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4 piliers pour développer votre intelligence émotionnelle

 

L’intelligence émotionnelle, c’est quoi ?

Dans le courant des années 1990, Salavey et Mayer réalisent des travaux sur ce que l’on nomme l’intelligence émotionnelle. Ils la définissent comme étant

« la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes ».

L’intelligence émotionnelle désigne selon eux

« l’habilité à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres ».

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Deux formes d’intelligence :

Depuis longtemps, nous avons considéré que le quotient intellectuel était un élément pouvant prédire la réussite d’une personne comme les tests d’Alfred Binet.

Goleman introduit l’intelligence émotionnelle comme étant une combinaison du rationnel et de l’émotionnel. L’individu trouverait ainsi les conditions de son épanouissement.

Quels sont les apports de l’intelligence émotionnelle  ?

  • Compréhension de vos émotions
  • Maîtrise de vos émotions et impulsions
  • Compréhension des émotions d’autrui et comment y réagir
  • Inspiration et influence sur autrui
  • Développement des émotions et gestion des conflits

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L’intelligence émotionnelle peut se développer :

N’étant pas innée, elle se développe avec le temps et on peut l’apprendre via la thérapie ou une formation.

Testez votre quotient émotionnel

Daniel Goleman a imaginé un test amusant (et sans valeur scientifique) qui permet de mesurer votre quotient émotionnel (QE). Cochez une réponse par question puis reportez-vous aux réponses pour comptabiliser vos points.

1. Votre avion est secoué comme un prunier. L’hôtesse annonce: « Nous traversons une zone de fortes turbulences ». Que faites-vous?

a) Vous continuez à bouquiner ou à regarder le film comme si de rien n’était.
b) Vous observez du coin de l’œil le personnel de bord et relisez la feuille d’instruction « en cas d’urgence. »
c) Vous faites un peu de a) et de b).
d) Vous n’en savez rien. Vous n’avez jamais prêté attention à ça.

2. Vous êtes au parc avec une bande d’enfants de 4 ans. Une fillette pleure parce que les autres ne veulent pas jouer avec elle.

a) Vous les laissez se débrouiller.
b) Vous discutez avec elle: comment pourrais-tu faire pour que les autres t’acceptent dans leurs jeux?
c) Doucement, vous lui dites: « Voyons, me pleure pas. »
d) Pour la distraire, vous lui lancez: « Viens! On va jouer à autre chose. »

3. Vous espériez avoir la note 6 au lycée, vous n’avez qu’un 4.

a) Vous faites des plans pour vous améliorer.
b) Vous prenez la résolution de faire mieux.
c) Vous pensez: tant pis pour cette matière, j’excelle dans les autres!
d) Vous allez voir le prof et râlez pour qu’il vous mette une meilleure note.

4. Vous vendez des assurances. Après 15 appels, vous faites chou blanc. Découragé, vous vous dites:

a) C’est un sale jour, demain ça ira mieux.
b) Qu’est-ce qui cloche avec moi pour que j’aboutisse à tous ces refus?
c) Je vais essayer quelque chose de nouveau pour mes prochains appels.
d) Je vais changer de boulot.

5. Vous êtes manager. Lors d’une réunion, un employé se permet une blague raciste.

a) Vous ignorez – après tout, ça n’est qu’une blague.
b) Vous faites venir la personne dans votre bureau et la réprimandez.
c) Devant tout le monde, vous faites immédiatement remarquer qu’ici, on ne fait pas ce genre de blagues.
d) Vous suggérez à l’employé de suivre un cours de formation sur le thème des diversités ethniques.

6. Votre ami est fou furieux parce qu’un chauffard lui a coupé la route.

a) Vous lui dites de ne pas en faire tout un plat et d’oublier.
b) Vous mettez sa cassette favorite pour le distraire.
c) Vous renchérissez et l’aidez à sortir toute sa haine du chauffard.
d) Vous dites que ça vous est aussi arrivé, mais qu’après coup vous vous êtes rendu compte que la voiture se rendait aux urgences.

7. Scène de ménage dévastatrice.

a) Vous faites une pause de vingt minutes pour vous calmer, avant de reprendre la discussion.
b) Vous coupez la discussion sans vous troubler et ne répondez pas aux provocations.
c) Vous vous excusez et demandez à votre partenaire d’en faire autant.
d) Vous prenez un instant de réflexion intérieure pour récapituler aussi objectivement que possible vos griefs.

8. Vous dirigez un groupe qui doit résoudre un problème.

a) Vous tirez votre agenda pour que chacun vienne avec les meilleures solutions dans les meilleurs délais.
b) Vous prenez du temps pour que chacun fasse connaissance.
c) Vous demandez à chacun quelles sont ses idées, pendant qu’elles sont encore fraîches.
d) Vous mettez sur pied un brain-storming: toutes les solutions qui passent par la tête des gens sont bienvenues.

9. Votre fils de 3 ans est hypersensible, il craint nouveaux endroits et personnes depuis sa naissance.

a) Il est timide: il faut le protéger.
b) Allons voir un psy pour enfant.
c) Vous l’exposez à ce genre de situations pour qu’il domine sa peur.
d) Vous l’entraînez très progressivement à faire face à des situations de ce type.

10. Vous voulez vous remettre à l’instrument de musique que avez négligé dans votre enfance.

a) Vous vous y attelez chaque jour, pour des exercices.
b) Vous choisissez d’abord des morceaux à votre portée.
c) Vous vous y mettez seulement quand vous en avez envie.
d) Vous choisissez des morceaux difficiles, que vous finissez par maîtriser.

