Archives pour la catégorie Amour de soi

Devez-vous faire des sacrifices pour montrer votre amour ?

Dans cette vidéo, je réponds à la question d’Armand suite à ma vidéo sur L’amour sans condition :

« Belle vidéo et en même temps bouleversante car j’ai appris comme un fouet ces deux notions qui doivent certainement au sens de l’auteur se compléter et j’aimerais que l’on me l’explique en de termes très simples: la première notion « Ne place pas les besoins d’un autre avant les tiens, l’amour n’a rien à voir avec le sacrifice » moi je croyais justement qu’il faut se sacrifier c a d faire par exemple ce que l’on n’a pas envie de faire sur le moment pour faire plaisir à l’autre ou pour satisfaire l’autre (pas au point de commettre un crime non plus). Je me trompe ici dans cette conception de l’amour et du Sacrifice? La seconde notion que je ne comprend pas est: « Seule la personne de compassion celle qui honore la vérité est capable d’être pleinement elle même » comment comprendre ceci en de termes très simples SVP? Merci d’éclairer ma compréhension SVP? »

Livre « L’amour sans condition » de Paul Ferrini, édition Le Dauphin Blanc.

Ma conviction est que pour aimer pleinement, il est important de rester soi-même.

Et vous ? Quelle est votre vision de l’amour ?

Comment créer des relations de couple épanouissantes malgré vos difficultés de communication ?

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Comment écouter votre intuition ?

« L’Inde, mon Intuition et Moi »

Dans ce livre, Janic Losier raconte l’histoire d’un voyage en Inde qu’elle a entrepris à l’âge de 20 ans, majoritairement seule. Au fil de son récit, elle partage son histoire, des conseils pratiques et des inspirations.

Le fil conducteur est la connexion qu’elle entretient avec la voix de son cœur, en apprenant à lui faire confiance pour suivre la vie là où elle a décidé de l’emmener. Pour elle, la vie est bien orchestrée même quand nous croyons l’inverse et certaines expériences et situations sont des passages obligés.

Elle partage ses rencontres, son périple et les synchronicités qui lui ont permis de réaliser un voyage dont elle avait toujours rêvé. Elle raconte, par exemple, comment les choses se sont mises en place et lui ont permis de passer de 128,88 dollars à 6000 dollars sur son compte en quelques semaines avant la date de son départ.

Ce livre est une très belle lecture, qui permet de faire le pont entre la théorie présente dans de nombreux ouvrages et la réalité vécue sur le terrain, à l’écoute de son intuition et des signes de la vie.

image Inde

Chacun pourra sans doute se reconnaître dans les doutes qui l’habitent et pourra tirer des enseignements qui lui sont propres à travers le vécu qu’elle relate.

Elle évoque son dialogue intérieur  impliquant « Ouimais » qui représente son petit douteur (petit diable) et « Sijosais » son motivateur miniature (son petit ange). Elle les a nommé, dessiné et les a transformés en outils permettant de sortir de ses ruminations sans fins.

Quand ses deux petites voix font surface inlassablement et tiennent des discours différents, elle décide de parler à l’Univers.Elle lui dit ce qu’elle ressent et lâche prise pour qu’il fasse ce qu’il y a à faire.

«  Car ce que nous voulons et ce qui est bon pour nous représentent parfois deux mondes distincts. »

Mais cela ne l’empêche pas de persévérer dans ses actions pour se donner le plus de chance possible que ses rêves se réalisent.

Pour elle, quand la vie envoie un défi, ce n’est pas nécessairement un signe qu’il faille abandonner la route mais cela permet de se questionner en profondeur, afin de puiser la motivation nécessaire pour entreprendre le chemin.

« Quand j’écoute la vie juste en surface, je peux me tromper car j’ai l’impression qu’elle veut me lancer des défis pour vraiment arriver à m’écouter. Ce serait facile d’abandonner à chaque première culbute qu’elle m’impose. C’est facile d’interpréter un tout petit défi comme un prétexte pour changer, lâcher, abandonner. Parfois même si cela ne coule pas je dois persévérer. Il faut simplement que j’arrive à détecter les messages de mon senti intérieur. Quand dois-je continuer et quand dois-je abandonner ? »

 

écoute« Tout ce que vous voulez est de l’autre côté de la peur » Gregg Braden

Tout au long de son chemin, elle apprend à décoder ses messages internes et à suivre la voix du courage plutôt que celle de la peur.

