Comment mémoriser toutes les explications du professeur

Il vous est tous déjà arrivé de rêvasser en cours.

Peut-être était-il trop compliqué, vous ne compreniez pas les propos du professeur. Ou trop long et, malgré de nombreux efforts, impossible de maintenir votre attention, vous faisant rater quelques informations importantes.

Ou encore le professeur était ennuyeux. Ça arrive, eux-mêmes ne sont pas libres de leurs méthodes et sont soumis à un système qu’ils ne peuvent outrepasser. Ou simplement le cours ne vous intéressait pas, malgré tous vos efforts et ceux de votre enseignant, impossible de focaliser votre attention.

Moi aussi ça m’est arrivé. De nombreuses fois, et ce même alors que le cours était intéressant et le professeur intriguant. Il pouvait même m’arriver de somnoler violemment, vous savez, ce moment où vos paupières faillent à leur seule mission : lutter contre la gravité.

Hormis si vous manquez de sommeil, ces scénarios ne devraient pas se produire. L’École (de nos plus jeunes années aux études supérieures) devrait être un lieu de vie, où chaque étudiant déborderait d’envie d’apprendre. Ce devrait être un lieu de bonheur aussi, où personne ne s’ennuie, où tout le monde s’épanouit.

Mais c’est loin d’être le cas.

Je m’appelle Valentin RozéDonc ça n’est pas moi sur la photo. De rien. » – Captain Obvious)

A ce jour, je suis encore étudiant en faculté de psychologie. J’ai eu l’occasion de fréquenter différentes structures scolaires, et toute avait cette caractéristique commune d’être ennuyeuse. A chaque fois, certaines personnes, certains acteurs de l’enseignement essayaient de se démener pour mettre un peu de couleur dans ces lieux moroses, mais ça n’était pas suffisant.

Durant longtemps, ça ne m’a pas choqué. J’étais conditionné à croire que l’Ecole se déroulait ainsi, dans la souffrance et la fatigue.

Je croyais que c’était à moi, l’élève, l’étudiant, de m’adapter. Puis, au fil de lectures et de conférences, j’ai commencé à porter un regard nouveau sur ces structures.

Et si c’était l’École qui devait s’adapter ? Et c’était aux acteurs de l’enseignement de changer leurs méthodes ? Et si ces élites régissant ce système avaient tort ?

Aujourd’hui je l’affirme, elles ont tort. Sur toute la ligne, et si elles ne sont pas décidés à changer, alors je serai de ceux qui amorceront ce changement, il n’y a pas de temps à perdre à attendre que ces feignasses arrogantes se remettent en question.

C’est avec cet objectif que j’ai lancé Marginal Sup’  : changer l’École. Je veux créer un nouveau système évolutif, qui rendra l’École réellement efficace et infiniment plus attrayante.

Parlons maintenant de ce pourquoi vous êtes venus lire cet article. Depuis un moment maintenant, j’use de différentes techniques et stratégies de mémorisation. Dans un premier temps, c’était pour réduire le temps que je devais consacrer à l’École. Et ce fut franchement efficace.

Mais j’ai décidé d’aller plus loin, et de créer mes propres méthodes à partir de celles existantes. Sur Marginal Sup’, j’enseigne aux étudiants à utiliser correctement leur mémoire, de sorte à maximiser leurs résultats (qu’il soit question de satisfaction personnelle, de soif d’apprendre ou de vulgaires notes) scolaires, universitaires.

Aujourd’hui, j’aimerai partager avec vous une technique dont vous n’avez très probablement jamais entendu parler pour mieux comprendre et mémoriser « en direct » le savoir que vous transmet un professeur lors de son cours.

Cette technique n’a d’ailleurs pas de nom, alors si à la fin de l’article, vous avez une proposition, lâchez-vous ! (promis, je vous citerai durant des années si votre trouvaille m’interpelle)

Cette technique s’organise en 3 étapes et nécessite quelques préparatifs, alors sans plus tarder, voici comment vous devez opérer pour maximiser votre efficacité en cours.

Avant de démarrer la méthode

1) Créer une table de rappel

 La table de rappel est une stratégie de mémorisation très répandue. Celle-ci consiste à coder des images dans des nombres afin de les utiliser comme « rappel » de ces images. Les nombres que vous allez coder iront de 0 à 99, et chacun d’entre eux aura son image attitrée.

Créer une table est très simple, mais vous allez avoir besoin d’un autre outil pour faciliter sa création et renforcer son efficacité : le major system. Si la table de rappel constitue un nouveau langage, alors le major system est son alphabet.