Calculez votre QE:
  • Q1: Toutes les réponses sont bonnes, sauf D, qui montre que vous êtes inconscient de vos réponses sous stress. A=20, B=20, C=20, D=0
  • Q2: B est la meilleure réponse. Vous savez utiliser les crises pour en tirer le meilleur parti. A=0, B=20, C=0, D=0
  • Q3: A est la meilleure réponse. La volonté d’élaborer un plan est preuve de self-motivation. A=20, B=0, C=0, D=0
  • Q4: C est la meilleure réponse, un signe d’optimisme, de persévérance et d’imagination. A=0, B=0, C=20, D=0
  • Q5: C est la meilleure réponse. Vous êtes très clair sur ce qui est socialement permis au sein de l’entreprise. A=0, B=0, C=20; D=0
  • Q6: D est la meilleure réponse. Vous êtes capable tout à la fois d’empathie et de calmer la situation en modifiant les points de vue. A=0, B=5, C=5, D=20
  • Q7: A est la meilleure réponse. 20 minutes sont physiologiquement nécessaires pour que corps et cerveau se calment et redeviennent cool. A=20, B=0, C=0, D=0
  • Q8: B est la meilleure réponse. Le travail en groupe est plus créatif si l’harmonie règne. A=0, B=20, C=0, D=0
  • Q9: D est la meilleure réponse. Vous ne placez pas les gens devant des défis qu’ils sont incapables de relever. A=0, B=5, C=0, D=20
  • Q10: B est la meilleure réponse. Vous savez mêler apprentissage et plaisir, ce qui donne les meilleurs résultats. A=0, B=20, C=0, D=0

Faites votre total…

Avec 200 points, vous avez un QE maximum. Avec 100 points, vous avez la moyenne. En dessous, vous avez du chemin à faire.

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Le modèle de Goleman :

Inspiré par les travaux de Salovey et Mayer, il réalise ses recherches et fait intervenir 4 concepts :

  1. Conscience de soi : capacité à comprendre ses propres émotions, les identifier et les utiliser pour prendre une décision.
  2. Maîtrise de soi : maitriser ses émotions et s’adapter face à une situation concrète.
  3. Conscience sociale : capacité à repérer et à réagir aux émotions d’autrui.
  4. Gestion des relations : capacité à influencer autrui en visant leur développement mais aussi à mieux gérer les conflits.

Mettez en pratique ces 4 piliers pour développer votre intelligence émotionnelle :

1. Nommer vos émotions : il est essentiel de pouvoir reconnaitre les émotions lorsqu’elles se manifestent. Les principales émotions sont la joie, la tristesse, la peur et la colère. Ces émotions sont plus larges car elles s’expriment avec différentes intensités.

Cliquez ici pour le tableau des émotions. Celui-ci  vous permet d’approfondir les émotions et leurs ressentis ainsi vous aurez une conscience plus aigüe de vous-même en apprenant à nommer précisément ce qui se passe en vous.

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2 . Observer vos comportements pour développer votre intelligence émotionnelle. Il faut prendre le temps de s’observer, s’écouter et comprendre comment on réagit dans une situation ou dans une autre et si ça varie en fonction d’autrui. Une émotion se manifeste par un comportement et une réaction. Ainsi vous découvrirez votre mode de fonctionnement en pouvant anticiper vos réactions et en choisissant la réaction la plus appropriée à la situation.

3. Faire preuve d’empathie envers autrui : l’intelligence émotionnelle c’est également être en mesure de connaitre et de gérer les émotions d’autrui. Cela suppose une écoute attentive de l’entourage. Vous serez attentif par exemple aux ressentis, aux paroles, aux comportements. Cela conduit à une meilleure relation.

4. Exprimer vos émotions : même si cela peut être difficile cela permet de développer l’intelligence émotionnelle car vous allez les contrôler et de plus en les exprimant, votre interlocuteur aura tendance à se dévoiler, à exprimer ses propres émotions.

Quelle est votre émotion en ce moment ? Partagez la dans les commentaires.

 

BIBLIOGRAPHIE :

Article Céline Scholl

 

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Chronique du livre « L’âme du monde »

L’âme du monde de Frédéric Lenoir

Ce récit est une merveille. Facile à lire, truffé de métaphores, anecdotes, histoires et citations…Toutes empreintes d’une profonde sagesse.

Huit sages, représentants des principales traditions philosophiques et spirituelles de l’humanité, venus des quatre coins du monde sont appelés par le « karma » à se retrouver dans un monastère bouddhique au Tibet.  Ils sont amenés à dépasser leurs différences pour formuler, ensemble, les fondements universels de la sagesse humaine à transmettre aux générations suivantes.

Ils constatent rapidement qu’au-delà des fortes divergences théoriques,  et de leurs perceptions différentes de « la force mystérieuse et bonne qui maintient l’ordre du monde », il existe de nombreux points communs dans leurs manières de vivre la spiritualité.

Ils sont tous convaincus que la vie est capitale et que les pensées et les actes déterminent non seulement le bonheur sur terre mais aussi la vie future de l’esprit après la mort du corps physique.

« C’est comme les montagnes. Chacune est un sommet qu’on peut gravir. Mais à quoi sert de les comparer ? Chaque sommet est beau et chaque chemin est riche d’enseignements. Chaque sentier est fait d’obstacles à surmonter et laisse découvrir des paysages magnifiques. Ce qui compte, ce n’est pas de gravir cette montagne, ou bien celle-ci, ou bien encore celle-là, mais de parcourir le chemin. Et de le faire avec attention, avec persévérance, avec le cœur ouvert et l’esprit vigilant. Ce n’est pas le nom du sommet que nous avons gravi qui nous transforme, mais la présence et l’amour que nous avons mis dans la marche. Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins. »

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Ils s’accordent sur 7 clefs de sagesse :

Le sens de la vie

La plupart des malheurs de l’humanité viennent du fait que bien des hommes ne se sont jamais interrogés sur la signification de leur existence et vivent inconsciemment au gré de la satisfaction immédiate de leurs pulsions et de leurs besoins matériels.

