nous pouvons emprunter des voies détournées. Après tout, ne faisons-nous pas déjà confiance à notre subconscient à chaque battement de cœur dont il s’occupe pour nous, à chaque respiration qu’il nous permet pour vivre ? Nous lui confions ainsi notre vie tandis que nous lui faisons déjà entièrement confiance. Il n’est nul besoin d’essayer de parler en public ou de répéter des phrases positives pour ça. Constatons juste encore un peu que nous croyons déjà en nous-mêmes.

  • Accordons notre vision à nos sensations :
    • Il faut y croire pour le voir ! Vous progresserez plus vite en étant heureux de le faire, en voyant tout cela comme une manière de prendre soin de soi, ou comme un défi ludique, etc… Si nécessaire, réfléchissez à votre manière d’apprécier l’exercice pour vous lancer, afin de répondre aux objections de votre mental. Puis vous trouverez une raison dans l’exercice lui-même.
    • Cherchez des environnements, des relations et des situations qui vous conviennent et qui évolue au rythme de vos progrès intérieurs. La nature notamment est un environnement apaisant et réceptif qui aide à s’écouter où il est bon de passer plus de temps.
    • Cherchez des activités qui vous donnent de l’énergie. En variant ses activités (intellectuelle, manuelle, sportive, créative, sociale, etc…), on se donne la chance de recevoir un type d’énergie et de motivation particulière. Si l’une ne passe pas, essayez l’autre !
    • Prenez du recul dans votre vie ! L’humour fonctionne bien pour dédramatiser … la vie. Attention toutefois à ne pas tomber dans le sarcasme ou l’auto-apitoiement. Si quelqu’un nous insulte ou nous trahit, se peut-il qu’avec ses filtres, il n’ait jamais vu ce qu’il nous faisait ? À quel point est-il blesser pour croire que nous blesser va le guérir ? Sachant cela, quelle facilité alors de pardonner ! Mais entendons-nous sur les mots : pardonner ce n’est pas accepter les excuses d’un autre. C’est laisser tomber sa rancœur et cesser de se faire du mal, c’est accorder son énergie et son attention à autre chose de plus important pour nous (et par exemple les beaux aspects de la situation ou personne qui nous a auparavant porter atteinte). Nous n’avons besoin de rien d’autre pour pardonner qu’un peu d’amour pour nous.

image ecoute des sensations

Si nous n’aimons pas un trait chez nous, nous pouvons toujours le voir dans les yeux d’un proche.

En nous aimant, nous nous accordons le droit d’être nous-mêmes, de prendre notre place et de respirer, et nous donnons ainsi naturellement le même droit aux autres.

Alors, nous pouvons redécouvrir le monde grâce à une vision plus grande de nous-mêmes.

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Merci pour votre lecture !!

Pour toutes remarques, questions ou suggestions, contactez-moi par mon site.

Source / pour aller plus loin :

Article Amaury Fischer

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