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Dépassez le syndrome de l’imposteur

Vous ne vous sentez pas crédible ? Essayez cet exercice :

Envie d’aller plus loin ?

Réservez votre place pour la conférence du 29 mars « Comment dépasser le syndrome de l’imposteur ? » Profitez-en c’est gratuit ;-)

Cette conférence vous permettra de mieux comprendre le complexe de l’imposteur. Vous découvrirez quelles sont les peurs les plus communes des entrepreneurs et comment les dépasser.

image ombre et lumière

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6 clés pour développer votre estime de soi au féminin

Voici la suite de l’article « 3 piliers pour plus d’estime de soi au féminin » de Korotoumou Kanouté, coach de vie et fondatrice du blog Au Bonheur des Divas.

image femme épanouie

La plupart des conseils qui suivent sont simples et faciles à mettre en pratique. Je vous conseille de suivre l’ordre dans lequel ils sont présentés. Mais rien ne vous empêche de commencer par ceux qui « vous parlent le plus ». Quoi qu’il en soit, ne vous pressez pas, allez-y à votre rythme.

 Clé 1 : Désencombrez d’abord

 « Lorsque l’espace disponible est encombré, il n’y a aucune place pour du nouveau dans votre vie. » Karen Kingston

Le désencombrement est l’une des techniques qui a pour but de faire le « vide » physique, spirituel, mental, et émotionnel afin de laisser place à de nouvelles choses. Comment ? En laissant partir TOUT ce qui ne vous SERT plus ou qui vous DÉCOURAGE dans votre vie ; et en recréant un environnement nourrissant votre harmonie.

Alors jetez ou donnez :
  • Toutes les choses dont vous n’avez pas besoin, que vous n’aimez pas, qui sont en mauvais état,
  • Les vêtements et les accessoires qui ne correspondent pas à la femme que vous êtes, qui ne sont pas à votre taille, que vous détestez et dans lesquels vous ne vous sentez pas belle.

Le but est de garder l’essentiel. Vous serez surprise du nombre de choses inutiles que vous gardez…

L’environnement a un impact sur les femmes

Faites le tour de vos espaces de vie (salon, chambre, salle de bains, etc.). Est-ce que vous aimez vos espaces ? Est-ce qu’ils correspondent à la femme que vous êtes ? Non ?

Alors n’hésitez pas à organiser, créer et décorer vos espaces afin qu’ils ressemblent à votre havre de paix.

En faisant ces 2 actions, vous allez vous sentir bien et vous serez émotionnellement disponible pour accueillir le changement.

N’hésitez pas à désencombrer de manière régulière ou si vous ressentez des blocages émotionnels.


Clé 2 : (Re)découvrez-vous

« Je ne voyage jamais sans mon journal intime. Il fait toujours avoir quelque chose de sensationnel à lire dans le train. » Oscar Wilde

Commencez à tenir un journal. L’écriture permet (entre autres) d’avoir de la clarté, d’entretenir sa connaissance et son estime de soi, et de « guérir ».

image journal intime

Dans ce journal, vous pouvez noter différentes choses. J’utilise le terme « noter » mais n’hésitez pas à dessiner, à coller des images inspirantes, à utiliser des feutres ou des crayons de couleurs, etc. Soyez créative et suivez votre intuition 🙂.

Vous pouvez y noter :

  • Quelle femme vous êtes (qualités, faiblesses, passions, ce que vous appréciez ou détestez, les petits plaisirs que vous aimez, etc.),
  • Quelles sont vos valeurs (c’est indispensable),
  • Quels sont vos rêves / aspirations / désirs authentiques dans tous les domaines de votre vie (ne vous censurez pas),
  • Les choses pour lesquelles vous êtes reconnaissante,
  • Les choses ou réussites (petites ou grandes) dont vous êtes fières,
  • Vos insécurités (stress, manque de confiance, peurs, etc.),
  • Vos décisions ou solutions,
  • Toutes vos expériences de vie (joyeuses ou malheureuses).

Assumez vos besoins et vos désirs. Ne vous dites : je ne devrai pas…

Vous pourriez être étonnée du pouvoir de cet outil de développement personnel.

“Tenir un journal intime, c’est décréter que sa vie est passionnante.” Frédéric Beigbeder


Clé 3 : Agissez selon vos valeurs

« Quand vos valeurs sont claires pour vous, la prise de décisions devient plus facile. » Roy Disney

image femmeLes valeurs sont les principes qui vous guident. Il est important de les (re)découvrir. Dans le passé, j’ai déjà pris des décisions en conflit avec mes valeurs. Résultat : honte, culpabilité, remords, reproches, etc.

Avant de prendre une décision ou d’agir, demandez-vous toujours : suis-je en train de respecter mes valeurs ? Si c’est non, vous savez quoi faire…

« Si vous ne respectez pas vos valeurs quand elles sont mises à l’épreuve, ce ne sont pas des valeurs : ce sont des passe-temps. » Jon Stewart


Clé 4 : Osez ouvrir la porte de vos insécurités

 « L’un des secrets de la confiance en soi, c’est d’oser agir malgré les peurs et les doutes. Utilisez votre désir le plus ardent comme d’un moteur pour avancer. » Korotoumou Kanouté

Nous avons toutes des domaines dans lesquels notre confiance n’est pas au top et nous avons peur de « faire ». En fait, il faut apprendre à « danser » avec votre peur. La peur sera toujours présente. Mais vous pouvez décider de la dépasser et d’oser faire une ou des action(s) qui vous font trembler.