Interrogez-vous sur le sens de votre existence :

  • Pourquoi êtes-vous sur Terre ?
  • Qu’avez-vous à réaliser ?
  • Les événements qui vous arrivent ont-ils une signification ?
  • Comment nourrir votre âme autant que votre corps ?
  • Qu’est-ce qui est important pour vous et ce qui ne l’est pas ?
  • Comment être pleinement vous-même et être utile aux autres ?
  • Comment réussir votre vie en regardant derrière, le cœur serein ?

 « Cheminez sur votre voie, celle qui est bonne pour vous, celle qui vous est destinée et réjouira votre cœur ».

L’âme a faim et soif. Faim d’accomplir sa vocation profonde, celle que chacun porte en lui. Et soif d’une totale harmonie intérieure et d’une profonde union avec le monde. La grande ambition qui doit guider votre vie c’est d’être la meilleure version de vous-même.

Selon ces sages, le sens de la vie est d’apprendre à être bien au-delà de ce que vous possédez, des objets et des personnes qui vous donnent du plaisir, des événements qui surviennent. « C’est de découvrir que le bonheur et le malheur sont à l’intérieur de vous et non dans les choses ou les événements extérieurs. »

Le corps et l’âme

Le corps physique et le corps émotionnel sont dirigés par l’âme spirituelle, l’esprit. Pour fonctionner correctement, les trois doivent être en entente parfaite.

Pour votre corps physique :

  • Apprenez à le connaître et à en prendre soin ;
  • Alliez les exercices souples (yoga) et toniques (course) ;
  • Ne dépassez pas les limites de votre corps;
  • Donnez-lui le repos nécessaire, différent pour chaque individu ;
  • Nourrissez-le avec une alimentation variée, équilibrée et adaptée à vos besoins ;
  • Respirer ;
  • Aimez votre corps, donnez-lui du plaisir, soyez attentif à lui.

Pour votre corps psychique :

Invisible pour les yeux, vous sentez son existence à travers votre sensibilité, vos émotions, vos états d’âme. C’est l’intermédiaire entre le corps physique et l’esprit.

  • Apprenez à vous connaître. Faites un travail d’introspection.
  • Comprenez vos émotions :
    • Pourquoi fonctionnez-vous ainsi ?
    • Qu’est-ce qui suscite chez vous de la colère ? De l’envie ? De la nostalgie ?…
    • Pourquoi retombez-vous dans les mêmes travers ? Qu’est-ce qui vous met de bonne humeur ?…

Pour votre âme spirituelle, votre esprit :

C’est un don précieux, c’est « une parcelle infime de l’Âme du monde ». Elle s’incarne dans l’intelligence et dans le cœur. C’est elle qui détermine le meilleur chemin à suivre en fonction du but à atteindre.

  • Nourrissez-vous de la beauté du monde et de la nature ;
  • Nourrissez-vous de connaissance, d’études, de savoir ;
  • Ayez des relations aimantes, des échanges désintéressés, faites des dons de vous-même.

Pour favoriser l’entente entre le corps physique, psychique et l’âme, la meilleure pratique est la méditation.

La vraie liberté

« On ne naît pas libre, on le devient »

L’homme crée lui-même sa prison intérieure avec ses peurs, son caractère, ses pulsions, ses habitudes, ses émotions. Et il est le seul à pouvoir s’en libérer.

Et la libération passe par la connaissance de soi.

  • Observez vos réactions, vos réflexes spontanés, vos mauvaises habitudes.
    • Quels sont vos besoins ?
    • Vos motivations ?
    • Vos attirances ?
    • Vos répulsions ?
    • Vos addictions ?
    • Quelles sont les causes de vos émotions fortes ?
  • Passez au crible tout ce qui vous a été transmis pour en vérifier le bien-fondé. Remettez en cause de manière constructive votre héritage familial et culturel.
  • Apprenez à vous maîtriser. Cela exige connaissance et volonté.

« Si le monde vous apparaît triste ou hostile, transformez votre regard et il vous apparaîtra autrement. »

L’amour

« L’égo veut prendre et dominer. L’amour lui apprendra qu’il y a plus de bonheur à donner et à servir ».

L’amour vous fait comprendre que vous ne pouvez pas être heureux sans les autres et que vous êtes faits pour la relation. Le dépassement de votre égo est source de joie.

Vous reproduisez dans vos relations amoureuses le conditionnement affectif de votre petite enfance. Si vous ne vous aimez pas vous-même, que vous n’avez pas découvert de manière juste que vous étiez aimables, vous aurez du mal à aimer de manière juste. Votre amour sera toujours dévié par la blessure de votre cœur.

Aimer de manière libre et non conditionnée passe par la connaissance de soi et la connaissance des différents visages de l’amour, bien différent de la passion amoureuse.

« L’amour universel transforme notre façon d’être et de vivre. Il n’y a plus étranger ni lointain »

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Les qualités à cultiver et les poisons à rejeter

Nourrissez en vous ce qu’il y a de bon et de lumineux et affamez ce qui est mauvais, négatif, obscur.

Cultivez l’émerveillement, l’effort, la douceur, la gaieté, la foi et la confiance, la générosité, le courage et la force, la bienveillance et la bonté, l’esprit de vérité, la souplesse, la justice, l’humilité, le contentement et la sobriété, la gratitude, la prudence, patience, l’esprit de service, le pardon et la tolérance.

L’art de vivre

Vivre est un art. Il faut apprendre à vivre. Adoptez les attitudes justes en fuyant les extrêmes.

