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Vouloir pour Pouvoir

« Quand on veut on peut ».

Oui c’est probablement vrai, mais encore faut-il vouloir !

Vous arrive-t-il de dire « J’ai l’intention de faire ceci », « Je veux faire cela », « Plus tard je ferai ça », mais vous n’agissez pas, ou bien vos actions échouent ? Peut-être est-ce parce que vous ne le voulez pas vraiment ?

Voici quelques questions à vous poser pour vérifier votre motivation.

Objectif ou moyen ?

  • Formulez ce que vous souhaitez, votre objectif 1.
  • Répondez à la question : qu’est-ce que cela va m’apporter ? Si vous trouvez une réponse, celle-ci est l’objectif 2, et l’objectif 1 est en fait un moyen d’arriver à 2.
  • Répétez le processus.

Lorsque vous ne trouvez plus de réponse, c’est probablement que vous avez formulé votre objectif réel, celui qui vous appartient. Les objectifs intermédiaires n’étant finalement que des moyens, vous pourrez trouver d’autres options pour atteindre votre objectif réel.

Exemple 1 :

Je veux acheter une maison avec piscine. Cela me permettra de faire des grosses fêtes où des gens de la haute société viendront. Cela me permettra d’appartenir à cette société, et constituera une preuve de mes compétences et ma persévérance. Si les autres reconnaissent mes qualités, ça m’autorisera à me les reconnaître également. J’aurai de la valeur à mes yeux, je pourrai m’estimer. Alors je serai heureux.

Ici l’objectif réel est donc d’être heureux, et il passe par une bonne estime de soi. N’y a-t-il pas d’autres moyens à mettre en œuvre, plus faciles et plus authentiques, pour avoir une bonne estime de soi ? Comment pourriez-vous faire autrement qu’en vous endettant pour une maison avec piscine ?

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Exemple 2 :

Je veux parler anglais. Cela me permettra de voyager plus facilement, sans avoir peur, et en profitant de toutes les opportunités. Je pourrai augmenter mes connaissances des autres cultures, et être plus ouvert d’esprit, plus tolérant. C’est important pour moi la tolérance. Je serai libre aussi, la communication ne sera pas un frein, je pourrai communiquer, échanger, m’exprimer. Je pourrai me réaliser pleinement. Je serai heureux.

Ah tiens ! L’objectif est donc encore d’être heureux, en passant par la réalisation de ce qui compte réellement, les valeurs (tolérance, partage, liberté etc). Parler anglais est donc un moyen d’accéder à cela. Si après exploration, parler anglais reste le moyen le plus pertinent de vous réaliser, même s’il est difficile d’apprendre, conservez cet objectif, et re-boostez votre motivation en vous rappelant régulièrement pourquoi vous le faites !

Votre souhait vous appartient-il ?

Formulez ce que vous souhaitez.

Maintenant répondez à ces deux questions :

  • A qui l’atteinte de mon objectif va-t-elle bénéficier ? En quoi cela sera-t-il un bénéfice pour moi-même ?
  • Qui d’autre que moi, dans mon environnement proche, dans la société, souhaiterait la même chose ? Cette volonté est-elle vraiment la mienne ?

Vérifiez que votre objectif n’est pas pour satisfaire une tierce personne que vous-même, ou pour vous conformer au modèle sociétal.

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Pourquoi vouloir vraiment ?

Bien sûr, nous parlons ici d’objectifs importants de la vie, vous n’avez pas besoin de passer par ce processus pour savoir si vous désirez réellement faire la vaisselle ce soir.

Pour les choses importantes, il est primordial de se demander si on le souhaite vraiment, car suivre des directions qui ne nous sont pas propres ne permet pas d’avancer vers la plénitude.

D’une part, le manque de motivation risque d’entraîner l’échec et ses effets négatifs sur la confiance en soi. Bien sûr, tout échec est source d’apprentissage, mais ce n’est pas une raison pour le provoquer ! Le risque est également de remettre la faute de l’échec sur les autres.

