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J’ajuste ma posture pour réussir ma prise de parole en public

Réaliser un exposé devant la classe, présenter un examen oral, défendre un travail de fin d’études face à un jury ou animer une réunion devant une vingtaine de personnes vous semble-t-il insurmontable ? Que ce soit face à 2 ou 200 personnes, pour une intervention de 5 minutes ou une heure, vivez-vous votre prise de parole en public comme une véritable épreuve ?

parler en public

Et si cet exercice devenait un plaisir ? Etes-vous prêt à dépasser votre trac ? à capter l’attention de votre public ? à partager, transmettre, défendre votre point de vue et convaincre à l’oral avec assurance ?

Voici quelques astuces qui vous permettront de travailler et ajuster votre posture lorsque vous parlez en public.

1. Se sécuriser

Avant la prise de parole, le trac fait généralement son apparition. Votre mental et votre corps peuvent réagir de différentes façons : vous ruminez en imaginant les pires situations possibles, vous avez chaud, votre cœur s’emballe, vous rougissez, votre bouche devient sèche et vos mains moites, … Cet état peut vous déstabiliser et vous faire perdre vos moyens.

En transférant votre poids dans le bas de votre corps, grâce à la technique de la visualisation, vous allez vous enraciner à la terre et ainsi retrouver stabilité et sécurité.

Exercez-vous : Tenez-vous debout, les pieds écartés dans l’alignement du bassin, et concentrez-vous sur votre abdomen. A chaque expiration, votre conscience descend le long de vos hanches, vos cuisses, vos mollets, vos chevilles et enfin vos pieds. Elle se glisse sous vos talons jusqu’aux orteils. A chaque expiration, elle descend un peu plus. Ensuite, sous votre voûte plantaire, visualisez des racines qui pénètrent dans la terre très profondément.

Inversez le processus. A chaque inspiration, recevez l’énergie de la terre qui monte le long des racines jusqu’à vos pieds, vos mollets, vos cuisses, votre bassin. Sentez votre présence dans le bassin, détendez votre colonne vertébrale et sentez-vous calme, sécurisé et serein.

enracinement

2. Établir le contact

Pour faire passer votre message, il est primordial d’établir un lien avec l’auditoire. Comment capter l’attention ?

a) Développez votre présence

Soyez dans l’ici et maintenant, parlez et déplacez-vous lentement. Cela permet à vos idées ne pas se bousculer dans votre tête.

Exercez-vous à être pleinement présent à ce que vous entreprenez et cela deviendra une habitude. Lorsque vous montez l’escalier, ralentissez exagérément vos mouvements et respirez profondément. Si vous tenez la rampe, soyez présent à la paume de votre main et à la texture du matériau. Lorsque vous écoutez votre interlocuteur, soyez attentif à ses arguments et ne vous concentrez pas sur ce que vous allez répondre dans 30 secondes.

b) Soyez authentique

Soyez vrai et ne cherchez pas à plaire à tout prix ou à prouver quoi que ce soit. Ne vous racontez pas d’histoires, vous serez ainsi en accord avec ce que vous aimeriez dire et ce que vous direz.

Exercez-vous : Faites la liste de vos valeurs profondes et agissez avant tout à partir de celles-ci. Pratiquez la méditation et accordez-vous des moments de solitude et de silence pour développer une espace intérieur propice à l’introspection.

« Reste toi-même, car c’est dans l’authenticité que l’on puise ses forces. » D. Herrero

c) Connectez-vous au public par le regard

En établissant un contact visuel franc et direct, l’auditoire se sent concerné et prêt à suivre vos arguments.