Il ne s’agit pas de faire quelque chose de « grandiose ». Juste des petits pas qui vont vous amener là ou vous voulez aller.

La clé ? Faites comme si vous étiez une femme confiante et ouvrez la porte !

Encore une fois, ne vous préoccupez pas de ce que les autres peuvent penser. Leurs pensées ne vous définissent pas. Les gens qui vous jugent ne valent pas mieux que vous ! Concentrez-vous sur vos vrais désirs. Et apprenez à vous n’entourer que de personnes qui vous apprécient, vous respectent et vous soutiennent.

J’insiste beaucoup sur le regard des autres car cela a été un gros obstacle pour moi…

 « Ce que quelqu’un pense de vous n’a généralement rien à voir avec vous, c’est une réflexion sur eux. Quand quelqu’un vous juge, vous pouvez être assuré que leurs opinions sont fondées sur rien d’autre que leur perception d’eux-mêmes et de leurs propres insécurités. » Kat Georges


Clé 5 : Prenez soin de vous et plongez dans votre féminité

 « L’estime de soi dépend de la façon dont on prend soin de soi. » Julia Cameron et Mark Bryan

image prendre soin de soiEstime de soi et soin de soi sont liés.

En prenant soin de vous, vous développez votre estime.

En développant votre estime, vous apprenez à prendre soin de vous.

 

  1. Faites appel à votre féminité et votre sensualité

C’est quoi pour vous la féminité ? C’est quoi pour vous la sensualité ? Notez-le sur votre journal.

Et si vous commenciez :

  • À mettre en pratique pas à pas ce que vous avez noté ?
  • Ou vous tournez vers les professionnelles qui peuvent vous aider à atteindre ce désir brûlant de féminité ou de sensualité ?

 

  1. (Re)découvrez et révélez votre beauté.

Beaucoup de femmes n’aiment pas leur corps. Elles voudraient être / avoir « plus de … », « moins de … » ou « comme … ».  Arrêtez de vous concentrer sur ce que vous n’aimez pas.

Écrivez dans votre journal ce que vous aimez chez vous. Puis portez les vêtements ou accessoires dans lesquels vous vous sentez belle et vous êtes à l’aise.

Mettez en valeur (par du maquillage si vous aimez ça ou par un autre accessoire) ce que vous aimez chez vous (yeux, lèvres, jambes, etc.).

Chaque femme a sa propre beauté et son propre style. Il faut juste vous reconnecter à votre corps et l’écouter.

Vous avez besoin d’aide ? Faites votre choix :

  • Allez dans un salon de beauté,
  • Recrutez une conseillère en image (choisissez celle qui est axée sur la cohérence entre qui vous êtes et votre paraître),
  • Prenez conseil auprès d’une amie qui sait se mettre en valeur, etc.

Notez aussi une liste des choses qui vous font sentir belle (dans le journal). Et faites ces choses…

  1. Prenez soin de votre corps

Si vous désirez perdre du poids (quelle qu’en soit la raison), évitez les régimes draconiens. Vous devez juste apprendre à adopter une alimentation SEP (saine, équilibrée et plaisir), à bouger et à boire tout au long de la journée. La soif est un signe de déshydratation alors n’attendez pas d’avoir soif pour boire.

Choisissez une activité liée au mouvement que vous aimez (danse, yoga, jogging, cyclisme, natation, randonnée, jardinage, promenade, etc.) et pratiquez régulièrement. Sinon assurez-vous de marcher au moins 30 minutes par jour.

Comprenez bien que vous n’êtes pas obligée d’aller dans une salle de sport.

Pour moi, la danse et la musique sont des outils pour accéder à sa puissance féminine et à sa joie de vivre. Vous n’avez pas forcément besoin de prendre des cours. Mettez de la musique qui vous inspire et laissez le rythme vous entraîner dans votre salon (pour ma part, j’écoute du Beyoncé) ! ✨

D’autres outils existent : massage, manucure, pédicure, etc. Même si vous ne le faites pas tout le temps, ne vous en privez pas.

  1. Reconnectez-vous à votre joie de vivre

C’est simple. Faites tous les jours les petites choses qui vous permettent de vous reconnecter à votre joie de vivre (à noter dans le journal).

  1. Savourez le moment présent

On vit souvent dans le passé et toujours dans le futur 🙂.  Apprenez à vivre et à savourer le moment présent.

  1. Appréciez vos moments solos

« La plus belle relation de notre vie est celle que nous avons avec nous-même. Les autres relations sont des bénédictions en plus. » Beyoncé

Certaines femmes ont du mal à être seules. Elles ont besoin « d’avoir quelqu’un ou quelque chose ». C’est un signe de manque d’estime ou de confiance : cela veut dire que leur sécurité intérieure n’est pas développée.

Votre bonheur est à l’intérieur de vous. Ne cherchez pas à « trouver » votre bonheur grâce à quelqu’un ou quelque chose.

Ne donnez jamais le pouvoir ou la responsabilité à autrui de prendre en charge votre bonheur ou votre succès. Devenez responsable et (re)prenez votre vie en main.

