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Chronique du livre « L’âme du monde »

L’âme du monde de Frédéric Lenoir

Ce récit est une merveille. Facile à lire, truffé de métaphores, anecdotes, histoires et citations…Toutes empreintes d’une profonde sagesse.

Huit sages, représentants des principales traditions philosophiques et spirituelles de l’humanité, venus des quatre coins du monde sont appelés par le « karma » à se retrouver dans un monastère bouddhique au Tibet.  Ils sont amenés à dépasser leurs différences pour formuler, ensemble, les fondements universels de la sagesse humaine à transmettre aux générations suivantes.

Ils constatent rapidement qu’au-delà des fortes divergences théoriques,  et de leurs perceptions différentes de « la force mystérieuse et bonne qui maintient l’ordre du monde », il existe de nombreux points communs dans leurs manières de vivre la spiritualité.

Ils sont tous convaincus que la vie est capitale et que les pensées et les actes déterminent non seulement le bonheur sur terre mais aussi la vie future de l’esprit après la mort du corps physique.

« C’est comme les montagnes. Chacune est un sommet qu’on peut gravir. Mais à quoi sert de les comparer ? Chaque sommet est beau et chaque chemin est riche d’enseignements. Chaque sentier est fait d’obstacles à surmonter et laisse découvrir des paysages magnifiques. Ce qui compte, ce n’est pas de gravir cette montagne, ou bien celle-ci, ou bien encore celle-là, mais de parcourir le chemin. Et de le faire avec attention, avec persévérance, avec le cœur ouvert et l’esprit vigilant. Ce n’est pas le nom du sommet que nous avons gravi qui nous transforme, mais la présence et l’amour que nous avons mis dans la marche. Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins. »

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Ils s’accordent sur 7 clefs de sagesse :

Le sens de la vie

La plupart des malheurs de l’humanité viennent du fait que bien des hommes ne se sont jamais interrogés sur la signification de leur existence et vivent inconsciemment au gré de la satisfaction immédiate de leurs pulsions et de leurs besoins matériels.

Interrogez-vous sur le sens de votre existence :

  • Pourquoi êtes-vous sur Terre ?
  • Qu’avez-vous à réaliser ?
  • Les événements qui vous arrivent ont-ils une signification ?
  • Comment nourrir votre âme autant que votre corps ?
  • Qu’est-ce qui est important pour vous et ce qui ne l’est pas ?
  • Comment être pleinement vous-même et être utile aux autres ?
  • Comment réussir votre vie en regardant derrière, le cœur serein ?

 « Cheminez sur votre voie, celle qui est bonne pour vous, celle qui vous est destinée et réjouira votre cœur ».

L’âme a faim et soif. Faim d’accomplir sa vocation profonde, celle que chacun porte en lui. Et soif d’une totale harmonie intérieure et d’une profonde union avec le monde. La grande ambition qui doit guider votre vie c’est d’être la meilleure version de vous-même.

Selon ces sages, le sens de la vie est d’apprendre à être bien au-delà de ce que vous possédez, des objets et des personnes qui vous donnent du plaisir, des événements qui surviennent. « C’est de découvrir que le bonheur et le malheur sont à l’intérieur de vous et non dans les choses ou les événements extérieurs. »

Le corps et l’âme

Le corps physique et le corps émotionnel sont dirigés par l’âme spirituelle, l’esprit. Pour fonctionner correctement, les trois doivent être en entente parfaite.

Pour votre corps physique :

  • Apprenez à le connaître et à en prendre soin ;
  • Alliez les exercices souples (yoga) et toniques (course) ;
  • Ne dépassez pas les limites de votre corps;
  • Donnez-lui le repos nécessaire, différent pour chaque individu ;
  • Nourrissez-le avec une alimentation variée, équilibrée et adaptée à vos besoins ;
  • Respirer ;
  • Aimez votre corps, donnez-lui du plaisir, soyez attentif à lui.

Pour votre corps psychique :

Invisible pour les yeux, vous sentez son existence à travers votre sensibilité, vos émotions, vos états d’âme. C’est l’intermédiaire entre le corps physique et l’esprit.

  • Apprenez à vous connaître. Faites un travail d’introspection.
  • Comprenez vos émotions :
    • Pourquoi fonctionnez-vous ainsi ?
    • Qu’est-ce qui suscite chez vous de la colère ? De l’envie ? De la nostalgie ?…
    • Pourquoi retombez-vous dans les mêmes travers ? Qu’est-ce qui vous met de bonne humeur ?…

Pour votre âme spirituelle, votre esprit :

C’est un don précieux, c’est « une parcelle infime de l’Âme du monde ». Elle s’incarne dans l’intelligence et dans le cœur. C’est elle qui détermine le meilleur chemin à suivre en fonction du but à atteindre.