Son intuition représente sa boussole de choix.

Elle relève de la pratique et de la connaissance d’elle-même. Ce sentiment peut se manifester très différemment d’une personne à l’autre, d’où l’importance pour chacun de déchiffrer son propre code pour bien se connaître.

Pour se fier à son intuition, il s’agit d’aiguiser son discernement en faisant la distinction entre les « vrais oui » et les non.

Comment ?
  • Apprenez à vous connaître. Rencontrez-vous pour comprendre le langage de votre intuition ;
  • Écoutez-vous et faites des choses qui résonnent, qui ont de l’intérêt pour vous, qui vous rendent heureux et vous paraissent justes. Suivez votre propre voie en vous sentant à votre place et en l’assumant ;
  • Identifiez et tentez de reconnaitre les messages de votre intuition véhiculés par votre corps. Observez les sensations de chaleur, picotements, frissons, cœur qui se sert, mal au ventre pour obtenir des références pour les prochaines expériences;
  • Revenez dans le temps et regardez les situations où vous avez dû faire des choix et prenez des indications pour ce qui constituait un « vrai oui » et un non. « Cette fois là j’avais senti que c’était non mais j’ai continué et paf ! Alors que je l’avais senti. » Observez le plus possible afin d’obtenir des références pour vos prochaines expériences. Repérez les signaux du oui et du non et exercez-vous;
  • Quand ce n’est pas un véritable oui mais plus un oui par peur de ne pas trouver autre chose ou de déplaire…ça ne fonctionne pas. Faire les choses dans la vie pour ces deux raisons apportent rarement un dénouement positif. La peur est un bien mauvais guide. Ne cédez pas à la panique;
  • Suivre le « grand oui » de votre intuition même si sur le moment cela n’a aucune logique;
  • Plus vous vous entrainez, plus la communication deviendra simple et efficace;
  • À certain moment, laissez-vous porter. Si vous êtes « pré…occupé », vous ne laissez pas de place à la vie pour agir et à votre intuition pour vous parlez;
  • « C’est l’ensemble des petits pas accumulés qui font la grande différence ». Une clé majeure dans la concrétisation d’un grand projet c’est de le décortiquer en étapes, une bouchée à la fois et tout devient possible !

Parmi les nombreuses prises de conscience, je retiendrai celles-ci :

Janic se rend compte en voyageant que les personnes qui forment le monde qui l’entoure sont différentes. Elles n’ont pas les mêmes attentes qu’elle. Il est difficile pour elle de ne pas les juger mais elle conscientise qu’elle fait fausse route en les jugeant et en voulant les changer mais qu’accueillir les autres dans ce qu’ils font pour eux-mêmes lui permet d’accepter qu’elle souhaite, pour sa part, faire différemment.

« Le voyage de ma vie comme celui de la vie des autres est un mélange de valeurs, de croyances, de désirs et d’aspirations. Ainsi l’expérience de chacun est différente et c’est ce qui en fait toute la beauté. Vivre et laisser vivre prend tout son sens. »

« Au cours de notre vie nous faisons des choix. Parfois excellents, parfois moyens et parfois mauvais. Il ne faut pas avoir peur de se tromper. Mais si nous réalisons que nous avons fait de mauvais choix, il faut trouver la force et le courage de changer malgré l’opinion des autres et celle que nous portons sur nous-mêmes. Nous avons toujours le pouvoir de changer les situations. Je suis responsable de mes choix à chaque instant et faire un choix par peur n’est vraiment pas la solution. »

Elle prend conscience que « c’est le voyage entre deux destinations qui est unique, beau et enrichissant. Ce ne sont ni le point de départ, ni celui d’arrivée qui font grandir ; c’est le passage entre les deux qui est transformateur. »

Elle évoque aussi l’importance d’être ouverte à la rencontre avec une personne au moment où elle se présente à elle car une fois ce moment passé, elle n’aura plus la possibilité de la rencontrer à nouveau et aura peut-être manqué une belle occasion de s’enrichir auprès de cette personne.

Cependant, malgré ce magnifique voyage, ses apprentissages, et la confiance acquise, elle n’en reste pas moins humaine et se laisse happer par le doute et par des moments d’angoisse.

