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Manipulation, la reconnaître et s’en sortir

Les manipulateurs représentent 2 à 3% de la population tant en milieu professionnel que sociaux. Autant dire que nous en rencontrerons tous un sur notre chemin.
L’effet toxique de cette relation se manifeste notamment par un manque d’estime de soi : sentiment d’infériorité et doutes.

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Qu’est-ce que la manipulation ?

Il s’agit d’une dynamique entre deux individus où il y a un manque de respect.

L’objectif est de tirer à son avantage les évènements en déstabilisant l’autre.

Il existe des personnalités dites manipulatrices lorsque le caractère est répétitif et qu’il y a une intensité dans le temps de ce comportement. En milieu professionnel, on parlera de harcèlement.

Comment repérer la manipulation ?

Voici un petit test inventé par Marie Andersen. Ce test vous permettra de passer en revue une série d’éléments susceptibles de vous mettre la puce à l’oreille.

Pensez à une personne de votre entourage social, familial, amoureux ou professionnel avec qui les relations vous semblent lourdes et cochez les points où vous vous retrouvez.

Au-delà de 5 critères de la liste, on peut dire que cette relation est suspecte :

1. Je ne me sens pas à l’aise dans cette relation.
2. Je ne me sens pas respecté.
3. Il m’énerve ! Il m’exaspère !
4. Je n’arrête pas d’y penser, ça devient obsédant.
5. J’ai terriblement besoin de raconter ce qui se passe dans cette relation à des proches.
6. Je dis Oui quand je pense Non.
7. Je m’en veux à posteriori d’avoir accepté, mais au moment même je n’arrivais pas à choisir, à dire vraiment ce que je pensais, je me sentais pris de court.
8. Je suis amené à avoir une attitude, des paroles, des comportements qui ne me ressemblent pas.
9. Je ne vois pas très clair dans ce qui se passe entre nous.
10. Je me sens coincé.
11. Je n’arrive pas à faire entendre mon point de vue.
12. Je suis stupéfait de la tournure que prennent nos conversations.
13. Je n’arrive pas à discuter normalement avec lui.
14. Je sens que je ne vais pas pouvoir revenir sur ce que j’ai dit sans dégâts.
15. Je sens qu’il n’y a pas d’espace de négociation possible.
16. Je me sens accusé de choses que je n’ai pas faites.
17. Je suis accusé de choses qu’il a faites lui-même.
18. Je sens qu’il me méprise.
19. Je sens qu’il se moque de moi.
20. Je sens qu’il ne m’aime pas vraiment même s’il en donne l’impression.
21. Je n’aime pas voir cette personne.
22. Il me fait peur.
23. Je sens qu’il me baratine.
24. Je sens qu’il cherche à me séduire superficiellement.
25. Je sens que le cadeau qu’il m’a fait est suspect.
26. Je me sens méfiant.
27. Je n’ai pas confiance en cette personne.
28. Je sens qu’il me met des bâtons dans les roues.
29. J’ai l’impression qu’il dit du mal de moi dans mon dos.
30. Je voudrais m’éloigner, quitter cette relation, mais il me rattrape.

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Voici, à présent, une autre liste de ressentis, toujours en pensant à cette même relation. Chacun de ces points est suffisamment préoccupant pour qu’un seul d’entre eux vous alerte sérieusement :