D’autre part, en cas de réussite, l’atteinte du résultat ne nous comblera pas totalement, même quand le besoin d’appartenance aura été satisfait. C’est le piège lorsque le cheminement vers l’objectif est facile et ne contient pas d’obstacle confrontant la volonté, par exemple pour quelqu’un doué dans les études. Par exemple encore, la crise de la quarantaine est provoquée par cette sensation de manque de sens et absence de bonheur alors que l’on a tout bien fait.

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Accepter, reconnaître, revendiquer que l’on ne souhaite pas atteindre un certain objectif, c’est prendre la responsabilité de son choix, c’est s’affirmer, c’est protéger son intégrité. Cela peut être plus bénéfique que réussir des choses qui ne nous tiennent pas à cœur.

Il ne faut cependant pas tomber dans le travers de ne plus rien faire et de tout refuser car rien ne nous motive suffisamment, un objectif qui ne nous fait pas vibrer peut nous conserver en action et en mouvement, en restant à l’écoute des désirs pouvant émerger de cette dynamique.

A appliquer avec sagesse !

Article Adelyne Albrecht

 

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Quelle personne aspirez-vous à être ? De l’intérêt du test de personnalité

Dessinez votre identité

Pour être une personne que l’on estime, encore faut-il savoir la décrire !

Pour cela, le test de personnalité a son utilité. Il peut vous permettre de mettre des mots, des phrases, sur vos qualités et valeurs. Et oui, vous en avez ! Mais vous n’êtes peut-être pas conscient(e) que ce qui vous semble banal chez vous n’est en fait pas donné à tout le monde, et que ce sont ces traits de caractère qui vous rendent exceptionnel(le).

Le saviez-vous ? Avoir une bonne estime de soi ne nécessite pas de se sur-estimer ou de sous-estimer les autres, c’est avoir conscience de sa propre valeur et de celle de chaque être humain. Ainsi, c’est en toute humilité que nous pouvons avoir une bonne estime de soi.

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Les descriptifs des personnalités permettent de conscientiser l’Être, et d’en officialiser la valeur ; la reconnaissance que vous obtiendrez ainsi augmentera votre motivation. Lorsque vous serez conscient(e) de ce qui est particulièrement développé chez vous, vous tendrez naturellement à renforcer et exploiter ce trait, à le mettre en avant. Et si un trait de personnalité vous plaît, mais que vous pensez ne pas l’avoir, vous pouvez aussi le développer !

Quels tests ?

Je vous propose d’essayer le test MBTI, qui à partir de 100 à 200 réponses donne un résultat parmi 16 profils. Si le profil ne vous correspond pas, que vous ne le sentez pas, je conseille de refaire un autre test sur un autre site, puis un autre, jusqu’à ce que vous trouviez le profil qui vous plaît. En effet, faire le test automatique gratuitement sur internet sans faire appel aux services d’un analyste donne des résultats variables (les profils qui sortent ont cependant des tendances communes), il est donc normal de ne pas trouver chaussure à son pied du premier coup. Je conseille aussi de lire différents descriptifs d’un même profil car la formulation est importante, elle va faire que vous vous accapariez ou non le trait de caractère. Ces tests peuvent être trouvés gratuitement sur internet, en français, et plus nombreux en anglais.

Par exemple ici en français, et  pour  un mix français-anglais.

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Exercice d’auto-coaching

Lorsque vous avez trouvé le profil qui vous correspond, extraire du descriptif les phrases qui font sens pour vous. Notez-les, et imprégnez-vous de votre personnalité, chaque matin pendant 21 jours.

Attention, s’identifier à une description doit être fait honnêtement, authentiquement ; il faut que les phrases résonnent en vous. Il ne s’agit pas de vous mettre une étiquette mensongeuse d’une personne qui ne vous correspond pas. Sur une description complète vous n’êtes pas obligé(e) de tout prendre, vous ne prenez que ce qui vous parle. Enfin, si un trait de caractère vous plaît mais que vous jugez aujourd’hui ne pas y correspondre, vous pouvez choisir d’acquérir ce trait, et prétendre l’être jusqu’à ce que vous le deveniez.

