Archives pour la catégorie Qu’est-ce que la créativité ?

La créativité c’est … la vie

J’ai le plaisir de vous proposer aujourd’hui un article de Sandrine Ziosi.

La créativité c’est quoi?

Grande question…

C’est à la mode, ça au moins on en est sûr, il faut créer sa vie, être créatif pour faire la différence face à la concurrence quel qu’elle soit, être créatif pour nourrir la famille avec autre chose que des nouilles à la fin du mois, rester toujours plus créatif dans sa vie de couple pour garder la flamme…. Mais pas trop sinon on sort du cadre et l’on devient « flyé », ésotérique, « artiste »… ça fini par être fatiguant vous ne trouvez pas?

Finalement la créativité, je crois que c’est la vie, tout simplement, celle que chacun se crée, celle qui chaque matin vous fait lever et démarrer la journée.

Création FéMo - www.ofildesoi.ca
Création FéMo – www.ofildesoi.ca

Savez-vous la déployer, l’utiliser, la développer cette créativité en vous?

Savez-vous comment faire de vos journées des voyages quotidiens amplis de découvertes, de défis, d’apprentissages, de rencontres?

Parfois notre créativité est en dormance, on l’a oublié, bannie, mise de côté parce qu’il faut travailler pour vivre, nourrir les enfants, payer les factures, … du coup on croit qu’on n’en a pas, que c’est du pipeau, un truc marketing pour nous faire croire.

J’ai malheureusement une mauvaise nouvelle pour vous… dans ces moments là, vous savez quoi? Votre créativité est toujours là, et je dirais même que c’est elle qui manifeste ces résultats dans votre vie…

Votre créativité c’est la richesse de votre inconscient, sa façon de communiquer avec vous, de répondre à vos demandes.

Pas celles qui disent « j’en peux plus, je veux plus d’argent, plus de temps, moins de travail, moins de stress, j’en ai marre… », votre inconscient est bien plus subtil que ça, lui ce qu’il voit ce sont les images de fatigue, lassitude, de manque que vous vibrez en verbalisant ces demandes… alors il répond à l’ordre, il en crée encore plus. Ce ne sont pas tant les mots que vous prononcez que l’énergie et la vibration que vous ressentez en disant ces mots qui sont importants.

Seulement il y a une bonne nouvelle, vous ne voyez pas?

Et bien si vous êtes capables de manifester plus de ce que vous ne voulez pas juste parce que vous le vibrez… imaginez si vous changiez cette vibration… 🙂 et oui, la magie est là.

 Création FéMo - www.ofildesoi.ca
Création FéMo – www.ofildesoi.ca

Aujourd’hui nos connaissances en neuro-sciences, en physique quantique, en psychologie, nous apportent les notions de plasticité cérébrale, de réalités parallèles et d’observateur, de psychologie positive et psychologie de la santé, et tout ceci nous suggèrent une piste de solution.

C’est en étudiant et évaluant ces différentes approches dans ma propre vie que j’ai crée l’approche en coaching TSI (Thérapie Symbolique Intuitive). Oh je n’ai rien inventé, j’ai décidé de créer ma vie consciemment, de choisir mes croyances portantes et d’éliminer graduellement les croyances limitantes qui m’empêchaient d’avancer.

Je vous explique succinctement (et de façon très simplifiée):

Plasticité du cerveau : notre cerveau évolue en permanence et nous pouvons changer nos circuits neuronaux pour en créer de nouveaux, plus appropriés. Soit un changement d’habitudes et de croyances.

Réalités parallèles et notion d’observateur : en physique quantique le temps et l’espace sont indéfinis, toutes les réalités existent en même temps et c’est l’observateur, qui, en en choisissant une va définir sa réalité du moment.

Nos pensées conscientes et inconscientes vont donc attirer des vibrations identiques qui vont se matérialiser.

Psychologie positive et psychologie de la santé : la maladie est la manifestation d’un conflit interne ou d’un traumatisme qui n’a pas été accueilli. Nos pensées négatives et ressassées de cet évènement ont matérialisé un inconfort physique pour libérer le stress.

Basée sur la combinaison de ces données, et puisque vous savez créer tout ça dans votre vie sans y penser, imaginez que vous décidiez, aujourd’hui, de prendre votre créativité en main, d’en faire une alliée puissante pour manifester la vie que vous voulez…

Alors bien sûr cela ne se fera pas du jour au lendemain, tout votre corps, votre esprit, votre âme fonctionnent de la même façon depuis toujours, ce qui a probablement été pertinent à un moment, mais qui ne l’est peut-être plus aujourd’hui pour vous.

