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La place du coaching de vie dans le business lucratif du bonheur

Du désaccord vient l’inspiration

Bonjour, je suis Adelyne Albrecht, coach de vie. Dans cet article, je vais exprimer ma vision, ma pratique, mes opinions, au moment où j’écris. Ainsi ce qui est écrit ne présente que moi aujourd’hui, et pas l‘ensemble des coaches, ni moi-même dans 6 mois. N’ayez pas d’inquiétude, rien de très polémique ici, je souhaite juste prévenir les généralités et le gel de mes pensées…

Je suis tombée je ne sais plus comment sur cet article d’une blogueuse, où l’auteure dénonce le business du bien-être. Son texte, avec lequel je ne suis pas en opposition, suscite de ma part de nombreuses réactions, et je souhaite ici clarifier plusieurs généralités qu’elle retranscrit, rebondir sur certaines particularités de son discours, et apporter mes réponses. Je crois que de nombreuses personnes seront d’accord avec elle.

Son article est donc simplement l’opportunité pour moi de donner des précisions sur le coaching de vie, sa base théorique et sa pratique, et des exemples qui ne doivent pas constituer l’objet de généralités.

Le coach de vie ne donne pas de conseils !

Quand je dis que je suis coach de vie, les personnes qui ne savent pas ce que c’est me disent parfois : « tu donnes des conseils sur comment vivre sa vie ? ». Je cite l’article de notre blogueuse : « Un coach de vie qui va te dire comment trouver le bonheur, vraiment ? »

Et bien non, justement. Le coaching, c’est de la maïeutique, c’est l’art de faire accoucher la solution, qui se trouve dans le coaché. Comme Socrate, le coach fait avancer la personne coachée en lui posant des questions, les questions pertinentes au moment pertinent.

C’est pourquoi, personnellement, je crois plus dans le coaching individuel que dans les discours impersonnels des conférences et des livres. Je ne les déconseille pas cependant, car ils peuvent déclencher des prises de conscience qui feront évoluer l’auditeur ou le lecteur. Et comme toute lecture, ils élargissent le champ de pensée et proposent des éclairages et des solutions que le lecteur est libre de mettre en pratique ou non.

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Qu’est-ce que le bonheur ?

Le coaching ne prétend pas répondre à cette question, une fois de plus, ça dépend de l’individu, et le sujet du bonheur peut être l’outil d’une séance entière de coaching.

Pour quoi vient-on se faire coacher ? Il y a deux possibilités, soit le client connaît l’objectif qu’il souhaite atteindre, mais ne sait pas comment s’y prendre et souhaite se faire accompagner, soit il n’est pas satisfait de sa situation présente, désire la changer, mais ne sait pas comment s’y prendre et quoi viser pour y parvenir.

Donc le coaching permet effectivement d’accompagner une quête. Je n’ose cependant pas qualifier de « bonheur » l’objet de la quête. Enfin, oui et non, je m’explique. Le coaching nécessite pour être structuré, de traiter un objectif spécifique et mesurable, or le bonheur n’est ni spécifique ni mesurable, j’appelle « je suis heureux » l’intention plutôt que l’objectif du coaching. L’objectif, spécifique et mesurable, est un moyen de favoriser le bonheur.

J’ai entendu des coaches dire que 80% des coachings traitent de la confiance en soi, de l’estime de soi, de l’assertivité, et donc de l’amour de soi. La suite de l’article pourra éclairer en partie ces points.

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Ébranler les croyances limitantes

Tout ce que nous pensons, hormis peut-être le fait que nous mourrons tous un jour et quelques autres, sont des croyances. Lorsque celles-ci sont aidantes, pas de problème, on les conserve. Mais le coach est le traqueur et le déstabilisateur des croyances limitantes, celles qui nous empêchent de nous lancer, d’avancer et d’atteindre nos buts. Lorsque le coach en tient une, et que c’est une belle bête, il mitraille de questions visant à remettre en question l’origine et la légitimité de cette croyance.

Parmi les marqueurs de ces croyances, on trouve les « il faut », « tout le monde pense », « on dit » et autres généralités de langage. Là, le coach va interroger : « qui dit, qui pense ? », « il faut pour qui, pour quoi, d’après qui ? », « et vous, qu’en pensez-vous ? ».