On ne le dira jamais assez, écoutez-vous !

Adelyne Albrecht

 

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Être soi

J’ai le plaisir de vous proposer un très bel article invité rédigé par Amaury Fischer.

On se demande souvent ce qu’il faudrait faire pour être mieux, plus heureux dans notre vie : comment se lever le matin le sourire aux lèvres ?

Il existe des dizaines de techniques de gestion émotionnelle ou de style de relaxation, sans compter les méthodes pour reprendre confiance en soi.

Mais pour ceux qui en ont déjà utilisé, c’est parfois frustrant : certaines ne marchent pas, d’autres ne fonctionnent qu’un peu ou seulement sur le moment, et d’autres nous lassent avant qu’on en vienne à un bénéfice… Pourquoi montrent-elles tant de limites ? Probablement parce que les fondations qui nous permettent de mettre l’énergie, la constance et la patience nécessaire à leur réussite sont des ressources que l’on a déjà engagées ailleurs. On les a engagées à s’excuser patiemment parce que l’on se sent gêné ou qu’une pression sociale nous y pousse. On les a engagées à s’agacer constamment de l’attitude de notre voisin qui fait du bruit au milieu de la nuit.

Cet article a deux buts : le premier est de vous donner les fondamentaux qui vous permettront de créer les techniques qui sont le plus adaptés à vos ressentis : les vôtres. Le second est de vous faire rediriger, au bon endroit, les ressources qui vous manquent au quotidien.

Principes :

Il existe des principes fondamentaux qui régissent la pratique de chaque chose. La raison pour laquelle on ne les reconnaît pas est qu’ils peuvent s’habiller d’une infinité de déclinaisons dans leur manière d’être expliqués ou appliqués. Nous allons voir ces points fondamentaux et les diviser en points clés qui permettront une compréhension pratique.

photo principe pour etre soi

Le premier principe, c’est qu’il n’y a rien à faire. Notre état naturel est d’utiliser (aussi) notre hémisphère cérébral émotionnel qui est celui qui traduit les sensations, les impressions, les émotions et les sentis de toutes sortes.

En fait, c’est arrêter de faire quelque chose, cesser de se forcer à percevoir d’une manière exclusivement mentale et intellectuelle qui permet de passer d’un état d’être déséquilibrant à un autre naturel.

Cet état (qui est spécifique à chacun) nous amènes à laisser une place à notre vrai « moi » (et non ce à quoi on s’identifie) et qui nous met entre autres en état de réceptivité.

Le deuxième principe c’est que la raison pour laquelle on se force à être dans un état non naturel de manière automatique et non consciente (ce qui a un coût énergétique immense) est due à notre construction psychique.

Nous avons été amenés d’une manière ou d’une autre à croire différentes choses sur nous telles que : « la nature humaine est mauvaise par nature » « je ne vaux rien »  » les autres savent mieux que moi »  » il est dangereux d’être différent »  » je n’ai pas le droit d’être moi-même » ou même « je m’imagine ce que je perçois » (notamment si différemment des autres ou de ce qui est permis)…

En prenant ça en compte, nous créons en fait des filtres subconscients automatiques qui vont triées selon notre propre demande ce qui doit être perçue ou non et comment cela doit être interprété.

Points clés :

La respiration : est le trait d’union entre le corps et la psyché, entre la conscience et la subconscience. Seule la respiration « ventrale » est naturelle, la respiration thoracique découle d’un blocage psychosomatique que nous sommes une grand majorité à subir. Le simple fait d’y porter une attention est « curatif ». On peut rajouter des exercices de respiration plus complexe, mais il suffit d’inspirer et d’expirer profondément sans forcer, « par le ventre ».

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Le mental : le meilleur moyen de le canaliser est d’entrer spontanément dans un état d’être (joie, enthousiasme,… peu importe tant que vous exprimer une facette positive de vous). Pour certaines personnes, il est possible d’engager ses pensées à créer une image (visualisation) et ainsi les amener là où on le souhaite (il est bon de choisir quelque chose de fortement symbolique pour soi).