En laissant libre cour à votre créativité artistique (vous savez ce truc bizarre que l’on faisait naturellement enfant : peindre, dessiner, jouer avec les couleurs) et bien vous redonnez la voix et vous ouvrez la voie à votre créativité consciente.

atelier créatifOuvrir cet espace en TSI dans un environnement sécurisant, ouvert et accueillant, et vous permettez à votre inconscient de vous transmettre les messages qu’il a pour vous et en jouant avec lui, en agissant sur l’œuvre que vous créez, et bien elle devient métaphore de votre vie, métaphore de vos envies, et le chemin s’éclaire alors des lumières et des couleurs que vous souhaitez y voir.

Sandrine Ziosi
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La créativité; un passeport pour la vi(ll)e?

J’ai plaisir de vous proposer un article de Sandrine Daraut, enseignante-chercheure en sciences économiques et poète.

La créativité; un passeport pour la vi(ll)e?

Le cas des manifestations poétiques de rue

livre anti manuel d'économie

Même si les artistes sont les témoins privilégiés des processus créatifs territorialisés, tout un chacun peut mobiliser cette part d’inné – « naturellement présente en chacun de nous » (C. Delhoye, 2011,  www.nomadity.be/blog_creativite) – pour, à travers sa liberté d’expression, sa capacité d’anticipation, ses diverses expériences et réprésentations – individuelles et collectives – proposer une réponse contextualisée originale – dans une perspective de développement local, à l’échelle d’une vie.

Un collègue post-doctorant à qui l’on demandait de donner sa propre définition de la créativité dans une perspective épistémologique, de rétorquer que cela lui paraissait difficile, étant donné que selon lui,  » la créativité, on la vit ».

Pour que l’air de la ville favorise la créativité, il faudrait donc laisser le citadin respirer et s’exprimer, chemin faisant, dans ses domaines de prédilection et de référence créatives. Comme le commente justement S. Chantelot par rapport à la problématique de la relation entre décideurs locaux et créateurs en milieu urbain, « la nécessité de structurer une démarche qui prend de l’ampleur se confronte à des risques d’institutionnalisation et d’inertie incompatible avec la liberté créative » (Chantelot 2013).

Dans un second temps, nous pourrions, par conséquent, envisager des modalités d’encadrement et d’incitation mieux adaptés aux mises en oeuvre tout comme aux projets créatifs.

Une approche contextualisée de la poésie; d’une identité territorialisée à travers le contexte d’apprentissage créatif

Pratiquant la poésie depuis une vingtaine d’années maintenant, par le biais d’ateliers de création littéraire, de publications dans des revues d’écriture, de l’auto-entrepreneuriat…

Et sous le pseudonyme Sandy Dard, nous avons souhaité connaître les tenants et les aboutissants du phénomène d’inspiration dans ce domaine artistique, en incitant, tout un chacun, via les réseaux sociaux, à livrer sa propre vision de l’art poétique. Nous avons associé cette démarche à une définition événementielle[1]; nous avons simultanément créé une page Facebook. Le fil de la discussion repose, d’une part, sur des relances relatives au suivi des réponses; d’autre part, sur des illustrations de notre fait.

Une petite fille nous donne la définition du poète, qu’elle a apprise en classe[2].

On nous parle, tour à tour, de signes entre ciel et terre, d’un film, de la couleur bleue, … Alors que, par la suite, nous avons publié une photographie de livres pour enfants, rangés dans des caisses devant une librairie de la première cité française du livre – Bécherel.

Cette dernière action a suscité l’émoi de l’une des employés de Nouvelles Frontières – l’un des partenaires du projet – qui ne parvenait pas à faire le lien avec la raison d’être du site; à savoir la vente de voyages. Nous avons, dès lors, ré-expliqué l’objectif de ces posts et la recontextualisation a pu s’opérer, des livres préférés de ses enfants aux voyages préférés de ces derniers.

C’est bien que l’appréciation d’une lecture, d’un visuel se fait en contexte; un lien, un lieu de vie qui disparaît en ne faisant plus qu’un avec l’idéal poétique mis en avant…

L’aspect contextuel renvoie, partant, pour le répondant, à une réalité qui lui correspond, qui lui parle, qui l’inspire; en termes de représentations, d’émotions, de vécus, de goûts, de valeurs.