Acceptez aussi de vous laisser regarder. Adoptez alors un regard indirect : regardez au loin et accrochez-vous à un détail dans le décor par exemple.

d) Soyez enthousiaste et optimiste

Le sourire est un ingrédient indispensable de votre présentation. En étant enthousiaste et en parlant avec conviction, vous obtiendrez l’adhésion du public.

présence

3. Soigner sa diction

Durant votre prise de parole, veillez principalement à soigner :

  • votre articulation
  • votre prononciation
  • le volume sonore de votre voix
  • vos intonations pour donner du relief à votre intervention
  • le rythme, c’est-à-dire votre débit de paroles

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » Boileau

4. Se détendre physiquement

Avant une intervention orale, adonnez-vous à une activité qui vous fait du bien et qui contribue à vous détendre. Il peut s’agir d’une sortie entre amis, une activité sportive, musicale, culinaire, …

Vous pouvez également pratiquer quelques exercices de détente quelques minutes avant de prendre la parole.

Exercez-vous à l’enchaînement « Visage – Épaules – Orteils » : Fermez les yeux et grimacez de manière à tordre les muscles de votre visage dans tous les sens. Arrêtez-vous quelques instants. Reproduisez cet exercice trois fois de suite. Puis, massez-vous le visage en prêtant attention aux sensations tant au niveau de votre visage qu’au niveau des mains. Ensuite, haussez les épaules sur l’inspiration, le plus haut possible, et lâchez-les brusquement sur l’expiration. Faites cet exercice à trois reprises. Puis faites-les rouler trois fois vers l’avant et ensuite trois fois vers l’arrière. Enfin, pour bien sentir vos appuis et les assouplir, écrasez le sol avec vos orteils en les tordant d’avant en arrière et sautillez quelques secondes.

Harmonie

Saisissez toutes les occasions pour une mise en pratique : lors d’une réunion de famille ou d’une activité entre amis par exemple. Ecoutez différents discours et apprenez des autres. Peu à peu, vous ajusterez votre posture et prendrez la parole en public avec plaisir et aisance. Allez-y progressivement et faites-vous confiance. A vous de jouer maintenant !

Article Sarah Racquet

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Comment écouter votre intuition ?

« L’Inde, mon Intuition et Moi »

Dans ce livre, Janic Losier raconte l’histoire d’un voyage en Inde qu’elle a entrepris à l’âge de 20 ans, majoritairement seule. Au fil de son récit, elle partage son histoire, des conseils pratiques et des inspirations.

Le fil conducteur est la connexion qu’elle entretient avec la voix de son cœur, en apprenant à lui faire confiance pour suivre la vie là où elle a décidé de l’emmener. Pour elle, la vie est bien orchestrée même quand nous croyons l’inverse et certaines expériences et situations sont des passages obligés.

Elle partage ses rencontres, son périple et les synchronicités qui lui ont permis de réaliser un voyage dont elle avait toujours rêvé. Elle raconte, par exemple, comment les choses se sont mises en place et lui ont permis de passer de 128,88 dollars à 6000 dollars sur son compte en quelques semaines avant la date de son départ.

Ce livre est une très belle lecture, qui permet de faire le pont entre la théorie présente dans de nombreux ouvrages et la réalité vécue sur le terrain, à l’écoute de son intuition et des signes de la vie.

image Inde

Chacun pourra sans doute se reconnaître dans les doutes qui l’habitent et pourra tirer des enseignements qui lui sont propres à travers le vécu qu’elle relate.

Elle évoque son dialogue intérieur  impliquant « Ouimais » qui représente son petit douteur (petit diable) et « Sijosais » son motivateur miniature (son petit ange). Elle les a nommé, dessiné et les a transformés en outils permettant de sortir de ses ruminations sans fins.

Quand ses deux petites voix font surface inlassablement et tiennent des discours différents, elle décide de parler à l’Univers.Elle lui dit ce qu’elle ressent et lâche prise pour qu’il fasse ce qu’il y a à faire.

«  Car ce que nous voulons et ce qui est bon pour nous représentent parfois deux mondes distincts. »

Mais cela ne l’empêche pas de persévérer dans ses actions pour se donner le plus de chance possible que ses rêves se réalisent.

Pour elle, quand la vie envoie un défi, ce n’est pas nécessairement un signe qu’il faille abandonner la route mais cela permet de se questionner en profondeur, afin de puiser la motivation nécessaire pour entreprendre le chemin.