Prenez l’habitude de prendre du temps pour vous que vous soyez en couple, une mère de famille ou une célibataire. Les moments solos peuvent prendre plusieurs formes selon votre situation :

  • Des rendez-vous détente (massage, manucure, pédicure, pauses dans un salon de thé ou dans un café, etc.) ;
  • Des moments de reconnexion à soi (promenade dans la nature, respiration ventrale, yoga, journal intime, activités artistiques ou de créativité, tout loisir individuel, écoute de musique, bain sensuel, etc.) ;
  • Des changements d’environnement (un week-end ou une semaine dans un endroit ou un lieu différent / nouveau, des retraites de développement personnel, etc.) ;
  • Des changements d’habitude (décider de rester seule pendant un moment après une rupture au lieu de tout faire pour avoir un autre partenaire, profiter de votre célibat pour travailler sur vos insécurités ou devenir la femme que vous rêvez d’être).

La liste n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à tester et à utiliser les différents outils.

  1. Engagez-vous

 Est-ce qu’il y a une activité sociale ou une cause à laquelle vous rêvez de « participer » depuis longtemps ? Se sentir utile est aussi bien pour l’estime de soi. Mais il ne s’agit pas de s’engager pour s’engager. Il faut que cette activité « parle » à votre cœur.

Lorsque vous aurez (re)découvert cette cause ou activité, assurez-vous de choisir la voie d’engagement adaptée à votre situation personnelle (bénévolat, don matériel ou financier, collecte de fonds, événementiel, partage d’expertise, etc.).

Vous allez vous rendre compte que les 6 clés sont liées et que le soin de soi est « holistique ». Cela veut dire qu’on doit prendre soin de soi sur les plans physique, mental, émotionnel et spirituel.


Clé 6 : Apprenez à créer votre vie de Diva

« Il n’y a pas plus belle aventure au monde que de vivre la vie de vos rêves ». Oprah Winfrey

image diva

  • Qui suis-je ? En quoi je me sens vulnérable ? Quels sont mes talents et passions ?
  • Quelles sont mes valeurs ?
  • Quelles sont mes aspirations personnelles et professionnelles ? Quels sont mes désirs de féminité et de sensualité ?
  • De quoi j’ai réellement envie ?

Vous avez répondu à ces questions lors de l’exercice de (re)découverte de soi ? Alors la plupart d’entre vous verront qu’il y a plusieurs domaines de votre vie à enrichir.

Certaines se rendront compte :

  • Que toute leur vie a été construite sur de l’inauthenticité ou qu’elles ont porté un masque toute leur vie ;
  • Qu’elles ont assisté au spectacle de leur vie sans y participer.

Mesdames, ne vous flagellez pas. Prenez cela comme une expérience de vie, tout simplement.

Quelque que soit votre cas, il est temps de penser à créer pas à pas la vie dont vous rêvez en secret. Cette étape peut être simple mais pas facile.

Que vous décidez de le faire toute seule ou d’être accompagnée par un coach, ne croyez pas pouvoir tout changer du jour au lendemain.

Vous avancerez. Vous reculerez aussi parfois (eh oui, ça fait partie du jeu J). Et puis vous avancerez encore et encore. Et vous continuerez à évoluer.

Certaines abandonneront en chemin car la peur du changement (avec toutes ces conséquences) sera plus forte que le désir. Et cela aussi fait partie du jeu.

Il n’y a que vous qui avez le pouvoir de décider que vos désirs sont plus importants que vos peurs intrinsèques ou le jugement des autres. Encore une fois, vous serez surprise du sentiment de puissance féminine que vous ressentirez 🌺…

J’espère que vous avez été inspirée ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter à travers mon blog ou à laisser vos commentaires.

Bonne route vers votre estime ! Korotoumou Kanouté

 

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3 piliers pour plus d’estime de soi au féminin

J’ai le plaisir de vous proposer un article d’une ancienne élève en coaching scolaire, Korotoumou Kanouté, qui est aujourd’hui coach de vie et fondatrice du blog Au Bonheur des Divas.

Les 3 piliers indispensables à embrasser pour commencer le voyage vers l’estime de soi au féminin (1)

Avant toute chose, n’hésitez pas à lire l’article « Estime, confiance, affirmation de soi : il y a de quoi s’y perdre » afin de bien connaître la différence entre estime, confiance et affirmation de soi.

estime

Mon histoire avec le manque d’estime

Je suis montée dans le train du manque d’estime durant 13 ans de ma vie. Si vous êtes une femme qui connaît cette difficulté, cet article est pour vous. Voici quelques conséquences vécues (en image) à cause de ce manque d’estime.

sentiment infériorité

Mon premier déclic a eu lieu en 2014 suite à une formation effectuée. Et depuis je n’ai cessé de développer et d’entretenir mon estime.

Je la définis comme « l’écrin de valeur dans lequel nous nous mettons. » C’est une compétence sur laquelle il faut travailler de manière régulière sinon on prend le risque de construire une estime « superficielle. » Et elle volera en éclats dès le premier gros obstacle !

La première partie de l’article est axée sur les piliers indispensables de l’estime de soi. Dans la deuxième partie, je présenterai les clés à cultiver pour entretenir son estime.

Le premier pilier : prendre la décision

 “La pire décision de toutes est celle que l’on n’a pas prise.” Zig Ziglar

”La chose que les femmes ont encore à apprendre est que personne ne vous donne le pouvoir, il suffit de le prendre. » Roseanne Barr

Prenez la décision irrévocable de devenir une femme « puissante ». C’est-à-dire une femme qui se donne le pouvoir de s’estimer, d’être responsable et de créer la vie dont elle rêve en secret.

Le deuxième pilier : l’amour de soi « à l’inconditionnel » 💕

citations

Le voyage vers l’estime de soi continue avec ce deuxième pilier : acceptez de vous aimer qui que vous soyez, quoi que vous fassiez ou possédiez.