« J’ai beau avoir écrit un livre sur la confiance en soi, avoir donné des conférences, aimer foncer dans la vie et être persévérante, je continue de cohabiter avec des doutes. Avec les années, j’ai tout simplement appris à les apprivoiser. Une des façons que j’ai trouvé pour m’aider à me calmer, c’est de déclarer ouvertement qu’en ce moment ça ne va pas et qu’un doute persiste. »

En somme, une belle leçon de vie qui donne foi en la vie et en sa sagesse intérieure.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Peut-on cultiver la joie ?

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« Je peux vous tomber dessus sans crier gare
je suis toujours intense
Je suis communicative
Je ne suis pas un plaisir solitaire
Je suis le moteur qui nous fait tous avancer »
qui suis-je ?

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La joie, nous explique le sociologue et philosophe Frédéric Lenoir dans l’un de ses derniers essais, est une émotion intense qui peut être suscitée par l’extérieur mais peut aussi venir de l’intérieur.

« Elle est plus profonde que le plaisir, éphémère et stimulé par l’extérieur, et plus concrète que le bonheur qui est un état d’être qui fait qu’on a trouvé un équilibre qui n’existerait pas sans plaisir ».

Mais si la joie se manifeste par son intensité et sa durée limitée ;
Peut-on la cultiver ? Y a t il des attitudes qui nous préparent à la joie ?

Frédéric Lenoir, va s’employer à nous montrer que l’on peut formuler une sagesse fondée sur la puissance de la joie qui nous permettrait de vivre dans un bonheur permanent. « Une sagesse qui assume toutes les peines de l’existence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer ».

« La Joie est une puissance vitale » écrit-il. C’est une quête plus profonde que le plaisir. Car la joie qui vient de l’intérieur peut être durable. Pour Frédéric Lenoir, elle est le fruit d’un travail continue sur soi.

En s’appuyant sur les enseignements de Spinoza Bergson ou Nietzsche, ainsi que sur les philosophies orientales, il nous indique les grandes voies qui selon lui mènent à la joie :

  • La connaissance de soi, ou « Devenir Soi » que Lenoir appelle « le travail de déliaison » par la libération des affects qui nous polluent,
  • qu’il fait suivre d’un « travail de reliaison » ; entendez par là comment se relier aux autres et au monde à la nature.. de façon plus juste,
  • Et enfin le lâcher prise, l’abandon de l’égo et du mental

La joie passe donc d’abord par un travail d’introspection, de discernement qui mène à la liberté intérieure.

Il s’agit de partir à la connaissance de soi, prendre conscience de ce qui nous convient, de ce que nous sommes vraiment, de découvrir notre nature profonde.

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Cette conscience de ce que nous sommes vraiment est vitale car souvent, « nous avons été parasité par des croyances en grandissant et avons développé des problèmes d’estime de soi ».

« On ne nait pas libre, on le devient » disait Spinoza, pour qui on atteint « la joie permanente lorsqu’on est libéré de la servitude de ses passions ». Pour lui, grâce à l’intuition, à la réorientation de notre désir, nous ne sommes plus mûs par notre inconscient, mais nous atteignons une joie absolue que rien ne peut atteindre. »

Cette liberté consiste à agir en fonction de notre nature propre et non plus des causes extérieures. « Plus on se libère de ce qui nous aliène, plus on est joyeux ». C’est donc un travail individuel.

Détour par les évangiles où selon Frédéric Lenoir, « Jésus, tout comme Spinoza, est le maître du désir.

Ce que Spinoza appelle « passion », Jésus l’appelle « péché » qui en hébreu veut dire « manquer sa cible », bien loin de la signification moralisatrice et culpabilisante que lui confère la théologie chrétienne ultérieure.

Dans les évangiles, l’optique de Jésus est d’atteindre une sagesse de la joie. Ainsi, Spinoza comme Jésus parlent de ce « qui nous fait grandir ou de ce qui nous diminue » et non « du bien et du mal », En ce sens, tous deux ne cherchent pas à diminuer le désir mais à le vivre pleinement et à le réorienter vers des personnes, des choses qui nous font grandir. »

Bergson, pour qui« le plaisir est une ruse que la nature a inventé pour la survie de l’espèce » pense que la joie est liée au processus créatif et à l’accomplissement de la vie.

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Pour Nietzsche, nous explique le sociologue, le principe de la joie est « tout ce qui augmente notre puissance vitale ». Comme Spinoza il pense que « la joie se cultive par un travail sur soi pour affirmer que tout ce qui nous porte vers la vie ce qui nous épanouit nous grandit ». En disant un oui inconditionnel à la vie « y compris sa part douloureuse et négative ».

