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Compostelle, une expérience symbolique

Les jours se suivent, totalement différents les uns des autres. Les paysages de chacune des étapes sont très diversifiés, donnant la sensation d’être dans un nouveau pays chaque jour.

compostela

Les histoires de vie de chacune des personnes croisées sont particulières. Il règne sur ce chemin, emprunté par des millions de personnes, une énergie étonnante qui pousse à avancer. Chacun encouragé par la motivation, les croyances et les défis qui lui sont propres.

Il existe toutes sortes de pèlerins : celui qui marche contre la montre et réalise deux étapes par jour ; l’autre qui abandonne au bout de quelques semaines ; celui qui prend son temps et s’arrête pour flâner, dessiner, méditer ; la personne qui, le casque fixé sur le crâne, est dans sa bulle et ne regarde pas autour d’elle ; celui qui marche seul ; l’autre en groupe ; la personne qui marche dans l’intention d’exhiber fièrement son attestation de réussite ; celle qui fait une étape de temps en temps ; la personne qui fuit le contact ; celle qui dort en gîte ; l’autre à l’hôtel ; celui qui a « déjà fait Compostelle » plusieurs fois et par plusieurs chemins ; mais aussi le novice ; le croyant ;  l’aventurier ; le lève-tôt ; le sportif ; le fêtard… Il existe autant de pèlerins que de personnes qui empruntent un chemin.

Il n’y a pas de bonne manière, ni de bon rythme. Chacun fait sa route en adéquation avec qui il est. Après la marche, l’installation au gîte et la douche, certains font la sieste, d’autres lisent ou utilisent Internet et la plupart se regroupent et partagent des moments forts. Ceci explique les larmes qui coulent sur les joues des pèlerins qui se séparent devant la cathédrale de « Santiago de Compostela ».

En mode randonneur, il n’y a aucune distinction, aucune « classe sociale ». Il est fort probable que dans la vie de tous les jours, je n’aurai jamais côtoyé les « inconnus » avec qui j’ai partagé cette extraordinaire expérience.

La marche devient une addiction. Mon corps se dépense et mon mental prend l’air. La sérénité et le détachement qui émanent de plusieurs semaines de marche consécutives sont surprenants.

Le chemin est pavé d’une énergie positive spécifique. Les nombreux « buen camino » lancés par les habitants des hameaux croisés en rue, ou d’autres pèlerins,  les sourires et bons vœux des différentes rencontres m’ont accompagnée tout au long des kilomètres. Il demeure des endroits particuliers où des messages, des symboles, des rencontres poussent à l’introspection.

Suivre des flèches, se laisser guider vers l’étape suivante sans savoir ce qui s’y trouve et comprendre que la vie fait de même à l’aide de signes, tous les jours.

Prendre conscience que mon corps me parle et être à l’écoute de ses messages.

M’autoriser à être vulnérable, à être moi-même et à m’affirmer quand je n’ai pas envie de suivre le mouvement.

Admettre que l’autre me renvoie un miroir et en apprendre sur moi.

Me délester du superflu et apprécier chaque petit bonheur comme le délice d’une douche chaude. Profiter du moment présent, avancer et laisser la journée de la veille derrière moi. Faire confiance à la vie et recevoir des preuves que ce qui doit se trouver sur ma route s’y trouve.

Faire des choix : celui des étapes, du nombre de kilomètres, du nombre de jours, de mon entourage. « El camino » est une expérience fabuleuse ; c’est un magnifique parallèle de ce qu’est la vie réelle.

Ce n’est pas la destination finale qui importe mais chaque pas, chaque étape, chaque jour. L’objectif, le but poursuivi fait avancer et donne du sens mais savourer chaque instant, chaque rencontre, chaque échange, chaque paysage, donne de la valeur, de la joie à la vie.

J’ai compris en arrivant devant la cathédrale que ce n’était pas ce moment que j’étais venue chercher, mais tous ceux qui m’ont fait arriver jusque là.

 « El camino te da lo que pides ». Le chemin te donne ce que tu lui demandes. Avant d’entamer mon périple, j’ai rédigé une liste d’intentions, ce que je souhaitais que m’apporte le chemin.  Les réponses ont été au-delà de mes espérances.

Il n’y a pas un chemin vers Compostelle,  il en existe autant que de personnes qui le font. Chacun y trouvera des réponses différentes.

 « Tu vas avoir l’impression que rien n’a changé mais ce sont les couches du dessous qui se sont transformées et tu en verras l’impact plus tard ».

En effet, Compostelle a changé qui je suis, en profondeur et donc ma vie. Mais surtout ne me croyez pas, faites en l’expérience ! Quelqu’un vous attend sur ce chemin !

Compostelle 2« Nous ne connaissons pas la valeur d’un moment jusqu’à ce qu’il devienne un souvenir »

Et vous avez-vous vécu une expérience transformatrice ? Venez nous la raconter dans les commentaires.

Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

Vous pourriez également être intéressée par l’article « Compostelle, détails pratiques »

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Comment être davantage dans l’être que dans le faire ?

Cet article est publié dans le cadre du festival « A la croisée des Blogs » organisé ce mois-ci par Cédric du blog Techniques de méditation.
 
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Le thème proposé par Cédric est « Être ». Vous trouverez toutes les informations sur cette édition dans l’article de lancement.
 