  • Je me sens perdu, confus, embrouillé, je ressens un vague malaise dont je ne comprends pas vraiment l’origine.
  • Je doute de tout, je ne sais pas ce que je veux, je ne me sens pas maître de moi, de mes décisions, de mes pensées.
  • Je n’arrive pas à réfléchir, je me sens englué, ma conscience est rétrécie.
  • Je me sens coupable (de la dégradation de ma relation, de ne pas arriver à l’aider, de l’abandonner, de l’échec,…)
  • J’ai honte de ce qui m’arrive, j’ai peur d’en parler, je m’en cache, je n’ai plus d’estime de moi.
  • Mes émotions sont très fluctuantes, j’ai des crises de larmes incontrôlables, je suis hypersensible, trop susceptible.
  • Je souffre, j’ai peur, je suis stressé, angoissé.
  • Je me sens profondément déprimé, je perds complètement confiance en moi.
  • Je me sens incompris, triste, je me replie sur moi-même.
  • Je me sens seul, isolé, ma famille ou mes amis s’éloignent de moi.
  • Je me sens vide, fatigué, épuisé, anesthésié, dans un état second, sans force, surmené.
  • J’ai un immense besoin d’être aimé, utile, reconnu par cette personne.
  • Je n’arrive pas à dire Non, je ne sais pas poser mes limites, ni à me faire respecter.
  • Je me sens envahi, obsédé, complètement habité par cette relation, je rumine, j’y pense nuit et jour.
  • Je sens que cette relation me fait du tort et pourtant elle m’attire et j’y retourne.
  • J’ai déjà essayé de rompre, mais on a recommencé.
  • Je ne comprends pas du tout le sens de cette relation, je ne comprends pas pourquoi je m’y accroche.
  • J’ai parfois envie de le tuer !
  • Je fais des rêves de grande violence ou de meurtres.
  • J’ai des envies de vengeance.
  • Je ne trouve pas beaucoup de solidarité autour de moi.
  • Je crois devenir fou.
  • Je n’ai plus de désir sexuel, je n’ai plus de libido.
  • Je perds l’appétit et j’ai maigri.
  • J’ai des symptômes physiques que le médecin n’arrive pas vraiment à soigner.
  • J’ai des insomnies, des nuits agitées.
  • J’ai des crampes au ventre, une gastrite chronique, des reflux gastro-oesophagiens.
  • J’ai des tensions musculaires, des maux de tête.
  • Je fais de la tachycardie, des palpitations, de l’hypertension.
  • J’ai des problèmes de fertilité, je n’arrive pas à être enceinte.

Chacun de ces points, pris isolément, n’est pas forcément révélateur d’une relation de manipulation mais tous sont suffisamment problématiques pour en conclure qu’il est plus que temps d’ouvrir les yeux et de prendre soin de vous.

Détecter un manipulateur :

Dans son excellent livre « les manipulateurs sont parmi nous », l’auteur Isabelle Nazare-Aga a déterminé 30 caractéristiques.

Un individu que l’on qualifie de manipulateur agit selon au moins 14 des caractéristiques sur les 30 de cette liste:

1. Il culpabilise les autres, au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour, de la conscience professionnelle, etc.
2. Il reporte sa responsabilité sur les autres ou se démet de ses propres responsabilités.
3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et ses opinions.
4. Il répond très souvent de façon floue.
5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.
6. Il invoque les raisons logiques pour déguiser ses demandes.
7. Il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits, qu’ils ne doivent jamais changer d’avis, qu’ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et aux questions.
8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l’air, dévalorise et juge.
9. Il fait faire ses messages par autrui ou par des intermédiaires (téléphone au lieu de choisir le face-à-face, laisse des notes écrites).
10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner et peut provoquer la rupture d’un couple.
11. Il sait se placer en victime pour qu’on le plaigne (maladie exagérée, entourage « difficile », surcharge de travail,..)
12. Il ignore les demandes même s’il dit s’en occuper.
13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (notions d’humanité, de charité, racisme, « bonne » ou « mauvaise » mère,…)
14. Il menace de façon déguisée ou fait un chantage ouvert.
15. Il change carrément de sujet au cours d’une conversation.
16. Il évite l’entretien ou la réunion ou il s’en échappe.
17. Il mise sur l’ignorance des autres et fait croire à sa supériorité.
18. Il ment.
19. Il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète.
20. Il est égocentrique.
21. Il peut être jaloux même s’il est un parent ou un conjoint.
22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences.
23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.
24. Il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui.
25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes, ses actes ou son mode de vie répondent au schéma opposé.
26. Il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux ou se met soudain aux petits soins pour nous.
27. Il produit un état de malaise ou un sentiment de non-liberté (piège).
28. Il est efficace pour atteindre ses propres buts, mais aux dépens d’autrui.
29. Il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas faites de notre propre gré.
30. Il est constamment l’objet de discussions entre gens qui le connaissent, même s’il n’est pas là.

On considère qu’à partir de 14 critères sur 30, on a affaire à un manipulateur. A Partir de 20 caractéristiques, la personne est considérée comme quelqu’un de vraiment dangereux pour la santé physique et l’équilibre mental de ses proches.

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Différents types de manipulateurs :

Les manipulateurs se cachent sous ce que l’on nomme des masques. Ces masques peuvent varier en fonction de la situation, du contexte, de l’interlocuteur ou de l’objectif, résultat recherché.