Les nouveaux réalistes vont jusqu’à dire que le monde ne peut exister qu’à travers notre imaginaire et notre aptitude à trouver, à créer de nouvelles explications, de nouvelles orientations sensorielles et signifiantes (Gabriel, 2014).

Le territoire constitue alors un élément d’objectivation en tant que trait d’union entre des lieux d’expression, d’intégration, de création, d’observation et un élément de synthèse collective innovante, qui renaît dans une réflexion aux interstices du Système d’Information et de Communication mis en jeu.

Ville et créativité; d’une nécessaire adaptation des moyens de coordination aux contextes d’action créative

Le jour J – le 22 mars 2014 – nous avons improvisé; le GENEPI, une association étudiante visant à recréer du lien entre des personnes incarcérées et la société civile, proposait simultanément une œuvre renvoyant aux difficultés d’exister en prison, en tant qu’être vivant au quotidien.

Auparavant, d’ailleurs, un collègue docteur m’a suggéré sur le moment, de modifier l’intitulé de l’événement, pour mieux l’associer à la tendance actuelle du buzz internet; ce serait plutôt une « Happy poetry party »…

Mais sur le terrain, certains observateurs et participants de n’avoir tout simplement jamais entendu parler de poésie… Nous avons donc mobilisé le référentiel étymologique; en grec, poème se dit « poiêma », mot tirant lui-même son origine du verbe « faire » – poieîn en grec.

Aussi, un lieu donne et prend vie suivant le cadre, de façon plus ou moins durable, en fonction du partage des savoirs et des savoir-faire de chacun, au fil de rencontres, de propositions qui, dans une optique constructiviste ou de l’enchevêtrement du réel, associent la créativité à une relation processuelle continue entre apprentissage et compétences. Un tel processus est « anarchiquement » régulé par un schéma représentationnel formant et réorganisant la réflexion individuelle – à l’aune d’une ouverture, d’un mélange, d’une comparaison au contexte d’action (Biausser 2007).

En retour, les politiques publiques sont garantes d’une socialisation sécurisée, à travers laquelle des acteurs-réseaux peuvent intégrer la diversité ambiante (Daraut 2010). Selon R. Florida (2003), un territoire serait d’autant plus marqué par cette diversité culturelle, artistique et de loisir, qu’il est considéré comme un support et un objet d’attractivité pour les créatifs, les innovateurs, les entrepreneurs.

Lors du meeting poétique annuel, organisé par l’Asso Passa’tge, nous avons également pu toucher du doigt comment, à travers le mélange des genres – toujours poétiques[3] – le procédé de scène ouverte et la gratuité, la liberté d’expression reprend ses droits dans une volonté de comprendre, d’inclure voire de recontextualiser le contexte d’intervention.

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A l’occasion d’un « Flash Event », organisé par nos soins le 20 mars 2013[4], nous nous sommes malgré tout heurtés à l’incompréhension d’un musicien de rue, qui avait l’habitude de s’installer à notre place. Quelques pièces n’ont pas fait l’affaire pour expliquer qu’il devait y avoir de la place pour tout le monde dans « la rue des arts »…

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Dans la perspective du don et du contre-don, le contexte peut donc jouer un rôle de régulateur collectif de la créativité, en tant que moyen d’inscription, dans la ville, d’une aptitude individuelle ou de groupe à réaliser une production conceptuelle ou concrète originale, novatrice et insolite pouvant, de surcroît, servir à solutionner un problème, via une adaptation au contexte de découverte.

Au croisement des espaces d’accueil tout comme en situation de sédentarité, la résultante, en aval de la créativité, constitue l’innovation, en tant que constituant et construit existentiel émanant d’une prise en compte individuelle – à travers le prisme territorial – d’un référentiel collectif d’apprentissage, d’information et de communication en matière de créativité.

Et, comme le poète pourrait aussi être le témoin des vicissitudes de son temps, nous voyons se développer aujourd’hui d’autres projets visant à faire du citoyen lambda le principal acteurs des projet créatifs. Par exemple, la Fondation d’art contemporain Espace Ecureuil à Toulouse a laissé, il y a peu de temps, carte blanche au public en l’incitant à apporter et exposer son œuvre d’art favorite dans l’espace dédié, Place du Capitole, tout en expliquant ce choix en une vingtaine de lignes.

