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J’ajuste ma posture pour réussir ma prise de parole en public

Réaliser un exposé devant la classe, présenter un examen oral, défendre un travail de fin d’études face à un jury ou animer une réunion devant une vingtaine de personnes vous semble-t-il insurmontable ? Que ce soit face à 2 ou 200 personnes, pour une intervention de 5 minutes ou une heure, vivez-vous votre prise de parole en public comme une véritable épreuve ?

parler en public

Et si cet exercice devenait un plaisir ? Etes-vous prêt à dépasser votre trac ? à capter l’attention de votre public ? à partager, transmettre, défendre votre point de vue et convaincre à l’oral avec assurance ?

Voici quelques astuces qui vous permettront de travailler et ajuster votre posture lorsque vous parlez en public.

1. Se sécuriser

Avant la prise de parole, le trac fait généralement son apparition. Votre mental et votre corps peuvent réagir de différentes façons : vous ruminez en imaginant les pires situations possibles, vous avez chaud, votre cœur s’emballe, vous rougissez, votre bouche devient sèche et vos mains moites, … Cet état peut vous déstabiliser et vous faire perdre vos moyens.

En transférant votre poids dans le bas de votre corps, grâce à la technique de la visualisation, vous allez vous enraciner à la terre et ainsi retrouver stabilité et sécurité.

Exercez-vous : Tenez-vous debout, les pieds écartés dans l’alignement du bassin, et concentrez-vous sur votre abdomen. A chaque expiration, votre conscience descend le long de vos hanches, vos cuisses, vos mollets, vos chevilles et enfin vos pieds. Elle se glisse sous vos talons jusqu’aux orteils. A chaque expiration, elle descend un peu plus. Ensuite, sous votre voûte plantaire, visualisez des racines qui pénètrent dans la terre très profondément.

Inversez le processus. A chaque inspiration, recevez l’énergie de la terre qui monte le long des racines jusqu’à vos pieds, vos mollets, vos cuisses, votre bassin. Sentez votre présence dans le bassin, détendez votre colonne vertébrale et sentez-vous calme, sécurisé et serein.

enracinement

2. Établir le contact

Pour faire passer votre message, il est primordial d’établir un lien avec l’auditoire. Comment capter l’attention ?

a) Développez votre présence

Soyez dans l’ici et maintenant, parlez et déplacez-vous lentement. Cela permet à vos idées ne pas se bousculer dans votre tête.

Exercez-vous à être pleinement présent à ce que vous entreprenez et cela deviendra une habitude. Lorsque vous montez l’escalier, ralentissez exagérément vos mouvements et respirez profondément. Si vous tenez la rampe, soyez présent à la paume de votre main et à la texture du matériau. Lorsque vous écoutez votre interlocuteur, soyez attentif à ses arguments et ne vous concentrez pas sur ce que vous allez répondre dans 30 secondes.

b) Soyez authentique

Soyez vrai et ne cherchez pas à plaire à tout prix ou à prouver quoi que ce soit. Ne vous racontez pas d’histoires, vous serez ainsi en accord avec ce que vous aimeriez dire et ce que vous direz.

Exercez-vous : Faites la liste de vos valeurs profondes et agissez avant tout à partir de celles-ci. Pratiquez la méditation et accordez-vous des moments de solitude et de silence pour développer une espace intérieur propice à l’introspection.

« Reste toi-même, car c’est dans l’authenticité que l’on puise ses forces. » D. Herrero

c) Connectez-vous au public par le regard

En établissant un contact visuel franc et direct, l’auditoire se sent concerné et prêt à suivre vos arguments.

Acceptez aussi de vous laisser regarder. Adoptez alors un regard indirect : regardez au loin et accrochez-vous à un détail dans le décor par exemple.

d) Soyez enthousiaste et optimiste

Le sourire est un ingrédient indispensable de votre présentation. En étant enthousiaste et en parlant avec conviction, vous obtiendrez l’adhésion du public.