Le voilà  :

ChiffreSon
0"Ss / C" ou "Z"
1"T" ou "D"
2"N"
3"M"
4"R"
5"L"
6"J" ou "Ch"
7"K" ou "Gu"
8"F" ou "V"
9"P" ou "B"

A chaque chiffre correspond une consonne. A partir de ce système, vous allez chercher des mots (des images) correspondant à la phonétique des nombres à relier.

Par exemple :

  • Poisson = 90 (« P » puis « Ss »)
  • Café = 78 (« K » puis « F »)
  • Zoro = 04 (« Z » puis « R »)
  • Lapin = 59 (« L » puis « P »)

Seule compte la phonétique des consonnes. Aussi, vous pouvez prendre quelques libertés, en faisant des mots de 3 ou 4 syllabes, car seules les 2 premières seront utiles (puisque votre table va de 0 à 99). Comme ici :

  • Papillon = 99
  • Étagère = 16 (et non 164)

Je pense que vous avez saisi le principe. N’oubliez pas, c’est votre première table de rappel, pas besoin de faire une « exception » tous les 3 mots, faites simple, votre table n’en sera que plus mémorable.

Celle-ci nous servira tout au long de la méthode, construisez-la avec soin.

2) Connaître cette table de rappel

 Les préparatifs ne sont pas finis. Presque. Avant de mettre en pratique votre nouvel outil, vous allez devoir le connaître. Par cœur.

Vous allez donc devoir la répéter, la revoir. Cela prend très peu de temps alors faites-le 2 fois par jour jusqu’à ce que vous la maîtrisiez. C’est très important que vous la connaissiez sur le bout des doigts, car il en va de votre attention. Vous comprendrez très vite en lisant la suite, mais pour résumer, un outil connu par cœur est un réflexe, il n’est donc pas nécessaire de se concentrer dessus (comme lorsque vous jouez aux jeux-vidéos, si vous connaissez les touches par cœur, elles sont alors un réflexe et vous ne regardez jamais ni la manette ni le clavier).

Par cœur, j’entends la maîtrise, pas l’apprentissage. Je ne vous demande absolument pas de vous fracasser le crâne à coup de répétitions ininterrompues pendant 1 heure, mais de revoir 10 à 20 nombres plusieurs fois par jour pendant 2 minutes, ce sera bien plus efficace.

Voilà, vous êtes prêts à pratiquer. Et juste avant d’entrer dans le vif du sujet, vous allez comprendre les raisons de l’efficacité de cette technique.

Pourquoi cette méthode est très efficace ?

Le fonctionnement de votre mémoire

Les 3 types de mémoire importants dans cette méthode

Peut-être ne le saviez-vous pas, mais dire « la mémoire » est un abus de langage. On devrait dire « les capacités mémorielles » ou un terme du genre, mais passons, ça n’est absolument pas le plus important. Cependant il faut que vous sachiez que vous avez plusieurs types de mémoire, chacune a sa fonction et toutes sont interdépendantes.

Ici, je ne parlerai que des 3 plus importantes pour cette méthode.

La mémoire de travail

C’est elle qui vous permet de comprendre le monde qui vous entoure, cet article, ou la conversation de vos voisins qui vous distrait. Elle sature très vite car son but n’est pas de retenir des informations brutes. Non, son rôle, c’est synthétiser. Elle ne fait que ça, en permanence, des synthèses. A la fin d’un film, vous ne vous rappelez généralement que de l’histoire, des émotions ressenties, de quelques répliques, de certains décors, etc. Pas du script exact. C’est normal, il ne vous reste qu’une synthèse.
Au passage, cette mémoire sature au bout d’environ 15 secondes, alors ne comptez pas sur elle pour mémoriser à long-terme.

La mémoire épisodique

C’est la « mémoire des souvenirs ». Grâce à elle, vous êtes capables de vous remémorer un événement en fonction du contexte (émotionnel, temporel, etc) dans lequel vous l’avez vécu. Qu’avez-vous mangé hier soir ? Que faisiez-vous le jour de votre dernier anniversaire ? Pour me répondre, vous allez vous replonger dans le contexte puis trouver l’information.

Parfois ce processus va très vite, car le souvenir est extrêmement bien ancré. Parfois ce processus ne se fait plus, car le souvenir/la connaissance/l’information est entré(e) dans la dernière mémoire présentée ici.