Ce phénomène nous incite d’autant plus vigoureusement à conduire une enquête individuelle par questionnaire, dont l’objectif premier serait d’associer à la créativité, une esquisse de profil individuel, un nuage de mots, une base de données des compétences offertes et demandées, une esquisse d’un système d’information et de communication synthétisant les variables de coordination mises en jeu; suivant en cela l’une des perspectives du projet européen – Transcreativa – cherchant à mieux concilier transferts technologiques et cohésion sociale, dans le domaine créatif.

Sandrine Daraut

Références bibliographiques

Biausser, E. 2007. Le projet constructiviste, une forme fractale d’apprentissage collectif, Colloque Constructivisme et éducation, septembre, Genève.

Chantelot, S. 2013. « L’air de la ville rend-il créatif? », Métropolitiques, 22 février.

Daraut, S. 2010. « Des dynamiques de capitalisation de la connaissance: de l’apprentissage au talent », Télescope, vol. 16, n°1, p. 130-145.

Florida, R. 2003. The Rise of the Creative Class, New York: Basic Books.

Gabriel, M. 2014. Pourquoi le monde n’existe pas, Éditions JC Lattès (trad.).

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[1]    http://cafe-powell.com/2014/02/harlem-shake-des-mots-a-toulouse-le-22-mars/

[2]    Un poète

C’est un être unique
A des tas d’exemplaires
Qui ne pense qu’en vers
Et n’écrit qu’en musique
Sur des sujets divers
Des rouges et des verts
Mais toujours magnifiques (Boris Vian).

[3]    Un participant demande à changer de thématique; certes la musique est aussi poésie, mais dans ce cadre-là elle ne sert que d’accompagnement. Les organisateurs et modérateurs ne font que rappeler le fil directeur de l’événement.

[4]    Devant la façade de l’ex – Castéla, Place du Capitole à Toulouse, il s’agissait autour des deux ouvrages « Indignez-vous » (Hessel 2010) et « Petit guide à l’usage des peuples » (Dard 2008) d’écrire un slogan vivant – avec ces livres et nos mains – afin d’attirer l’attention du plus grand nombre sur la crise touchant le commerce culturel de proximité tout en rendant hommage à Stéphane Hessel.

La créativité, l’expression ajustée d’un mouvement de vie

J’ai le plaisir de vous proposer une interview de Sophie Querin, gestaltpraticienne, auteure et éditrice indépendante de poésie visuelle.

Je vous invite également à visiter notre « galerie » où vous trouverez quelques œuvres de Sophie.

 

Pouvez-vous me parler de vous et de votre parcours ?

Depuis mon enfance, les mots et les images sont mes compagnons de route, supports d’expression de mon cheminement intérieur. Je suis fascinée par les formes d’expression et de communication.

Après une formation en Lettres Modernes, j’ai vécu en Hongrie et en Slovénie et ai été enseignante en français langue étrangère. J’y ai découvert la pédagogie active et créative du français langue étrangère, fondée sur une approche  ludique et communicative de la langue française et utilisant les outils variés  tels que le théâtre, la poésie, la chanson pour favoriser l’apprentissage contextuel de la langue. De retour en France après deux années d’enseignement, je suis une formation à l’école de journalisme de Strasbourg pour être journaliste web.

Dès 2004, j’entreprends un travail thérapeutique gestaltiste. Cette approche thérapeutique humaniste, fondée sur l’appréhension globale de l’être humain, s’avère être pour moi une démarche appropriée à ma sensibilité, ma vision et mes valeurs. En 2007, l’encre s’impose à moi : naturellement des traces spontanées jaillissent sur le papier et forment des « traces-miroir » de mon état intérieur. En 2010, j’édite à 100 exemplaires en auto-édition un recueil de poésie visuelle, intitulé Vie(s). Composition de textes poétiques courts et de dessins spontanés à l’encre noire et de couleurs, ce recueil est une joyeuse sarabande, dévoilement de ma source vive que j’offre aux regards des lecteurs. C’est aussi, par la démarche de l’auto-édition,  l’expérience de la singularité de la rencontre et de la confiance.

En 2009, je décide de commencer une formation comme Gestaltpraticienne à l’école rennaise de Gestalt, qui se termine en 2011. J’y approfondis l’écoute active et bienveillante et prends la mesure de mes aptitudes à stimuler et ressourcer les personnes que j’accompagne dans mon travail d’animatrice sociale.