  • Nourrissez-vous de la beauté du monde et de la nature ;
  • Nourrissez-vous de connaissance, d’études, de savoir ;
  • Ayez des relations aimantes, des échanges désintéressés, faites des dons de vous-même.

Pour favoriser l’entente entre le corps physique, psychique et l’âme, la meilleure pratique est la méditation.

La vraie liberté

« On ne naît pas libre, on le devient »

L’homme crée lui-même sa prison intérieure avec ses peurs, son caractère, ses pulsions, ses habitudes, ses émotions. Et il est le seul à pouvoir s’en libérer.

Et la libération passe par la connaissance de soi.

  • Observez vos réactions, vos réflexes spontanés, vos mauvaises habitudes.
    • Quels sont vos besoins ?
    • Vos motivations ?
    • Vos attirances ?
    • Vos répulsions ?
    • Vos addictions ?
    • Quelles sont les causes de vos émotions fortes ?
  • Passez au crible tout ce qui vous a été transmis pour en vérifier le bien-fondé. Remettez en cause de manière constructive votre héritage familial et culturel.
  • Apprenez à vous maîtriser. Cela exige connaissance et volonté.

« Si le monde vous apparaît triste ou hostile, transformez votre regard et il vous apparaîtra autrement. »

L’amour

« L’égo veut prendre et dominer. L’amour lui apprendra qu’il y a plus de bonheur à donner et à servir ».

L’amour vous fait comprendre que vous ne pouvez pas être heureux sans les autres et que vous êtes faits pour la relation. Le dépassement de votre égo est source de joie.

Vous reproduisez dans vos relations amoureuses le conditionnement affectif de votre petite enfance. Si vous ne vous aimez pas vous-même, que vous n’avez pas découvert de manière juste que vous étiez aimables, vous aurez du mal à aimer de manière juste. Votre amour sera toujours dévié par la blessure de votre cœur.

Aimer de manière libre et non conditionnée passe par la connaissance de soi et la connaissance des différents visages de l’amour, bien différent de la passion amoureuse.

« L’amour universel transforme notre façon d’être et de vivre. Il n’y a plus étranger ni lointain »

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Les qualités à cultiver et les poisons à rejeter

Nourrissez en vous ce qu’il y a de bon et de lumineux et affamez ce qui est mauvais, négatif, obscur.

Cultivez l’émerveillement, l’effort, la douceur, la gaieté, la foi et la confiance, la générosité, le courage et la force, la bienveillance et la bonté, l’esprit de vérité, la souplesse, la justice, l’humilité, le contentement et la sobriété, la gratitude, la prudence, patience, l’esprit de service, le pardon et la tolérance.

L’art de vivre

Vivre est un art. Il faut apprendre à vivre. Adoptez les attitudes justes en fuyant les extrêmes.

Voici quelques attitudes recommandées :

  • Concevez les relations aux personnes et aux choses comme un « juste équilibre entre attachement et détachement ». Profitez de ce que la vie vous donne d’agréable mais ne vous y attachez pas de manière excessive.  « La possessivité est un poison mortel ».
  • Gardez à l’esprit que tout est impermanent, éphémère et que rien ne vous appartient.
  •  « Le recueillement est la respiration de l’âme ». Pour entendre votre intuition, vous avez besoin de silence.
  • Faites attention à vos pensées, à vos paroles et à vos actions.
  • Faites un effort pour avoir des actes et un mode de vie en cohérence avec vos pensées, paroles. Demandez-vous tous les soirs si vous avez agi conformément à vos convictions, intentions et principes de vie.
  • Vivez l’instant présent. Entrainez-vous à vivre ici et maintenant et à être présent à tout ce que vous faites.

 

L’acceptation de ce qui est

Vous n’aimez ce qui vous arrive ? Commencez par  accepter la situation telle qu’elle est et mettez ensuite en œuvre ce qu’il est possible de faire pour la changer. Lâchez prise sur ce qui ne dépend pas de vous.

«  Ce ne sont pas les éléments extérieurs qu’il faut chercher à changer mais nos pensées et nos croyances qui conditionnent en  grande partie ce qui nous arrive. »

Conclusion :

« La sagesse est ouverte à tous. Elle se donne gratuitement. Il suffit de la désirer. Et toute la vie t’apparaîtra comme ce qu’elle est : un voyage initiatique. »

Pour aller plus loin :

Livre « L’âme du monde » de Frédéric Lenoir

couverture livre l'âme du monde

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

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Peut-on cultiver la joie ?