Ainsi, lorsque j’ai commencé à lire l’article de blog qui fustige les métiers du bien-être dans leur totalité, et dont l’introduction contient cinq fois « il faut », et bien mon alarme à « il faut » a sonné cinq fois. Il suffit de regarder les liens publicitaires en fin de son article pour identifier qui dit « il faut ». Alors, et vous, qu’en pensez-vous ?

Des années 50 à aujourd’hui

« Les gens n’ont jamais été aussi malheureux qu’aujourd’hui alors qu’on a plein d’experts pour nous montrer la direction du bonheur ». Si un coaché me disait cela en séance, voici ce que je dirais : « J’entends que vous avez l’impression que les gens sont plus malheureux aujourd’hui qu’avant, est-ce bien cela ? Qu’est-ce qui vous fait penser cela ? De quels gens parlez-vous ? Qui sont ces experts, quelles sont les personnes à qui ces experts montrent la direction du bonheur ? etc… »

Je vais tout de même proposer une réponse. Je n’ai pas lu d’étude de psychologie sociale sur le sujet, mais j’ai une hypothèse qui pour moi justifie en partie qu’aujourd’hui et contrairement à la génération de nos grands-parents, nous sommes nombreux en France, et j’oserais généraliser à la société occidentale, à ressentir un certain mal-être qui pourrait s’expliquer par un manque de sens. Pour cela, je me base sur les besoins de Maslow, qui sont représentés sous forme de pyramide à cinq étages. Les deux premiers étages de besoins sont composés des besoins primaires, physiologiques (manger, dormir), et des besoins de sécurité et de confort. Les trois suivants sont les besoins d’appartenance, d’estime, et d’accomplissement. Je considère que tant que les besoins physiologiques et de sécurité ne sont pas satisfaits, une personne ne peut pas concentrer son énergie sur les trois besoins suivants. Une fois les besoins fondamentaux satisfaits, alors la personne peut entreprendre de combler les besoins d’appartenance, d’estime et d’accomplissement. Pour moi, après la seconde guerre mondiale, la classe moyenne s’est affairée à augmenter son niveau de vie pour assurer la sécurité, et cette même classe moyenne aujourd’hui, qui se sent en sécurité, est donc en quête d’appartenance, d’estime, et d’accomplissement, ce à quoi tentent de répondre de manière plus ou moins adéquate (et honnête ?) les métiers du bien-être.

Je demande votre indulgence et de ne pas me demander de préciser ce que j’entends par classe moyenne, sécurité etc.

Pyramide de Maslow
Pyramide de Maslow

Le coach me permettra-t-il d’obtenir le beurre et l’argent du beurre ?…

Non, le coach gardera l’argent !…Trêve de plaisanterie.

Plus tôt, je vous ai dit que l’objectif doit être spécifique et mesurable, et bien il doit aussi être réaliste et fixé dans le temps. Quand le coaché liste ce qu’il souhaite, et que ça fait beaucoup ou trop loin dans le temps dans le cadre d’un coaching, ou bien que c’est à priori difficilement compatible, le coach lui demandera ce qui est le plus important, quelle est la première étape. Les éléments vont être priorisés, ou épurés, afin que le processus soit canalisé.

Ce que je veux communiquer par-là, c’est que le travail du coach reste humble, il est positif, dynamique, motivationnel, confiant, il peut changer durablement votre vie ou votre manière de la voir et de la gérer, il vous amène à l’autonomie et à la reconnaissance de votre propre valeur, mais humblement.

Personnellement, quand je vois des vidéos de développement personnel qui promettent que l’on peut obtenir tout ce que l’on désire, en particulier avec la loi de l’attraction, et en particulier des sommes démentielles d’argent, je suis hermétique au message. Je n’y crois tout simplement pas.

…Seulement s’il y croit

Ce qui m’amène à deux points qui sont pour moi nécessaires, et je rappelle ici que je parle pour moi uniquement, et à l’heure où j’écris, car je n’exclus pas de changer mes points de vue avec l’expérience.

Tout d’abord les valeurs. J’ai besoin pour coacher une personne, que le travail à réaliser soit en accord avec mes valeurs.