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3. Soigner sa diction

Durant votre prise de parole, veillez principalement à soigner :

  • votre articulation
  • votre prononciation
  • le volume sonore de votre voix
  • vos intonations pour donner du relief à votre intervention
  • le rythme, c’est-à-dire votre débit de paroles

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. » Boileau

4. Se détendre physiquement

Avant une intervention orale, adonnez-vous à une activité qui vous fait du bien et qui contribue à vous détendre. Il peut s’agir d’une sortie entre amis, une activité sportive, musicale, culinaire, …

Vous pouvez également pratiquer quelques exercices de détente quelques minutes avant de prendre la parole.

Exercez-vous à l’enchaînement « Visage – Épaules – Orteils » : Fermez les yeux et grimacez de manière à tordre les muscles de votre visage dans tous les sens. Arrêtez-vous quelques instants. Reproduisez cet exercice trois fois de suite. Puis, massez-vous le visage en prêtant attention aux sensations tant au niveau de votre visage qu’au niveau des mains. Ensuite, haussez les épaules sur l’inspiration, le plus haut possible, et lâchez-les brusquement sur l’expiration. Faites cet exercice à trois reprises. Puis faites-les rouler trois fois vers l’avant et ensuite trois fois vers l’arrière. Enfin, pour bien sentir vos appuis et les assouplir, écrasez le sol avec vos orteils en les tordant d’avant en arrière et sautillez quelques secondes.

Harmonie

Saisissez toutes les occasions pour une mise en pratique : lors d’une réunion de famille ou d’une activité entre amis par exemple. Ecoutez différents discours et apprenez des autres. Peu à peu, vous ajusterez votre posture et prendrez la parole en public avec plaisir et aisance. Allez-y progressivement et faites-vous confiance. A vous de jouer maintenant !

Article Sarah Racquet

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Manipulation, la reconnaître et s’en sortir

Les manipulateurs représentent 2 à 3% de la population tant en milieu professionnel que sociaux. Autant dire que nous en rencontrerons tous un sur notre chemin.
L’effet toxique de cette relation se manifeste notamment par un manque d’estime de soi : sentiment d’infériorité et doutes.

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Qu’est-ce que la manipulation ?

Il s’agit d’une dynamique entre deux individus où il y a un manque de respect.

L’objectif est de tirer à son avantage les évènements en déstabilisant l’autre.

Il existe des personnalités dites manipulatrices lorsque le caractère est répétitif et qu’il y a une intensité dans le temps de ce comportement. En milieu professionnel, on parlera de harcèlement.

Comment repérer la manipulation ?

Voici un petit test inventé par Marie Andersen. Ce test vous permettra de passer en revue une série d’éléments susceptibles de vous mettre la puce à l’oreille.

Pensez à une personne de votre entourage social, familial, amoureux ou professionnel avec qui les relations vous semblent lourdes et cochez les points où vous vous retrouvez.

Au-delà de 5 critères de la liste, on peut dire que cette relation est suspecte :

1. Je ne me sens pas à l’aise dans cette relation.
2. Je ne me sens pas respecté.
3. Il m’énerve ! Il m’exaspère !
4. Je n’arrête pas d’y penser, ça devient obsédant.
5. J’ai terriblement besoin de raconter ce qui se passe dans cette relation à des proches.
6. Je dis Oui quand je pense Non.
7. Je m’en veux à posteriori d’avoir accepté, mais au moment même je n’arrivais pas à choisir, à dire vraiment ce que je pensais, je me sentais pris de court.
8. Je suis amené à avoir une attitude, des paroles, des comportements qui ne me ressemblent pas.
9. Je ne vois pas très clair dans ce qui se passe entre nous.
10. Je me sens coincé.
11. Je n’arrive pas à faire entendre mon point de vue.
12. Je suis stupéfait de la tournure que prennent nos conversations.
13. Je n’arrive pas à discuter normalement avec lui.
14. Je sens que je ne vais pas pouvoir revenir sur ce que j’ai dit sans dégâts.
15. Je sens qu’il n’y a pas d’espace de négociation possible.
16. Je me sens accusé de choses que je n’ai pas faites.
17. Je suis accusé de choses qu’il a faites lui-même.
18. Je sens qu’il me méprise.
19. Je sens qu’il se moque de moi.
20. Je sens qu’il ne m’aime pas vraiment même s’il en donne l’impression.
21. Je n’aime pas voir cette personne.
22. Il me fait peur.
23. Je sens qu’il me baratine.
24. Je sens qu’il cherche à me séduire superficiellement.
25. Je sens que le cadeau qu’il m’a fait est suspect.
26. Je me sens méfiant.
27. Je n’ai pas confiance en cette personne.
28. Je sens qu’il me met des bâtons dans les roues.
29. J’ai l’impression qu’il dit du mal de moi dans mon dos.
30. Je voudrais m’éloigner, quitter cette relation, mais il me rattrape.

