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Techniques de visualisation créatrice

…la puissance de la pensée par Shakti Gawain

Dans son ouvrage, Gawain évoque le « paradoxe spirituel » qui empêche certains de mettre en place la visualisation créatrice de manière consciente.Nombreuses personnes qui s’intéressent au développement personnel et spirituel s’y confrontent.

Pour certains, tout est parfait, il convient d’essayer de lâcher prise, de faire confiance sans essayer de changer quoi que ce soit ; «Être ici et maintenant sans attachement ni désir ».

Pour d’autres, l’individu crée sa propre réalité et peut, par le contrôle de ses pensées et la redirection de celles-ci vers ses objectifs profonds, l’influencer en vue de manifester ce qu’il désire vraiment.

Pour l’auteur, ce paradoxe n’existe pas car il n’y a aucune contradiction entre ces deux manières de percevoir la réalité et elles sont mêmes complémentaires.

Sa vision est que la plupart des individus ne sont plus connectés à leur « Grand Soi » et coupés de qui ils sont vraiment, se sentent démunis. Ce sentiment les pousse à faire de « gros efforts pour obtenir un certain degré de contrôle et de pouvoir sur leur univers ». Ressentant un certain manque, ils s’attachent émotionnellement à des éléments extérieurs (objets, individus, situations). En constatant les échecs, quelques-uns s’interrogent et se rendent compte « qu’il doit y avoir autre chose ». Et c’est en cherchant « cette chose » que l’individu s’éveille à sa voie spirituelle.

C’est ici, que bien souvent, émerge la première leçon. « Se libérer des attachements, arrêter de lutter, de faire tous ces efforts, d’atteindre ses fins par la manipulation du monde extérieur ». L’être prend conscience qu’il va bien lorsqu’il « est » et accepte le monde sans vouloir le changer. Quand cette leçon est « acquise », la porte est ouverte au « Grand Soi » et « le réservoir illimité d’amour, de sagesse et d’énergie » rempli le vide intérieur. La prise de conscience que l’individu crée sa propre vie émerge et suscite l’envie de donner naissance à des expériences choisies.

Selon l’auteur, le lien qui unit chaque personne à son « Grand Soi » est à double sens. D’une part d’une manière réceptive ; par la méditation, elle approche l’intuition. Le dialogue peut alors s’installer. Par ailleurs, de façon active ; en décidant de ce qu’elle veut créer. Il est important que le lien soit entretenu dans les deux sens.

La visualisation créatrice devient alors un outil précieux. Cependant, celui qui n’a pas atteint cette prise de conscience peut utiliser la visualisation créatrice pour l’imaginer, et se voir vivre l’instant présent, uni à sa Source. Pour se faire, l’exercice proposé est d’imaginer de la lumière emplissant le cœur et rayonnant de plus en plus loin.

« La visualisation créatrice c’est la puissance naturelle de l’imagination. » Toute personne y a recours consciemment ou non, à chaque instant.

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« Pour vivre une expérience, il faut d’abord la rêver ».

Toute création est d’abord précédée d’une idée ; comme pour l’architecte qui dessine une maison avant de lui donner vie.  Une idée mobilise de l’énergie qui « tendra à attirer et à créer la forme correspondante sur la plan matériel ».

« L’imagination est l’aptitude à créer dans l’esprit une idée ou une image mentale. »

La visualisation créatrice c’est l’imagination qui permet de créer une image précise de ce que la personne désire voir se produire.

Pour Gawain, certains éléments sont indispensables à la manifestation des désirs les plus profonds. Ces derniers dépendent de chacun et émanent de ce qui paraît juste à chaque personne au moment présent. Certaines questions sont donc à se poser :

  • À l’heure d’aujourd’hui, est-ce que je désire vraiment atteindre ce but ?
  • Crois-je possible d’atteindre ce but ?
  • Suis-je totalement prêt à vivre/recevoir cela ?

Si ce n’est pas le cas, la visualisation créatrice sera compliquée car la porte est ouverte à de nombreux sentiments contradictoires. L’objectif doit résonner parfaitement, être en harmonie avec la personne, au moment présent.

La visualisation créatrice peut être utilisée pour tous les domaines de la vie. De la possession d’un objet à un changement de situation personnelle, à l’amélioration des relations, de la santé… Toutefois elle ne peut jamais être utilisée pour « contrôler le comportement d’une personne ou forcer qui que ce soit à agir contre son gré ». Ce serait ignoré la loi du karma selon laquelle toute pensée, parole et action envoyée dans l’Univers revient comme un « boomerang ».

Selon cette même loi, l’homme attire à lui ce à quoi il pense le plus, ce à quoi il croit avec le plus de conviction, ce qu’il souhaite le plus profondément et imagine avec le plus de force… quelle que soit cette pensée.