Le second chemin vers la joie intérieure c’est aller vers les autres . Un chemin de communion et d’amour pour s’accorder au monde, ce que Frédéric Lenoir appelle le chemin de « reliaison » pour recréer des liens justes qui nous font grandir. Un chemin toujours fondé sur la réciprocité, où chacun exprime qui il est et où chacun souhaite le meilleur pour l’autre.

Souvent nous perdons la joie car nous nous posons beaucoup de questions nous ne savons plus très bien comment nous ajuster à l’existence. le mental l’égo les peurs… nous coupent des autres de la nature.. C’est donc dans un certain détachement que naît l’état dans lequel « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ».

Nous l’avons compris, Frédéric Lenoir adhère à l’idée que la joie n’est pas de l’ataraxie c’est à dire l’absence de souffrance prônée le bouddhisme ou les épicuriens.

« La sagesse c’est de consentir à la vie, à l’aimer comme elle est, à se réjouir de ce que l’on a et ne pas vouloir transformer le monde à tout prix selon ses propres désirs »

Bien au contraire, proche de la philosophie du Tao, il penche pour la joie qui passe par l’acceptation de la souffrance et des circonstances de l’existence, de la souplesse et de l’attitude que l’on a par rapport aux événements de notre vie.

 

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Cette joie retrouvée dans le lâcher prise, dans la souplesse la flexibilité par rapport aux épreuves et évènements de l’existence, c’est la joie d’une vie simple.

La joie parfaite existe bien !

C’est la joie de vivre, celle des enfants, que nous avons eu à la naissance et que nous avons perdu au fil du temps.

L’enfant est le modèle de la sagesse taoïste et des évangiles car il accueille la vie comme elle est et non plus comme l’adulte qui l’accueille comme il voudrait qu’elle soit. « La joie de l’enfance retrouvée, active et consciente, ne pourra disparaître.

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« Nous cherchons le bonheur à l’extérieur en permanence
alors qu’il se trouve à l’intérieur. »

Même si certains d’entre nous sont plus enclins à la manifestation de la joie, l’atteindre de façon durable est un travail sur soi. Ce n’est pas forcément un don inné c’est le fruit d’un chemin.
Ainsi, l’auteur identifie un certain nombre d’attitudes qui prédisposent à la Joie et que chacun de nous peut essayer de mettre en pratique.

10 attitudes pour prolonger la joie
  1. L’attention

Mettre nos sens en éveil. Être dans l’ici et maintenant. Être attentif à ce que l’on est en train de faire et ne plus laisser nos pensées vagabonder. L’attention permet de se reconnecter à ses sens à ses émotions.

Or, « la joie est souvent déclenchée par une expérience sensorielle » écrit Lenoir.  » Si vous êtes attentif à l’harmonie, aux formes, aux couleurs, aux bruits d’un paysage en pleine nature, il se peut que vous soyez envahis par une émotion de joie ». Ce qui a très peu de chance d’arriver si vous vous baladez dans cette même nature en pensant à la feuille de sécurité sociale que vous devez remplir.

  1. La présence

Si « l’attention nous éduque à la présence, … la présence ajoute de la qualité à l’attention. Cette dernière n’engage pas que nos sens mais tout notre être : nos sens notre cœur et notre esprit. « Elle consiste à accueillir avec générosité le réel, le monde, autrui » … et de poursuivre  » Ce qui fait la valeur d’une vie n’est pas la quantité de choses que nous y avons accomplies mais la qualité de présence qu’on aura placé dans chacune de nos actions ».

  1. La méditation

Comme exercice servant à développer nos qualités d’attention et de présence. Que ce soit quelques minutes par jour ou plus, la méditation permet de rester attentif à soi et au monde, de libérer des émotions. En savoir plus sur la pratique de la méditation.

  1. Confiance et ouverture du cœur

Lorsque l’on ferme son cœur pour ne plus souffrir on ne laisse plus de place aux émotions. Plus de souffrance donc mais plus de joie possible non plus, puisque cette porte fermée l’est aussi aux émotions positives. En fermant son coeur, « on s’interdit l’accès aux joies profondes de l’Amour ». Il ne s’agit pas d’abandonner son intuition et sa capacité de discernement en acceptant tout et n’importe quoi mais de refaire confiance à la vie, se faire confiance.
Ainsi, « La joie ne se cultive pas dans la pénombre, elle se déploie au grand jour au hasard de l’autre ».