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« Je peux vous tomber dessus sans crier gare
je suis toujours intense
Je suis communicative
Je ne suis pas un plaisir solitaire
Je suis le moteur qui nous fait tous avancer »
qui suis-je ?

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La joie, nous explique le sociologue et philosophe Frédéric Lenoir dans l’un de ses derniers essais, est une émotion intense qui peut être suscitée par l’extérieur mais peut aussi venir de l’intérieur.

« Elle est plus profonde que le plaisir, éphémère et stimulé par l’extérieur, et plus concrète que le bonheur qui est un état d’être qui fait qu’on a trouvé un équilibre qui n’existerait pas sans plaisir ».

Mais si la joie se manifeste par son intensité et sa durée limitée ;
Peut-on la cultiver ? Y a t il des attitudes qui nous préparent à la joie ?

Frédéric Lenoir, va s’employer à nous montrer que l’on peut formuler une sagesse fondée sur la puissance de la joie qui nous permettrait de vivre dans un bonheur permanent. « Une sagesse qui assume toutes les peines de l’existence. Qui les embrasse pour mieux les transfigurer ».

« La Joie est une puissance vitale » écrit-il. C’est une quête plus profonde que le plaisir. Car la joie qui vient de l’intérieur peut être durable. Pour Frédéric Lenoir, elle est le fruit d’un travail continue sur soi.

En s’appuyant sur les enseignements de Spinoza Bergson ou Nietzsche, ainsi que sur les philosophies orientales, il nous indique les grandes voies qui selon lui mènent à la joie :

  • La connaissance de soi, ou « Devenir Soi » que Lenoir appelle « le travail de déliaison » par la libération des affects qui nous polluent,
  • qu’il fait suivre d’un « travail de reliaison » ; entendez par là comment se relier aux autres et au monde à la nature.. de façon plus juste,
  • Et enfin le lâcher prise, l’abandon de l’égo et du mental

La joie passe donc d’abord par un travail d’introspection, de discernement qui mène à la liberté intérieure.

Il s’agit de partir à la connaissance de soi, prendre conscience de ce qui nous convient, de ce que nous sommes vraiment, de découvrir notre nature profonde.

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Cette conscience de ce que nous sommes vraiment est vitale car souvent, « nous avons été parasité par des croyances en grandissant et avons développé des problèmes d’estime de soi ».

« On ne nait pas libre, on le devient » disait Spinoza, pour qui on atteint « la joie permanente lorsqu’on est libéré de la servitude de ses passions ». Pour lui, grâce à l’intuition, à la réorientation de notre désir, nous ne sommes plus mûs par notre inconscient, mais nous atteignons une joie absolue que rien ne peut atteindre. »

Cette liberté consiste à agir en fonction de notre nature propre et non plus des causes extérieures. « Plus on se libère de ce qui nous aliène, plus on est joyeux ». C’est donc un travail individuel.

Détour par les évangiles où selon Frédéric Lenoir, « Jésus, tout comme Spinoza, est le maître du désir.

Ce que Spinoza appelle « passion », Jésus l’appelle « péché » qui en hébreu veut dire « manquer sa cible », bien loin de la signification moralisatrice et culpabilisante que lui confère la théologie chrétienne ultérieure.

Dans les évangiles, l’optique de Jésus est d’atteindre une sagesse de la joie. Ainsi, Spinoza comme Jésus parlent de ce « qui nous fait grandir ou de ce qui nous diminue » et non « du bien et du mal », En ce sens, tous deux ne cherchent pas à diminuer le désir mais à le vivre pleinement et à le réorienter vers des personnes, des choses qui nous font grandir. »

Bergson, pour qui« le plaisir est une ruse que la nature a inventé pour la survie de l’espèce » pense que la joie est liée au processus créatif et à l’accomplissement de la vie.

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Pour Nietzsche, nous explique le sociologue, le principe de la joie est « tout ce qui augmente notre puissance vitale ». Comme Spinoza il pense que « la joie se cultive par un travail sur soi pour affirmer que tout ce qui nous porte vers la vie ce qui nous épanouit nous grandit ». En disant un oui inconditionnel à la vie « y compris sa part douloureuse et négative ».

Le second chemin vers la joie intérieure c’est aller vers les autres . Un chemin de communion et d’amour pour s’accorder au monde, ce que Frédéric Lenoir appelle le chemin de « reliaison » pour recréer des liens justes qui nous font grandir. Un chemin toujours fondé sur la réciprocité, où chacun exprime qui il est et où chacun souhaite le meilleur pour l’autre.