Il faut faire la différence entre :

  • Qui vous êtes (votre identité ou essence),
  • Ce que vous faites (études, métier, comportement, etc.)
  • Ce que vous avez (possessions matérielles, corps, etc.).

Quoi que vous fassiez ou possédiez, vous êtes une personne de valeur et une femme extraordinaire. Et vous avez autant de valeur que les autres individus sur terre même les stars féminines que vous admirez ! Soyez-en convaincues !

Il est très important d’aimer, d’accepter et de respecter la femme que vous êtes, avec toutes vos qualités, vos faiblesses, votre vulnérabilité et votre corps. Si vous ne vous donnez pas de valeur, ne vous attendez pas à ce que les autres le fassent à votre place. Ce voyage vers l’estime de soi sera difficile si vous ne comprenez pas l’importance de l’amour inconditionnel.

C’est cet amour qui va faire que vous allez :

  • Être de moins en moins sensible au regard des autres,
  • Vous libérez de plus en plus du jugement des autres,
  • Assumer vos désirs authentiques et oser créer la vie dont vous rêvez en secret.

N’est-ce pas magnifique ?

Le troisième pilier : oser agir

citations2

Apprendre à s’estimer demande de faire certaines choses. Des choses dont vous n’avez pas l’habitude et qui vont vous faire peur ou hésiter. Imaginez une porte derrière laquelle il y a tout ce dont vous rêvez. Vous n’osez pas ouvrir cette porte à cause de vos différentes peurs. Décidez que votre désir est plus important que vos peurs ou le regard des autres. Et osez ouvrir cette porte. Vous serez surprise du sentiment de puissance féminine que vous ressentirez et de tout ce que vous pourrez accomplir…

 Les clés

Je pense qu’il y a différentes clés pour s’en sortir. Dans la deuxième partie, je vais présenter celles qui m’ont aidée. Si vous désirez travailler sur votre estime, je vous conseille :

  • De passer à l’action même si ce n’est pas parfait,
  • D’être patiente car ça peut être un long chemin pour certaines,
  • D’être indulgente envers vous-même et d’arrêter de vous faire des reproches,
  • D’arrêter de chercher la solution miracle dans les livres, les conférences, les évènements et les régimes draconiens 🙂. Je l’ai cherchée et je ne l’ai jamais trouvée ! En revanche, j’ai trouvé la réponse dans mon cœur 🌹 et en agissant.

Prenez le temps de relire plusieurs fois cet article afin de bien comprendre et d’intégrer l’information. Puis vous pourrez passer à la deuxième partie.

Article Korotoumou Kanouté.

Imaginez ce que serait votre vie si vous aviez pleinement confiance en vous, que la communication avec les autres devenait plus facile et que vous réalisez tous vos objectifs. C’est possible grâce à formation « Développez votre confiance en vous » !

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Comment écouter votre intuition ?

« L’Inde, mon Intuition et Moi »

Dans ce livre, Janic Losier raconte l’histoire d’un voyage en Inde qu’elle a entrepris à l’âge de 20 ans, majoritairement seule. Au fil de son récit, elle partage son histoire, des conseils pratiques et des inspirations.

Le fil conducteur est la connexion qu’elle entretient avec la voix de son cœur, en apprenant à lui faire confiance pour suivre la vie là où elle a décidé de l’emmener. Pour elle, la vie est bien orchestrée même quand nous croyons l’inverse et certaines expériences et situations sont des passages obligés.

Elle partage ses rencontres, son périple et les synchronicités qui lui ont permis de réaliser un voyage dont elle avait toujours rêvé. Elle raconte, par exemple, comment les choses se sont mises en place et lui ont permis de passer de 128,88 dollars à 6000 dollars sur son compte en quelques semaines avant la date de son départ.

Ce livre est une très belle lecture, qui permet de faire le pont entre la théorie présente dans de nombreux ouvrages et la réalité vécue sur le terrain, à l’écoute de son intuition et des signes de la vie.

image Inde

Chacun pourra sans doute se reconnaître dans les doutes qui l’habitent et pourra tirer des enseignements qui lui sont propres à travers le vécu qu’elle relate.

Elle évoque son dialogue intérieur  impliquant « Ouimais » qui représente son petit douteur (petit diable) et « Sijosais » son motivateur miniature (son petit ange). Elle les a nommé, dessiné et les a transformés en outils permettant de sortir de ses ruminations sans fins.

Quand ses deux petites voix font surface inlassablement et tiennent des discours différents, elle décide de parler à l’Univers.Elle lui dit ce qu’elle ressent et lâche prise pour qu’il fasse ce qu’il y a à faire.

«  Car ce que nous voulons et ce qui est bon pour nous représentent parfois deux mondes distincts. »

Mais cela ne l’empêche pas de persévérer dans ses actions pour se donner le plus de chance possible que ses rêves se réalisent.

Pour elle, quand la vie envoie un défi, ce n’est pas nécessairement un signe qu’il faille abandonner la route mais cela permet de se questionner en profondeur, afin de puiser la motivation nécessaire pour entreprendre le chemin.