Par exemple, on peut visualiser une fumée noire qui sort (stress) à chaque expiration et une lumière apaisante (calme) qui rentre à chaque inspiration.

On peut aussi se voir en sécurité dans un lieu personnel.

Si ce n’est pas efficace, une astuce consiste à fixer le mental sur un point précis, jusqu’à ce qu’il ralentisse voire se déconnecte : une flamme de bougie, un point sur le mur avec suffisamment de contraste, un point imaginaire entre les deux yeux, se concentrer sur la respiration, etc…

Pour briser les filtres subconscients et les comportements automatiques qui s’autoalimentent, de nombreuses solutions existent :

  •  La première est d’en prendre conscience : il faut se placer en observateur de soi-même (ce qui laisse un espace de réceptivité, on y revient), sans jugement qui nous ferait redevenir acteur, observer seulement. Bien sûr, au début, des résistances au changement viendront naturellement par des pensées automatiques que nous ne souhaitons pas, et notamment des jugements. Ce n’est pas important, il suffit de les laisser passer, de ne pas s’y accrocher. Ce faisant, nous indiquons à notre subconscient exactement cela et nous les oublions vite. Dans le cas contraire, nous commencerions à juger le jugement et nous piéger nous-mêmes. Faire cet exercice et changer d’habitudes en même temps est un bon facteur de réussite car le subconscient fait un travail plus visible pour notre conscience pour réadapter ses filtres aux nouvelles données. Une fois intégré, on peut aller plus loin, en s’observant en train de s’observer et ainsi de suite. Nous cherchons souvent à savoir si ce que nous faisons est bien. En fait, se le demander nous tire de notre état et nous fait retrouver notre peau d’acteur, c’est une forme de résistance. Quand on est observateur, on le sent, on y est, on n’a pas besoin de se poser la question. Mais pour cela, il nous faut accepter d’être là, d’être incarner ici, à cet instant précis.
  • La deuxième méthode consiste plutôt à prendre le problème à l’envers. En effet, les filtres du subconscient modifient les modalités de toutes actions, pensées et paroles. Ces modalités renvoient notre propre image à notre subconscient et l’autoalimente. Donc si la manière de faire est influencée par notre état, l’inverse est tout aussi vrai. Et la façon d’agir se choisit parfois plus facilement que l’état lui-même.

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Ainsi en choisissant de sourire joyeusement à quelqu’un, nous donnons autant d’énergie que nous en créons pour nous. Même un sourire forcé permet de ne pas laisser de place à une souffrance plus forte, quelle qu’elle soit. Ce faisant, il devient avec de la constance un sourire plus vrai et plus spontané puisqu’en évitant de perdre notre énergie, nous en avons à chaque fois un peu plus à réinvestir. En disant « Ca ira mieux demain » plutôt que « ça va mal », nous créons les conditions pour que ce soit le cas (en fait pour « ça va mal aussi », ce qui est justement ce que nous souhaitons éviter).

Peu importe ce qui nous est le plus facile entre les gestes, les paroles, les activités ou les relations, si nous nous occupons du sujet le plus naturel pour nous, les autres suivront quand nous nous sentirons plus libre. En redressant des épaules courbés, ne nous sentons-nous pas déjà un peu mieux ?

  • La troisième méthode consiste simplement à donner à l’autre ce qui nous manque. Nos filtres nous cachent nos ressources intérieures que nous réprimons. Pourtant, nous pouvons créer un paradoxe pour contourner ces barrières. En effet, si nous donnons aux autres ce que nous souhaitons avoir ou être, nous montrons à notre subconscient que nous le sommes et que nous l’avons. Ainsi l’acceptant, il créera les conditions pour que nous soyons, ayons et ressentons ce que nous donnons dans notre vie. Lorsque nous sommes joyeux, ne le partageons nous pas spontanément ? Il y a bien plus de plaisir à donner qu’à garder.