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Voici, à présent, une autre liste de ressentis, toujours en pensant à cette même relation. Chacun de ces points est suffisamment préoccupant pour qu’un seul d’entre eux vous alerte sérieusement :

  • Je me sens perdu, confus, embrouillé, je ressens un vague malaise dont je ne comprends pas vraiment l’origine.
  • Je doute de tout, je ne sais pas ce que je veux, je ne me sens pas maître de moi, de mes décisions, de mes pensées.
  • Je n’arrive pas à réfléchir, je me sens englué, ma conscience est rétrécie.
  • Je me sens coupable (de la dégradation de ma relation, de ne pas arriver à l’aider, de l’abandonner, de l’échec,…)
  • J’ai honte de ce qui m’arrive, j’ai peur d’en parler, je m’en cache, je n’ai plus d’estime de moi.
  • Mes émotions sont très fluctuantes, j’ai des crises de larmes incontrôlables, je suis hypersensible, trop susceptible.
  • Je souffre, j’ai peur, je suis stressé, angoissé.
  • Je me sens profondément déprimé, je perds complètement confiance en moi.
  • Je me sens incompris, triste, je me replie sur moi-même.
  • Je me sens seul, isolé, ma famille ou mes amis s’éloignent de moi.
  • Je me sens vide, fatigué, épuisé, anesthésié, dans un état second, sans force, surmené.
  • J’ai un immense besoin d’être aimé, utile, reconnu par cette personne.
  • Je n’arrive pas à dire Non, je ne sais pas poser mes limites, ni à me faire respecter.
  • Je me sens envahi, obsédé, complètement habité par cette relation, je rumine, j’y pense nuit et jour.
  • Je sens que cette relation me fait du tort et pourtant elle m’attire et j’y retourne.
  • J’ai déjà essayé de rompre, mais on a recommencé.
  • Je ne comprends pas du tout le sens de cette relation, je ne comprends pas pourquoi je m’y accroche.
  • J’ai parfois envie de le tuer !
  • Je fais des rêves de grande violence ou de meurtres.
  • J’ai des envies de vengeance.
  • Je ne trouve pas beaucoup de solidarité autour de moi.
  • Je crois devenir fou.
  • Je n’ai plus de désir sexuel, je n’ai plus de libido.
  • Je perds l’appétit et j’ai maigri.
  • J’ai des symptômes physiques que le médecin n’arrive pas vraiment à soigner.
  • J’ai des insomnies, des nuits agitées.
  • J’ai des crampes au ventre, une gastrite chronique, des reflux gastro-oesophagiens.
  • J’ai des tensions musculaires, des maux de tête.
  • Je fais de la tachycardie, des palpitations, de l’hypertension.
  • J’ai des problèmes de fertilité, je n’arrive pas à être enceinte.

Chacun de ces points, pris isolément, n’est pas forcément révélateur d’une relation de manipulation mais tous sont suffisamment problématiques pour en conclure qu’il est plus que temps d’ouvrir les yeux et de prendre soin de vous.

Détecter un manipulateur :

Dans son excellent livre « les manipulateurs sont parmi nous », l’auteur Isabelle Nazare-Aga a déterminé 30 caractéristiques.

