Positivez l’erreur pour la surmonter

Publié par Sarah Racquet le

Antoine (12 ans) est en première année de l’enseignement secondaire. Il revient à la maison avec une mauvaise note, une de plus … Vu le nombre important d’erreurs commises, c’est la couleur rouge qui domine sur sa copie de Français. Il imagine déjà ses parents en train de le réprimander et aimerait ne pas leur en parler. Il ne veut pas les décevoir une nouvelle fois. Il a honte de ses résultats.démotivation

Comme Antoine, bon nombre d’apprenants vivent cette situation au cours de leur scolarité.

L’erreur est (trop) souvent perçue de manière négative. Synonyme de non réussite, elle désigne des faiblesses, montre ce qu’on ne connaît pas, ce qu’on ne comprend pas. Associée à l’idée de faute, l’erreur est mal vécue et peut être une source d’angoisse chez l’apprenant qui a peur de se tromper ; créant alors la mise en marche d’une spirale descendante : découragement, perte de confiance, culpabilité, colère, tristesse, regrets, … ; autant d’émotions désagréables qui peuvent entraver les apprentissages.

« Celui qui entretient une trop grande peur de l’échec ne peut rien construire. »

Envisagez une perspective différente. Construisez-vous une image positive de l’erreur. Percevez-la comme une indication utile qui va permettre de mieux vous construire.

Changez de point du vue : positivez !

Pour apprendre, il faut prendre le risque d’utiliser ses connaissances, de les transformer, de les réessayer ; cela implique de faire des essais et nécessairement commettre des erreurs.

L’erreur fait partie du processus d’apprentissage et est un outil pour construire son savoir. Grâce à cet indicateur, l’apprenant découvre son propre fonctionnement et gagne en persévérance et en autonomie.

Alors restez optimiste, allez de l’avant pour rebondir :

1) Identifiez et cherchez à comprendre vos erreurs

D’abord :

  • reprenez vos exercices et vos évaluations ;
  • repérez vos erreurs ;
  • comprenez-les ;
  • tenez compte des commentaires de vos professeurs et de vos proches.

Ensuite, essayez d’identifier le pourquoi de vos erreurs. Vous pourrez ainsi procéder différemment en vue de progresser.

  • Gérez-vous efficacement votre temps à la maison pour les devoirs ?
  • Vos objectifs sont-ils clairs et précis ?
  • Votre motivation est-elle suffisante ?
  • Maîtrisez-vous l’ensemble des points de matière ?
  • Certaines questions sont-elles restées sans réponse ?
  • Refaites-vous les exercices ?

Lors de l’évaluation :

  • Quel est votre niveau d’attention et de concentration ?
  • Prenez-vous le temps de lire et de comprendre la consigne ?
  • Manquez-vous de temps pour terminer votre travail ?
  • Quel est votre état d’esprit ?
  • Vos réponses sont-elles complètes, claires, précises ?
  • Relisez-vous votre copie ?

« Les erreurs sont les portes de la découverte ». J. Joyce

2) Acceptez vos erreurs et avancez

Lorsque vous avez compris la ou les raisons de vos erreurs, acceptez-les. Adoptez une attitude constructive et dites-vous que l’erreur est une occasion d’apprendre.

Etre positif face à la situation vous permet de vous sentir mieux dans votre peau, d’être plus enthousiaste ; l’état d’esprit idéal pour progresser.

positivité

Pour conclure, voici le témoignage de Diana Laufenberg, enseignante aux Etats-Unis. A travers son expérience, elle démontre que l’erreur est essentielle pour apprendre : de l’erreur naît l’action, l’innovation, l’invention.

Acceptez de vous tromper, permettez-vous d’essayer, de prendre des risques pour apprendre car commettre une erreur ne dégrade en rien votre valeur personnelle.

Article Sarah Racquet

 

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2 commentaires

Eric Zahnd · 6 mai 2016 à 20 h 42 min

Merci pour cet article très intéressant. L’erreur fait partie intégrante du processus de construction et c’est pourquoi, elle ne peut être vécue comme un échec. Pour ne citer que des exemples très connus, un bébé chute un grand nombre de fois avant de savoir marcher et se relève après chaque chute. J’aime aussi beaucoup l’exemple d’Edison qui réussit à élaborer une lampe à incandescence à sa 10 000° tentative. Alors qu’il était interrogé sur ses précédent échecs il répondit qu’il « avait trouvé 9999 façons de ne pa réussir la lampe à incandescence »…une belle pirouette n’est-ce pas?

Sarah · 9 mai 2016 à 8 h 12 min

Bonjour Eric,
Tout à effet, ces deux exemples nous montrent que tout défi, quel qu’il soit, est une opportunité de grandir et d’apprendre. Cela donne lieu à de belles découvertes (sur soi-même et pour les autres aussi).

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