7 types sont identifiés :

1. Sympathique : ce masque est le plus fréquent. La personne est souriante et extravertie. Les capacités humaines est l’image qu’il nous renvoie font que l’on voudrait lui ressembler. Cependant, le manipulateur sympathique ne s’intéresse pas réellement à autrui et à long terme on ne peut se sentir bien à ses côtés car il y a une part d’irrespect.
2. Séducteur : ce manipulateur est souvent cultivé, élégant. Il n’est pas avare de compliments. Ses combines sont dans un but de fascination qu’il désire entretenir avec son interlocuteur.
3. Altruiste : il donne tout ce que l’on souhaite mais attention, on ne peut rien le lui refuser. La considération qu’il souhaite obtenir est plus grande que ce que lui a pu donner.
4. Cultivé : il est méprisant envers les personnes qui sont différentes de lui. Il étale sa culture en arrivant à vous faire croire que vous êtes quant à vous inculte.
5. Timide : il s’agit souvent d’une manipulatrice. Le jugement s’opère via le silence et le regard. Une personne proche sera utilisée pour faire passer son opinion.
6. Dictateur : la critique est violente et se réalise avec autoritarisme. Le ressenti d’autrui ne l’intéresse pas.
7. Victime : le manipulateur se pose toujours en victime face à la personne afin de recevoir de la compassion.

La plupart des manipulateurs le font de manière inconsciente. On constate qu’eux-mêmes ont été victime d’un autre manipulateur et ce durant essentiellement l’enfance.

Comment réagir, se protéger des manipulateurs ?

1. Repérer si la personne est un manipulateur via les exercices proposés précédemment. Ainsi, vous serez moins réceptif à ses manœuvres.

2. Faire le deuil d’une relation « normale ». Un manipulateur ne se remet pas en question même si vous tentez de le lui montrer.

3. Répondre aux 3 questions :

  • Est-ce que je maintien la relation ainsi ?
  • Est-ce que j’essaie de le transformer ?
  • Est-ce que je romps ?

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Si vous répondez oui pour maintenir la relation et/ou la transformer, c’est que vous estimez que le bon est plus important que la rupture avec cette personne.

La question « maintenir la relation » correspond à l’adaptation. Elle consiste à ne pas trop réagir, avoir le dernier mot, ne plus vouloir changer l’autre. Il faut être lucide afin d’élaborer des stratégies subtiles.

La question « essayer de transformer la relation » fait appel à la notion de résistance. Il faut forcer le manipulateur à donner du sens aux mots qu’il emploie en le recadrant sans s’énerver car vous perdrez la crédibilité à ses yeux.

La question « rompre » est l’évidence même si vous avez échoué aux questions précédentes. Il est préférable d’abandonner afin de vous éviter la souffrance à du long terme. Cependant, cela nécessitera de faire votre deuil et de lâcher prise face à cette relation tant espérée.

BIBLIOGRAPHIE :

Les manipulateurs sont parmi nous ; Isabelle NAZARE-AGA, Edition de l’homme, 2004
La manipulation ordinaire ; Marie ANDERSEN, Edition Ixelles, 2010
La manipulation, identifier les manipulateurs et s’en protéger ; Adreas EDMÜLLER et Thomas WILHELM, Edition Les miniguides ECOLIBRIS 2013

Article Céline Scholl

Remarque Cindy :

Dans mes formations, je préfère parler de « comportements de manipulation » plutôt que de « manipulateur ». Il me semble important de faire la différence entre l’identité d’une personne et son comportement. Un comportement peut se changer. Dans les formations confiance en soi  et couple, vous avez la possibilité de faire un test qui vous permet de voir les comportements que vous utilisez lors d’une communication. Chacun de nous adopte à certains moments des comportements de manipulation. Vous apprendrez à devenir plus assertif et à faire face à la manipulation et l’agressivité.

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Je communique mon ressenti sans blesser l’autre

« La communication consiste à comprendre celui qui écoute. » Jean Abraham

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Il est parfois difficile de réussir à dire ce que l’on ressent, ce que l’on pense sans blesser la personne en face de nous. Nous pouvons manquer de tact, mal dire les choses et donc se faire mal comprendre et parfois même on ne comprend pas ce qui a mal été communiqué.

J’aimerais vous donner quelques pistes pour réussir à communiquer de manière assertive dans trois situations distinctes. Comme tout le reste, cela s’apprend et il faudra de la pratique pour être à l’aise.

  1.  J’exprime mes émotions

Sous le coup de l’émotion on a tous déjà dit quelque chose que l’on a regretté par la suite parce que l’on a parlé trop vite ou parce que l’on n’a pas pensé aux conséquences et aux émotions de l’autre personne.