  1. La bienveillance

Cultiver la bienveillance, car « la joie est le fruit d’un amour altruiste qui consiste à se réjouir du bonheur de l’autre ». Pour accéder à la joie, il faut donc faire fi des envies, des jalousies ressenties par beaucoup, notamment dans les sociétés occidentales, devant le succès des autres. Arrêter de se comparer, de se jauger mais au contraire se réjouir du succès des autres, voilà un des sentiers qui mène vers la joie.

  1. La gratuité

Avouons le ! Le gain financier, la reconnaissance, la réussite sociale sont au coeur de nos préoccupations. On ne fait rien sans rien.. on attend toujours quelque chose de l’autre, quelque chose en retour. Avant d’entreprendre une action, on se questionne pour savoir « a quoi cela va -t-il servir ? »

Or nous pouvons éprouver du plaisir et de la joie à donner.. ne serait-ce que de son temps.

Au sein de nos sociétés consuméristes « où l’idée de gratuité est en train de se pervertir, la joie survient souvent quand on n’attend rien, qu’on a rien à gagner ».

  1. La gratitude

Dans nos sociétés de libre expression où nous avons le luxe de pouvoir aisément nous plaindre du temps qu’il fait ou qu’il ne fait pas, nous avons souvent du mal à exprimer notre gratitude. Nous regardons plutôt le verre à moitié vide que le verre à moitié plein et nous focalisons nos pensées sur le manque et la pénurie plutôt que sur l‘abondance qui nous entoure.

La gratitude est un remerciement à la vie qui consiste à « savoir lui rendre ce qu’elle nous a donné ». « C’est un échange permanent », écrit Frédéric Lenoir et elle contribue à nous mettre en joie.

  1. La persévérance dans l’effort

Bergson pour qui les « grandes joies créatives sont toujours le fruit d’un effort » estime que  » l’oeuvre d’art qui n’est que conçue, le poème qui n’est que rêvé, ne coûtent pas encore de la peine. C’est la réalisation matérielle du poème en mots, de la conception artistique en tableau qui demande un effort. L’effort est pénible mais précieux, plus précieux encore que l’oeuvre où il aboutit, parce que grace à lui, on a tiré de soi plus qu’il n’y avait, on s’est haussé au-dessus de soi-même ».

En résumé, « la réalisation d’un projet une fois les obstacles surmontés est presque toujours source de joie ».

  1. Le lâcher prise et le consentement

Abandonner le contrôle comme le prone la sagesse taoïste.  » Prendre de la distance du détachement et ne pas chercher à modifier le cours des événements, d’accepter la vie.  »

« Ego et mental sont notre kit de survie » dit Frédéric Lenoir.

L’Ego, ce sont les attirances et les répulsions que nous éprouvons face à des personnes ou des situations. L’égo a une fonction de survie que l’éducation va nous permettre de maîtriser a travers le discernement et les expériences… il est aussi le support de nos émotions.

Le mental, c’est le logiciel de la pensée qui nous aide à rationaliser expliquer justifier des situations qui nous blessent par exemple.

« Il faut lâcher le mental et ne plus s’identifier à l’égo ». Il ne s’agit pas de les supprimer mais ne plus les laisser commander. Car selon Frédéric Lenoir, « ils ont établi un filtre entre nous et le réel et nous privent de l’accès à la joie active. En revanche, il faut tenter de laisser plus de place à la raison et à l’intuition à travers le lâcher prise. »

C’est le chemin vers soi qui conduit à la libération du moi, de la fausse identité de l’égo et à la connaissance intuitive où la dualité n’a plus de raison d’être.

  1. La jouissance du corps

Corps et esprit sont indissociables.. Du moins sur ce plan ci.

Outre les qualités sensorielles développées par l’attention et la présence il est nécessaire de « garder le corps en bonne santé pour l’unir à l’esprit ». Dansez, sautez…. ou tout simplement pratiquez une « marche consciente« , (en pleine nature si possible), des relations sexuelles épanouissantes mais aussi une nutrition saine, une bonne qualité de sommeil. Ce sont des conditions essentielles à l’éclosion de la joie.

Article Cati Capponi, caticapponi.com

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Lire La Puissance de la Joie de Frédéric Lenoir

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Techniques de visualisation créatrice

…la puissance de la pensée par Shakti Gawain

Dans son ouvrage, Gawain évoque le « paradoxe spirituel » qui empêche certains de mettre en place la visualisation créatrice de manière consciente.Nombreuses personnes qui s’intéressent au développement personnel et spirituel s’y confrontent.