« Quand j’écoute la vie juste en surface, je peux me tromper car j’ai l’impression qu’elle veut me lancer des défis pour vraiment arriver à m’écouter. Ce serait facile d’abandonner à chaque première culbute qu’elle m’impose. C’est facile d’interpréter un tout petit défi comme un prétexte pour changer, lâcher, abandonner. Parfois même si cela ne coule pas je dois persévérer. Il faut simplement que j’arrive à détecter les messages de mon senti intérieur. Quand dois-je continuer et quand dois-je abandonner ? »

 

écoute« Tout ce que vous voulez est de l’autre côté de la peur » Gregg Braden

Tout au long de son chemin, elle apprend à décoder ses messages internes et à suivre la voix du courage plutôt que celle de la peur.

Son intuition représente sa boussole de choix.

Elle relève de la pratique et de la connaissance d’elle-même. Ce sentiment peut se manifester très différemment d’une personne à l’autre, d’où l’importance pour chacun de déchiffrer son propre code pour bien se connaître.

Pour se fier à son intuition, il s’agit d’aiguiser son discernement en faisant la distinction entre les « vrais oui » et les non.

Comment ?
  • Apprenez à vous connaître. Rencontrez-vous pour comprendre le langage de votre intuition ;
  • Écoutez-vous et faites des choses qui résonnent, qui ont de l’intérêt pour vous, qui vous rendent heureux et vous paraissent justes. Suivez votre propre voie en vous sentant à votre place et en l’assumant ;
  • Identifiez et tentez de reconnaitre les messages de votre intuition véhiculés par votre corps. Observez les sensations de chaleur, picotements, frissons, cœur qui se sert, mal au ventre pour obtenir des références pour les prochaines expériences;
  • Revenez dans le temps et regardez les situations où vous avez dû faire des choix et prenez des indications pour ce qui constituait un « vrai oui » et un non. « Cette fois là j’avais senti que c’était non mais j’ai continué et paf ! Alors que je l’avais senti. » Observez le plus possible afin d’obtenir des références pour vos prochaines expériences. Repérez les signaux du oui et du non et exercez-vous;
  • Quand ce n’est pas un véritable oui mais plus un oui par peur de ne pas trouver autre chose ou de déplaire…ça ne fonctionne pas. Faire les choses dans la vie pour ces deux raisons apportent rarement un dénouement positif. La peur est un bien mauvais guide. Ne cédez pas à la panique;
  • Suivre le « grand oui » de votre intuition même si sur le moment cela n’a aucune logique;
  • Plus vous vous entrainez, plus la communication deviendra simple et efficace;
  • À certain moment, laissez-vous porter. Si vous êtes « pré…occupé », vous ne laissez pas de place à la vie pour agir et à votre intuition pour vous parlez;
  • « C’est l’ensemble des petits pas accumulés qui font la grande différence ». Une clé majeure dans la concrétisation d’un grand projet c’est de le décortiquer en étapes, une bouchée à la fois et tout devient possible !

Parmi les nombreuses prises de conscience, je retiendrai celles-ci :

Janic se rend compte en voyageant que les personnes qui forment le monde qui l’entoure sont différentes. Elles n’ont pas les mêmes attentes qu’elle. Il est difficile pour elle de ne pas les juger mais elle conscientise qu’elle fait fausse route en les jugeant et en voulant les changer mais qu’accueillir les autres dans ce qu’ils font pour eux-mêmes lui permet d’accepter qu’elle souhaite, pour sa part, faire différemment.