L’écoute : est un excellent moyen de se rapprocher d’un état, de trouver une solution à un problème, ou plus généralement de se rendre compte où est la véritable racine du problème. Pour cela, nous pouvons l’expérimenter de mille et une façons.

Le subconscient nous envoie de nombreux signaux par l’intermédiaire du corps. Prendre le temps de se pencher correctement sans se faire mal au dos est déjà une forme d’écoute et de respect de soi. Prendre celui de manger, et écouter le signal qui nous indique quand « cela suffit », souvent à la bouchée près, est une application bien pratique. Le premier des régimes se fait en s‘écoutant et en mangeant lentement. Plutôt que de se forcer à faire quelque chose de « raisonnable », on peut écouter nos désirs et besoins profonds, et il n’y a plus de difficultés, d’obstacles à la résolution du problème qui était jusqu’alors si compliqué.

Pour approfondir sur le sujet de l’écoute du corps, avec un peu de pratique, il devient plus simple de sentir les réactions subtiles à l’intérieur de nous et des autres. Si vous êtes impliqué dans une activité physique douce, ou que vous pratiquez des touchers pour le bien-être ou la santé, vous pourrez accepter et donc sentir les réactions et les sentis de l’autre plus facilement, car vous aurez fait de même pour vous, et inversement. Commencez toujours là où cela vous inspire.

Mais nous pouvons aussi être attentifs à bien d’autres types de message subconscient. En effet, nous sentons parfois quelque chose qui se « passe » entre nous et quelqu’un d’autre. Nous sentons aussi quelle atmosphère régnait dans une pièce quand nous y sommes entrés. Il est aussi possible que nous sachions qu’une chose ou une autre n’est pas bonne pour nous à l’avance, mais nous ne savons pas comment nous le savons, nous rationalisons et nous y allons quand même. Et, comme on s’en doutait, ce n’était pas ce qu’il nous fallait. Nous rejetons souvent ce que nous savons déjà, autant parce que nous devrions le justifier auprès des autres, que nous cherchons à le justifier envers nous-mêmes.

Quand on a un doute sur ce qui est bon ou pas pour nous, on peut y repenser, et écouter notre corps qui nous donnera instinctivement un retour « confortable » ou « inconfortable », se sentira tirer vers l’avant ou non, peu importe comment il le dira en fait… Les sensations, les émotions, les intuitions mènent les une aux autres, que vous commenciez par accepter l’une ou l’autre, le reste viendra.

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Comme avec une émotion chez un petit enfant, nous pousser à évacuer le problème est plus sain que de nous réprimer. D’ailleurs il serait bon de prendre soin de nous comme si nous en étions un, car une partie est et restera toujours le sensible, fragile, spontané enfant que nous étions, même si aujourd’hui il est peut-être bien caché derrière armure et bouclier.

En gardant une émotion, on ne passe pas à autre chose, on la cultive en soi. Les contradictions intérieures viennent souvent du manque d’écoute entre ce que nous ressentons profondément, comme un enfant, et l’aspect rationnel excessif de nous qui nous dit de « ne pas faire l’enfant » « d’être fort » « d’être responsable » « d’être parfait » et finalement de ne pas nous écouter.

Nous avons souvent peur de montrer une faiblesse et la confondons avec la gentillesse, le pardon ou simplement la tendresse.

Être à sa propre écoute ne diminue pas celle que nous avons envers l’autre, car en s’écoutant, nous cessons de projeter le fait de nous ignorer sur l’autre, et nous pouvons encore mieux assumer cet aspect relationnel. S’écouter permet de prendre en compte cette facette que nous avons tous, de la rassurer, de la cajoler, peut-être même de la laisser nous guider.

Rassurons-nous, nous n’en oublions pas notre bon sens, ni n’en faisons un caprice : laisser la vérité apparaître en nous permet au contraire de dépasser nos émotions plus vite et plus sainement. Nous ne renions plus nos émotions qui avant stagnaient et nous angoissaient. Nous ne les ruminons pas et ne les transformons plus ainsi en une version plus noire qui nous effraie et nous convainc de notre « mauvaise » nature. On rajoute au rationnel notre partie humaine en l’acceptant et non en la voyant comme un obstacle, simplement.