Voici quelques attitudes recommandées :

  • Concevez les relations aux personnes et aux choses comme un « juste équilibre entre attachement et détachement ». Profitez de ce que la vie vous donne d’agréable mais ne vous y attachez pas de manière excessive.  « La possessivité est un poison mortel ».
  • Gardez à l’esprit que tout est impermanent, éphémère et que rien ne vous appartient.
  •  « Le recueillement est la respiration de l’âme ». Pour entendre votre intuition, vous avez besoin de silence.
  • Faites attention à vos pensées, à vos paroles et à vos actions.
  • Faites un effort pour avoir des actes et un mode de vie en cohérence avec vos pensées, paroles. Demandez-vous tous les soirs si vous avez agi conformément à vos convictions, intentions et principes de vie.
  • Vivez l’instant présent. Entrainez-vous à vivre ici et maintenant et à être présent à tout ce que vous faites.

 

L’acceptation de ce qui est

Vous n’aimez ce qui vous arrive ? Commencez par  accepter la situation telle qu’elle est et mettez ensuite en œuvre ce qu’il est possible de faire pour la changer. Lâchez prise sur ce qui ne dépend pas de vous.

«  Ce ne sont pas les éléments extérieurs qu’il faut chercher à changer mais nos pensées et nos croyances qui conditionnent en  grande partie ce qui nous arrive. »

Conclusion :

« La sagesse est ouverte à tous. Elle se donne gratuitement. Il suffit de la désirer. Et toute la vie t’apparaîtra comme ce qu’elle est : un voyage initiatique. »

Pour aller plus loin :

Livre « L’âme du monde » de Frédéric Lenoir

couverture livre l'âme du monde

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Comment écouter votre intuition ?

« L’Inde, mon Intuition et Moi »

Dans ce livre, Janic Losier raconte l’histoire d’un voyage en Inde qu’elle a entrepris à l’âge de 20 ans, majoritairement seule. Au fil de son récit, elle partage son histoire, des conseils pratiques et des inspirations.

Le fil conducteur est la connexion qu’elle entretient avec la voix de son cœur, en apprenant à lui faire confiance pour suivre la vie là où elle a décidé de l’emmener. Pour elle, la vie est bien orchestrée même quand nous croyons l’inverse et certaines expériences et situations sont des passages obligés.

Elle partage ses rencontres, son périple et les synchronicités qui lui ont permis de réaliser un voyage dont elle avait toujours rêvé. Elle raconte, par exemple, comment les choses se sont mises en place et lui ont permis de passer de 128,88 dollars à 6000 dollars sur son compte en quelques semaines avant la date de son départ.

Ce livre est une très belle lecture, qui permet de faire le pont entre la théorie présente dans de nombreux ouvrages et la réalité vécue sur le terrain, à l’écoute de son intuition et des signes de la vie.

image Inde

Chacun pourra sans doute se reconnaître dans les doutes qui l’habitent et pourra tirer des enseignements qui lui sont propres à travers le vécu qu’elle relate.

Elle évoque son dialogue intérieur  impliquant « Ouimais » qui représente son petit douteur (petit diable) et « Sijosais » son motivateur miniature (son petit ange). Elle les a nommé, dessiné et les a transformés en outils permettant de sortir de ses ruminations sans fins.

Quand ses deux petites voix font surface inlassablement et tiennent des discours différents, elle décide de parler à l’Univers.Elle lui dit ce qu’elle ressent et lâche prise pour qu’il fasse ce qu’il y a à faire.

«  Car ce que nous voulons et ce qui est bon pour nous représentent parfois deux mondes distincts. »

Mais cela ne l’empêche pas de persévérer dans ses actions pour se donner le plus de chance possible que ses rêves se réalisent.

Pour elle, quand la vie envoie un défi, ce n’est pas nécessairement un signe qu’il faille abandonner la route mais cela permet de se questionner en profondeur, afin de puiser la motivation nécessaire pour entreprendre le chemin.

« Quand j’écoute la vie juste en surface, je peux me tromper car j’ai l’impression qu’elle veut me lancer des défis pour vraiment arriver à m’écouter. Ce serait facile d’abandonner à chaque première culbute qu’elle m’impose. C’est facile d’interpréter un tout petit défi comme un prétexte pour changer, lâcher, abandonner. Parfois même si cela ne coule pas je dois persévérer. Il faut simplement que j’arrive à détecter les messages de mon senti intérieur. Quand dois-je continuer et quand dois-je abandonner ? »

 

écoute« Tout ce que vous voulez est de l’autre côté de la peur » Gregg Braden

Tout au long de son chemin, elle apprend à décoder ses messages internes et à suivre la voix du courage plutôt que celle de la peur.

Son intuition représente sa boussole de choix.

Elle relève de la pratique et de la connaissance d’elle-même. Ce sentiment peut se manifester très différemment d’une personne à l’autre, d’où l’importance pour chacun de déchiffrer son propre code pour bien se connaître.

Pour se fier à son intuition, il s’agit d’aiguiser son discernement en faisant la distinction entre les « vrais oui » et les non.