Pour certains, tout est parfait, il convient d’essayer de lâcher prise, de faire confiance sans essayer de changer quoi que ce soit ; «Être ici et maintenant sans attachement ni désir ».

Pour d’autres, l’individu crée sa propre réalité et peut, par le contrôle de ses pensées et la redirection de celles-ci vers ses objectifs profonds, l’influencer en vue de manifester ce qu’il désire vraiment.

Pour l’auteur, ce paradoxe n’existe pas car il n’y a aucune contradiction entre ces deux manières de percevoir la réalité et elles sont mêmes complémentaires.

Sa vision est que la plupart des individus ne sont plus connectés à leur « Grand Soi » et coupés de qui ils sont vraiment, se sentent démunis. Ce sentiment les pousse à faire de « gros efforts pour obtenir un certain degré de contrôle et de pouvoir sur leur univers ». Ressentant un certain manque, ils s’attachent émotionnellement à des éléments extérieurs (objets, individus, situations). En constatant les échecs, quelques-uns s’interrogent et se rendent compte « qu’il doit y avoir autre chose ». Et c’est en cherchant « cette chose » que l’individu s’éveille à sa voie spirituelle.

C’est ici, que bien souvent, émerge la première leçon. « Se libérer des attachements, arrêter de lutter, de faire tous ces efforts, d’atteindre ses fins par la manipulation du monde extérieur ». L’être prend conscience qu’il va bien lorsqu’il « est » et accepte le monde sans vouloir le changer. Quand cette leçon est « acquise », la porte est ouverte au « Grand Soi » et « le réservoir illimité d’amour, de sagesse et d’énergie » rempli le vide intérieur. La prise de conscience que l’individu crée sa propre vie émerge et suscite l’envie de donner naissance à des expériences choisies.

Selon l’auteur, le lien qui unit chaque personne à son « Grand Soi » est à double sens. D’une part d’une manière réceptive ; par la méditation, elle approche l’intuition. Le dialogue peut alors s’installer. Par ailleurs, de façon active ; en décidant de ce qu’elle veut créer. Il est important que le lien soit entretenu dans les deux sens.

La visualisation créatrice devient alors un outil précieux. Cependant, celui qui n’a pas atteint cette prise de conscience peut utiliser la visualisation créatrice pour l’imaginer, et se voir vivre l’instant présent, uni à sa Source. Pour se faire, l’exercice proposé est d’imaginer de la lumière emplissant le cœur et rayonnant de plus en plus loin.

« La visualisation créatrice c’est la puissance naturelle de l’imagination. » Toute personne y a recours consciemment ou non, à chaque instant.

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« Pour vivre une expérience, il faut d’abord la rêver ».

Toute création est d’abord précédée d’une idée ; comme pour l’architecte qui dessine une maison avant de lui donner vie.  Une idée mobilise de l’énergie qui « tendra à attirer et à créer la forme correspondante sur la plan matériel ».

« L’imagination est l’aptitude à créer dans l’esprit une idée ou une image mentale. »

La visualisation créatrice c’est l’imagination qui permet de créer une image précise de ce que la personne désire voir se produire.

Pour Gawain, certains éléments sont indispensables à la manifestation des désirs les plus profonds. Ces derniers dépendent de chacun et émanent de ce qui paraît juste à chaque personne au moment présent. Certaines questions sont donc à se poser :

  • À l’heure d’aujourd’hui, est-ce que je désire vraiment atteindre ce but ?
  • Crois-je possible d’atteindre ce but ?
  • Suis-je totalement prêt à vivre/recevoir cela ?

Si ce n’est pas le cas, la visualisation créatrice sera compliquée car la porte est ouverte à de nombreux sentiments contradictoires. L’objectif doit résonner parfaitement, être en harmonie avec la personne, au moment présent.

La visualisation créatrice peut être utilisée pour tous les domaines de la vie. De la possession d’un objet à un changement de situation personnelle, à l’amélioration des relations, de la santé… Toutefois elle ne peut jamais être utilisée pour « contrôler le comportement d’une personne ou forcer qui que ce soit à agir contre son gré ». Ce serait ignoré la loi du karma selon laquelle toute pensée, parole et action envoyée dans l’Univers revient comme un « boomerang ».