« Le voyage de ma vie comme celui de la vie des autres est un mélange de valeurs, de croyances, de désirs et d’aspirations. Ainsi l’expérience de chacun est différente et c’est ce qui en fait toute la beauté. Vivre et laisser vivre prend tout son sens. »

« Au cours de notre vie nous faisons des choix. Parfois excellents, parfois moyens et parfois mauvais. Il ne faut pas avoir peur de se tromper. Mais si nous réalisons que nous avons fait de mauvais choix, il faut trouver la force et le courage de changer malgré l’opinion des autres et celle que nous portons sur nous-mêmes. Nous avons toujours le pouvoir de changer les situations. Je suis responsable de mes choix à chaque instant et faire un choix par peur n’est vraiment pas la solution. »

Elle prend conscience que « c’est le voyage entre deux destinations qui est unique, beau et enrichissant. Ce ne sont ni le point de départ, ni celui d’arrivée qui font grandir ; c’est le passage entre les deux qui est transformateur. »

Elle évoque aussi l’importance d’être ouverte à la rencontre avec une personne au moment où elle se présente à elle car une fois ce moment passé, elle n’aura plus la possibilité de la rencontrer à nouveau et aura peut-être manqué une belle occasion de s’enrichir auprès de cette personne.

Cependant, malgré ce magnifique voyage, ses apprentissages, et la confiance acquise, elle n’en reste pas moins humaine et se laisse happer par le doute et par des moments d’angoisse.

« J’ai beau avoir écrit un livre sur la confiance en soi, avoir donné des conférences, aimer foncer dans la vie et être persévérante, je continue de cohabiter avec des doutes. Avec les années, j’ai tout simplement appris à les apprivoiser. Une des façons que j’ai trouvé pour m’aider à me calmer, c’est de déclarer ouvertement qu’en ce moment ça ne va pas et qu’un doute persiste. »

En somme, une belle leçon de vie qui donne foi en la vie et en sa sagesse intérieure.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Mon séjour dans un Ashram

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Depuis que j’ai commencé le yoga, il y a trois ans, j’ai toujours eu envie de faire une retraite dans un ashram. Alors quand l’opportunité de partir en Inde s’est présentée, je n’ai pas réfléchi une seconde et j’ai voulu commencé mon aventure indienne par cette expérience.

Mais lequel ? Cette question m’a taraudée longtemps car en Inde, il y en a énormément et de « style » parfois très différent.

Je savais que je voulais y faire du yoga et je recherchais quelque chose d’authentique.

A travers mes recherches sur internet, je suis tombée sur le récit d’un bloggeuse qui avait passé deux semaines au Sivananda Ashram au sud du Kerala. En lisant ses lignes, j’ai su que ce serait celui là !Et je n’ai pas été déçue !img_1887

Dès l’arrivée à l’Ashram, j’ai été émerveillée du cadre dans lequel je me trouvais. En effet, l’ashram est au sommet d’une colline, entouré d’une végétation luxuriante tropicale, c’était magique. L’endroit lui-même est superbe, Beaucoup de couleur, de fleurs, de représentations des dieux et déesses hindous, la déconnection avec le monde extérieur s’opère immédiatement.
J’avais opté pour une chambre que je partageais avec une autre personne mais il y a aussi des dortoirs (option la plus économique) et des chambres privées.

Très vite, tous les nouveaux arrivants ont été réunis et on nous a donné l’horaire et les règles à suivre :

  • 5h40             Levé
  • 6h-7h           Méditation 
  • 7h-7h30       Chants  
  • 8h                  Pause Thé
  • 9h– 11h       Cours de Yoga
  • 11h – 12h    Repas
  • 12h-13h       Karma Yoga (tâches ménagères)  
  • 13h-14h      Classe/lecture : 
  • 14h30           Pause Thé : 
  • 15h-17h       Yoga Class : 
  • 17h                 Repas
  • 19h                  Meditation et chants : 
  • 22h                  extinction des feux

Je vous l’accorde c’est costaud mais tout le programme n’est pas obligatoire. Seules les méditations et le karma yoga le sont, pour le reste, vous faites comme vous voulez.

img_1746En ce qui concerne le Karma yoga, il s’agit de tâches ménagères, ça peut varier, c’est pas contraignant et ça permet de s’investir au sein du fonctionnement de l’ashram. Je vous avoue que j’ai eu beaucoup de chance, mon karma yoga consistait à m’occuper de chiots retrouvé abandonné devant l’ashram. Nous ne mangeons donc que 2 fois par jours et rien de sucré. La nourriture est particulièrement excellente et très saine, ils respectent les enseignements et les valeurs de l’ayurveda. Ça peut sembler peu mais je vous assure que c’est largement suffisant. Moi-même étant une gourmande et grande mangeuse, j’ai été étonnée de réaliser comme je n’avais pas de sensations de faim.