Souvent nous perdons la joie car nous nous posons beaucoup de questions nous ne savons plus très bien comment nous ajuster à l’existence. le mental l’égo les peurs… nous coupent des autres de la nature.. C’est donc dans un certain détachement que naît l’état dans lequel « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir ».

Nous l’avons compris, Frédéric Lenoir adhère à l’idée que la joie n’est pas de l’ataraxie c’est à dire l’absence de souffrance prônée le bouddhisme ou les épicuriens.

« La sagesse c’est de consentir à la vie, à l’aimer comme elle est, à se réjouir de ce que l’on a et ne pas vouloir transformer le monde à tout prix selon ses propres désirs »

Bien au contraire, proche de la philosophie du Tao, il penche pour la joie qui passe par l’acceptation de la souffrance et des circonstances de l’existence, de la souplesse et de l’attitude que l’on a par rapport aux événements de notre vie.

 

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Cette joie retrouvée dans le lâcher prise, dans la souplesse la flexibilité par rapport aux épreuves et évènements de l’existence, c’est la joie d’une vie simple.

La joie parfaite existe bien !

C’est la joie de vivre, celle des enfants, que nous avons eu à la naissance et que nous avons perdu au fil du temps.

L’enfant est le modèle de la sagesse taoïste et des évangiles car il accueille la vie comme elle est et non plus comme l’adulte qui l’accueille comme il voudrait qu’elle soit. « La joie de l’enfance retrouvée, active et consciente, ne pourra disparaître.

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« Nous cherchons le bonheur à l’extérieur en permanence
alors qu’il se trouve à l’intérieur. »

Même si certains d’entre nous sont plus enclins à la manifestation de la joie, l’atteindre de façon durable est un travail sur soi. Ce n’est pas forcément un don inné c’est le fruit d’un chemin.
Ainsi, l’auteur identifie un certain nombre d’attitudes qui prédisposent à la Joie et que chacun de nous peut essayer de mettre en pratique.

10 attitudes pour prolonger la joie
  1. L’attention

Mettre nos sens en éveil. Être dans l’ici et maintenant. Être attentif à ce que l’on est en train de faire et ne plus laisser nos pensées vagabonder. L’attention permet de se reconnecter à ses sens à ses émotions.

Or, « la joie est souvent déclenchée par une expérience sensorielle » écrit Lenoir.  » Si vous êtes attentif à l’harmonie, aux formes, aux couleurs, aux bruits d’un paysage en pleine nature, il se peut que vous soyez envahis par une émotion de joie ». Ce qui a très peu de chance d’arriver si vous vous baladez dans cette même nature en pensant à la feuille de sécurité sociale que vous devez remplir.

  1. La présence

Si « l’attention nous éduque à la présence, … la présence ajoute de la qualité à l’attention. Cette dernière n’engage pas que nos sens mais tout notre être : nos sens notre cœur et notre esprit. « Elle consiste à accueillir avec générosité le réel, le monde, autrui » … et de poursuivre  » Ce qui fait la valeur d’une vie n’est pas la quantité de choses que nous y avons accomplies mais la qualité de présence qu’on aura placé dans chacune de nos actions ».

  1. La méditation

Comme exercice servant à développer nos qualités d’attention et de présence. Que ce soit quelques minutes par jour ou plus, la méditation permet de rester attentif à soi et au monde, de libérer des émotions. En savoir plus sur la pratique de la méditation.

  1. Confiance et ouverture du cœur

Lorsque l’on ferme son cœur pour ne plus souffrir on ne laisse plus de place aux émotions. Plus de souffrance donc mais plus de joie possible non plus, puisque cette porte fermée l’est aussi aux émotions positives. En fermant son coeur, « on s’interdit l’accès aux joies profondes de l’Amour ». Il ne s’agit pas d’abandonner son intuition et sa capacité de discernement en acceptant tout et n’importe quoi mais de refaire confiance à la vie, se faire confiance.
Ainsi, « La joie ne se cultive pas dans la pénombre, elle se déploie au grand jour au hasard de l’autre ».

  1. La bienveillance

Cultiver la bienveillance, car « la joie est le fruit d’un amour altruiste qui consiste à se réjouir du bonheur de l’autre ». Pour accéder à la joie, il faut donc faire fi des envies, des jalousies ressenties par beaucoup, notamment dans les sociétés occidentales, devant le succès des autres. Arrêter de se comparer, de se jauger mais au contraire se réjouir du succès des autres, voilà un des sentiers qui mène vers la joie.