« Quand j’écoute la vie juste en surface, je peux me tromper car j’ai l’impression qu’elle veut me lancer des défis pour vraiment arriver à m’écouter. Ce serait facile d’abandonner à chaque première culbute qu’elle m’impose. C’est facile d’interpréter un tout petit défi comme un prétexte pour changer, lâcher, abandonner. Parfois même si cela ne coule pas je dois persévérer. Il faut simplement que j’arrive à détecter les messages de mon senti intérieur. Quand dois-je continuer et quand dois-je abandonner ? »

 

écoute« Tout ce que vous voulez est de l’autre côté de la peur » Gregg Braden

Tout au long de son chemin, elle apprend à décoder ses messages internes et à suivre la voix du courage plutôt que celle de la peur.

Son intuition représente sa boussole de choix.

Elle relève de la pratique et de la connaissance d’elle-même. Ce sentiment peut se manifester très différemment d’une personne à l’autre, d’où l’importance pour chacun de déchiffrer son propre code pour bien se connaître.

Pour se fier à son intuition, il s’agit d’aiguiser son discernement en faisant la distinction entre les « vrais oui » et les non.

Comment ?
  • Apprenez à vous connaître. Rencontrez-vous pour comprendre le langage de votre intuition ;
  • Écoutez-vous et faites des choses qui résonnent, qui ont de l’intérêt pour vous, qui vous rendent heureux et vous paraissent justes. Suivez votre propre voie en vous sentant à votre place et en l’assumant ;
  • Identifiez et tentez de reconnaitre les messages de votre intuition véhiculés par votre corps. Observez les sensations de chaleur, picotements, frissons, cœur qui se sert, mal au ventre pour obtenir des références pour les prochaines expériences;
  • Revenez dans le temps et regardez les situations où vous avez dû faire des choix et prenez des indications pour ce qui constituait un « vrai oui » et un non. « Cette fois là j’avais senti que c’était non mais j’ai continué et paf ! Alors que je l’avais senti. » Observez le plus possible afin d’obtenir des références pour vos prochaines expériences. Repérez les signaux du oui et du non et exercez-vous;
  • Quand ce n’est pas un véritable oui mais plus un oui par peur de ne pas trouver autre chose ou de déplaire…ça ne fonctionne pas. Faire les choses dans la vie pour ces deux raisons apportent rarement un dénouement positif. La peur est un bien mauvais guide. Ne cédez pas à la panique;
  • Suivre le « grand oui » de votre intuition même si sur le moment cela n’a aucune logique;
  • Plus vous vous entrainez, plus la communication deviendra simple et efficace;
  • À certain moment, laissez-vous porter. Si vous êtes « pré…occupé », vous ne laissez pas de place à la vie pour agir et à votre intuition pour vous parlez;
  • « C’est l’ensemble des petits pas accumulés qui font la grande différence ». Une clé majeure dans la concrétisation d’un grand projet c’est de le décortiquer en étapes, une bouchée à la fois et tout devient possible !

Parmi les nombreuses prises de conscience, je retiendrai celles-ci :

Janic se rend compte en voyageant que les personnes qui forment le monde qui l’entoure sont différentes. Elles n’ont pas les mêmes attentes qu’elle. Il est difficile pour elle de ne pas les juger mais elle conscientise qu’elle fait fausse route en les jugeant et en voulant les changer mais qu’accueillir les autres dans ce qu’ils font pour eux-mêmes lui permet d’accepter qu’elle souhaite, pour sa part, faire différemment.

« Le voyage de ma vie comme celui de la vie des autres est un mélange de valeurs, de croyances, de désirs et d’aspirations. Ainsi l’expérience de chacun est différente et c’est ce qui en fait toute la beauté. Vivre et laisser vivre prend tout son sens. »

« Au cours de notre vie nous faisons des choix. Parfois excellents, parfois moyens et parfois mauvais. Il ne faut pas avoir peur de se tromper. Mais si nous réalisons que nous avons fait de mauvais choix, il faut trouver la force et le courage de changer malgré l’opinion des autres et celle que nous portons sur nous-mêmes. Nous avons toujours le pouvoir de changer les situations. Je suis responsable de mes choix à chaque instant et faire un choix par peur n’est vraiment pas la solution. »

Elle prend conscience que « c’est le voyage entre deux destinations qui est unique, beau et enrichissant. Ce ne sont ni le point de départ, ni celui d’arrivée qui font grandir ; c’est le passage entre les deux qui est transformateur. »

Elle évoque aussi l’importance d’être ouverte à la rencontre avec une personne au moment où elle se présente à elle car une fois ce moment passé, elle n’aura plus la possibilité de la rencontrer à nouveau et aura peut-être manqué une belle occasion de s’enrichir auprès de cette personne.

Cependant, malgré ce magnifique voyage, ses apprentissages, et la confiance acquise, elle n’en reste pas moins humaine et se laisse happer par le doute et par des moments d’angoisse.

« J’ai beau avoir écrit un livre sur la confiance en soi, avoir donné des conférences, aimer foncer dans la vie et être persévérante, je continue de cohabiter avec des doutes. Avec les années, j’ai tout simplement appris à les apprivoiser. Une des façons que j’ai trouvé pour m’aider à me calmer, c’est de déclarer ouvertement qu’en ce moment ça ne va pas et qu’un doute persiste. »

En somme, une belle leçon de vie qui donne foi en la vie et en sa sagesse intérieure.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Comment retrouver l’estime de soi après le suicide d’un proche ?

Tout un chacun se voit un jour confronté à la perte ultime d’un être cher. Le travail de deuil commence. Cependant, les circonstances de la disparition, les modalités de l’annonce, l’environnement social et culturel constituent autant de facteurs qui vont impacter ce deuil.