Comment ?
  • Apprenez à vous connaître. Rencontrez-vous pour comprendre le langage de votre intuition ;
  • Écoutez-vous et faites des choses qui résonnent, qui ont de l’intérêt pour vous, qui vous rendent heureux et vous paraissent justes. Suivez votre propre voie en vous sentant à votre place et en l’assumant ;
  • Identifiez et tentez de reconnaitre les messages de votre intuition véhiculés par votre corps. Observez les sensations de chaleur, picotements, frissons, cœur qui se sert, mal au ventre pour obtenir des références pour les prochaines expériences;
  • Revenez dans le temps et regardez les situations où vous avez dû faire des choix et prenez des indications pour ce qui constituait un « vrai oui » et un non. « Cette fois là j’avais senti que c’était non mais j’ai continué et paf ! Alors que je l’avais senti. » Observez le plus possible afin d’obtenir des références pour vos prochaines expériences. Repérez les signaux du oui et du non et exercez-vous;
  • Quand ce n’est pas un véritable oui mais plus un oui par peur de ne pas trouver autre chose ou de déplaire…ça ne fonctionne pas. Faire les choses dans la vie pour ces deux raisons apportent rarement un dénouement positif. La peur est un bien mauvais guide. Ne cédez pas à la panique;
  • Suivre le « grand oui » de votre intuition même si sur le moment cela n’a aucune logique;
  • Plus vous vous entrainez, plus la communication deviendra simple et efficace;
  • À certain moment, laissez-vous porter. Si vous êtes « pré…occupé », vous ne laissez pas de place à la vie pour agir et à votre intuition pour vous parlez;
  • « C’est l’ensemble des petits pas accumulés qui font la grande différence ». Une clé majeure dans la concrétisation d’un grand projet c’est de le décortiquer en étapes, une bouchée à la fois et tout devient possible !

Parmi les nombreuses prises de conscience, je retiendrai celles-ci :

Janic se rend compte en voyageant que les personnes qui forment le monde qui l’entoure sont différentes. Elles n’ont pas les mêmes attentes qu’elle. Il est difficile pour elle de ne pas les juger mais elle conscientise qu’elle fait fausse route en les jugeant et en voulant les changer mais qu’accueillir les autres dans ce qu’ils font pour eux-mêmes lui permet d’accepter qu’elle souhaite, pour sa part, faire différemment.

« Le voyage de ma vie comme celui de la vie des autres est un mélange de valeurs, de croyances, de désirs et d’aspirations. Ainsi l’expérience de chacun est différente et c’est ce qui en fait toute la beauté. Vivre et laisser vivre prend tout son sens. »

« Au cours de notre vie nous faisons des choix. Parfois excellents, parfois moyens et parfois mauvais. Il ne faut pas avoir peur de se tromper. Mais si nous réalisons que nous avons fait de mauvais choix, il faut trouver la force et le courage de changer malgré l’opinion des autres et celle que nous portons sur nous-mêmes. Nous avons toujours le pouvoir de changer les situations. Je suis responsable de mes choix à chaque instant et faire un choix par peur n’est vraiment pas la solution. »

Elle prend conscience que « c’est le voyage entre deux destinations qui est unique, beau et enrichissant. Ce ne sont ni le point de départ, ni celui d’arrivée qui font grandir ; c’est le passage entre les deux qui est transformateur. »

Elle évoque aussi l’importance d’être ouverte à la rencontre avec une personne au moment où elle se présente à elle car une fois ce moment passé, elle n’aura plus la possibilité de la rencontrer à nouveau et aura peut-être manqué une belle occasion de s’enrichir auprès de cette personne.

Cependant, malgré ce magnifique voyage, ses apprentissages, et la confiance acquise, elle n’en reste pas moins humaine et se laisse happer par le doute et par des moments d’angoisse.

« J’ai beau avoir écrit un livre sur la confiance en soi, avoir donné des conférences, aimer foncer dans la vie et être persévérante, je continue de cohabiter avec des doutes. Avec les années, j’ai tout simplement appris à les apprivoiser. Une des façons que j’ai trouvé pour m’aider à me calmer, c’est de déclarer ouvertement qu’en ce moment ça ne va pas et qu’un doute persiste. »

En somme, une belle leçon de vie qui donne foi en la vie et en sa sagesse intérieure.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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4 clés pour être résilient

En psychologie, la résilience est la capacité à surmonter un évènement tel que le deuil, la maladie, la violence, la guerre, sans tomber dans la dépression. On apprend à vivre avec et à rebondir pour se sortir grandi de l’épreuve rencontrée, du traumatisme.

Le terme résilience provient du latin « resilir » se traduisant par re-sauter, re-bondir, re-monter.

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Certains traits de personnalités caractéristiques chez les personnes résilientes :

  • Maturité précoce.
  • Tendance à relativiser les problèmes du quotidien.
  • Se sentent à la fois plus fortes et plus faibles que la moyenne. Selon Jacques Lecomte, psychologue « les résilients sont des diabétiques de l’âme, jamais complètement guéris mais stabilisés au point de pouvoir mener une vie presque normale ».
  • Tendance au perfectionnisme.
  • Gentillesse, besoin d’être aimé, de plaire, sans peur du rejet d’autrui.
  • Sentiment d’une mission à accomplir.
  • Hypersensibilité et écoute d’autrui.

 

L’oxymoron

Ce terme permet de mieux comprendre le concept de résilience. Corneille le définit comme « l’obscure clarté » tandis que Boris Cyrulnik comme étant un « merveilleux malheur ».

Malgré l’aspect contradictoire, il s’agit bien de l’apparition d’un évènement traumatisant permettant l’émergence de capacités.

Un résilient peut donc se dire heureux d’avoir connu cet évènement.

A photo by Julia Caesar

La résilience : un processus

Un des principaux intérêts de la résilience est de mettre l’accent sur les processus de réparation après un traumatisme.

En effet, la reconstruction de l’estime de soi est nécessaire et permet d’éviter la position de victime. Il est important de chercher à favoriser les ressources individuelles (les forces).

En restant prisonnier du passé, le risque est de présenter un syndrome psychosomatique. Heureusement, nous avons tous un degré de liberté. Et celle-ci va nous aider à chercher à comprendre et à nous développer dans notre environnement.

Cependant, nous ne sommes pas tous égaux, il y a des « mal partis » comme ceux qui vivent dans une précarité sociale, une tragédie familiale, un enfant vivant avec des parents qui crient souvent…En effet, durant l’enfance nous avons besoin d’un attachement sécure : « je suis aimé, je suis capable de… »

Dans un premier temps, le déni de la situation traumatisante est protecteur pour ne pas être prisonnier du passé, ne pas avoir peur.