Ainsi, je ne souhaite pas, en entreprise, faire du coaching de performance ou du coaching de motivation. Par contre, je souhaite faire du coaching de communication, et d’émergence des talents, de prise de poste. Je souhaite également accompagner le changement, si je crois que celui-ci est au profit des individus.

En coaching individuel, si un coaché vient en disant « je veux gagner 10 millions d’euros », la pratique consiste bien sûr à le questionner, pour quoi faire, combien vous faut-il exactement, sauriez-vous faire avec moins, combien etc. On peut s’arrêter là et partir sur un objectif de gain d’argent, travail qui moi ne me plaira pas, on peut aussi questionner plus avant et s’intéresser aux enjeux ; peut-être découvrira-t-on qu’il recherche la reconnaissance de son père, qu’il veut contrecarrer une humiliation, qu’il recherche une appartenance à un groupe, qu’il veut sauver sa sœur malade etc, et l’objectif ne sera plus d’acheter un yacht mais de clarifier ses valeurs et reconnecter sa vie avec elles, un objectif qui sera en accord avec ma mission en tant que coach.

Cela ne signifie pas que les valeurs du client doivent être les mêmes que les miennes ! Une amie coach a eu une cliente qui avait une relation avec un homme marié ; mon amie a d’abord été mal-à-l’aise car c’est totalement contre ses valeurs à elle, mais lorsqu’elle a découvert la personne, elle a pu adopter la posture de non-jugement qui est un prérequis du coach, et accompagner sa cliente dans la résolution de sa problématique.

Le deuxième point est que le coach doit croire inconditionnellement en les capacités de son client à atteindre ses objectifs.

Un sujet de coaching sur lequel je m’interroge pour le moment, c’est par exemple l’équilibre vie de famille / vie professionnelle, pour une femme cadre. Je sais que ça existe, mais je ne crois pas que ce soit possible pour tout le monde d’avoir un poste à responsabilités à hauteur de son ambition professionnelle, et avoir du temps et de l’énergie pour ses enfants, son mari, son sport, ses copines etc. Voilà un sujet que je serais intéressée de coacher, mais je n’y croirais pas avec tout le monde.

J’ai coaché une cliente sur cette problématique d’énergie, là l’objectif intermédiaire était de trouver un nouveau travail plus respectueux de ses employés, et où ma cliente afficherait ses conditions dès l’embauche.

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S’occuper de soi ou des autres, il faut choisir !

Il faut, c’est faux ! S’occuper de soi pour mieux s’occuper des autres, cela me semble plus juste. C’est l’histoire du masque à oxygène dans l’avion, les règles nous disent de mettre le sien avant celui de son propre enfant, c’est choquant mais c’est sage.

Les principes du développement personnel, c’est entre autres connaître et exprimer ses besoins, poser ses limites, apprendre à dire non, se centrer sur soi, faire congruer ses valeurs et sa vie, écouter et accueillir ses émotions, s’autoriser à exister tel que l’on est (et j’ajoute œuvrer à améliorer ce qui ne nous satisfait pas), entendre et accepter les compliments, et oui, s’aimer.

Une coach que j’admire (même si je n’adhère pas à tout ce qu’elle dit) définit la bienveillance ainsi :

La bienveillance c’est savoir dire non avec du miel plutôt que oui avec du fiel.

Le triangle dramatique de Karpman nous conseille de n’aider quelqu’un que s’il l’a demandé, et que si nous le voulons bien.

Qui n’a jamais entendu parler de cette infirmière acariâtre qui malmène ses patients, de ce policier qui utilise de son pouvoir pour humilier gratuitement des passants innocents ? Avez-vous déjà rencontré des parents qui une fois leurs enfants partis de la maison, ne savent plus organiser leur temps et se trouvent perdus ? Et le nombre de personnes qui se plaignent d’en faire tellement pour les autres et de ne pas obtenir de reconnaissance. C’est qu’à un moment, ces personnes ont omis de s’occuper d’elles-mêmes.

Pour aider les autres, nous avons besoin de réserves de ressources, il faut donc mettre en place des moyens d’alimenter ces réserves, et se protéger de ce qui consomme nos ressources sans notre accord.

Ne s’occuper que des autres peut aussi être une solution pour se fuir soi-même, donner du sens à sa vie hors de soi, pour moi j’interprète ce comportement comme un signe qu’il y a quelque chose à travailler.