En pratique :

Mieux vaut faire de petits exercices réguliers que de grands moins souvent. C’est une pratique qui n’a ni début ni fin, qui finit par devenir naturel et que l’on peut alors adopter dès que l’on en éprouve le besoin. Il n’y a pas de « mauvais moment » pour pratiquer, à moins que ce soit ce que vous sentez…

Il est possible que les résultats ne soient pas à la hauteur de nos attentes. Si l’on rencontre une résistance, c’est une très bonne nouvelle, cela signifie que l’on travail au bon endroit. Une résistance classique se manifeste quand le travail nous décourage car les résultats semblent encore moins bons qu’à l’origine, et c’est précisément le moment où nos résistances intérieures nous font croire qu’il est inutile de continuer, que « ça ne sert à rien » que « ce n’est pas la peine ». En réalité, quand des changements profonds se font en nous, une résistance plus forte se fait sentir de manière passagère (un peu comme un bluff de la dernière chance) et c’est précisément le moment où nous allons résoudre le problème à la source.

Bien sûr, souvent les manques d’envie sont des résistances et une fois qu’on y est, on y est, autant essayé pour s’en assurer, car l’effort paye. Mais il faut pourtant éviter de se forcer et avancer à son rythme car le subconscient fait tout cela pour nous protéger et un « échec » ou un retard est peut-être simplement une partie de vous qui a réussit à en protéger une autre, celle-ci n’étant pas encore prête à avancer. Quand c’est trop, c’est trop. Il est alors bon de faire une petite pause pour se donner le temps de se laisser assimiler ce que l’on a appris. Si vous ne vous êtes pas forcé, vous n’aurez aucune difficulté à reprendre à la fin de la pause. Un autre point de repère : si vous n’avez plus de plaisir voire que votre pratique vous agace ou vous épuise, écoutez-vous.

Exercices :

Dans cette partie sont présentés des exemples d’exercices. Ils ne sont pas figés. Ils servent simplement de guide et d’inspiration pour en faire d’autres, aussi créatifs que bon vous semble, ou des variantes plus adaptées au moment.

  • Quand nous nous levons, nos barrières subconscientes se mettent en place doucement pour le reste de la journée, au fur et à mesure que l’on « reprend conscience ». Quelle occasion magnifique pour les contourner ! Au lieu de se lever dans l’effort et la précipitation, levons-nous, mais pas tout de suite, asseyons-nous d’abord doucement et posons-nous. Profitons de cette pause pour observer notre respiration, encore ventrale, complète et apaisante. Observons, prenons-y du plaisir, celui d’être calme, de prendre le temps et observons seulement, dans les nuances, et les ressentis subtils. Puis, quand nous sommes prêts et que nous avons assez apprécié notre respiration à notre goût, levons-nous lentement, et démarrons la journée en trouvant notre rythme au fur er à mesure, et gardons toujours cette sensation réconfortante et chaleureuse dans notre corps et à l’esprit.
  • Les esprits très actifs, par nature ou quand nous sommes nerveux par exemple, sont difficiles à calmer. Aussi plutôt que de lutter en force contre nous-mêmes en forçant l’esprit à s’arrêter, canalisons-le en l’emportant dans le sens où il va, puis en déviant légèrement sa trajectoire. Nous pouvons « déconnecter » un esprit hyperactif plus facilement en le surchargeant d’informations qu’en tentant de le ralentir.          Disons, ce matin, vous avez travaillé le premier exercice. Il fonctionnait peu ou proue, mais très vite vous avez oublié cette sensation. Bien qu’elle dure plus longtemps et qu’elle soit plus profonde chaque jour un peu plus, là ça ne va pas. Vous n’y arrivez pas, et ça vous agace. Vous faites une pause pour penser à autre chose plutôt que de vous forcer et cela est bon pour vous. Puis vous réessayez mais ce n’est peut-être pas le bon moment, vous êtes dans une rue passante, des piétons, des bruits, des odeurs proviennent de partout et vous ne parvenez pas à vous concentrer… Mais l’excès aussi vous sert, car en laissant venir à vous toutes ces sensations, cet afflux d’informations pousse votre instinct à mettre une barrière de protection entre vos perceptions et vous. Et vous plongez naturellement à l’intérieur de vous pour vous protéger de l’extérieur. Puis, comme si les bruits étaient plus lointains, vous entendez avec un voile, les contours précis se floutent et les silhouettes des passants défilent devant vos yeux comme une vidéo hypnotique. Les images semblent être plus présentes en périphérie de votre vision, et tandis que vous sentez votre respiration prendre plus d’importance dans vos sens, vous sentez votre corps se détendre, d’abord les épaules et le thorax, puis la détente se répand dans tout votre corps…