Je voudrais ici soulever le sujet plus particulier du suicide. Un sujet souvent tabou dans nos sociétés et qui de ce fait, a pour effet de renfermer sur elles-mêmes les personnes touchées par ce type de disparition.

Toute mort dite violente laisse des séquelles pour les proches. Car rien ne les y prépare. Cette disparition consécutive à un suicide, on la tait, on la cache et paradoxalement elle n’en a que plus de présence dans la vie intérieure des proches endeuillés.

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Il m’arrive d’entendre autour de moi, mais également via la profession de ma famille d’entrepreneur de pompes funèbres,  à quel point l’épreuve est dure pour ces personnes.

En effet, notre société laisse peu de place à l’expression individuelle sur le sujet de la mort. Alors, il en va du deuil comme des biens de consommation. Tout est industrialisé et tout doit se faire vite et bien. Le temps doit être rentabilisé.

De ce fait, les rites d’accompagnement des personnes endeuillées n’ont plus leur place. Le deuil est alors perçu comme un trouble à soigner au plus vite et au moindre coût !

Quel est le sens premier du mot deuil ?

Dans l’étymologie latine de ce mot, on retrouve « dolus » et par extension « dolores », faisant ainsi référence à la douleur, au chagrin, à la souffrance de l’âme.

Différents vocables sont utilisés pour le suicide :

  • Les idées suicidaires correspondent à l’élaboration mentale, de manière consciente, d’un désir de mort. On parle dans ce cas de patients suicidaires.
  • La crise suicidaire est la période durant laquelle le risque de passage à l’acte est important. Les causes sont multiples et le patient se sent dans une impasse. Les idées suicidaires sont envahissantes.
  • Les équivalents suicidaires quant à eux sont les comportements à risques témoignant d’un désir inconscient de mort. Ces derniers relèvent de mutilations, d’alcoolisme brutal, de conduites sexuelles à risques, d’addiction médicamenteuse…
  • La conduite suicidaire correspond à une idée suicidaire qui se fige dans un processus pouvant comporter des actes amenant au scénario suicidaire.
  • Les tentatives de suicide aussi appelées « TS » sont la conséquence d’une personne se vivant elle-même comme suicidaire. Il s’agit de passages à l’acte visant à mettre fin à ses jours sans toutefois nécessairement y parvenir.
  • Enfin le suicide est l’acte délibéré de se tuer menant quant à lui à la mort.

Quels sont les facteurs et les populations « à risque » ?

  • Toute épreuve de vie peut fragiliser voire ébranler les repères personnels. La perte prématurée d’un parent, la violence-maltraitance, la carence affective fragilisent le sentiment de sécurité. Certaines personnes arrivent à dépasser ce traumatisme en mobilisant des ressources individuelles, sociales, familiales, professionnelles. On parle alors des capacités de résilience.
  • A l’inverse, c’est-à-dire pour les personnes qui ne peuvent faire preuve de résilience, Rihmer suggère la notion de facteurs de risque liés à des moments de vulnérabilité dans la vie.
  • Les risques primaires constituent une valeur d’alerte comme par exemple les antécédents familiaux et personnels, les troubles psychiques, le signalement à autrui de l’intention de se suicider. On observe généralement une forme d’impulsivité, d’agitation et d’instabilité.
  • Les risques secondaires ont quant à eux une valeur prédictive plus faible si les risques primaires n’existent pas. Il s’agit notamment de l’isolement social, de problèmes financiers-professionnels importants et de perte parentale précoce.
    Rihmer fait encore référence à des risques tertiaires qui n’ont cependant pas de valeur prédictive en l’absence des 2 autres facteurs mentionnés ci-dessus. Il cite l’âge, l’appartenance au sexe masculin et le rythme des saisons.

Témoignage :

suicide-2« Lors de mon adolescence, mon père qui était atteint d’un cancer incurable, s’est suicidé. Ma mère l’avait découvert en rentrant du travail, pendu au milieu de notre salon. Bien sûr j’allais rentrer de l’école. Je ne pouvais pas me douter de ce que j’allais vivre. Ma mère se tenait là dans ce grand hall d’entrée, plein de monde était présent et elle se sentit obligée de me dire : ton père est mort. Il n’avait rien laissé derrière lui, une lettre aurait pu m’aider. Ma vie est faite de supposition, de doutes, de craintes. L’entourage défilant au funérarium et les jours qui ont suivi les obsèques m’ont plongée dans l’incompréhension de ce qui peut tant pousser à se tuer, pourquoi être égoïste avec ceux qui resteront. Ma mère fait des dépressions à répétition et moi je vis toujours, 3 ans après la disparition de mon père, dans l’angoisse, les suppositions, les doutes, les craintes. Je ne sais pas si j’oublierai ce soir-là. » Nathalie

Faire son deuil après le suicide d’un proche

Le contexte de violence lié à cette disparition conduit inévitablement à une forme plus complexe du deuil.

En effet, différentes conséquences collatérales se cumulent à la perte : impossibilité d’exprimer un au-revoir, brutalité de la survenance, recherche du sens réel caché derrière l’acte, remise en question personnelle, etc.

Il n’y a pas un vécu type pour une personne endeuillée par un suicide.