La question du « comment vais-je faire, ça m’est arrivé » permet d’affronter la réalité et de pouvoir devenir résilient.

Selon Boris Cyrulnik « ce qui détermine la qualité de la résilience est la qualité du lien qui a pu se tisser avant le traumatisme ». Les amis, les professeurs et éducateurs pallieront aux carences éducatives des parents en aidant la personne à prendre conscience de ses compétences.

La résilience est la capacité à vivre, réussir, à se développer en dépit de l’adversité. C’est une combinaison de forces intérieures, d’appui de l’extérieur et d’apprentissage à partir de l’expérience acquise. C’est donc revenir à un équilibre suite au traumatisme.

Développement du résiliant

1. Sentiment d’avoir une base de sécurité interne. Il est important de se sentir en sécurité et aussi d’avoir une personne qui nous soutienne.

2. L’estime de soi. Elle est fondée sur les compétences. Reconnaitre nos réussites est important.

3. Sentiment de sa propre efficacité. Soit durant notre enfance nos parents nous ont appris à accomplir les tâches de manière autonome soit ils nous ont maintenus dans l’idée d’être assistés.

Il est à noter que plus l’agresseur est proche de soi, plus la trahison est forte et donc plus le travail de résilience demandera de l’investissement personnel.

Différentes étapes traversées par une personne résiliente

1. Révolte intérieure contre le malheur : « je dois trouver une solution »
2. Défi lancé à soi-même : « si je n’y parviens pas, alors… »
3. Envie de se montrer fort devant l’entourage
4. Sens de l’humour : plaisanterie sur son traumatisme, ne pas se dire victime ou encore se comparer à des personnes plus malheureuses que soi.
5. Pratique permettant la canalisation des émotions telles que l’art, la spiritualité.

La résilience n’est pas innée car chacun peut développer la capacité à surmonter un évènement.

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4 clés pour être résilient

1. Accepter la réalité au plus vite. Dans le cas contraire, le déni de la situation peut se présenter et amplifier la situation. Il est important de détecter l’évènement et d’agir pour que notre bien-être s’améliore.

2. Gérer ses émotions. Quand l’environnement extérieur est chaotique, il est primordial de se centrer sur soi et d’être serein de l’intérieur. Il ne faut pas perdre le contrôle de ses émotions, ne pas paniquer. L’environnement externe est le reflet de l’environnement interne, travailler sur sa respiration est un moyen pour garder le contrôle.

3. Apprendre à abandonner : ce point reste difficile car abandonner est synonyme de refuser l’aboutissement de l’objectif que l’on s’était fixé. Il faut créer de la place pour le nouveau, même provisoirement, ne pas forcer les choses, car reculer permet de mieux sauter au final.

4. Jouer : changer la perception des choses en ne se laissant pas submerger. En se focalisant sur des petites victoires via de petits objectifs, on atteindra l’objectif final.

La résilience au quotidien

Il est possible de travailler sur notre capacité à faire face à l’adversité. Ne pas se voir en victime mais bien croire en soi et avoir de la volonté.

  • Bâtir sa confiance en soi, son estime personnelle.
  • Essayer d’être toujours optimiste, de voir le bon côté des choses.
  • Trouver un sens à sa vie, avoir des buts clairs.
  • Être flexible et enthousiaste face aux changements.
  • S’entourer de personnes positives, qui nous apprennent des choses et nous encouragent.
  • Avoir une pratique spirituelle méditative, religieuse, sportive, peu importe… ce qu’il faut avant tout, c’est savoir remettre en perspective nos problèmes face au monde qui nous entoure.
  • Être reconnaissant pour ce que l’on a plutôt que se plaindre de ce que l’on n’a pas.
  • Faire le bien autour de soi : faire du bénévolat est une excellente manière de ne pas s’apitoyer sur son sort.
  • Accepter que l’on ne puisse pas toujours changer les choses.
  • Ne pas avoir peur de la solitude : il faut voir ces moments comme des étapes qui nous apprennent à mieux nous connaître pour ensuite aller vers les autres.
  • Développer sa créativité : on n’est pas tous artistes, mais on est tous créateurs, d’une certaine manière.
  • Entretenir son sens de l’humour : le rire est l’une des choses les plus puissantes et apprendre à rire de toutes les situations permet de littéralement changer notre façon de voir les choses.

Bibliographie :

Article Céline Scholl

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Peut-on cultiver la joie ?

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« Je peux vous tomber dessus sans crier gare
je suis toujours intense
Je suis communicative
Je ne suis pas un plaisir solitaire
Je suis le moteur qui nous fait tous avancer »
qui suis-je ?

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La joie, nous explique le sociologue et philosophe Frédéric Lenoir dans l’un de ses derniers essais, est une émotion intense qui peut être suscitée par l’extérieur mais peut aussi venir de l’intérieur.

« Elle est plus profonde que le plaisir, éphémère et stimulé par l’extérieur, et plus concrète que le bonheur qui est un état d’être qui fait qu’on a trouvé un équilibre qui n’existerait pas sans plaisir ».

Mais si la joie se manifeste par son intensité et sa durée limitée ;
Peut-on la cultiver ? Y a t il des attitudes qui nous préparent à la joie ?

Frédéric Lenoir, va s’employer à nous montrer que l’on peut formuler une sagesse fondée sur la puissance de la joie qui nous permettrait de vivre dans un bonheur permanent. « Une sagesse qui assume toutes les peines de l’existence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer ».

« La Joie est une puissance vitale » écrit-il. C’est une quête plus profonde que le plaisir. Car la joie qui vient de l’intérieur peut être durable. Pour Frédéric Lenoir, elle est le fruit d’un travail continue sur soi.