Comment être davantage dans l’être que dans le faire ? Une question à laquelle j’essaie de répondre depuis des années. Je n’ai jamais été trop intéressée par « avoir ». Par contre, « faire » ça c’est mon truc. J’aime travailler, voyager, découvrir, lire, écrire… Et pendant longtemps, j’ai pensé être trop dans le « faire » et j’ai voulu apprendre à « être ». J’ai lu beaucoup de livres sur la spiritualité. J’ai commencé à méditer, à pratiquer la pleine conscience, la visualisation créatrice, les affirmations positives, le Mandala, la marche consciente…
 
Même si ces pratiques m’apportent bien-être et sérénité, ne suis-je pas encore dans le faire ? J’ai appris à analyser mes sensations,  à écouter les messages de mon corps. En bon coach, je me pose les bonnes questions pour découvrir qui je suis vraiment, je me rends présente dans mes discutions avec les aux autres. Mais là encore ne suis-je pas dans le faire ? Et après tout quelle importance ?
 
N’est-ce pas plutôt une question d’équilibre ?
 
équilibre  
 
Alors quel bonheur de lire ces quelques lignes du nouveau livre de Marie-Josée Arel « Dieu s’en moque » : « Exploiter notre grandeur et déployer notre potentiel, n’est-ce pas pure contemplation ? Notre gratitude doit également se traduire en action en faisant fructifier nos capacités ainsi que nos talents naturels. La contemplation doit s’incarner, de là l’importance du faire. On ne peut prôner davantage l’être que le faire, car ces deux mouvements demeurent indissociables. Ils doivent s’inscrire dans le parfait équilibre de l’Unité. Comment être dans le faire ? Comment faire dans l’être ? » Marie-Josée Arel
 
Voilà la vrai question. Il ne s’agit pas d’être davantage dans l’être que dans le faire. Mais il s’agit d’être présent à tout ce que vous faites. Voilà l’équilibre, vivre l’instant présent, être pleinement conscient de chacune de vos actions. Ce n’est pas toujours évident lorsque nous sommes pris dans le quotidien.
 
Je vous invite à essayer cet exercice proposé par Thich Nhat Hanh dans son livre « Le Miracle de la pleine conscience ».
 
Un jour de Pleine Conscience :
 
Réservez-vous un jour dans la semaine. Pour débuter, je vous conseille de prendre un jour de vacances ou un dimanche. Choisissez un jour où vous ne travaillez pas et où vous n’avez aucun rendez-vous. Ce sera une journée réservée aux tâches quotidiennes simples. Faites le ménage, la vaisselle, le linge en étant détendu.

Quand vous faites la vaisselle par exemple, prenez chaque assiette comme un objet de contemplation. Considérez chaque verre, bol, tasse comme sacré. Restez concentré sur votre respiration et soyez pleinement présent à ce que vous faites. N’essayez pas de vous débarrasser de la vaisselle en allant vite. Faites-la comme si c’était la chose la plus importante de votre vie.

Accordez la même présence à chaque tâche.  Faites les choses lentement. J’ai remarqué que pour rester en conscience, je devais faire les choses beaucoup plus lentement que d’habitude. Dès que je reprends mon rythme normal, mon esprit s’égare.

Après avoir fait le ménage, Thich Nhat Hanh propose de prendre un bain. Cela fonctionne très bien aussi si vous prenez une douche. L’exercice est le même. Ne vous pressez pas. Exécutez vos mouvements lentement et soyez conscient de chacun de vos gestes. Portez votre attention sur chaque partie de votre corps. Ressentez l’eau qui coule. Ensuite, vous pouvez par exemple vous préparer un thé. Soyez attentif à tout. Soyez conscient de la main qui prend la théière, du fait de verser l’eau dans la tasse…

Allez-vous promener au moins deux fois sur la journée. Terminez votre journée par une méditation ou un exercice de relaxation. Vous pouvez évidemment adapter ces activités. Le but est de rester pleinement concentré sur ce que vous faites, d’être pleinement conscient de chaque geste.
 
Black iron asian teapot with sprigs of mint for tea
 
C’est un exercice qui n’était pas facile pour moi au début. Et ce petit truc m’a bien aidé : je me dis dans ma tête tout ce que je fais. Exemple : je pose mon pied droit, je soulève la jambe gauche et je pose mon pied gauche. Après un moment, vous pouvez arrêter. Au début, cela vous évite de partir dans vos pensées.
 
Et vous ? Comment faites-vous pour « être » dans ce que vous faites ?
 
Je vous invite à lire les articles des autres blogueurs. Vous trouverez l’ensemble des participations sur le site DéveloppementPersonnel.org
 
Cindy

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Pouvons-nous reconnaître le talent ?

En parcourant mon ancien blog,  j’ai retrouvé cette histoire. Elle est connue mais il me semblait important de la partager.
 

Un musicien de rue était debout dans l’entrée de la station de métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, du Bach, puis l’Ave Maria de Schubert et d’autres morceaux connus.

A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.

Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot.

Quelques minutes plus tard, une personne s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais elle a regardé sa montre et a recommencé à marcher.

Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressée mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien.

Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l’a remarqué. Personne n’a applaudi.

Une seule personne l’a reconnu, sur plus de mille personnes.

Personne ne se doutait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens.

Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

 

 

Il s’agit d’une histoire vraie. Cette expérience a été organisée par le « Washington Post » dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

Dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ?

Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ?
Pouvons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu ?
 

Si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter l’un des meilleurs musiciens jouant quelques-unes des plus belles partitions, à côté de combien d’autres choses exceptionnelles passons-nous ?

 

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Les 7 secrets du succès

Une très belle histoire de Richard Webster.

Les 7 secrets du succès :

  1. Hier n’existe plus. Vivez le moment présent !
  2. Étreignez les arbres, étreignez la vie.
  3. Fixez-vous des objectifs personnels précis.
  4. Il y a partout des occasions à saisir.
  5. Soyez persévérant !
  6. Croyez en vous-même !
  7. Aidez les autres. Pardonnez aux autres et pardonnez-vous !

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