Néanmoins, nous pouvons relever certains critères qui peuvent fortement marquer le processus de deuil et même en hypothéquer le bon déroulement. Ainsi :

  • Le suicide est une mort violente où le corps peut-être endommagé, imposant dès lors des images traumatisantes pour les proches.
  • Près de 50% des cas de suicides auraient lieu au domicile, contaminant ainsi le milieu de vie quotidien.
  • Le tabou social et religieux est encore bien présent. Ainsi, il n’y a pas si longtemps que cela, l’Eglise interdisait le service religieux pour un suicidé excluant ainsi les endeuillés des rituels funéraires et communautaires classiques, renforçant le sentiment de honte et de culpabilité des proches qui n’ont bien souvent rien vu venir. Le risque pour ces endeuillés est alors d’en arriver à une forme de punition, d’auto agression.
  • L’estime de soi et la dévalorisation sont souvent observées. Pour le psychiatre Michel Hanus « ce sont ces endeuillés qui ont le plus besoin d’aide et de soutien et qui en général, en reçoivent le moins ». Effectivement, ils ont tendance à ne pas oser s’exprimer, à s’isoler. Ils, ne sollicitent que peu d’aide car ils se sentent stigmatisés et vivent difficilement le regard culpabilisant des autres et de la société : « T’avais rien remarqué, il en parlait ? ».
  • Régulièrement, on observe chez les proches de l’angoisse liée à la peur qu’une autre personne de l’entourage passe également à l’acte car le sentiment de sécurité interne a été ébranlé dans le tissu familial.
  • L’agressivité et la gestion de celle-ci est un facteur crucial. L’agressivité est une conséquence inéluctable de la douleur. L’endeuillé doit arriver à la gérer. Soit en l’exprimant sous forme de sentiment de colère à l’encontre du défunt, des proches. L’agressivité peut encore sortir sous forme de critiques à l’égard des professionnels entourant le défunt. Mais souvent, cette agressivité, l’endeuillé peut la retourner contre lui-même, entraînant alors celui-ci dans les phénomènes dépressifs comme la dévalorisation de soi.
  • Enfin l’enquête policière génère un climat particulier. Il s’agit d’une réelle intrusion dans l’intimité de la famille au moment où cette dernière aurait bien besoin de pouvoir faire front. Parfois, le parquet ordonne une autopsie afin d’écarter la thèse d’un homicide rendant la séparation d’autant plus douloureuses pour ces familles car le corps du défunt est alors soustrait à la famille.

Quelques pistes de réflexions pour avancer dans le processus de deuil :

La personne se suicidant n’a trouvé que cette solution pour mettre fin à une terrible souffrance et trouver la paix. Elle ne se doute pas qu’elle plongera ses proches dans une profonde douleur.

Le deuil est un processus de cicatrisation où le temps est nécessaire. Il nous sert de bouclier de protection psychologique et émotionnelle pour nous permettre de construire un lien différent avec la personne disparue.

4 étapes :

1. Le choc-sidération :

Les premières heures suivant la disparition, nous plongeons dans un mécanisme de protection psychique inconscient. Cela permet de supporter la douleur car les émotions sont comme endormies. Nous fonctionnons par automatisme.
En effet, après la découverte du corps sans vie, les endeuillés peuvent souffrir

  • d’un syndrome de stress post-traumatique se caractérisant par des flashs,
  • d’un stress chronique où les personnes peuvent avoir peur à certains moments de revivre une telle disparition.

2. La fuite et recherche :

Après le décès (6 à 15 mois), la personne veut sortir rapidement de sa peine et se retrouve dans une agitation. La personne veut se reconnecter avec la personne disparue via les albums notamment.

La culpabilité est présente. Elle lit et relit les mails, courriers afin de trouver une explication au suicide. Cette quête fait partie du travail de deuil. L’endeuillé se condamne à ne plus prendre de plaisir, à ne plus avoir de succès, bonheur.

3.  La destruction :

C’est la prise de conscience du non-retour de l’être aimé (1 à 3 ans). Il est donc normal de se sentir mal dans sa peau.

La honte et la stigmatisation caractérisent ce deuil. La personne s’exclut des réseaux sociaux ne pouvant ainsi se sentir soutenue. Elle pense ne pas pouvoir être assez bien pour recevoir de l’aide. Elle n’ose pas aborder le décès tel qu’il s’est passé pouvant ainsi entraîner un secret de famille.

4. La reconstruction :

La reconstruction se déroule en trois temps :

  • la relation avec le monde qui nous entoure. On apprend à trouver sa nouvelle place au sein de l’entourage.
  • la « relation » avec l’être disparu. On sait qu’il restera dans nos cœurs à tout jamais.
  • la redécouvre de soi-même. Sommes-nous plus ouvert, axé sur ce qui nous tient à cœur où on contraire ?

5. Revivre :

Faire son deuil c’est accepter que la personne ne soit plus là. Il faut pouvoir prendre soin de soi, panser la blessure et être indulgent envers soi-même.

L’acceptation de la perte ultime repose sur le principe que l’on doit accueillir nos émotions càd prendre conscience de l’information qu’elles nous donnent afin de pouvoir au fil du temps mieux les gérer. Une émotion telle qu’elle soit est un indicateur, elle n’est donc pas à prendre négativement. Pleurer, vivre au jour le jour est normal dans les premiers moments suivant le décès.

L’amour que l’on portait à l’être disparu nous nourrissait. Il faut donc trouver l’affection en renouant avec les liens familiaux existants ou en créer d’autres avec autrui.

Identifier ce que la personne nous a légué comme valeur va nous permettre de nous réorienter en se reconstruisant.