Enfin, cet objectif spécifique, mesurable, réaliste et fixé dans le temps, doit aussi être adapté, ou écologique, c’est-à-dire qu’il ne porte pas atteinte inconsidérément au coaché ou à son environnement. S’occuper de soi n’est pas synonyme d’oppression des autres.

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Parole de coach

Pour conclure, je cite Cindy, l’hôte de ce blog : « Elle dit le bonheur c’est la vie. Je dirais plutôt que le bonheur est un choix que l’on fait. On n’a besoin de rien pour être heureux. »

Adelyne Albrecht

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Le coaching, à quoi ça sert ?

Cas de coaching

Depuis un an que je me forme au coaching, j’ai eu l’occasion d’accompagner de manière sérieuse et régulière, sur 4 à 6 séances dont certaines se poursuivent, environ 5 personnes.

Cela me permet d’illustrer ma réponse lorsque l’on me demande qui se fait coacher et à quel sujet. Voici un bref descriptif des cas que j’ai eu le bonheur de traiter.

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Kevin, 19 ans

Kevin passe son BAC pour la deuxième fois, et à quatre mois de l’examen, il ne sait pas ce qu’il fera après. Sa mère répète qu’elle souhaite qu’il fasse des études longues, et comme il ne veut pas, il a arrêté de communiquer ouvertement et explicitement avec elle depuis des années, et l’autre conséquence est qu’il ne s’est pas intéressé à ce qu’il souhaitait lui-même faire. Le coaching a permis de lui faire prendre conscience de sa propre responsabilité dans son futur, et de se mettre en mouvement pour faire des recherches et valider ou invalider les options qui correspondent à ses goûts. Après quatre séances, il a déterminé une voie qu’il aimerait suivre avec passion, mais se donne un an à la faculté locale pour étudier sa décision de manière moins précipitée, et gérer ainsi la peur de se tromper. Il ne dit plus « j’aurais aimé » mais « je veux ».

Laetitia, 27 ans

Laetitia est cadre, après ses études, il y a 4 ans, elle a intégré son entreprise actuelle par un stage, et n’a donc jamais eu à faire une vraie recherche de travail. Aujourd’hui, son travail est stressant et l’avenir de l’entreprise incertain, elle a un bébé et un conjoint, et n’a plus d’énergie pour trouver un équilibre vie personnelle / vie de couple / vie de famille / vie professionnelle, elle est toujours débordée, et épuisée quand arrive le week-end. Dans un premier temps, mettre en place une « liste de choses à faire » lui a permis d’être plus efficace tout en se libérant l’esprit. Dans un deuxième temps, elle a lancé un processus de recherche d’un nouveau travail, ce qui a nécessité une valorisation de ses compétences et de sa personnalité, et un travail sur la confiance en soi. Le manque de reconnaissance de son directeur, malgré les retours très positifs de l’ensemble des collègues et collaborateurs extérieurs, l’empêchait de positiver. Aujourd’hui, elle a eu plusieurs entretiens et affronte sa peur en étant bien mieux équipée. Le ton adopté quand elle parlait de son directeur est passé de plaintif à détaché.

Roberto, 50 ans

Roberto est manager dans un grand hôtel où il travaille de 9h du matin à 18h ou 23h selon les évènements. Il souhaite faire du sport trois fois par semaine mais ne trouve pas comment instaurer une routine régulière en dehors du travail. Par le questionnement lors des séances, il a compris que la solution se trouvait pendant son temps de travail, en s’octroyant une pause le midi. Pour cela, il doit faire en sorte que son N+1 accélère la mise en place de postes d’assistants. Le fait de se centrer sur soi avec les séances de coaching lui a permis de se sentir légitime dans sa demande, et d’adopter un discours beaucoup plus déterminé, lui permettant ainsi de communiquer à son N+1 de manière inflexible. La mise en place prévue du poste, cette fois, n’a pas été reportée.

Pierre, 54 ans

Pierre est gendarme et prendra sa retraite dans deux ans, il m’a contactée pour préparer son projet de retraite. A l’heure où j’écris, il a formulé après quelques séances qu’il n’a pas confiance en lui. Le travail que nous faisons actuellement vise à trouver qui il est réellement et ce qui est important pour lui, puisque ses choix de carrière ont été influencés par sa famille et les circonstances, et qu’il existe une antinomie, dévoilée dans son discours, entre l’image qu’il a de lui-même et les actions qu’il fait effectivement.