La 1ère chose est donc de savoir prendre du recul quand on veut dire quelque chose, laisser passer du temps si possible pour prendre le temps de comprendre, d’identifier et d’accepter nos émotions.

Il faut se poser les bonnes questions comme par exemple :

  • Qu’est-ce que je ressens face à cette situation ?
  • Comment je me sens ?
  • Dans quel état cela me met ?

En prenant du recul, comme l’on n’est plus sous le coup de nos émotions, il y a déjà moins de risque de blesser la personne à qui on s’adresse.

Une autre chose importante est d’utiliser le « je », cela évitera à la personne en face de se sentir accusée et il y aura plus de chances qu’elle soit réceptive. Par exemple si une personne vous a blessé par ce qu’elle a dit ou fait vous n’allez pas commencer en disant « tu m’as blessé » mais plutôt « je me suis senti(e) blessé(e) »

Avant d’aller plus loin, et de chercher s’il le faut une ou des solutions, il peut être utile de laisser l’autre personne s’exprimer aussi, vérifier si elle a compris ce que vous venez de dire et lui demander ce qu’elle ressent par rapport à cela.

Parfois, selon le problème, il faudra trouver une solution, un arrangement qui convient aux deux personnes. Pour cela, les questions à se poser sont :

  • Qu’est-ce que j’attends de cette personne ?
  • Qu’est-ce que j’aimerais ?

Quand la solution est trouvée, veillez à  ce que vous ayez compris tous les deux la même chose pour éviter d’autres problèmes du même genre par la suite.

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  1. J’émets une critique constructive

Pour émettre une critique constructive, le principe est plus ou moins le même.

Vous devrez commencer par décrire la situation telle qu’elle est, décrire les faits, décrire ce qui est observable et non pas porter des jugements sur la personne car comme je l’ai dit plus haut, si la personne se sent accusée, il y a plus de chances qu’elle ne soit pas réceptive.

Les phrases à utiliser ici pour décrire une situation sont, par exemple :

  • Je constate que …
  • Je remarque que …
  • J’ai l’impression que …

Si c’est nécessaire pour la situation ou pour vous, vous pouvez exprimer comment vous vous sentez.

Et ensuite, cherchez une ou des solutions. Dans le cas d’une critique constructive, vous pouvez aussi demander à l’autre personne si elle a des solutions à proposer, ce qu’elle compte mettre en place, ce qu’elle compte faire.

Veillez toujours à vérifier que tout le monde ait compris la même chose. Cela serait quand même dommage de devoir tout recommencer dans quelques jours parce que vous n’avez pas compris de la même façon les solutions proposées.

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  1. Je reçois une critique

Quand la situation est dans l’autre sens et que la critique (constructive) se fait envers vous, il faut essayer de comprendre le point de vue de la personne qui parle en écoutant tout ce qu’elle a à dire, sans l’interrompre.

Quand elle a terminé vous pouvez poser vos questions, reformuler pour être sûr de bien tout comprendre mais, même si cela peut parfois être difficile, il faut éviter de se défendre.

Enfin, vous avez le choix de changer votre comportement ou non.

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Tout cela peut paraître difficile à suivre au début et évidemment chaque conversation, chaque personne est différente et l’on ne peut jamais savoir ce qui va se passer. Mais apprendre à bien communiquer est très important pour que nos relations avancent et durent.

 

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Pour aller plus loin:

Formation « Développez votre confiance en vous et votre assertivité ».

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Osez dire oui!

« Entre presque oui et oui, il y a tout un monde. » Alfred De Musset

Qui n’a jamais entendu « il faut oser dire non » ? Et bien sûr, apprendre à dire non est important pour nos relations, j’y reviendrai par  la suite. Mais il faut aussi apprendre à dire oui, dire oui à ses besoins, dire oui à la vie, dire oui aux défis et aux challenges, et réussir à dire oui peut déjà être un challenge en soi.

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De quoi ai-je besoin, de quoi ai-je envie ?

Oser dire oui à ses envies et ses besoins peut paraître parfois égoïste mais savoir s’écouter et répondre à ses besoins est important et nous permet de mieux s’investir dans nos relations. Dire non à quelqu’un pour se dire oui à soi est parfois important et essentiel.

Il faut aussi apprendre à dire oui aux challenges, sortir de sa zone de confort. Ce n’est jamais facile de dépasser ses peurs et d’oser mais c’est le meilleur moyen de grandir et d’avancer dans la vie. Lancez-vous des petits défis qui vous aideront à sortir de votre zone de confort.