Il convient de rappeler que processus de changement ne se produit pas de façon superficielle sur la seule base de la pensée positive. Il implique « l’exploration, la découverte, la modification des attitudes les plus fondamentales envers la vie. » Il a fallu toute une vie à chaque personne pour construire l’Univers tel qu’elle le vit, il est normal qu’il ne change pas instantanément.

« Exprimez vos désirs clairement et vos souhaits ne peuvent qu’être exaucés ».

Processus d’utilisation de la pensée créatrice consciente selon Shakti Gawain:

  1. Fixez-vous un but. Créez une image ou une idée claire. Pensez à quelque chose qui vous ferait plaisir, quelque chose de facile et simple à imaginer. Au début, commencez par des objectifs auxquels vous pouvez croire facilement et que vous pouvez atteindre dans un avenir proche pour limiter les résistances négatives de l’égo. Savoir ce que vous voulez vraiment est l’étape la plus difficile.
  2. Installez- vous confortablement, assis ou couché, dans un endroit calme, où vous ne risquez pas d’être dérangé. Détendez complètement votre corps (des orteils à la tête, pensez à détendre chaque muscle), respirer profondément, lentement avec votre ventre. Comptez de 10 à 1 en ressentant votre corps se détendre de plus en plus, au fur et à mesure que vous comptez.
  3. Lorsque vous êtes profondément relaxé, imaginez ce qui vous fait plaisir dans ses moindres détails. Tout se déroule comme vous le souhaitez. Cette expérience doit être agréable.
  4. Tout en gardant à l’esprit l’image ou l’idée, formulez mentalement une affirmation positive (à haute voix si vous préférez) ou plusieurs. Elles sont très importantes. Elles doivent être rédigées au présent (sans aucun doute que cela est déjà là), et surtout vous correspondre totalement. Les affirmations provenant de maîtres spirituels ont une grande puissance.
  5. Terminer toujours la séance en disant fermement : « Ce désir ou quelque chose de mieux encore, se réalise maintenant pour moi de la manière la plus satisfaisante et harmonieuse, et pour le plus grand bien de tous. »
  6. Ne résistez pas aux doutes ni aux pensées contradictoires. Ne les empêchez pas, cela leur donnerait de la puissance. Laissez-les traverser votre conscience, puis reprenez vos images et affirmations positives.
  7. Cela peut durer cinq minutes comme une demi-heure. À faire Quotidiennement. De préférence le soir, juste avant de s’endormir ou le matin au réveil car l’esprit et le corps sont très détendus et réceptifs.
  8. N’essayez pas de comprendre ni d’imaginer comment les choses vont se passer.
  9. « Continuer cette pratique jusqu’à ce que vous réussissiez ou que votre désir vous quitte. Souvent, les buts changent avant d’être réalisés. Si un désir ne représente plus d’intérêt à vos yeux, cela signifie qu’il est peut-être temps de remettre à jour vos objectifs. Si un but n’a plus d’intérêt, enterrez le passé et repartez d’un nouveau pied, cela évitera tout sentiment d’échec face à ce qui n’est qu’un changement de désir. Quand votre cible est atteinte, accordez vous de l’appréciation. Remerciez l’Univers d’avoir exaucé vos vœux. »

La majorité des échecs sont dus à une conception limité de ce à quoi chacun à droit et repose sur la croyance que les ressources sur Terre sont limitées. Le mérite est aussi souvent remis en question. Ouvrir sa conscience, à l’aide de la visualisation créatrice et des affirmations,  à l’abondance, l’acceptation et à l’estime de soi permet des miracles.

Article Charlotte JEAN (charlottejean17@msn.com)

Pour aller plus loin :

livre Techniques de visualisation créatrice

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Bêtise : certitude ou raison? Intelligent et stupide ?

image plageNous sommes tous comme ces pierres…semblables et pourtant tellement différents

Nous aimons dire de l’autre « qu’il est bête ». L’est-il vraiment ? Et puis bête par rapport à quoi ? À qui? « Bête », qu’est-ce que ça veut dire ?

Nous avons tous des compétences acquises au fil de notre histoire. Tous, nous avons des acquis que nous estimons notre force, valoriser par nous et par notre entourage. Vous êtes bon en cuisine, très doué en jardinage,…

En parallèle, nous avons des domaines où ne ne sommes pas aussi compétents . Or, ce n’est pas parce que je suis bonne cuisinière que je vais savoir réparer mon robinet de salle-de-bain…peut-être que oui mais peut-être pas…

En tous les cas, cela ne fait en rien de moi une personne bête. Je suis incompétente dans un domaine et ce, par manque de connaissances, ce qui est totalement différent.

