Identifiez vos croyances

Publié par Cindy le

Je vous ai promis dans l’article du 6 janvier une technique pour vous libérer des blocages.

La première chose à faire pour se libérer d’un blocage est d’identifier nos croyances.

Ce que j’appelle une croyance, c’est une conviction que l’on a sur soi, les autres, le monde, sans avoir la preuve que c’est vrai.

Les croyances nous semblent si naturelles que souvent nous n’en avons pas conscience. Elles se construisent tout au long de notre vie et proviennent de l’intériorisation des règles familiales, éducatives ou sociale.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise croyance. Ce qui est important, c’est de voir l’effet de nos croyances sur nos comportements.

Certaines croyances vont nous aider. Par exemple « Je sais que je suis capable d’y arriver ».

D’autres sont « limitantes ». Elles nous emprisonnent dans un schéma de pensées. Exemple : « Je n’ai jamais été doué pour … ».

Comment identifier une croyance ?

Il s’agit souvent d’une croyance lorsque vous dites « je dois », « il faut », « toujours », « jamais ».

Vous pouvez également partir de vos pensées : « Qu’est-ce que je pense de … », « Qu’est-ce que je me dis ? »

Que faire lorsque vous avez identifié une croyance ?

Il existe différentes techniques. Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous la méthode « The work » de Byron Katie. Cette méthode très simple vous permet en quatre questions de prendre du recul par rapport à vos croyances.

  1. « Est-ce que c’est vrai ? »
  2. « Pouvez-vous absolument savoir que c’est vrai ? »
  3. « Comment réagissez-vous quand vous croyez à cette pensée ? »
  4. « Qui seriez-vous sans cette pensée ?

Prenons un exemple :

Votre croyance : « Seul les génies sont créatifs, je ne suis pas Einstein. »

Est-ce vrai ? Vous allez peut-être me dire « oui, c’est vrai, je ne suis pas Einstein ! »

Mais faut-il absolument être un génie pour être créatif ? Ne connaissez-vous aucune personne créative dans votre entourage ? N’avez-vous jamais été créatif ? Pouvez-vous en apporter la preuve ?

Pouvez-vous absolument apporter la preuve qu’il faut être un génie pour être créatif ?

Vous devez bien admettre qu’il existe de nombreuses personnes (vous y compris) qui font preuve de créativité sans s’appeler Einstein, Da Vinci ou Mozart.

Comment réagissez-vous quand vous croyez à cette pensée ? Que ressentez-vous ? Cette pensée amène-t-elle le stress ou la sérénité ? Vous vous comparez. Vous pensez peut-être ne pas être assez intelligent. Vous ne cherchez pas activement une solution au problème. Cette passivité risque d’entrainer une diminution de votre estime de vous-même.

Qui seriez-vous sans cette pensée ? A quoi ressemblerait votre vie si vous pensiez différemment ? Vous seriez probablement plus serein et votre créativité pourrait s’exprimer plus librement.

Pour en savoir plus sur Byron Katie :


Vous pouvez utiliser ces quatre questions lorsqu’une croyance survient. Cet exercice est également très utile lorsque vous ruminez une pensée. Cela vous permet de prendre un peu de distance et de revenir dans l’instant présent.

Si vous ressentez le besoin d’être accompagné dans votre démarche, je vous invite à consulter notre site ou à prendre contact pour en discuter.

Cindy


4 commentaires

henrion sandra · 13 juin 2017 à 0 h 21 min

J’aime beaucoup Katie… j’adore ses livres et les vidéo sur YouTube sont impressionnantes. Le travail je l’ai fait à quelques reprises et puis, par facilité ou habitude, j’ai repris mes petits travers. Ce que j’apprécie particulièrement dans le TRAVAIL de Katie c’est à la fin des 4 phrases il y a un retournement de situation .. et là.. il y a vraiment un déclic qui se fait.. Je met ici (tiré de son site), le retournement :
Puis retournez-le (le concept que vous remettez en question), et n’oubliez pas de trouver trois exemples authentiques, précis, pour chaque retournement.