Virginie, 30 ans

Le cas de Virginie englobe beaucoup de plans. Il existe une problématique personnelle de sentiment de colère qui l’empêche d’exprimer d’autres émotions, ceci ressort plus d’un travail de psychothérapie. Par ailleurs, elle travaille sur un projet professionnel difficile, qui demande beaucoup d’investissement depuis plusieurs années et sans visibilité de rentrée d’argent, en équipe avec son conjoint, d’où une confusion relation professionnelle / de couple, et beaucoup de désaccords. D’autant plus que leurs caractères et ambitions diffèrent, et qu’elle a plus de sécurité financière que lui. Le travail ici a pour objectif qu’elle prenne position dans ces différents domaines, qu’elle prenne la responsabilité de ce qui lui appartient, et seulement de ça, et qu’elle rende à son conjoint ce qui lui revient.

Moi

Et oui ! Le coaching touche à tout ! Pour ma part, dans le cadre de mes formations, et sans avoir de résolution de problème handicapant à proposer comme objectif, j’ai bénéficié, grâce au co-coaching, d’une augmentation d’efficacité dans l’avancement de mon projet professionnel. Le coaching me permet de me donner un moment d’écoute pendant lequel je clarifie mes idées, je fais des prises de conscience, et je m’engage à effectuer des actions pertinentes.


5 étapes pour vous auto-coacher

1) Quel est mon objectif ? Celui-ci doit être spécifique, mesurable, acceptable, réaliste et fixé dans le temps. Il doit de plus être formulé positivement, et ne doit dépendre que de vous !

2) Quels sont les enjeux ? Pour cela, vous pouvez lire l’article Vouloir pour Pouvoir, qui vous aidera à identifier l’intention derrière l’objectif.

3) Faites la liste des ressources dont vous disposez, et des obstacles. De quoi ai-je besoin ? Que me manque-t-il ?

4) Rédigez votre plan d’action, et engagez-vous !

5) Si vous dérogez de manière récurrente à votre plan d’action, c’est que vous avez un bénéfice secondaire à ne pas atteindre votre objectif, ou bien que vous avez un autre objectif, contradictoire au premier et tout aussi valable. Explorez et prenez position, demandez-vous « qu’est ce qui est le plus important parmi cela ? ».

L’auto-coaching oblige à se poser et prendre du temps pour soi, le simple fait de s’écouter participe déjà à une bonne partie du travail de développement personnel. Vous pouvez également effectuer ce dialogue avec vous-même, à voix haute devant votre miroir.

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L’auto-coaching a cependant ses limites ; si malgré vos tentatives vous n’arrivez pas à atteindre vos objectifs, faire appel à un coach peut débloquer la situation. En effet, le coach est un expert dans cet effet miroir, il saura choisir les questions pertinentes et aller chercher au-delà de vos barrières, afin de faire émerger votre solution. Il saura aussi peut-être mieux que vous même, vous considérer avec bienveillance.

Article Adelyne Albrecht


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Osez dire oui!

« Entre presque oui et oui, il y a tout un monde. » Alfred De Musset

Qui n’a jamais entendu « il faut oser dire non » ? Et bien sûr, apprendre à dire non est important pour nos relations, j’y reviendrai par  la suite. Mais il faut aussi apprendre à dire oui, dire oui à ses besoins, dire oui à la vie, dire oui aux défis et aux challenges, et réussir à dire oui peut déjà être un challenge en soi.

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De quoi ai-je besoin, de quoi ai-je envie ?

Oser dire oui à ses envies et ses besoins peut paraître parfois égoïste mais savoir s’écouter et répondre à ses besoins est important et nous permet de mieux s’investir dans nos relations. Dire non à quelqu’un pour se dire oui à soi est parfois important et essentiel.

Il faut aussi apprendre à dire oui aux challenges, sortir de sa zone de confort. Ce n’est jamais facile de dépasser ses peurs et d’oser mais c’est le meilleur moyen de grandir et d’avancer dans la vie. Lancez-vous des petits défis qui vous aideront à sortir de votre zone de confort.