De même, si dans une situation, je ne comprends pas, pourquoi ne pas le dire ? Se taire mène à un sentiment d’insécurité et ne fait qu’augmenter l’incompréhension. Accepter de ne pas comprendre est aussi savoir rester ouvert aux idées des autres et à d’autres connaissances. Cela permet de s’enrichir.

Enfin, nous avons tous un jour ou l’autre effectué une demande à quelqu’un et celui-ci ne l’a pas réalisé comme nous le souhaitions…

Or, notre requête se fait en fonction de nos propres connaissances… Mais nos acquis sont-ils les mêmes que ceux de l’autre ? Cette personne avait-elle tous les éléments en main pour bien réaliser la demande ? Avions-nous donné toutes les informations requises ? Avions-nous bien expliqué ce que nous souhaitions vraiment obtenir? A nous de nous adapter à l’autre pour une meilleure compréhension par cette personne de la demande .

Vous estimez avoir parfaitement adapté votre demande à la personne? Quelle chance !!! Cela justifie-t-il néanmoins que cette personne soit cataloguée bête ? Bête ou incompétente sur cette action précise ? La différence est de taille…

A nous d’apprendre à accepter nos différences sans jugement prématuré parce que demain, le bête dans une autre situation, ce sera peut-être nous…. et là, nous aussi, nous souhaiterons un regard bienveillant de celui qui se trouve devant nous…

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Article Valérie Beaufay.

Pour apprendre à sortir du jugement, nous vous recommandons les livres suivants :

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Notre perception : est-ce vraiment la bonne ?

En toutes circonstances, nous avons une perception d’une situation donnée, en fonction des informations qui sont en notre possession, mais aussi de notre ressenti, de notre intuition et de notre passif. Tout cela va donner une visualisation d’une situation donnée, interprétée avec plus ou moins de véracité suivant les faits, le vécu et les informations recueillies et acceptées par notre cerveau.

Voici un exemple que vous pouvez effectuer facilement : prenez des amis autour de vous et demandez leur la distance qui signifie pour eux qu’une villa est proche de la mer. Vous allez voir que certains vont vous dire 10m d’autres 2km… Pourtant, pour chacun, c’est une villa proche de la mer…

La perception de la situation est différente pour tous.

De ce fait, dans notre vie, tous les jours, nous allons adapter nos réactions en fonction de notre perception de la situation, ce qui amènera à des conséquences plus ou moins justifiées suivants notre interprétation.

Mais cette perception était-elle la bonne ?

Et par la même, la réaction et ses conséquences étaient-elles adéquates ?

Avions-nous vraiment tous les éléments en main pour analyser correctement cette situation avant de réagir?

Regardez un instant cette photo. Que voyez-vous ?

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Votre passif, votre humeur, vos ressentis vont influencer votre point de vue.

Si vous êtes d’humeur maussade, vous allez vous dire qu’il est triste, seul assis sur un banc…

Mais si vous êtes d’humeur joyeuse, vous allez imaginer qu’il attend l’amour de sa vie…

Ou un tas d’autres possibilités en fonction de tout ce bagage que nous avons tous en nous. Les interprétations divergent (parfois en totale opposition) et pourtant c’est la même photo.

Dans notre quotidien, c’est la même chose. Par exemple, quand nous nous trouvons face à une situation qui nous contrarie (énervement, vexation, frustration), ne pas répondre de suite peut être bénéfique. Cela permettra de prendre du recul et d’ analyser si nous avons bien tous les éléments en main pour juger cette situation sereinement et ainsi y répondre de manière adéquate.

A nous donc d’être vigilant à nos réactions et à leurs conséquences en fonction de l’interprétation de situations données.

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« Si tu veux voir le visible, regarde l’invisible avec les yeux grands ouverts » Talmud

Article Valérie Beaufay

 

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Besoin d’aide pour prendre du recul et analyser sereinement une situation ? Cindy vous accompagne par courriels, skype ou en face à face.

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Pouvons-nous reconnaître le talent ?

En parcourant mon ancien blog,  j’ai retrouvé cette histoire. Elle est connue mais il me semblait important de la partager.
 

Un musicien de rue était debout dans l’entrée de la station de métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, du Bach, puis l’Ave Maria de Schubert et d’autres morceaux connus.

A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.

Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot.

Quelques minutes plus tard, une personne s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais elle a regardé sa montre et a recommencé à marcher.

Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressée mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien.

Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l’a remarqué. Personne n’a applaudi.

Une seule personne l’a reconnu, sur plus de mille personnes.

Personne ne se doutait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens.

Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

 

 

Il s’agit d’une histoire vraie. Cette expérience a été organisée par le « Washington Post » dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

Dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ?

Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ?
Pouvons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu ?
 

Si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter l’un des meilleurs musiciens jouant quelques-unes des plus belles partitions, à côté de combien d’autres choses exceptionnelles passons-nous ?

 

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