Nous devons aussi dire oui à la vie, à ce qu’elle nous apporte, à ce qu’elle nous met sur notre chemin. Même dans les périodes plus difficiles, dans les problèmes, il faut chercher le positif et voir comment cela peut nous aider à grandir plutôt que de se renfermer sur soi-même et être négatif. Non, tout n’est pas rose dans la vie mais notre attitude détermine beaucoup de choses. Entraînez-vous à voir le positif dans les événements et voyez ce que vous pouvez en retirer, vous en sortirez d’autant plus grandis.

Quelques conseils pour oser dire oui !

Écoutez vos envies et besoins :

Et pour cela il faut apprendre à se connaître. S’il le faut, commencez par un petit travail sur vous si vous n’êtes pas sûr de qui vous êtes ou que vous ne savez pas comment écouter vos envies et besoins.

Demandez de l’aide :

Que ce soit pour vous encourager, vous lancer des défis ou vérifier que vous faites les choses que vous dites, demander de l’aide à ses proches est un bon moyen de rester motivé et de se pousser. Choisissez des personnes qui auront une influence positive sur vous et qui sauront vous faire des critiques constructives.

Si vous pensez que cela pourrait vous aider, vous pouvez aussi vous entourer de professionnels qui sauront comment vous guider et vous faire sortir de votre zone de confort.

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Soyez indulgent :

En particulier avec vous-même. S’il vous arrive de dire non alors qu’au fond de vous vous vouliez dire oui, ce n’est pas grave, il y aura d’autres occasions. Ne vous jugez pas sur la moindre erreur. Suivez aussi votre intuition et votre instinct, vous avez le droit de dire que vous n’êtes pas encore prêts pour certaines choses.

Tout compte, même les petites choses:

Il ne faut pas avoir peur de dire oui à des nouvelles choses, mêmes si vous pensez que ces choses sont étranges ou qu’elles ne vous correspondent pas. Le seul moyen de le savoir est d’essayer et donc de dire oui. Si au final vous pensez toujours la même chose, ce n’est en rien un échec car vous avez dit oui à un défi, un challenge, une nouveauté.

On peut souvent penser que l’on ne peut que dire oui aux grands projets, aux grands défis mais ce n’est pas toujours le cas. Cela dépend de vos envies et de vos besoins, d’où vous en êtes dans la vie.

avancerEt je dis non quand ?

Si l’on peut parfois avoir du mal à dire oui, il arrive que de dire non soit tout aussi difficile. Par peur de perdre des amis, par peur de blesser ou encore parce que l’on veut plaire aux autres, telles sont certaines des raisons qui nous poussent à ne jamais dire non. Mais à quel prix ? Rendre un service d’accord mais pas au détriment de notre santé et de notre bien-être.

Dire non ne signifie pas que l’on ne veut pas aider, rendre service ou que l’on n’apprécie pas la personne qui nous le demande mais plutôt que l’on écoute nos besoins et nos limites. Dire non ne va pas rompre une relation mais cela va nous permettre d’avoir une relation plus vraie, plus authentique car une confiance va s’installer et on saura que même si parfois on doit dire non, la personne le comprend et nous apprécie toujours autant. Cela enlève un poids et nous permet d’être nous-même.

Posez-vous la question de savoir ce qui vous pousse à dire non et voyez si cela correspond à vos valeurs, que les raisons sont acceptables et qu’après avoir dit non vous ne vous sentirez pas mal parce que les raisons n’entraient pas dans vos valeurs. Bien sûr cela est entre vous et vous car vous n’avez pas à justifier votre non mais plutôt à l’expliquer.

Quand votre non est décidé dans votre tête, formulez-le à la personne pour qu’il n’y ait pas de mal entendu, expliquez et soyez ouvert à l’autre personne. C’est parfois normal qu’elle se montre déçue mais elle ne doit pas vous faire culpabiliser pour autant.

Si vous avez envie de dire oui mais que vous n’êtes simplement pas disponible, vous pouvez proposer une alternative, essayer de trouver une solution qui ira aux deux personnes.

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Que ce soit pour dire oui ou bien pour dire non, le tout est d’arriver à trouver le bon équilibre entre les deux.

Comme pour tout, c’est un cheminement, on doit apprendre à bien communiquer, à se respecter et à se faire respecter, à connaître ses besoins et ses limites. Il faut juste se lancer et faire des petits pas chaque jour.