Un petit mot : plus nous sommes sensibles à nos propres signaux, plus nous pouvons y répondre soi au cas par cas et à chaque instant. C’est très parlant dans le premier exercice, où la sensation et l’émotion associée sont de plus en plus facile à obtenir qu’elle que soit l’activité ou l’état d’origine ; elles apparaissent pour ainsi dire « sur commande ». On peut par astuce associer un état d’être positif à une position particulière (comme coller la pulpe du pouce et du majeur ensemble) afin d’avoir un geste « rituel » qui permet de retrouver cet état rapidement et sans effort, une fois que l’habitude est bien ancrée. Je conseil aussi aux personnes qui seraient fatigué de leur mental trop anxiogène, de passer les doigts sur leur front, en s’imaginant changer d’un flux de pensées à un autre, comme avec un écran tactile. Ainsi, vous pouvez canaliser beaucoup plus facilement vos idées et conserver votre énergie pour ce qui vous est réellement important.

Conseils pour l’autonomie :

  • S’aimer : et se faire plaisir avec ses exercices et dans sa vie, c’est déjà un moyen d’agir avec amour. Nous n’avons pas réussi un exercice et en avons laisser tomber un autre ? Pourquoi se punir en culpabilisant alors que notre but est de nous apprendre à bien vivre ? Vivre dans la menace et la punition n’a jamais aidé quiconque. Avec un moteur comme la peur, on évite ce qu’on craint au lieu de viser ce qu’on veut.
  • Suivons notre chemin : nous avons tous le droit de suivre notre propre voie. Tout le monde a la capacité d’ et d’être à l’écoute de ses besoins profonds. Tout le monde le mérite aussi ! Être soi-même est bon pour nous et si cela dérange quelqu’un, c’est son problème et non le vôtre. Mais il est facile de croire et faire croire le contraire. Comme un chantage, être soi devient mauvais, et nous nous auto-réprimons afin de nous fuir nous-mêmes, pour répondre à l’attente d’autres qui se fuient et vous rappellent à vous-même en effet miroir. Autorisons-nous à agir autrement, amusons-nous à changer les habitudes qui nous étouffent. Aimons notre créativité et soyons indulgent envers elle comme envers le dessin d’un enfant, car notre investissement est tout aussi grand.

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Si la confiance en nous-mêmes ne nous est pas familière, nous pouvons emprunter des voies détournées. Après tout, ne faisons-nous pas déjà confiance à notre subconscient à chaque battement de cœur dont il s’occupe pour nous, à chaque respiration qu’il nous permet pour vivre ? Nous lui confions ainsi notre vie tandis que nous lui faisons déjà entièrement confiance. Il n’est nul besoin d’essayer de parler en public ou de répéter des phrases positives pour ça. Constatons juste encore un peu que nous croyons déjà en nous-mêmes.