Un individu que l’on qualifie de manipulateur agit selon au moins 14 des caractéristiques sur les 30 de cette liste:

1. Il culpabilise les autres, au nom du lien familial, de l’amitié, de l’amour, de la conscience professionnelle, etc.
2. Il reporte sa responsabilité sur les autres ou se démet de ses propres responsabilités.
3. Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et ses opinions.
4. Il répond très souvent de façon floue.
5. Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.
6. Il invoque les raisons logiques pour déguiser ses demandes.
7. Il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits, qu’ils ne doivent jamais changer d’avis, qu’ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et aux questions.
8. Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres : il critique sans en avoir l’air, dévalorise et juge.
9. Il fait faire ses messages par autrui ou par des intermédiaires (téléphone au lieu de choisir le face-à-face, laisse des notes écrites).
10. Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux régner et peut provoquer la rupture d’un couple.
11. Il sait se placer en victime pour qu’on le plaigne (maladie exagérée, entourage « difficile », surcharge de travail,..)
12. Il ignore les demandes même s’il dit s’en occuper.
13. Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (notions d’humanité, de charité, racisme, « bonne » ou « mauvaise » mère,…)
14. Il menace de façon déguisée ou fait un chantage ouvert.
15. Il change carrément de sujet au cours d’une conversation.
16. Il évite l’entretien ou la réunion ou il s’en échappe.
17. Il mise sur l’ignorance des autres et fait croire à sa supériorité.
18. Il ment.
19. Il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète.
20. Il est égocentrique.
21. Il peut être jaloux même s’il est un parent ou un conjoint.
22. Il ne supporte pas la critique et nie les évidences.
23. Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.
24. Il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui.
25. Son discours paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes, ses actes ou son mode de vie répondent au schéma opposé.
26. Il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux ou se met soudain aux petits soins pour nous.
27. Il produit un état de malaise ou un sentiment de non-liberté (piège).
28. Il est efficace pour atteindre ses propres buts, mais aux dépens d’autrui.
29. Il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas faites de notre propre gré.
30. Il est constamment l’objet de discussions entre gens qui le connaissent, même s’il n’est pas là.

On considère qu’à partir de 14 critères sur 30, on a affaire à un manipulateur. A Partir de 20 caractéristiques, la personne est considérée comme quelqu’un de vraiment dangereux pour la santé physique et l’équilibre mental de ses proches.

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Différents types de manipulateurs :

Les manipulateurs se cachent sous ce que l’on nomme des masques. Ces masques peuvent varier en fonction de la situation, du contexte, de l’interlocuteur ou de l’objectif, résultat recherché.

7 types sont identifiés :

1. Sympathique : ce masque est le plus fréquent. La personne est souriante et extravertie. Les capacités humaines est l’image qu’il nous renvoie font que l’on voudrait lui ressembler. Cependant, le manipulateur sympathique ne s’intéresse pas réellement à autrui et à long terme on ne peut se sentir bien à ses côtés car il y a une part d’irrespect.
2. Séducteur : ce manipulateur est souvent cultivé, élégant. Il n’est pas avare de compliments. Ses combines sont dans un but de fascination qu’il désire entretenir avec son interlocuteur.
3. Altruiste : il donne tout ce que l’on souhaite mais attention, on ne peut rien le lui refuser. La considération qu’il souhaite obtenir est plus grande que ce que lui a pu donner.
4. Cultivé : il est méprisant envers les personnes qui sont différentes de lui. Il étale sa culture en arrivant à vous faire croire que vous êtes quant à vous inculte.
5. Timide : il s’agit souvent d’une manipulatrice. Le jugement s’opère via le silence et le regard. Une personne proche sera utilisée pour faire passer son opinion.
6. Dictateur : la critique est violente et se réalise avec autoritarisme. Le ressenti d’autrui ne l’intéresse pas.
7. Victime : le manipulateur se pose toujours en victime face à la personne afin de recevoir de la compassion.

La plupart des manipulateurs le font de manière inconsciente. On constate qu’eux-mêmes ont été victime d’un autre manipulateur et ce durant essentiellement l’enfance.

Comment réagir, se protéger des manipulateurs ?

1. Repérer si la personne est un manipulateur via les exercices proposés précédemment. Ainsi, vous serez moins réceptif à ses manœuvres.