Pour aller plus loin:

Formation « Développez votre confiance en vous »

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Article Maéva Maene

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Stage de communication pour couple à Venise

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“Ce n’est pas l’amour qui maintient deux êtres ensemble dans la durée, c’est la qualité de leur communication”. Jacques Salomé

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Ce stage vous permet d’expérimenter des outils simples et concrets pour améliorer le dialogue avec votre partenaire et désamorcer les conflits. C’est également un temps pour faire le point, réinventer votre couple et (re)créer l’intimité et la complicité.

De nombreux temps à deux vous seront proposés. Le travail se fait à partir de votre vécu quotidien. Vous ressortirez avec une « boite à outils relationnels » que vous pourrez réutiliser chez vous. Une grande place sera également accordée à la créativité.

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Cindy & Xavier - photo Carole Coulon

 

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Le séjour aura lieu du 19 au 23 avril 2012. Il comprend 3 jours de stage et 2 journées libres pour visiter Venise. Le stage se déroule de 10h à 16h pour vous laisser le temps de profiter de cet endroit magique qu’est Venise.
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Venise - photo Cindy Theys

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Programme :

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Pourquoi perdons-nous confiance ?

Lors de la formation assertivité du mois de mars, les participants ont relevé plusieurs croyances dans notre société qui induisent des comportements inappropriés et une perte de confiance en soi.

Une  « croyance »,  c’est une conviction que l’on a sur soi, les autres, le monde sans avoir la preuve que c’est vrai.


Voici quelques exemples :

  •  « On a rien sans rien. »
  • « Il faut être fort. »
  • « Il faut travailler pour réussir. »
  • « Je dois prouver que je suis capable. »
  • « Le temps c’est de l’argent. »
  • « Je dois faire plaisir. »
  • « Il faut montrer une bonne image. »

 

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises croyances.  Il est important d’être attentif à l’effet qu’elles provoquent sur nous.

La croyance  « je ne dois pas faire d’erreur, je dois être parfait(e) » peut être terriblement limitante pour  notre confiance en nous. On évite de passer à l’action pour éviter de faire des erreurs. On n’ose pas et notre confiance diminue. Du coup, on est pas tellement fier de soi et l’estime diminue également..

Comment se libérer de nos croyances ?

La première chose à faire est de les identifier. Un article est consacré à ce sujet sur notre blog créativité. Je vous propose également dans cet article la méthode « The work » de Katie Byron pour transformer vos croyances.

Voici un autre exercice, inspiré de la PNL , pour vous aider à vous libérer de vos croyances et atteindre vos objectifs :

  • Choisissez un projet pour lequel il est important que vous ayez confiance en vous. Désignez un endroit dans la pièce qui représente ce projet (pour que cela vous paraissent plus concret vous pouvez choisir une chaise ou écrire le nom du projet sur un papier et le déposer à l’endroit choisi). Placez vous à cet endroit. Vous allez maintenant penser à votre projet et vivre la situation en étant attentif à ce que vous ressentez (vos peurs, vos doutes). A quel endroit de votre corps se manifestent les tensions ?
  • Identifiez les croyances qui vous empêchent d’avoir confiance en vous pour ce projet. Posez-vous les questions suivantes :« Qu’est-ce que je risque ? »; « Quel est l’obstacle ? »; « Qu’est-ce qui est si important pour moi et que je veux préserver ? »; « Quelle est l’intention positive de ma croyance ? »
  • Quand vous avez identifié l’obstacle et l’intention positive, changez d’endroit. Et demandez-vous : « Que dois-je croire pour avoir davantage confiance en moi dans cette situation ? »
  • Formulez votre nouvelle croyance.
  • Quittez l’endroit où vous êtes et placez-vous à un troisième endroit où vous ressentez pleinement la confiance en vous. Les pieds bien ancrés dans le sol, centrez-vous, soyez présent et accueillez les croyances liées à la confiance dans tout votre corps.
  • Restez dans cet état en respirant profondément la confiance en vous. Tout en gardant les mêmes sensations, faites un pas pour avancer vers votre projet. Avancez doucement vers votre projet et amenez cet état et vos nouvelles croyances dans votre projet.
  • Que ressentez-vous ? En quoi cela change votre vécu ? Notez les résultats. Pour augmenter les résultats, refaite cet exercice plusieurs fois.

 

formation confiance en soi

Si vous souhaitez être accompagné pour vous libérer de vos croyances et acquérir les bases d’une saine confiance en vous, je vous invite à me contacter pour un accompagnement individuel ou rejoindre la formation confiance en soi

Cindy

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