S’autoriser à faire des petites choses qui nous font du bien. La vie est un cadeau de chaque jour.

se tenir droit

« Ne vous en faites pas parce que la marée baisse. Elle remonte toujours.
Si la vie vous donne un citron, faites-en une limonade.
Ce n’est pas ce qui vous arrive qui importe, mais bien l’interprétation que vous en faites.
Les problèmes sont comme des couteaux ; ou bien ils nous aident, ou bien ils nous coupent. Ca dépend si on les prend par le manche ou par la lame.
Ça ne sert à rien d’ouvrir votre parapluie avant que la pluie tombe.
Ce qu’il y a derrière nous et devant nous n’est rien à comparer à ce qu’il y a à l’intérieur de nous » Nicole CHAREST

Quel est l’impact sur l’estime de soi ?

Le suicide de l’être aimé entraine une diminution de l’estime de soi. L’endeuillé se remet en question sur l’amour qu’il a pu donner et sur la qualité de cet amour. Il pense que cet amour n’a pu être donné correctement. Alors, arrive la pensée « mon amour n’a pas de valeur, je n’ai aucune valeur ». Cela nourrit un sentiment d’échec. Il se sent rejeté, abandonné.

L’estime de soi est la façon dont on se voit, se perçoit. C’est un peu notre miroir, notre image de nous. Elle est vitale pour notre équilibre psychologique car c’est le regard-jugement de soi-même.

L’estime de soi est indispensable pour traverser le deuil.

3 piliers :

1. L’amour de soi est le socle. Malgré l’échec, les défauts, les limites, il faut s’aimer d’un amour inconditionnel.

2. la vision de soi est la conviction d’être porteur de qualités et nous en avons tous.

3. la confiance en soi permet d’agir sans crainte.

Chaque jour, il faut faire face avec courage à cette épreuve où l’on est confronté à la souffrance. Cela est à mettre dans les acquis. Il est important de se féliciter pour chaque succès même infime réalisé durant la journée et de penser en quoi on vous apprécie dans votre cercle.

estime de soi

« Vous transportez vos soucis sur vos épaules ; ce fardeau vous alourdit et vous empêche de ressentir la paix et d’être heureux. Nous les anges, vous demandons aujourd’hui de déposer votre fardeau et de remettre toutes vos inquiétudes entre nos mains.
Lorsque vous faites cela, votre esprit et votre cœur se libèrent de la peur, et vous ouvrez davantage la porte à votre créativité et à votre sagesse Les solutions viennent plus aisément à ceux qui ne sont pas dans la crainte.
Dès maintenant, prenez une profonde inspiration, expirez et permettez-vous de retirer ce poids de vos épaules. Lorsque vous libérez votre cœur de la peur et de l’anxiété, il s’ouvre pour recevoir l’aide que nous ne cessons de vous offrir »
Extrait Oracles des anges, Doreen Virtue

Comment apporter de l’aide aux familles ?

La prise en charge peut se faire dès la découverte du corps ou l’annonce du décès.

Il s’agit essentiellement d’une présence « pragmatique et pratique » qui permet aux proches d’affronter le premier choc, tant sur le plan affectif que psychique ou social. La présence constitue alors un repère qui permet de mieux faire face à l’omniprésence du stress, de la douleur et de l’incompréhension.

L’aide, rappelons-le, prend place dans un contexte particulier de honte et de culpabilité. Et ceci est d’autant plus prégnant lorsque la personne est un enfant ou un ado.

Il faut également travailler sur le sentiment d’étrangeté car l’endeuillé a souvent le sentiment d’être différent des autres qui ne peuvent pas le comprendre lui et sa détresse.
Il faut alors aider à extérioriser leur ressenti mais aussi à mettre des mots et du sens sur cette perte, sur les images. Il faut décrypter cet acte fou et les aider à en faire un récit.

Ils ont surtout besoin d’écoute mais uniquement quand ils sont prêts pour cela. C’est ce qui rend l’accompagnement d’un endeuillé si difficile. Nous devons accepter leur rythme et nous ne devons en aucune manière imposer le nôtre.

Le travail de deuil passe par quatre tâches essentielles :

  • L’acceptation de la réalité,
  • Être capable de mettre un terme à la relation avec le défunt,
  • Lâcher prise,
  • Trouver un nouveau sens à la vie sans le défunt.

Enfin il est important de travailler sur les ressources individuelles de l’endeuillé et de l’inviter à s’exprimer avec ses proches dès qu’il lui semble que les circonstances s’y prêtent.

photo aider

Pour conclure :

La période de deuil permet « de manière idéale » d’aller de l’avant, de continuer à vivre en apprenant à surmonter la perte.

L’annonce du décès est la première phase du travail de deuil. Chacun y réagit différemment.

Voir le défunt pour un dernier au-revoir peut aider à accepter la réalité de la disparition et rend possible un dernier moment privilégié avec le défunt.

Viendront ensuite des phases de tristesse, de colère ou de peurs qui envahissent l’endeuillé.

Avec le temps, on pourra rétablir un certain équilibre après avoir affronté le sentiment de culpabilité et l’absence de sens. Petit à petit, l’endeuillé se reconstruit. Il se redéfinit par rapport à la personne disparue et par rapport à son environnement social.

Être soutenu et accompagné par une personne compétente est essentiel et malheureusement encore trop rare. Grâce à cet accompagnement l’endeuillé pourra effectuer un travail d’intériorisation offrant à la personne disparue, une place apaisée au plus profond de son être. La personne endeuillée retrouve l’estime de soi indispensable pour continuer dans son parcours de vie. La plaie est alors refermée, même si la cicatrice restera à tout jamais.

BIBLIOGRAPHIE:

Article Céline Scholl

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