  • Accordons notre vision à nos sensations :
    • Il faut y croire pour le voir ! Vous progresserez plus vite en étant heureux de le faire, en voyant tout cela comme une manière de prendre soin de soi, ou comme un défi ludique, etc… Si nécessaire, réfléchissez à votre manière d’apprécier l’exercice pour vous lancer, afin de répondre aux objections de votre mental. Puis vous trouverez une raison dans l’exercice lui-même.
    • Cherchez des environnements, des relations et des situations qui vous conviennent et qui évolue au rythme de vos progrès intérieurs. La nature notamment est un environnement apaisant et réceptif qui aide à s’écouter où il est bon de passer plus de temps.
    • Cherchez des activités qui vous donnent de l’énergie. En variant ses activités (intellectuelle, manuelle, sportive, créative, sociale, etc…), on se donne la chance de recevoir un type d’énergie et de motivation particulière. Si l’une ne passe pas, essayez l’autre !
    • Prenez du recul dans votre vie ! L’humour fonctionne bien pour dédramatiser … la vie. Attention toutefois à ne pas tomber dans le sarcasme ou l’auto-apitoiement. Si quelqu’un nous insulte ou nous trahit, se peut-il qu’avec ses filtres, il n’ait jamais vu ce qu’il nous faisait ? À quel point est-il blesser pour croire que nous blesser va le guérir ? Sachant cela, quelle facilité alors de pardonner ! Mais entendons-nous sur les mots : pardonner ce n’est pas accepter les excuses d’un autre. C’est laisser tomber sa rancœur et cesser de se faire du mal, c’est accorder son énergie et son attention à autre chose de plus important pour nous (et par exemple les beaux aspects de la situation ou personne qui nous a auparavant porter atteinte). Nous n’avons besoin de rien d’autre pour pardonner qu’un peu d’amour pour nous.

image ecoute des sensations

Si nous n’aimons pas un trait chez nous, nous pouvons toujours le voir dans les yeux d’un proche.

En nous aimant, nous nous accordons le droit d’être nous-mêmes, de prendre notre place et de respirer, et nous donnons ainsi naturellement le même droit aux autres.

Alors, nous pouvons redécouvrir le monde grâce à une vision plus grande de nous-mêmes.

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Merci pour votre lecture !!

Pour toutes remarques, questions ou suggestions, contactez-moi par mon site.

Source / pour aller plus loin :

Article Amaury Fischer

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Prendre soin de soi pour prendre soin de l’autre

Pour la rentrée, j’avais envie de vous partager un petit texte qui fait écho en moi par rapport à ce que je vie ces derniers temps.

bouddha.

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Le Bouddha dit :
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« Il y avait une fois un couple d’acrobates. L’homme était un pauvre veuf et son élève était une petite fille prénommée Méda.
Ils faisaient leur numéro dans les rues pour gagner juste de quoi manger.

Ils utilisaient un long bambou que l’homme plaçait en équilibre sur sa tête et que la petite fille escaladait lentement jusqu’à son sommet. Elle restait ainsi perchée pendant que lui continuait à marcher.
Les deux acrobates devaient garder toute leur attention pour maintenir le parfait équilibre et empêcher tout accident.

Un jour, le Maître dit à son élève : « Ecoute, Méda, à l’avenir, regardons-nous l’un l’autre pour nous aider mutuellement à maintenir notre concentration et notre équilibre et empêcher tout accident. Cela nous assurera de toujours gagner suffisamment d’argent pour vivre. »

Mais la petite fille, qui avait beaucoup de sagesse, répondit: « Cher Maître, je pense qu’il serait mieux que chacun de nous veille sur lui même. Prendre soin de soi, signifie prendre soin des deux. Je suis sûre qu’ainsi nous éviterons un accident et pourrons continuer à gagner notre vie. »

Le Bouddha dit : « L’enfant a parlé juste. »

« Prendre soin de soi signifie prendre soin des deux. »
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Cette histoire nous fait comprendre l’importance de se protéger et de s’occuper de soi-même, sans se soucier de la manière dont les autres s’occupent d’eux.
Pour pouvoir être présent et à l’écoute de l’autre, il faut avant tout être à l’écoute de soi.

Référence : « Le miracle de la plein conscience » de Thich Nhat Hanh

Cindy

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