En s’appuyant sur les enseignements de Spinoza Bergson ou Nietzsche, ainsi que sur les philosophies orientales, il nous indique les grandes voies qui selon lui mènent à la joie :

  • La connaissance de soi, ou « Devenir Soi » que Lenoir appelle « le travail de déliaison » par la libération des affects qui nous polluent,
  • qu’il fait suivre d’un « travail de reliaison » ; entendez par là comment se relier aux autres et au monde à la nature.. de façon plus juste,
  • Et enfin le lâcher prise, l’abandon de l’égo et du mental

La joie passe donc d’abord par un travail d’introspection, de discernement qui mène à la liberté intérieure.

Il s’agit de partir à la connaissance de soi, prendre conscience de ce qui nous convient, de ce que nous sommes vraiment, de découvrir notre nature profonde.

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Cette conscience de ce que nous sommes vraiment est vitale car souvent, « nous avons été parasité par des croyances en grandissant et avons développé des problèmes d’estime de soi ».

« On ne nait pas libre, on le devient » disait Spinoza, pour qui on atteint « la joie permanente lorsqu’on est libéré de la servitude de ses passions ». Pour lui, grâce à l’intuition, à la réorientation de notre désir, nous ne sommes plus mûs par notre inconscient, mais nous atteignons une joie absolue que rien ne peut atteindre. »

Cette liberté consiste à agir en fonction de notre nature propre et non plus des causes extérieures. « Plus on se libère de ce qui nous aliène, plus on est joyeux ». C’est donc un travail individuel.

Détour par les évangiles où selon Frédéric Lenoir, « Jésus, tout comme Spinoza, est le maître du désir.

Ce que Spinoza appelle « passion », Jésus l’appelle « péché » qui en hébreu veut dire « manquer sa cible », bien loin de la signification moralisatrice et culpabilisante que lui confère la théologie chrétienne ultérieure.

Dans les évangiles, l’optique de Jésus est d’atteindre une sagesse de la joie. Ainsi, Spinoza comme Jésus parlent de ce « qui nous fait grandir ou de ce qui nous diminue » et non « du bien et du mal », En ce sens, tous deux ne cherchent pas à diminuer le désir mais à le vivre pleinement et à le réorienter vers des personnes, des choses qui nous font grandir. »

Bergson, pour qui« le plaisir est une ruse que la nature a inventé pour la survie de l’espèce » pense que la joie est liée au processus créatif et à l’accomplissement de la vie.

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Pour Nietzsche, nous explique le sociologue, le principe de la joie est « tout ce qui augmente notre puissance vitale ». Comme Spinoza il pense que « la joie se cultive par un travail sur soi pour affirmer que tout ce qui nous porte vers la vie ce qui nous épanouit nous grandit ». En disant un oui inconditionnel à la vie « y compris sa part douloureuse et négative ».

Le second chemin vers la joie intérieure c’est aller vers les autres . Un chemin de communion et d’amour pour s’accorder au monde, ce que Frédéric Lenoir appelle le chemin de « reliaison » pour recréer des liens justes qui nous font grandir. Un chemin toujours fondé sur la réciprocité, où chacun exprime qui il est et où chacun souhaite le meilleur pour l’autre.

Souvent nous perdons la joie car nous nous posons beaucoup de questions nous ne savons plus très bien comment nous ajuster à l’existence. le mental l’égo les peurs… nous coupent des autres de la nature.. C’est donc dans un certain détachement que naît l’état dans lequel « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ».

Nous l’avons compris, Frédéric Lenoir adhère à l’idée que la joie n’est pas de l’ataraxie c’est à dire l’absence de souffrance prônée le bouddhisme ou les épicuriens.

« La sagesse c’est de consentir à la vie, à l’aimer comme elle est, à se réjouir de ce que l’on a et ne pas vouloir transformer le monde à tout prix selon ses propres désirs »

Bien au contraire, proche de la philosophie du Tao, il penche pour la joie qui passe par l’acceptation de la souffrance et des circonstances de l’existence, de la souplesse et de l’attitude que l’on a par rapport aux événements de notre vie.

 

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Cette joie retrouvée dans le lâcher prise, dans la souplesse la flexibilité par rapport aux épreuves et évènements de l’existence, c’est la joie d’une vie simple.

La joie parfaite existe bien !

C’est la joie de vivre, celle des enfants, que nous avons eu à la naissance et que nous avons perdu au fil du temps.

L’enfant est le modèle de la sagesse taoïste et des évangiles car il accueille la vie comme elle est et non plus comme l’adulte qui l’accueille comme il voudrait qu’elle soit. « La joie de l’enfance retrouvée, active et consciente, ne pourra disparaître.

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« Nous cherchons le bonheur à l’extérieur en permanence
alors qu’il se trouve à l’intérieur. »

Même si certains d’entre nous sont plus enclins à la manifestation de la joie, l’atteindre de façon durable est un travail sur soi. Ce n’est pas forcément un don inné c’est le fruit d’un chemin.
Ainsi, l’auteur identifie un certain nombre d’attitudes qui prédisposent à la Joie et que chacun de nous peut essayer de mettre en pratique.

10 attitudes pour prolonger la joie
  1. L’attention

Mettre nos sens en éveil. Être dans l’ici et maintenant. Être attentif à ce que l’on est en train de faire et ne plus laisser nos pensées vagabonder. L’attention permet de se reconnecter à ses sens à ses émotions.

Or, « la joie est souvent déclenchée par une expérience sensorielle » écrit Lenoir.  » Si vous êtes attentif à l’harmonie, aux formes, aux couleurs, aux bruits d’un paysage en pleine nature, il se peut que vous soyez envahis par une émotion de joie ». Ce qui a très peu de chance d’arriver si vous vous baladez dans cette même nature en pensant à la feuille de sécurité sociale que vous devez remplir.