2. Faire le deuil d’une relation « normale ». Un manipulateur ne se remet pas en question même si vous tentez de le lui montrer.

3. Répondre aux 3 questions :

  • Est-ce que je maintien la relation ainsi ?
  • Est-ce que j’essaie de le transformer ?
  • Est-ce que je romps ?

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Si vous répondez oui pour maintenir la relation et/ou la transformer, c’est que vous estimez que le bon est plus important que la rupture avec cette personne.

La question « maintenir la relation » correspond à l’adaptation. Elle consiste à ne pas trop réagir, avoir le dernier mot, ne plus vouloir changer l’autre. Il faut être lucide afin d’élaborer des stratégies subtiles.

La question « essayer de transformer la relation » fait appel à la notion de résistance. Il faut forcer le manipulateur à donner du sens aux mots qu’il emploie en le recadrant sans s’énerver car vous perdrez la crédibilité à ses yeux.

La question « rompre » est l’évidence même si vous avez échoué aux questions précédentes. Il est préférable d’abandonner afin de vous éviter la souffrance à du long terme. Cependant, cela nécessitera de faire votre deuil et de lâcher prise face à cette relation tant espérée.

BIBLIOGRAPHIE :

Les manipulateurs sont parmi nous ; Isabelle NAZARE-AGA, Edition de l’homme, 2004
La manipulation ordinaire ; Marie ANDERSEN, Edition Ixelles, 2010
La manipulation, identifier les manipulateurs et s’en protéger ; Adreas EDMÜLLER et Thomas WILHELM, Edition Les miniguides ECOLIBRIS 2013

Article Céline Scholl

Remarque Cindy :

Dans mes formations, je préfère parler de « comportements de manipulation » plutôt que de « manipulateur ». Il me semble important de faire la différence entre l’identité d’une personne et son comportement. Un comportement peut se changer. Dans les formations confiance en soi  et couple, vous avez la possibilité de faire un test qui vous permet de voir les comportements que vous utilisez lors d’une communication. Chacun de nous adopte à certains moments des comportements de manipulation. Vous apprendrez à devenir plus assertif et à faire face à la manipulation et l’agressivité.

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Je communique mon ressenti sans blesser l’autre

« La communication consiste à comprendre celui qui écoute. » Jean Abraham

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Il est parfois difficile de réussir à dire ce que l’on ressent, ce que l’on pense sans blesser la personne en face de nous. Nous pouvons manquer de tact, mal dire les choses et donc se faire mal comprendre et parfois même on ne comprend pas ce qui a mal été communiqué.

J’aimerais vous donner quelques pistes pour réussir à communiquer de manière assertive dans trois situations distinctes. Comme tout le reste, cela s’apprend et il faudra de la pratique pour être à l’aise.

  1.  J’exprime mes émotions

Sous le coup de l’émotion on a tous déjà dit quelque chose que l’on a regretté par la suite parce que l’on a parlé trop vite ou parce que l’on n’a pas pensé aux conséquences et aux émotions de l’autre personne.

La 1ère chose est donc de savoir prendre du recul quand on veut dire quelque chose, laisser passer du temps si possible pour prendre le temps de comprendre, d’identifier et d’accepter nos émotions.

Il faut se poser les bonnes questions comme par exemple :

  • Qu’est-ce que je ressens face à cette situation ?
  • Comment je me sens ?
  • Dans quel état cela me met ?

En prenant du recul, comme l’on n’est plus sous le coup de nos émotions, il y a déjà moins de risque de blesser la personne à qui on s’adresse.

Une autre chose importante est d’utiliser le « je », cela évitera à la personne en face de se sentir accusée et il y aura plus de chances qu’elle soit réceptive. Par exemple si une personne vous a blessé par ce qu’elle a dit ou fait vous n’allez pas commencer en disant « tu m’as blessé » mais plutôt « je me suis senti(e) blessé(e) »

Avant d’aller plus loin, et de chercher s’il le faut une ou des solutions, il peut être utile de laisser l’autre personne s’exprimer aussi, vérifier si elle a compris ce que vous venez de dire et lui demander ce qu’elle ressent par rapport à cela.