Le moment des repas est un moment de réunion où nous sommes tous assis par terre mais il est demandé de garder le silence. Par contre, il y a beaucoup d’autres moments dans la journée où nous pouvons échanger et j’ai vraiment fait de belles rencontres lors de ce séjour dont certaines sont devenues des amitiés sincères.

En ce qui concerne les cours de Yoga, il y a deux groupes différents : les débutants , qui n’ont quasiment jamais fait de yoga et les « avancés ». Les cours sont très bien donnés et vraiment accessibles. J’appréhendais de ne pas avoir le niveau et pas du tout.

img_1911Ce séjour dans l’Asharm Sivananda m’a fait un bien fou.

Il m’a aidé à développer ma confiance en moi car je me suis recentré et j’ai vu que j’étais capable de vivre à un rythme différent, d’être assidue dans ma pratique de la méditation et que ma pratique du yoga s’est aussi très rapidement développée en deux semaines.

Et je peux vous dire que rien qu’arriver à faire un « headstand » ça vous booster votre confiance pour un bon moment.

C’est un endroit où je retournerai un jour dans ma vie, c’est certain .

J’ai également vraiment eu le sentiment de me recharger en énergies et de pouvoir prendre un recul énorme sur ma vie, de lâcher prise.

Ce que j’ai préféré ce sont les chants matinaux et une fois par semaine, nous allions également médité au bord d’un lac, c’était magique !

Le plus dur, ce fut de me passer de sucre, surtout au petit déjeuner et d’un bon verre de vin pendant 2 semaines et enfin, j’avoue, les réveils très matinaux ! Mais ça fait partie du jeu ! Et ça en vaut vraiment la peine !

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Article Emilie Hawlena

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Compostelle, une expérience symbolique

Les jours se suivent, totalement différents les uns des autres. Les paysages de chacune des étapes sont très diversifiés, donnant la sensation d’être dans un nouveau pays chaque jour.

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Les histoires de vie de chacune des personnes croisées sont particulières. Il règne sur ce chemin, emprunté par des millions de personnes, une énergie étonnante qui pousse à avancer. Chacun encouragé par la motivation, les croyances et les défis qui lui sont propres.

Il existe toutes sortes de pèlerins : celui qui marche contre la montre et réalise deux étapes par jour ; l’autre qui abandonne au bout de quelques semaines ; celui qui prend son temps et s’arrête pour flâner, dessiner, méditer ; la personne qui, le casque fixé sur le crâne, est dans sa bulle et ne regarde pas autour d’elle ; celui qui marche seul ; l’autre en groupe ; la personne qui marche dans l’intention d’exhiber fièrement son attestation de réussite ; celle qui fait une étape de temps en temps ; la personne qui fuit le contact ; celle qui dort en gîte ; l’autre à l’hôtel ; celui qui a « déjà fait Compostelle » plusieurs fois et par plusieurs chemins ; mais aussi le novice ; le croyant ;  l’aventurier ; le lève-tôt ; le sportif ; le fêtard… Il existe autant de pèlerins que de personnes qui empruntent un chemin.

Il n’y a pas de bonne manière, ni de bon rythme. Chacun fait sa route en adéquation avec qui il est. Après la marche, l’installation au gîte et la douche, certains font la sieste, d’autres lisent ou utilisent Internet et la plupart se regroupent et partagent des moments forts. Ceci explique les larmes qui coulent sur les joues des pèlerins qui se séparent devant la cathédrale de « Santiago de Compostela ».

En mode randonneur, il n’y a aucune distinction, aucune « classe sociale ». Il est fort probable que dans la vie de tous les jours, je n’aurai jamais côtoyé les « inconnus » avec qui j’ai partagé cette extraordinaire expérience.

