Le coaching, à quoi ça sert ?

Publié par Adelyne Albrecht le

Cas de coaching

Depuis un an que je me forme au coaching, j’ai eu l’occasion d’accompagner de manière sérieuse et régulière, sur 4 à 6 séances dont certaines se poursuivent, environ 5 personnes.

Cela me permet d’illustrer ma réponse lorsque l’on me demande qui se fait coacher et à quel sujet. Voici un bref descriptif des cas que j’ai eu le bonheur de traiter.

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Kevin, 19 ans

Kevin passe son BAC pour la deuxième fois, et à quatre mois de l’examen, il ne sait pas ce qu’il fera après. Sa mère répète qu’elle souhaite qu’il fasse des études longues, et comme il ne veut pas, il a arrêté de communiquer ouvertement et explicitement avec elle depuis des années, et l’autre conséquence est qu’il ne s’est pas intéressé à ce qu’il souhaitait lui-même faire. Le coaching a permis de lui faire prendre conscience de sa propre responsabilité dans son futur, et de se mettre en mouvement pour faire des recherches et valider ou invalider les options qui correspondent à ses goûts. Après quatre séances, il a déterminé une voie qu’il aimerait suivre avec passion, mais se donne un an à la faculté locale pour étudier sa décision de manière moins précipitée, et gérer ainsi la peur de se tromper. Il ne dit plus « j’aurais aimé » mais « je veux ».

Laetitia, 27 ans

Laetitia est cadre, après ses études, il y a 4 ans, elle a intégré son entreprise actuelle par un stage, et n’a donc jamais eu à faire une vraie recherche de travail. Aujourd’hui, son travail est stressant et l’avenir de l’entreprise incertain, elle a un bébé et un conjoint, et n’a plus d’énergie pour trouver un équilibre vie personnelle / vie de couple / vie de famille / vie professionnelle, elle est toujours débordée, et épuisée quand arrive le week-end. Dans un premier temps, mettre en place une « liste de choses à faire » lui a permis d’être plus efficace tout en se libérant l’esprit. Dans un deuxième temps, elle a lancé un processus de recherche d’un nouveau travail, ce qui a nécessité une valorisation de ses compétences et de sa personnalité, et un travail sur la confiance en soi. Le manque de reconnaissance de son directeur, malgré les retours très positifs de l’ensemble des collègues et collaborateurs extérieurs, l’empêchait de positiver. Aujourd’hui, elle a eu plusieurs entretiens et affronte sa peur en étant bien mieux équipée. Le ton adopté quand elle parlait de son directeur est passé de plaintif à détaché.

Roberto, 50 ans

Roberto est manager dans un grand hôtel où il travaille de 9h du matin à 18h ou 23h selon les évènements. Il souhaite faire du sport trois fois par semaine mais ne trouve pas comment instaurer une routine régulière en dehors du travail. Par le questionnement lors des séances, il a compris que la solution se trouvait pendant son temps de travail, en s’octroyant une pause le midi. Pour cela, il doit faire en sorte que son N+1 accélère la mise en place de postes d’assistants. Le fait de se centrer sur soi avec les séances de coaching lui a permis de se sentir légitime dans sa demande, et d’adopter un discours beaucoup plus déterminé, lui permettant ainsi de communiquer à son N+1 de manière inflexible. La mise en place prévue du poste, cette fois, n’a pas été reportée.

Pierre, 54 ans

Pierre est gendarme et prendra sa retraite dans deux ans, il m’a contactée pour préparer son projet de retraite. A l’heure où j’écris, il a formulé après quelques séances qu’il n’a pas confiance en lui. Le travail que nous faisons actuellement vise à trouver qui il est réellement et ce qui est important pour lui, puisque ses choix de carrière ont été influencés par sa famille et les circonstances, et qu’il existe une antinomie, dévoilée dans son discours, entre l’image qu’il a de lui-même et les actions qu’il fait effectivement.

Virginie, 30 ans

Le cas de Virginie englobe beaucoup de plans. Il existe une problématique personnelle de sentiment de colère qui l’empêche d’exprimer d’autres émotions, ceci ressort plus d’un travail de psychothérapie. Par ailleurs, elle travaille sur un projet professionnel difficile, qui demande beaucoup d’investissement depuis plusieurs années et sans visibilité de rentrée d’argent, en équipe avec son conjoint, d’où une confusion relation professionnelle / de couple, et beaucoup de désaccords. D’autant plus que leurs caractères et ambitions diffèrent, et qu’elle a plus de sécurité financière que lui. Le travail ici a pour objectif qu’elle prenne position dans ces différents domaines, qu’elle prenne la responsabilité de ce qui lui appartient, et seulement de ça, et qu’elle rende à son conjoint ce qui lui revient.

Moi

Et oui ! Le coaching touche à tout ! Pour ma part, dans le cadre de mes formations, et sans avoir de résolution de problème handicapant à proposer comme objectif, j’ai bénéficié, grâce au co-coaching, d’une augmentation d’efficacité dans l’avancement de mon projet professionnel. Le coaching me permet de me donner un moment d’écoute pendant lequel je clarifie mes idées, je fais des prises de conscience, et je m’engage à effectuer des actions pertinentes.


5 étapes pour vous auto-coacher

1) Quel est mon objectif ? Celui-ci doit être spécifique, mesurable, acceptable, réaliste et fixé dans le temps. Il doit de plus être formulé positivement, et ne doit dépendre que de vous !

2) Quels sont les enjeux ? Pour cela, vous pouvez lire l’article Vouloir pour Pouvoir, qui vous aidera à identifier l’intention derrière l’objectif.

3) Faites la liste des ressources dont vous disposez, et des obstacles. De quoi ai-je besoin ? Que me manque-t-il ?

4) Rédigez votre plan d’action, et engagez-vous !

5) Si vous dérogez de manière récurrente à votre plan d’action, c’est que vous avez un bénéfice secondaire à ne pas atteindre votre objectif, ou bien que vous avez un autre objectif, contradictoire au premier et tout aussi valable. Explorez et prenez position, demandez-vous « qu’est ce qui est le plus important parmi cela ? ».

L’auto-coaching oblige à se poser et prendre du temps pour soi, le simple fait de s’écouter participe déjà à une bonne partie du travail de développement personnel. Vous pouvez également effectuer ce dialogue avec vous-même, à voix haute devant votre miroir.

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L’auto-coaching a cependant ses limites ; si malgré vos tentatives vous n’arrivez pas à atteindre vos objectifs, faire appel à un coach peut débloquer la situation. En effet, le coach est un expert dans cet effet miroir, il saura choisir les questions pertinentes et aller chercher au-delà de vos barrières, afin de faire émerger votre solution. Il saura aussi peut-être mieux que vous même, vous considérer avec bienveillance.

Article Adelyne Albrecht


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Catégories : Coaching

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