Nous devons aussi dire oui à la vie, à ce qu’elle nous apporte, à ce qu’elle nous met sur notre chemin. Même dans les périodes plus difficiles, dans les problèmes, il faut chercher le positif et voir comment cela peut nous aider à grandir plutôt que de se renfermer sur soi-même et être négatif. Non, tout n’est pas rose dans la vie mais notre attitude détermine beaucoup de choses. Entraînez-vous à voir le positif dans les événements et voyez ce que vous pouvez en retirer, vous en sortirez d’autant plus grandis.

Quelques conseils pour oser dire oui !

Écoutez vos envies et besoins :

Et pour cela il faut apprendre à se connaître. S’il le faut, commencez par un petit travail sur vous si vous n’êtes pas sûr de qui vous êtes ou que vous ne savez pas comment écouter vos envies et besoins.

Demandez de l’aide :

Que ce soit pour vous encourager, vous lancer des défis ou vérifier que vous faites les choses que vous dites, demander de l’aide à ses proches est un bon moyen de rester motivé et de se pousser. Choisissez des personnes qui auront une influence positive sur vous et qui sauront vous faire des critiques constructives.

Si vous pensez que cela pourrait vous aider, vous pouvez aussi vous entourer de professionnels qui sauront comment vous guider et vous faire sortir de votre zone de confort.

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Soyez indulgent :

En particulier avec vous-même. S’il vous arrive de dire non alors qu’au fond de vous vous vouliez dire oui, ce n’est pas grave, il y aura d’autres occasions. Ne vous jugez pas sur la moindre erreur. Suivez aussi votre intuition et votre instinct, vous avez le droit de dire que vous n’êtes pas encore prêts pour certaines choses.

Tout compte, même les petites choses:

Il ne faut pas avoir peur de dire oui à des nouvelles choses, mêmes si vous pensez que ces choses sont étranges ou qu’elles ne vous correspondent pas. Le seul moyen de le savoir est d’essayer et donc de dire oui. Si au final vous pensez toujours la même chose, ce n’est en rien un échec car vous avez dit oui à un défi, un challenge, une nouveauté.

On peut souvent penser que l’on ne peut que dire oui aux grands projets, aux grands défis mais ce n’est pas toujours le cas. Cela dépend de vos envies et de vos besoins, d’où vous en êtes dans la vie.

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Si l’on peut parfois avoir du mal à dire oui, il arrive que de dire non soit tout aussi difficile. Par peur de perdre des amis, par peur de blesser ou encore parce que l’on veut plaire aux autres, telles sont certaines des raisons qui nous poussent à ne jamais dire non. Mais à quel prix ? Rendre un service d’accord mais pas au détriment de notre santé et de notre bien-être.

Dire non ne signifie pas que l’on ne veut pas aider, rendre service ou que l’on n’apprécie pas la personne qui nous le demande mais plutôt que l’on écoute nos besoins et nos limites. Dire non ne va pas rompre une relation mais cela va nous permettre d’avoir une relation plus vraie, plus authentique car une confiance va s’installer et on saura que même si parfois on doit dire non, la personne le comprend et nous apprécie toujours autant. Cela enlève un poids et nous permet d’être nous-même.

Posez-vous la question de savoir ce qui vous pousse à dire non et voyez si cela correspond à vos valeurs, que les raisons sont acceptables et qu’après avoir dit non vous ne vous sentirez pas mal parce que les raisons n’entraient pas dans vos valeurs. Bien sûr cela est entre vous et vous car vous n’avez pas à justifier votre non mais plutôt à l’expliquer.

Quand votre non est décidé dans votre tête, formulez-le à la personne pour qu’il n’y ait pas de mal entendu, expliquez et soyez ouvert à l’autre personne. C’est parfois normal qu’elle se montre déçue mais elle ne doit pas vous faire culpabiliser pour autant.

Si vous avez envie de dire oui mais que vous n’êtes simplement pas disponible, vous pouvez proposer une alternative, essayer de trouver une solution qui ira aux deux personnes.

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Que ce soit pour dire oui ou bien pour dire non, le tout est d’arriver à trouver le bon équilibre entre les deux.