La marche devient une addiction. Mon corps se dépense et mon mental prend l’air. La sérénité et le détachement qui émanent de plusieurs semaines de marche consécutives sont surprenants.

Le chemin est pavé d’une énergie positive spécifique. Les nombreux « buen camino » lancés par les habitants des hameaux croisés en rue, ou d’autres pèlerins,  les sourires et bons vœux des différentes rencontres m’ont accompagnée tout au long des kilomètres. Il demeure des endroits particuliers où des messages, des symboles, des rencontres poussent à l’introspection.

Suivre des flèches, se laisser guider vers l’étape suivante sans savoir ce qui s’y trouve et comprendre que la vie fait de même à l’aide de signes, tous les jours.

Prendre conscience que mon corps me parle et être à l’écoute de ses messages.

M’autoriser à être vulnérable, à être moi-même et à m’affirmer quand je n’ai pas envie de suivre le mouvement.

Admettre que l’autre me renvoie un miroir et en apprendre sur moi.

Me délester du superflu et apprécier chaque petit bonheur comme le délice d’une douche chaude. Profiter du moment présent, avancer et laisser la journée de la veille derrière moi. Faire confiance à la vie et recevoir des preuves que ce qui doit se trouver sur ma route s’y trouve.

Faire des choix : celui des étapes, du nombre de kilomètres, du nombre de jours, de mon entourage. « El camino » est une expérience fabuleuse ; c’est un magnifique parallèle de ce qu’est la vie réelle.

Ce n’est pas la destination finale qui importe mais chaque pas, chaque étape, chaque jour. L’objectif, le but poursuivi fait avancer et donne du sens mais savourer chaque instant, chaque rencontre, chaque échange, chaque paysage, donne de la valeur, de la joie à la vie.

J’ai compris en arrivant devant la cathédrale que ce n’était pas ce moment que j’étais venue chercher, mais tous ceux qui m’ont fait arriver jusque là.

 « El camino te da lo que pides ». Le chemin te donne ce que tu lui demandes. Avant d’entamer mon périple, j’ai rédigé une liste d’intentions, ce que je souhaitais que m’apporte le chemin.  Les réponses ont été au-delà de mes espérances.

Il n’y a pas un chemin vers Compostelle,  il en existe autant que de personnes qui le font. Chacun y trouvera des réponses différentes.

 « Tu vas avoir l’impression que rien n’a changé mais ce sont les couches du dessous qui se sont transformées et tu en verras l’impact plus tard ».

En effet, Compostelle a changé qui je suis, en profondeur et donc ma vie. Mais surtout ne me croyez pas, faites en l’expérience ! Quelqu’un vous attend sur ce chemin !

Compostelle 2« Nous ne connaissons pas la valeur d’un moment jusqu’à ce qu’il devienne un souvenir »

Et vous avez-vous vécu une expérience transformatrice ? Venez nous la raconter dans les commentaires.

Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Burn-out: le mal de notre siècle

« La vie n’est pas le travail; travailler sans cesse rend fou. » Charles De Gaulle

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J’ai eu l’occasion de suivre une formation vidéo sur le burn-out donnée par Barbara Meyer et je vais vous partager quelques points qui m’ont semblé importants. Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande cette formation. Tout est très bien expliqué, facile à comprendre et même si vous n’en souffrez pas personnellement, cela vous permettra de comprendre ce que ressentent les personnes qui en souffrent, comment les aider et comment ne pas tomber vous-mêmes dedans.

  1. Le burn-out : c’est quoi exactement ?

L’OMS le définit comme un sentiment de fatigue intense, une perte de contrôle et une incapacité à obtenir des résultats concrets au travail.

On peut le comparer à une longue traversée du désert. C’est aussi un peu comme si on touchait le fond d’une piscine et qu’on n’est plus capable de voir la surface de l’eau.

C’est vivre dans l’obscurité, n’avoir aucune envie.

Il ne faut cependant pas le confondre avec la dépression car leurs symptômes sont semblables.