  1. La présence

Si « l’attention nous éduque à la présence, … la présence ajoute de la qualité à l’attention. Cette dernière n’engage pas que nos sens mais tout notre être : nos sens notre cœur et notre esprit. « Elle consiste à accueillir avec générosité le réel, le monde, autrui » … et de poursuivre  » Ce qui fait la valeur d’une vie n’est pas la quantité de choses que nous y avons accomplies mais la qualité de présence qu’on aura placé dans chacune de nos actions ».

  1. La méditation

Comme exercice servant à développer nos qualités d’attention et de présence. Que ce soit quelques minutes par jour ou plus, la méditation permet de rester attentif à soi et au monde, de libérer des émotions. En savoir plus sur la pratique de la méditation.

  1. Confiance et ouverture du cœur

Lorsque l’on ferme son cœur pour ne plus souffrir on ne laisse plus de place aux émotions. Plus de souffrance donc mais plus de joie possible non plus, puisque cette porte fermée l’est aussi aux émotions positives. En fermant son coeur, « on s’interdit l’accès aux joies profondes de l’Amour ». Il ne s’agit pas d’abandonner son intuition et sa capacité de discernement en acceptant tout et n’importe quoi mais de refaire confiance à la vie, se faire confiance.
Ainsi, « La joie ne se cultive pas dans la pénombre, elle se déploie au grand jour au hasard de l’autre ».

  1. La bienveillance

Cultiver la bienveillance, car « la joie est le fruit d’un amour altruiste qui consiste à se réjouir du bonheur de l’autre ». Pour accéder à la joie, il faut donc faire fi des envies, des jalousies ressenties par beaucoup, notamment dans les sociétés occidentales, devant le succès des autres. Arrêter de se comparer, de se jauger mais au contraire se réjouir du succès des autres, voilà un des sentiers qui mène vers la joie.

  1. La gratuité

Avouons le ! Le gain financier, la reconnaissance, la réussite sociale sont au coeur de nos préoccupations. On ne fait rien sans rien.. on attend toujours quelque chose de l’autre, quelque chose en retour. Avant d’entreprendre une action, on se questionne pour savoir « a quoi cela va -t-il servir ? »

Or nous pouvons éprouver du plaisir et de la joie à donner.. ne serait-ce que de son temps.

Au sein de nos sociétés consuméristes « où l’idée de gratuité est en train de se pervertir, la joie survient souvent quand on n’attend rien, qu’on a rien à gagner ».

  1. La gratitude

Dans nos sociétés de libre expression où nous avons le luxe de pouvoir aisément nous plaindre du temps qu’il fait ou qu’il ne fait pas, nous avons souvent du mal à exprimer notre gratitude. Nous regardons plutôt le verre à moitié vide que le verre à moitié plein et nous focalisons nos pensées sur le manque et la pénurie plutôt que sur l‘abondance qui nous entoure.

La gratitude est un remerciement à la vie qui consiste à « savoir lui rendre ce qu’elle nous a donné ». « C’est un échange permanent », écrit Frédéric Lenoir et elle contribue à nous mettre en joie.

  1. La persévérance dans l’effort

Bergson pour qui les « grandes joies créatives sont toujours le fruit d’un effort » estime que  » l’oeuvre d’art qui n’est que conçue, le poème qui n’est que rêvé, ne coûtent pas encore de la peine. C’est la réalisation matérielle du poème en mots, de la conception artistique en tableau qui demande un effort. L’effort est pénible mais précieux, plus précieux encore que l’oeuvre où il aboutit, parce que grace à lui, on a tiré de soi plus qu’il n’y avait, on s’est haussé au-dessus de soi-même ».

En résumé, « la réalisation d’un projet une fois les obstacles surmontés est presque toujours source de joie ».

  1. Le lâcher prise et le consentement

Abandonner le contrôle comme le prone la sagesse taoïste.  » Prendre de la distance du détachement et ne pas chercher à modifier le cours des événements, d’accepter la vie.  »

« Ego et mental sont notre kit de survie » dit Frédéric Lenoir.

L’Ego, ce sont les attirances et les répulsions que nous éprouvons face à des personnes ou des situations. L’égo a une fonction de survie que l’éducation va nous permettre de maîtriser a travers le discernement et les expériences… il est aussi le support de nos émotions.

Le mental, c’est le logiciel de la pensée qui nous aide à rationaliser expliquer justifier des situations qui nous blessent par exemple.

« Il faut lâcher le mental et ne plus s’identifier à l’égo ». Il ne s’agit pas de les supprimer mais ne plus les laisser commander. Car selon Frédéric Lenoir, « ils ont établi un filtre entre nous et le réel et nous privent de l’accès à la joie active. En revanche, il faut tenter de laisser plus de place à la raison et à l’intuition à travers le lâcher prise. »

C’est le chemin vers soi qui conduit à la libération du moi, de la fausse identité de l’égo et à la connaissance intuitive où la dualité n’a plus de raison d’être.

  1. La jouissance du corps

Corps et esprit sont indissociables.. Du moins sur ce plan ci.

Outre les qualités sensorielles développées par l’attention et la présence il est nécessaire de « garder le corps en bonne santé pour l’unir à l’esprit ». Dansez, sautez…. ou tout simplement pratiquez une « marche consciente« , (en pleine nature si possible), des relations sexuelles épanouissantes mais aussi une nutrition saine, une bonne qualité de sommeil. Ce sont des conditions essentielles à l’éclosion de la joie.

Article Cati Capponi, caticapponi.com

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Lire La Puissance de la Joie de Frédéric Lenoir

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