Comme pour tout, c’est un cheminement, on doit apprendre à bien communiquer, à se respecter et à se faire respecter, à connaître ses besoins et ses limites. Il faut juste se lancer et faire des petits pas chaque jour.

Pour aller plus loin:

Formation « Développez votre confiance en vous »

Articles qui pourraient vous intéresser :

Article Maéva Maene

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Vouloir pour Pouvoir

« Quand on veut on peut ».

Oui c’est probablement vrai, mais encore faut-il vouloir !

Vous arrive-t-il de dire « J’ai l’intention de faire ceci », « Je veux faire cela », « Plus tard je ferai ça », mais vous n’agissez pas, ou bien vos actions échouent ? Peut-être est-ce parce que vous ne le voulez pas vraiment ?

Voici quelques questions à vous poser pour vérifier votre motivation.

Objectif ou moyen ?

  • Formulez ce que vous souhaitez, votre objectif 1.
  • Répondez à la question : qu’est-ce que cela va m’apporter ? Si vous trouvez une réponse, celle-ci est l’objectif 2, et l’objectif 1 est en fait un moyen d’arriver à 2.
  • Répétez le processus.

Lorsque vous ne trouvez plus de réponse, c’est probablement que vous avez formulé votre objectif réel, celui qui vous appartient. Les objectifs intermédiaires n’étant finalement que des moyens, vous pourrez trouver d’autres options pour atteindre votre objectif réel.

Exemple 1 :

Je veux acheter une maison avec piscine. Cela me permettra de faire des grosses fêtes où des gens de la haute société viendront. Cela me permettra d’appartenir à cette société, et constituera une preuve de mes compétences et ma persévérance. Si les autres reconnaissent mes qualités, ça m’autorisera à me les reconnaître également. J’aurai de la valeur à mes yeux, je pourrai m’estimer. Alors je serai heureux.

Ici l’objectif réel est donc d’être heureux, et il passe par une bonne estime de soi. N’y a-t-il pas d’autres moyens à mettre en œuvre, plus faciles et plus authentiques, pour avoir une bonne estime de soi ? Comment pourriez-vous faire autrement qu’en vous endettant pour une maison avec piscine ?

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Exemple 2 :

Je veux parler anglais. Cela me permettra de voyager plus facilement, sans avoir peur, et en profitant de toutes les opportunités. Je pourrai augmenter mes connaissances des autres cultures, et être plus ouvert d’esprit, plus tolérant. C’est important pour moi la tolérance. Je serai libre aussi, la communication ne sera pas un frein, je pourrai communiquer, échanger, m’exprimer. Je pourrai me réaliser pleinement. Je serai heureux.

Ah tiens ! L’objectif est donc encore d’être heureux, en passant par la réalisation de ce qui compte réellement, les valeurs (tolérance, partage, liberté etc). Parler anglais est donc un moyen d’accéder à cela. Si après exploration, parler anglais reste le moyen le plus pertinent de vous réaliser, même s’il est difficile d’apprendre, conservez cet objectif, et re-boostez votre motivation en vous rappelant régulièrement pourquoi vous le faites !

Votre souhait vous appartient-il ?

Formulez ce que vous souhaitez.

Maintenant répondez à ces deux questions :

  • A qui l’atteinte de mon objectif va-t-elle bénéficier ? En quoi cela sera-t-il un bénéfice pour moi-même ?
  • Qui d’autre que moi, dans mon environnement proche, dans la société, souhaiterait la même chose ? Cette volonté est-elle vraiment la mienne ?

Vérifiez que votre objectif n’est pas pour satisfaire une tierce personne que vous-même, ou pour vous conformer au modèle sociétal.

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Pourquoi vouloir vraiment ?

Bien sûr, nous parlons ici d’objectifs importants de la vie, vous n’avez pas besoin de passer par ce processus pour savoir si vous désirez réellement faire la vaisselle ce soir.

Pour les choses importantes, il est primordial de se demander si on le souhaite vraiment, car suivre des directions qui ne nous sont pas propres ne permet pas d’avancer vers la plénitude.

D’une part, le manque de motivation risque d’entraîner l’échec et ses effets négatifs sur la confiance en soi. Bien sûr, tout échec est source d’apprentissage, mais ce n’est pas une raison pour le provoquer ! Le risque est également de remettre la faute de l’échec sur les autres.