Parfois, selon le problème, il faudra trouver une solution, un arrangement qui convient aux deux personnes. Pour cela, les questions à se poser sont :

  • Qu’est-ce que j’attends de cette personne ?
  • Qu’est-ce que j’aimerais ?

Quand la solution est trouvée, veillez à  ce que vous ayez compris tous les deux la même chose pour éviter d’autres problèmes du même genre par la suite.

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  1. J’émets une critique constructive

Pour émettre une critique constructive, le principe est plus ou moins le même.

Vous devrez commencer par décrire la situation telle qu’elle est, décrire les faits, décrire ce qui est observable et non pas porter des jugements sur la personne car comme je l’ai dit plus haut, si la personne se sent accusée, il y a plus de chances qu’elle ne soit pas réceptive.

Les phrases à utiliser ici pour décrire une situation sont, par exemple :

  • Je constate que …
  • Je remarque que …
  • J’ai l’impression que …

Si c’est nécessaire pour la situation ou pour vous, vous pouvez exprimer comment vous vous sentez.

Et ensuite, cherchez une ou des solutions. Dans le cas d’une critique constructive, vous pouvez aussi demander à l’autre personne si elle a des solutions à proposer, ce qu’elle compte mettre en place, ce qu’elle compte faire.

Veillez toujours à vérifier que tout le monde ait compris la même chose. Cela serait quand même dommage de devoir tout recommencer dans quelques jours parce que vous n’avez pas compris de la même façon les solutions proposées.

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  1. Je reçois une critique

Quand la situation est dans l’autre sens et que la critique (constructive) se fait envers vous, il faut essayer de comprendre le point de vue de la personne qui parle en écoutant tout ce qu’elle a à dire, sans l’interrompre.

Quand elle a terminé vous pouvez poser vos questions, reformuler pour être sûr de bien tout comprendre mais, même si cela peut parfois être difficile, il faut éviter de se défendre.

Enfin, vous avez le choix de changer votre comportement ou non.

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Tout cela peut paraître difficile à suivre au début et évidemment chaque conversation, chaque personne est différente et l’on ne peut jamais savoir ce qui va se passer. Mais apprendre à bien communiquer est très important pour que nos relations avancent et durent.

 

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Introvertis/extravertis : comment se comprendre?

Le meilleur moyen de comprendre les autres est de les écouter. Ralph Nichols

Les introvertis vous diront que le monde est fait pour les extravertis et qu’ils sont mal vus dans notre société et les extravertis vous diront que l’on ne parle que des introvertis et que beaucoup d’articles et de blogs leur sont dédiés. Peut-être tout cela est vrai mais si au lieu de trouver ce qui ne va pas, on apprenait à vivre ensemble, se comprendre et se respecter.

Dans la plupart des cas, on ne sait pas vraiment ce que ressent l’autre. Si l’on est extraverti, on apprend comment vivre avec et vice versa mais nous nous intéressons que rarement à ce que l’autre ressent et comment il vit avec ce trait de personnalité si différent du nôtre.

Moi-même en rédigeant cet article je me suis rendue compte que je pourrais vous écrire des pages et des pages sur l’introversion mais je ne connais que très peu l’extraversion.

Alors, apprenons à nous comprendre et à vivre ensemble pour améliorer au mieux nos relations !

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Quelques caractéristiques

En quelques mots :

L’extraversion est une attitude, un comportement de quelqu’un qui montre de la facilité à établir des contacts avec les inconnus, se faire des amis et qui arrive à exprimer aisément ses sentiments.

L’introversion est donc le contraire, un introverti sera orienté vers l’intérieur plutôt que vers l’extérieur et aura donc plus de difficultés à établir des contacts et se faire des amis.

J’aimerais vous donner quelques caractéristiques pour les deux pour vous aider à vous situer si vous ne savez pas trop où vous êtes. Il est tout à fait possible d’être entre les deux et tous les introvertis (ou extravertis) n’ont peut-être pas toutes les caractéristiques.