Le plus souvent, pour s’en sortir, il suffit d’un déclic et là, on peut se sauver soi-même.

On retrouve 2 causes majeures du burn-out. Le stress au travail (l’exposition pendant une longue période) et le facteur personnel (lié à la personnalité et à l’histoire personnelle).

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  1. Les signes à ne pas négliger

Le premier signe à ne pas négliger est la fatigue. Pour le burn-out, il y a 3 types de fatigue qui se font ressentir. Tout d’abord une fatigue psychologique, ensuite une fatigue physique et enfin la fatigue d’être fatigué.

Il faut être vigilant dès les 1er signes, surtout lorsqu’ils se cumulent. La fatigue s’installe dans le corps et dans la tête, on n’a plus envie de rien et les gestes du quotidien nous coûtent. C’est la fatigue psychologique.

Il y a aussi plusieurs signes à prendre en compte, et encore une fois, surtout s’ils se cumulent. Ce qui est aussi important de savoir est que nos proches, dans la plupart des cas, seront les premiers à voir ces signes.

  • Ennui ou monotonie au travail ou à la maison
  • Mauvaise humeur fréquente et inhabituelle
  • Chutes d’attention
  • Anxiété récurrente
  • Rigidité, jugements tranchés
  • Sentiment d’échec, d’incapacité
  • Perte de confiance en soi

L’erreur à ne pas commettre ici est d’ignorer sa fatigue et de réagir de manière disproportionnée aux mises en garde des proches.

La fatigue physique apparaît ensuite, remarquée aussi par l’entourage. Ce sont des symptômes bien connus tels que les maux de tête, de dos, les problèmes digestifs, …

Le troisième type de fatigue arrive enfin. On est fatigué d’être fatigué et les signes ici sont ;

  • Une mauvaise humeur tenace
  • Une perte d’envie de voir ses amis
  • Une baisse du désir de plaire
  • Une exagération des évènements

(L’exagération des évènements est due au fait que le burn-out nous déconnecte de la réalité, elle est déformée, on ne la voit plus de manière objective car les pensées sont atteintes par l’épuisement.)

  1. Et après ?

Le burn-out est stress_freeune épreuve négative longue et difficile mais réussir à en sortir peut nous apprendre de bonnes choses. Ca va nous obliger à lâcher des choses ancrées en nous depuis de nombreuses années, nous autoriser à vivre pour nous et à se détacher des autres.

Pouvoir en sortir c’est un peu comme une renaissance et il va falloir prendre un nouveau rythme de vie, être patient et indulgent avec soi-même et se féliciter de chaque chose accomplie.

  1. Comment le prévenir

6 principes de vie pour prévenir le burn-out :

  • Appliquer les principes de l’écologie à notre corps

Comme un écologiste qui veut protéger la terre, notre esprit doit protéger notre corps, doit agir sans compromettre notre futur.

  • Préserver notre capital énergie

Pour que notre « batterie » tienne le coup toute la journée, il faut la recharger en aménageant des petits moments pour soi. On peut chaque jour se poser la question : « je fais quoi pour moi aujourd’hui ? »

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  • Se réconcilier avec ses émotions

Cela permet de ne pas se laisser submerger, déborder par ses émotions. Pour se réconcilier avec elles, il faut les identifier en mettant des mots dessus.

  • Être bienveillant avec soi-même

« Suis-je aussi bienveillant avec moi-même qu’avec les autres ? » Il est important de se rappeler qu’il faut se sauver soi-même avant de pouvoir sauver les autres.

  • Demander de l’aide

Il faut demander au lieu de supposer la réponse que les autres vont donner. Il n’y a aucune honte à demander de l’aide, ça offre même la possibilité aux autres de nous demander de l’aide en retour.

  • Rester dans le présent

Il faut éviter de perdre de l’énergie à douter, hésiter, imaginer le pire, ressasser le passé car ça éloigne de la réalité. Il faut garder son énergie pour le moment présent, les évènements de la vie et s’encourager et se féliciter de chaque réussite.

rayonner la confiance en soi

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Article Maéva Maene

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