  1. La gratuité

Avouons le ! Le gain financier, la reconnaissance, la réussite sociale sont au coeur de nos préoccupations. On ne fait rien sans rien.. on attend toujours quelque chose de l’autre, quelque chose en retour. Avant d’entreprendre une action, on se questionne pour savoir « a quoi cela va -t-il servir ? »

Or nous pouvons éprouver du plaisir et de la joie à donner.. ne serait-ce que de son temps.

Au sein de nos sociétés consuméristes « où l’idée de gratuité est en train de se pervertir, la joie survient souvent quand on n’attend rien, qu’on a rien à gagner ».

  1. La gratitude

Dans nos sociétés de libre expression où nous avons le luxe de pouvoir aisément nous plaindre du temps qu’il fait ou qu’il ne fait pas, nous avons souvent du mal à exprimer notre gratitude. Nous regardons plutôt le verre à moitié vide que le verre à moitié plein et nous focalisons nos pensées sur le manque et la pénurie plutôt que sur l‘abondance qui nous entoure.

La gratitude est un remerciement à la vie qui consiste à « savoir lui rendre ce qu’elle nous a donné ». « C’est un échange permanent », écrit Frédéric Lenoir et elle contribue à nous mettre en joie.

  1. La persévérance dans l’effort

Bergson pour qui les « grandes joies créatives sont toujours le fruit d’un effort » estime que  » l’oeuvre d’art qui n’est que conçue, le poème qui n’est que rêvé, ne coûtent pas encore de la peine. C’est la réalisation matérielle du poème en mots, de la conception artistique en tableau qui demande un effort. L’effort est pénible mais précieux, plus précieux encore que l’oeuvre où il aboutit, parce que grace à lui, on a tiré de soi plus qu’il n’y avait, on s’est haussé au-dessus de soi-même ».

En résumé, « la réalisation d’un projet une fois les obstacles surmontés est presque toujours source de joie ».

  1. Le lâcher prise et le consentement

Abandonner le contrôle comme le prone la sagesse taoïste.  » Prendre de la distance du détachement et ne pas chercher à modifier le cours des événements, d’accepter la vie.  »

« Ego et mental sont notre kit de survie » dit Frédéric Lenoir.

L’Ego, ce sont les attirances et les répulsions que nous éprouvons face à des personnes ou des situations. L’égo a une fonction de survie que l’éducation va nous permettre de maîtriser a travers le discernement et les expériences… il est aussi le support de nos émotions.

Le mental, c’est le logiciel de la pensée qui nous aide à rationaliser expliquer justifier des situations qui nous blessent par exemple.

« Il faut lâcher le mental et ne plus s’identifier à l’égo ». Il ne s’agit pas de les supprimer mais ne plus les laisser commander. Car selon Frédéric Lenoir, « ils ont établi un filtre entre nous et le réel et nous privent de l’accès à la joie active. En revanche, il faut tenter de laisser plus de place à la raison et à l’intuition à travers le lâcher prise. »

C’est le chemin vers soi qui conduit à la libération du moi, de la fausse identité de l’égo et à la connaissance intuitive où la dualité n’a plus de raison d’être.

  1. La jouissance du corps

Corps et esprit sont indissociables.. Du moins sur ce plan ci.

Outre les qualités sensorielles développées par l’attention et la présence il est nécessaire de « garder le corps en bonne santé pour l’unir à l’esprit ». Dansez, sautez…. ou tout simplement pratiquez une « marche consciente« , (en pleine nature si possible), des relations sexuelles épanouissantes mais aussi une nutrition saine, une bonne qualité de sommeil. Ce sont des conditions essentielles à l’éclosion de la joie.

Article Cati Capponi, caticapponi.com

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Lire La Puissance de la Joie de Frédéric Lenoir

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Questions d’auto-coaching :

  • Si vous vivez un évènements que vous pensez être négatif :
    • « Comment cette situation m’apprend-elle à aimer plus profondément? Que me demande-t-elle de donner – et que j’ai retenu jusqu’à présent? »
  • Si vous êtes préoccupé par votre bonheur :
    • « A quel prix veux-tu servir les autres ? Crois-tu vraiment pouvoir apporter le bonheur à un autre alors que toi-même tu es inquiet et stressé ? »
    • « Es-tu prêt à renoncer à tes importants objectifs pour l’amour de ton bonheur présent ? As-tu le courage de revendiquer le moment présent sans savoir où cela te mènera ? »
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