Nous sommes tous différents mêmes entre introvertis et extravertis.

Je dirais que la principale différence entre les introvertis et les extravertis est la manière dont ils rechargent leur batterie.

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Un extraverti aura besoin d’être entouré, de passer du temps avec des amis ou même des inconnus, il lui faudra des activités sociales pour qu’il se sente en forme et plein d’énergie. Le fait de rester seul peut lui prendre beaucoup d’énergie.

Les extravertis préfèrent les groupes, la foule. Ils sont plus spontanés et peuvent gérer les papotages, ils savent parler avec tout le monde et savent très bien trouver des sujets de conversations en tout temps. Ils sont, comme je l’ai dit, spontanés, et ce dans beaucoup de domaines et ils aiment être entendus et donner leur avis.

Cela ne veut pas dire pour autant que certains extravertis ne peuvent pas être timides. Et cela ne veut pas dire qu’ils n’ont que des conversations de surface et qu’ils ne savent pas écouter les autres.

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De son côté, un introverti aura besoin de se retrouver seul, de faire une activité qui le détend pour se ressourcer. Si un introverti passe sa journée entouré de personnes, il sera « vidé » à la fin de cette journée.

Attention par contre à ne pas confondre introversion et timidité. Ce n’est pas parce que l’on est introverti que l’on n’ose pas parler en public ou que l’on a peur du regard des autres. L’introversion est un trait de caractère alors que la timidité provient le plus souvent d’un manque de confiance en soi.

Les introvertis aiment passer du temps seul car pour eux il est synonyme de productivité. Ils aiment prendre du recul, observer et analyser et prêtent beaucoup d’attention aux détails. Ils préfèrent les conversations profondes et n’arrivent pas à gérer les papotages, le fait de parler pour parler, ils préfèrent dans ce cas ne pas parler.

Si vous ne savez toujours pas où vous vous situez, je vous propose ce test (qui ne prend que 5 minutes)

http://unmondepourlesintrovertis.fr/quizz-personnalite/

Encore une fois, tout le monde est différent et les tests sont là pour nous orienter mais il faut savoir prendre du recul et analyser nos résultats.

Comment bien vivre ensemble ?

Nous avons tous dans nos connaissances des personnes qui sont différentes de nous et apprendre à communiquer est le meilleur moyen de se comprendre.

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Que vous soyez extraverti ou introverti il est important de communiquer ses besoins car ce qui pour vous coule de source ne coule pas forcément de source pour quelqu’un d’autre. Apprenez à exprimer comment vous vous sentez et montrez de la volonté à sortir de votre zone de confort pour faire plaisir à vos amis mais respectez vos limites pour éviter des conflits là où il n’y a pas besoin d’en avoir.

Si, en tant qu’introverti, vous ne savez pas comment vous comporter avec un extraverti sachez qu’ils ont besoin d’être écoutés et reconnus et n’apprécient pas d’être interrompus car parler leur permet d’y voir plus clair. Ils ont besoin de sortir et faire des choses à l’extérieur donc accompagnez-les de temps en temps et respectez le fait qu’ils veuillent être en groupe.

Et si en tant qu’extraverti vous ne savez pas comment vous comporter avec un introverti, ils ont besoin de temps pour eux, pour réfléchir et y voir clair, ne les brusquez donc pas trop. Ne les forcez pas à trop sortir et respectez le fait qu’ils aient besoin d’activités calmes. Vous pouvez faire ces activités avec eux aussi, ils apprécieront le geste. Et surtout dès qu’ils vous disent qu’ils ont besoin d’être seuls, laissez-les.

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Pour améliorer nos relations il faut essayer d’en apprendre plus sur les autres, essayer de les comprendre et faire de nos différences une force. Ouvrons-nous aux personnes différentes de nous et apprenons à vivre ensemble !

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Quelque soit votre profil, améliorez votre communication grâce à la formation « Développez votre confiance en vous et votre assertivité ».

Article Maeva Maene

 

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Je dois prendre la parole en public mais je n’ai pas confiance en moi.

Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles – Sénèque

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Qui n’a jamais eu à présenter un travail à l’école, un examen oral, une présentation au travail. Qui n’a jamais dû faire un discours à un mariage, à un anniversaire, en famille, au travail.

Prendre la parole en public peut paraître simple pour des personnes qui sont à l’aise devant un public, qui ne bafouillent jamais, qui sont des orateurs nés mais cela peut être le pire cauchemar des personnes qui manquent de confiance en elles.

businessman-607788_1280_editedEt si j’oublie mon texte, et si je fais une faute, et si je tombe dans les pommes, et si je rougis, et si je perds mes moyens, et si quelqu’un me pose une question et que je ne sais pas y répondre? Voilà la liste – et j’en passe – des pensées et questions qui peuvent nous traverser la tête et nous faire perdre nos moyens avant même de commencer à parler.

« Mais ne t’inquiète pas, tout va bien se passer » est une de ces phrases que beaucoup de gens pensent être un conseil mais qui au fond n’en est pas un. Personne ne peut savoir si tout va bien se passer. Peut-être que tout ira bien et que ça sera une belle réussite mais peut-être que j’aurai un trou de mémoire. Mais vous savez quoi? Ce n’est pas grave, personne ne vous demande d’être parfait, la perfection n’existe pas c’est bien connu. Ce qui est attendu de vous est que vous donniez le meilleur de vous-mêmes.

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  1. Donner le meilleur de soi-même

Pour moi, ceci est le 1er et meilleur conseil que vous ne pourriez jamais recevoir. A partir du moment où vous faites tout votre possible pour y arriver, que vous donnez tout, personne ne pourra vous reprocher quoi que ce soit. Avant même de commencer à écrire votre discours, votre présentation, votre devoir, rappelez-vous que l’important est de donner le meilleur de vous-mêmes. Personne ne peut exiger la perfection de vous, pas même vous! Donnez-vous le droit à l’erreur, que ce soit votre 1ère ou 10ème présentation. Je peux vous garantir que si vous arrivez à comprendre et à intégrer cette vérité, vous verrez déjà du changement!

  1. Se relaxer 

Il y a différents moyens de se relaxer, cherchez et trouvez celui qui vous convient le mieux. La peur, la confusion, le manque de souffle risque de vous stresser pendant une présentation c’est pourquoi si l’on vient détendu, il y a plus de chances que tout se passe au mieux. Préparez aussi vos affaires, vos notes, vos supports, vérifiez que tout est en ordre et tout est terminé la veille pour éviter de stresser le jour même. Mettez tout en œuvre pour que le moment venu, rien ne puisse vous déstabiliser.

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  1. Se préparer

Préparez bien ce que vous voulez dire et mémorisez votre texte. Trouvez des moyens mnémotechniques pour vous aider à retenir. Connaître suffisamment ce que l’on veut communiquer est un autre moyen de s’assurer une belle présentation. De plus, si vous arrivez en maîtrisant votre sujet vous serez plus détendus et vous arriverez à sortir votre texte quoi qu’il arrive. Pouvoir jongler avec votre discours vous permettra, si jamais vous oubliez un point, d’y revenir sans que personne ne s’en rende compte.

  1. S’entraîner

Quelque chose qui peut marcher aussi et de répéter devant des amis ou de la famille, juste une ou deux personnes. Elles peuvent vous aider en vous montrant ce qui va mais aussi ce qui est à améliorer, veillez pour cela à bien choisir des personnes qui oseront être honnêtes. Et comme ça, le jour J, ça ne sera pas la première fois que quelqu’un d’autre entendra votre discours et de savoir que ce que l’on dit est clair et a du sens permet d’enlever un poids de nos épaules.

  1. S’amuser

Et puis surtout, n’oubliez pas de profiter, il faut que ça reste une bonne expérience après tout!

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Et quand tout est fini, que vous êtes rentrés chez vous, faites quelque chose pour vous, félicitez-vous, détendez-vous. Après tout, vous venez d’affronter une de vos peurs et pour ça, vous êtes courageux et vous méritez une récompense!

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Article Maéva Maene

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