Selon cette même loi, l’homme attire à lui ce à quoi il pense le plus, ce à quoi il croit avec le plus de conviction, ce qu’il souhaite le plus profondément et imagine avec le plus de force… quelle que soit cette pensée.

Il convient de rappeler que processus de changement ne se produit pas de façon superficielle sur la seule base de la pensée positive. Il implique « l’exploration, la découverte, la modification des attitudes les plus fondamentales envers la vie. » Il a fallu toute une vie à chaque personne pour construire l’Univers tel qu’elle le vit, il est normal qu’il ne change pas instantanément.

« Exprimez vos désirs clairement et vos souhaits ne peuvent qu’être exaucés ».

Processus d’utilisation de la pensée créatrice consciente selon Shakti Gawain:

  1. Fixez-vous un but. Créez une image ou une idée claire. Pensez à quelque chose qui vous ferait plaisir, quelque chose de facile et simple à imaginer. Au début, commencez par des objectifs auxquels vous pouvez croire facilement et que vous pouvez atteindre dans un avenir proche pour limiter les résistances négatives de l’égo. Savoir ce que vous voulez vraiment est l’étape la plus difficile.
  2. Installez- vous confortablement, assis ou couché, dans un endroit calme, où vous ne risquez pas d’être dérangé. Détendez complètement votre corps (des orteils à la tête, pensez à détendre chaque muscle), respirer profondément, lentement avec votre ventre. Comptez de 10 à 1 en ressentant votre corps se détendre de plus en plus, au fur et à mesure que vous comptez.
  3. Lorsque vous êtes profondément relaxé, imaginez ce qui vous fait plaisir dans ses moindres détails. Tout se déroule comme vous le souhaitez. Cette expérience doit être agréable.
  4. Tout en gardant à l’esprit l’image ou l’idée, formulez mentalement une affirmation positive (à haute voix si vous préférez) ou plusieurs. Elles sont très importantes. Elles doivent être rédigées au présent (sans aucun doute que cela est déjà là), et surtout vous correspondre totalement. Les affirmations provenant de maîtres spirituels ont une grande puissance.
  5. Terminer toujours la séance en disant fermement : « Ce désir ou quelque chose de mieux encore, se réalise maintenant pour moi de la manière la plus satisfaisante et harmonieuse, et pour le plus grand bien de tous. »
  6. Ne résistez pas aux doutes ni aux pensées contradictoires. Ne les empêchez pas, cela leur donnerait de la puissance. Laissez-les traverser votre conscience, puis reprenez vos images et affirmations positives.
  7. Cela peut durer cinq minutes comme une demi-heure. À faire Quotidiennement. De préférence le soir, juste avant de s’endormir ou le matin au réveil car l’esprit et le corps sont très détendus et réceptifs.
  8. N’essayez pas de comprendre ni d’imaginer comment les choses vont se passer.
  9. « Continuer cette pratique jusqu’à ce que vous réussissiez ou que votre désir vous quitte. Souvent, les buts changent avant d’être réalisés. Si un désir ne représente plus d’intérêt à vos yeux, cela signifie qu’il est peut-être temps de remettre à jour vos objectifs. Si un but n’a plus d’intérêt, enterrez le passé et repartez d’un nouveau pied, cela évitera tout sentiment d’échec face à ce qui n’est qu’un changement de désir. Quand votre cible est atteinte, accordez vous de l’appréciation. Remerciez l’Univers d’avoir exaucé vos vœux. »

La majorité des échecs sont dus à une conception limité de ce à quoi chacun à droit et repose sur la croyance que les ressources sur Terre sont limitées. Le mérite est aussi souvent remis en question. Ouvrir sa conscience, à l’aide de la visualisation créatrice et des affirmations,  à l’abondance, l’acceptation et à l’estime de soi permet des miracles.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

Pour aller plus loin :

livre Techniques de visualisation créatrice

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Compostelle, une expérience symbolique

Les jours se suivent, totalement différents les uns des autres. Les paysages de chacune des étapes sont très diversifiés, donnant la sensation d’être dans un nouveau pays chaque jour.

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Les histoires de vie de chacune des personnes croisées sont particulières. Il règne sur ce chemin, emprunté par des millions de personnes, une énergie étonnante qui pousse à avancer. Chacun encouragé par la motivation, les croyances et les défis qui lui sont propres.