En 2011, je décide de créer Traces et Vies pour unir mes talents relationnels et créatifs et mes compétences en accompagnement.

 

Quelle est la mission de Traces et Vies ? A qui vous adressez-vous ?

Traces et Vies a pour mission d’accompagner « l’éveil des potentiels créateurs » en proposant  des prestations en formation et en coaching dans le domaine de la communication interculturelle et le développement de la créativité. Je propose à la fois de l’analyse de pratique en direction des cadres et salariés d’entreprise en lien avec des personnes étrangères et des ateliers en direction des particuliers désirant stimuler leur créativité.

 

« Montagne existentielle » de Sophie Querin

 

Vous dites que votre démarche est proche de la thérapie structuraliste ? De quoi s’agit-il ?

La thérapie structuraliste envisage l’être humain dans sa globalité. L’approche thérapeutique structuraliste définit l’être humain comme une structure unique et en lien avec le champ extérieur. Selon Véronique Gontier Asvisio, « la thérapie structuraliste vise à relier le fond et la forme, le corps et l’esprit, la nature et la culture de l’individu. »( p. 7, La thérapie structuraliste : art-thérapie et autres applications à visée structuraliste, Editions Dangles, 2011)

 

Vous organisez des ateliers. Pouvez-vous nous expliquer le déroulement de ceux-ci ? Quelles sont les bénéfices que les personnes en retirent ?

L’atelier débute par une prise de contact avec le groupe. Chaque personne exprime, dans l’instant, son état intérieur et ce qu’il est venu chercher (ou non) à l’atelier. Je pose ici clairement la démarche, le cadre et les outils proposés et répond aux questions des participants. S’ensuit une proposition d’un exercice simple de relaxation ou centration pour être en contact avec soi. Je propose ensuite un ou deux exercices pour amorcer la création spontanée à l’encre : écoute d’une musique, lecture à voix haute d’un poème, exercices où je propose d’allier des mouvements corporels simples et des sons vocaliques ou consonantiques.

La création peut se faire seule ou avec une autre personne. J’ajuste en fonction de ce que j’observe du groupe et de mes ressentis.

Un temps silencieux pour savourer les œuvres créees est prévu à la fin de l’atelier. S’ensuit un temps de clôture sous-forme de verbalisation à partir de supports ou non et avec une consigne précise.

Je peux aussi proposer des journées thématiques où je propose un cheminement plus lent vers la création à l’encre.

Les personnes peuvent trouver un moment et lieu propices à l’expression de leur état intérieur sans jugement de valeur. Un moment où, dans un cadre bienveillant, ils vont lâcher et transformer un blocage en une ressource.

 

Pourquoi avoir choisi l’expression à l’encre ?

L’encre, est un médium, qui est en lien avec ma création artistique et s’avère être particulièrement adapté à l’expérimentation et la spontanéité. Nul est besoin d’avoir beaucoup de technique pour que jaillisse une forme.

 

Vous avez édité un recueil de poésie visuelle. C’est quoi la poésie visuelle ?

Ce terme de poésie visuelle m’est apparue spontanément en 2007. Ce que je ne pouvais exprimer par les mots s’exprimait avec l’encre. Il est en lien avec l’empreinte et la trace et l’expression « archaïque ». Pour en savoir plus, vous pouvez écouter l’entretien radiophonique de Radio laser : http://www.radiolaser.fr/Sophie-Querin_a1897.html

 

Qu’est-ce que pour vous la créativité ?

La créativité est, selon moi, l’ expression ajustée d’un mouvement de vie.

 

Que conseillez-vous aux personnes qui souhaitent développer leur créativité ?

Je leur conseille, de « faire fi » de leur mental, de s’autoriser à laisser jaillir ce qui se présente sans jugement de valeur.

 

Comment vous contacter ?

Vous pouvez me contacter par courriel et téléphones: tracesetvies[@]gmail.com  ou 0645363254
Blog de création : http://sophalice.ultra-book.com

 

Une question ? Une remarque ? Donnez-nous votre avis. Sophie et moi, nous vous répondrons avec plaisir.

Vous aussi vous voulez présenter vos activités et compétences sur ce blog ? Contactez-moi.

La créativité, quelque chose de très intime …

J’ai le plaisir de vous proposer la vision de la créativité de Christelle Delhoye, graphiste et artiste peintre.