D’autre part, en cas de réussite, l’atteinte du résultat ne nous comblera pas totalement, même quand le besoin d’appartenance aura été satisfait. C’est le piège lorsque le cheminement vers l’objectif est facile et ne contient pas d’obstacle confrontant la volonté, par exemple pour quelqu’un doué dans les études. Par exemple encore, la crise de la quarantaine est provoquée par cette sensation de manque de sens et absence de bonheur alors que l’on a tout bien fait.

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Accepter, reconnaître, revendiquer que l’on ne souhaite pas atteindre un certain objectif, c’est prendre la responsabilité de son choix, c’est s’affirmer, c’est protéger son intégrité. Cela peut être plus bénéfique que réussir des choses qui ne nous tiennent pas à cœur.

Il ne faut cependant pas tomber dans le travers de ne plus rien faire et de tout refuser car rien ne nous motive suffisamment, un objectif qui ne nous fait pas vibrer peut nous conserver en action et en mouvement, en restant à l’écoute des désirs pouvant émerger de cette dynamique.

A appliquer avec sagesse !

Article Adelyne Albrecht

 

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Tout arrive pour le mieux

 

"Il Etait Une Fois..." Film

Un roi régnait, comme tous les grands rois; entouré de nombreux conseillers. Il avait pour Premier ministre un homme plein de sagesse qui répétait toujours « Tout arrive pour le mieux ».

Ces paroles agaçaient son entourage qui ne comprenait pas toujours ce qu’il voulait dire.

Un jour, en chassant, le roi se coupa accidentellement le petit doigt. Fou de douleur, il retourna au palais tenant sa main blessée.

Lorsqu’il fut pansé, le Premier ministre venu prendre de ses nouvelles, « Sire, lui dit – il, ne vous désolez pas pour la perte de votre doigt car tout arrive pour le mieux. Le roi, déjà de fort mauvaise humeur, devint furieux en entendant ces paroles : il ordonna à ses gardes de jeter immédiatement le ministre en prison.

Quelques jours plus tard, le roi repartit seul chasser dans la forêt. Ayant lancé son cheval au galop derrière un grand cerf, il se retrouva en territoire ennemi. Un silence lugubre régnait dans la forêt sombre. Seul, par moment, le croassement sinistre d’un corbeau invisible déchirait l’air. Alors qu’il s’apprêtait à faire demi-tour, le roi fut capturé par des guerriers féroces. Ils décidèrent d’offrir ce prisonnier en sacrifice à leur déesse de la guerre, toujours assoiffée de sang. Mais au moment de lui couper la tête, ils remarquèrent qu’il lui manquait un petit doigt : seuls les hommes en pleine santé étaient jugés dignes d’être sacrifiés ; les guerriers rendirent donc sa liberté au roi, qui s’empressa de rentrer chez lui.

Le roi se souvint alors des sages paroles du Premier ministre « Tout arrive pour le mieux » ; il réalisa que, s’il ne s’était pas coupé le doigt par mégarde, les guerriers lui auraient assurément tranché la tête.

Il fit relâcher son conseiller et lorsque celui-ci comparut devant lui, le roi lui demanda curieux
– Si tout arrive pour le mieux, quel bénéfice as-tu obtenu de ta semaine en prison?
– Sire, répondit le Premier ministre, j’accompagne toujours votre Majesté partout. Si vous ne m’aviez pas fait enfermer, je vous aurais suivi à la chasse et j’aurais été capturé avec vous! On vous a épargné grâce à votre blessure, mais moi, on m’aurait certainement coupé la tête à votre place. C’est pourquoi, Sire, bien souvent il nous faut regarder au-delà des mésaventures de la vie, et même si elles nous désolent sur le moment, garder confiance, car tout arrive pour le mieux.

D’après une histoire de Sathya Sai Baba

Les histoires sont très utiles pour permettre une prise de conscience auprès des enfants et adultes. Chacun tire son propre enseignement. C’est une méthode que Jean-Luc et moi aimons utiliser dans nos coachings et dans le voyage de croissance personnel dans le désert.

En vous inscrivant sur le site du voyage, vous recevrez d’autres histoires ainsi que l’enregistrement de la conférence « Prendrez-vous le risque d’être vrai ».

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