Après avoir questionné votre affirmation avec les quatre questions, vous êtes prêt à le retourner (le concept que vous questionnez).
Chaque retournement est une occasion de faire l’expérience de l’opposé de votre affirmation initiale et de voir ce que vous et la personne que vous avez jugée avez en commun.

Une affirmation peut être retournée à l’opposé, vers l’autre, ou vers soi-même (et parfois vers « mes pensées », lorsque cela peut s’appliquer). Trouvez au minimum trois exemples authentiques, précis, dans votre vie où chaque retournement est vrai.

Par exemple,
« Paul ne me comprend pas » peut être retourné vers
« Paul me comprend. »
« Je ne comprends pas Paul. »
« Je ne me comprends pas moi-même. »

Soyez créatif avec les retournements. Ce sont des révélations, qui vous montrent des aspects jusque là méconnus de vous-même, reflétés à travers les autres. Lorsque vous avez trouvé un retournement, allez en vous-même et autorisez-vous à le ressentir. Trouvez un minimum de trois exemples authentiques, précis, où ce retournement est vrai dans votre vie.
Lorsque j’ai commencé à vivre mes retournements, j’ai remarqué que j’étais tout ce que je disais de vous. Vous étiez tout simplement ma projection. Maintenant, au lieu d’essayer de changer le monde autour de moi (cela n’a pas marché, mais seulement pendant 43 ans), je peux mettre mes pensées par écrit, les questionner, les retourner, et trouver que je suis la même chose que ce que je pensais de vous. Dès que je vous vois comme égoïste, je suis égoïste (décidant comment vous devriez être). Dès que je trouve que vous n’êtes pas gentil, je ne suis pas gentil. Si je crois que vous devriez arrêter de faire la guerre, je fais mentalement la guerre contre vous.
Les retournements sont votre ordonnance pour le bonheur. Vivez le médicament que vous avez prescrit aux autres. Le monde attend seulement qu’une personne le vive. Vous êtes cette personne.

Voici quelques exemples supplémentaires de retournements :

« Il devrait me comprendre » se retourne en :
– Il ne devrait pas me comprendre. (C’est la réalité.)
– Je devrais le comprendre.
– Je devrais me comprendre moi-même.

« J’ai besoin qu’il soit gentil avec moi » se retourne en :
– Je n’ai pas besoin qu’il soit gentil avec moi.
– J’ai besoin d’être gentil avec lui. (Puis-je vivre cela ?)
– J’ai besoin d’être gentil avec moi.

« Il n’est pas affectueux avec moi » se retourne en :
– Il est affectueux avec moi. (Autant qu’il en est capable)
– Je ne suis pas affectueux avec lui. (Puis-je voir cela ?)
– Je ne suis pas affectueux avec moi (Lorsque je ne questionne pas mes pensées)

« Paul ne devrait pas me crier dessus » se retourne en :
– Paul devrait me crier dessus. (C’est évident : dans la réalité parfois il le fait. Est-ce que je l’écoute ?)
– Je ne devrais pas crier sur Paul.
– Je ne devrais pas crier sur moi.
(Dans ma tête, est-ce que je ressasse sans arrêt le fait que Paul crie ? Qui est le plus charitable, Paul qui a crié une fois, ou moi qui rejoue cela 100 fois ?)

    Cindy · 20 juin 2017 à 11 h 59 min

    Merci beaucoup Sandra pour ce complément d’information. J’ai trouvé le même texte dans l’un de ses livres. J’utilise beaucoup les retournements comme recadrage en coaching. C’est une excellente technique.

loba jean · 2 février 2011 à 12 h 56 min

je vous remercie pour cet exercice
ce thème me renvoie sur mes pensées ou affirmations négatives entretenues tout le long des journées
merci de nous proposer un questionnaire pour l’examen quotidien de nos pensées

    Cindy · 3 février 2011 à 10 h 43 min

    Merci pour ton commentaire. Les pensées négatives peuvent effectivement nous empoisonner la vie et nous retarder dans l’atteinte de nos objectifs. J’ai obtenu de bons résultats en mettant en pratique la technique des 4 questions. J’espère qu’il en sera de même pour toi. Tu peux également consulter le blog confiance (voir dans la colonne liens) pour d’autres exercices du genre.

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