Je vous invite également à visiter notre « galerie » où vous trouverez quelques œuvres de Christelle.

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« Tout d’abord, il faut savoir que nous sommes tous, en tant qu’individu, confrontés à une réalité différente. Non seulement par sa multitude de formes, d’origines ou bien encore de situations géographiques, mais aussi parce que l’appréhension que nous avons de notre environnement nous est propre à chacun.

Cela étant dit, la créativité est naturellement présente en chacun de nous…l’expression de cette même créativité est par contre plus rare.

En effet, beaucoup de gens ne sont pas conscients de leur potentiel créatif. Ils se laissent engourdir par une routine encombrée d’obligations et de devoirs qu’ils s’imposent comme si la rigueur était leur seul point de repère de sécurité et de maintien du contrôle.

En ce qui me concerne, je suis plutôt partisante du « lâcher prise »… non pas pour se laisser dépasser par les évènements mais plutôt pour s’imprégner d’une forme de sérénité qui vient avec le fait de se laisser de temps à autre bercer par l’insouciance…

Vous savez, lorsque vous arrivez à occulter quelques instants cette petite voix qui vous rappelle, sans cesse, tout ce qu’il y a encore à faire, à régler, à accomplir, etc… Alors tout semble possible! Vous laissez place au côté plus « brut » de votre personnalité, un être plus libre avec enfin un peu d’espace pour s’exprimer.

Pour moi, la créativité est définitivement une catharsis, un exutoire…elle permet d’évacuer tout ce que l’on se force à refouler au fil de nos journées remplies de « je dois plaire à tout le monde », « il faut que j’agisse dans l’intérêt de tous », « pourvu qu’on soit fier de moi », et j’en passe…

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Creativity de Christelle Delhoye

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Notre créativité est une des rares choses qui nous appartienne vraiment, et dont il nous appartient aussi, le choix de la partager ou non.

Il faut savoir que cela reste pour beaucoup, quelque chose de très intime. Montrer cette partie de nous-même revient à se mettre à nu… Ce qui est très difficile pour certains.

En effet, les complexes ne sont pas toujours d’ordre physique. Ce que nous exprimons lors d’une pulsion créatrice, renvoi à cette part de nous-même, la plus vulnérable. Et c’est là toute la beauté d’ailleurs, notre fragilité EST ce qui nous rend courageux… et oui, sans ce sentiment, nous n’aurions nullement besoin de nous dépasser, de nous faire violence pour vaincre nos peurs.

« Créer quelque chose… » Oui… mais avec tout ce qui fait de vous ce que vous êtes ! Vos souvenirs, votre éducation, les rencontres que vous avez faites ou simplement les gens croisés sur votre route, le chemin parcouru, les obstacles bravés, ceux contournés brillamment…les batailles livrées et remportées, les sourires, les soupirs, le désir, le plaisir, sans oublier les fous-rires ! Mais aussi les larmes versées, la douleur et la peine, la perte et le deuil… Être enfin capable de se laisser submerger par tous ces sentiments sans vouloir tout contrôler, tout bloquer…laisser les émotions vous transporter, vous parler et laisser la passion s’exprimer et se graver quelque part…indélébile, comme une parcelle de vous qui respirera pour vous…

Ainsi, vous allez non seulement comprendre beaucoup de choses sur vous-même mais vous allez surtout être plus qu’entendu… vous allez être écouté ! Parce que vous allez enfin parler un langage universel, celui de l’Art de vivre. »

 

Christelle Delhoye.

http://www.flickr.com/photos/62604374@N07/sets/

 

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Besoin d’aide pour « lâcher prise » et vous libérer des blocages ? Consultez nos propositions de formations et d’accompagnement.

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La créativité par Virginie Pierre

Virginie Pierre nous a partagé son enthousiasme et son dynamisme lors de l’exposition d’art contemporain Bazart Office – Foreign Affairs. Celle-ci a lieu au musé d’Ansembourg à Liège jusqu’au 31 janvier.

Elle nous présente 15 artistes contemporains belges et internationaux qu’elle a rencontrés au fil de ses voyages.

Avant l’expo, Virginie nous raconte une anecdote. Elle nous explique comment elle a transformé un obstacle en opportunité.  « La créativité, c’est transformer les accidents en évènements » nous dit-elle.

Nous poursuivons la discussion après la visite.

Découvrez sa vision de la créativité en vidéo :


Mais qui est Virginie Pierre ?

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