Il existe toutes sortes de pèlerins : celui qui marche contre la montre et réalise deux étapes par jour ; l’autre qui abandonne au bout de quelques semaines ; celui qui prend son temps et s’arrête pour flâner, dessiner, méditer ; la personne qui, le casque fixé sur le crâne, est dans sa bulle et ne regarde pas autour d’elle ; celui qui marche seul ; l’autre en groupe ; la personne qui marche dans l’intention d’exhiber fièrement son attestation de réussite ; celle qui fait une étape de temps en temps ; la personne qui fuit le contact ; celle qui dort en gîte ; l’autre à l’hôtel ; celui qui a « déjà fait Compostelle » plusieurs fois et par plusieurs chemins ; mais aussi le novice ; le croyant ;  l’aventurier ; le lève-tôt ; le sportif ; le fêtard… Il existe autant de pèlerins que de personnes qui empruntent un chemin.

Il n’y a pas de bonne manière, ni de bon rythme. Chacun fait sa route en adéquation avec qui il est. Après la marche, l’installation au gîte et la douche, certains font la sieste, d’autres lisent ou utilisent Internet et la plupart se regroupent et partagent des moments forts. Ceci explique les larmes qui coulent sur les joues des pèlerins qui se séparent devant la cathédrale de « Santiago de Compostela ».

En mode randonneur, il n’y a aucune distinction, aucune « classe sociale ». Il est fort probable que dans la vie de tous les jours, je n’aurai jamais côtoyé les « inconnus » avec qui j’ai partagé cette extraordinaire expérience.

La marche devient une addiction. Mon corps se dépense et mon mental prend l’air. La sérénité et le détachement qui émanent de plusieurs semaines de marche consécutives sont surprenants.

Le chemin est pavé d’une énergie positive spécifique. Les nombreux « buen camino » lancés par les habitants des hameaux croisés en rue, ou d’autres pèlerins,  les sourires et bons vœux des différentes rencontres m’ont accompagnée tout au long des kilomètres. Il demeure des endroits particuliers où des messages, des symboles, des rencontres poussent à l’introspection.

Suivre des flèches, se laisser guider vers l’étape suivante sans savoir ce qui s’y trouve et comprendre que la vie fait de même à l’aide de signes, tous les jours.

Prendre conscience que mon corps me parle et être à l’écoute de ses messages.

M’autoriser à être vulnérable, à être moi-même et à m’affirmer quand je n’ai pas envie de suivre le mouvement.

Admettre que l’autre me renvoie un miroir et en apprendre sur moi.

Me délester du superflu et apprécier chaque petit bonheur comme le délice d’une douche chaude. Profiter du moment présent, avancer et laisser la journée de la veille derrière moi. Faire confiance à la vie et recevoir des preuves que ce qui doit se trouver sur ma route s’y trouve.

Faire des choix : celui des étapes, du nombre de kilomètres, du nombre de jours, de mon entourage. « El camino » est une expérience fabuleuse ; c’est un magnifique parallèle de ce qu’est la vie réelle.

Ce n’est pas la destination finale qui importe mais chaque pas, chaque étape, chaque jour. L’objectif, le but poursuivi fait avancer et donne du sens mais savourer chaque instant, chaque rencontre, chaque échange, chaque paysage, donne de la valeur, de la joie à la vie.

J’ai compris en arrivant devant la cathédrale que ce n’était pas ce moment que j’étais venue chercher, mais tous ceux qui m’ont fait arriver jusque là.

 « El camino te da lo que pides ». Le chemin te donne ce que tu lui demandes. Avant d’entamer mon périple, j’ai rédigé une liste d’intentions, ce que je souhaitais que m’apporte le chemin.  Les réponses ont été au-delà de mes espérances.

Il n’y a pas un chemin vers Compostelle,  il en existe autant que de personnes qui le font. Chacun y trouvera des réponses différentes.

 « Tu vas avoir l’impression que rien n’a changé mais ce sont les couches du dessous qui se sont transformées et tu en verras l’impact plus tard ».

En effet, Compostelle a changé qui je suis, en profondeur et donc ma vie. Mais surtout ne me croyez pas, faites en l’expérience ! Quelqu’un vous attend sur ce chemin !

Compostelle 2« Nous ne connaissons pas la valeur d’un moment jusqu’à ce qu’il devienne un souvenir »

Et vous avez-vous vécu une expérience transformatrice ? Venez nous la raconter dans les commentaires.

Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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