La mémoire sémantique

C’est la mémoire du sens, des connaissances définitives, etc. Tout ce qui est acquis, en terme de savoir, est stocké dans cette mémoire. De plus, elle ne nécessite que très peu d’effort, car tout ce qui se trouve à l’intérieur relève du par cœur (la notion d’effort est importante pour la suite).

 

Les 3 phases de la mémorisation

 Et puisque j’aime le chiffre 3, je vais maintenant vous expliquer comment vous retenez une information. En réalité il y a beaucoup plus de phases, dont certaines sont très probablement encore inconnues, mais il est possible de les regrouper en 3 catégories, en 3 « phases principales ».

La phase d’encodage

C’est là que votre mémoire de travail entre en jeu. L’encodage désigne la compréhension, c’est dans cette période que vous assimilez des concepts et les synthétisez. Et (spoiler) c’est là que votre attention aura toute son importance.

La phase d’intégration

Ce vocabulaire fait très informatique. C’est à ce moment que vous allez user de la majorité des stratégies de mémorisation, leurs buts est d’ancrer dans votre mémoire les informations, afin que celles-ci s’en échappent plus difficilement.  C’est tout le principe de « retenir » une information, l’empêcher de s’enfuir. Plus une technique est efficace, plus cela signifie qu’elle vous a permis d’attacher solidement les informations. Et pour les attacher il faut créer des liens.

La phase de consolidation

Parce que si vous n’entretenez pas les liens permettant de retenir les informations, ils vont finir par céder. Vous devez donc les consolider, pour la mémoire cela signifie réviser (vous n’y échapperez pas!).

Les capacités de votre mémoire

J’y reviendrai après vous avoir expliqué la méthode, mais il faut que vous ayez ces deux idées en tête. Cette méthode est moins facile à mettre en place que la réalisation d’une Mind Map ou la création d’un palais mental, cependant, une fois maîtrisée, elles est redoutable. Et cette efficacité vient du fait que votre mémoire est absolument démentielle. A ce point qu’aujourd’hui on ne connaît pas l’étendu de ses capacités, mais à titre d’exemple, on sait qu’un cerveau humain est capable de mémoriser toutes les pages web existantes (deep web et dark web compris). C’est inutile, mais c’est faisable.

 L’importance de la concentration

 Cette méthode sera particulièrement axée sur les deux phases initiales, disons la totalité de la première et la moitié de la seconde pour vous donner une idée.

Elle mélange compréhension et techniques de mémorisation « en direct », d’où le mélange. Cependant, cette technique nécessite de la concentration. De base, elle vous forcera à focaliser votre attention sur le cours, car sinon vous échouerez à la mettre en place, mais elle nécessite un effort de votre part avant même que le cours commence. Vous devez vous préparer. Voici mes quelques petites recommandations :

  • Coupez votre téléphone, il suffit d’une notification, d’un SMS pour vous arracher à l’instant présent et perdre le fil.
  • Prenez de longues inspirations en vous concentrant sur chacune d’entre elles avant que le cours ne commence, disons pendant 30 secondes. Je ne vous demande pas de méditer, mais simplement de faire ce petit exercice, qui vous aidera à focaliser votre attention sur une seule tâche. C’est votre échauffement.
  • Prévenez les voisins avec lesquels vous avez l’habitude de bavarder. Lycée, faculté, écoles, il arrive à tous et partout de discuter, mais cette fois : non. Sinon changez de place.

Je pense que vous êtes prêts, l’apéritif est terminé, passons à table.

Comment mémoriser « en temps réel » ?

1)Arrêtez de tout noter

Si votre objectif est que votre cahier soit plus fourni que votre mémoire, vous faites fausse route. Même si vos cahiers possèdent l’ensemble des informations qui vous ont été dispensés, si vous êtes incapables de les mobiliser « de tête », elles sont presque inutiles.

Première petite règle : ne prenez pas note de ce que vous maîtrisez…pure perte de temps.

2)Votre mémoire est plus efficace que votre cahier

 Sa capacité de stockage est infiniment supérieur, mais vous le savez déjà. Simplement, il sera plus facile de mobiliser un savoir compris qu’un savoir écrit. Cela paraît évident, et pourtant, combien de personnes continuent à absolument tout prendre en note, sans se poser de question, simplement pour avoir l’intégralité du cours au mot près et pouvoir le retravailler « à la maison ». Déjà, tout le monde sait qu’elles n’en feront rien, elles les premières, mais en plus c’est inefficace.

J’ai déjà vu des personnes qui recopiaient les corrections d’exercices sans même les avoir lus ! Hallucinant (hé, si vous le faisiez, c’est un temps révolu n’est-ce pas ? Après cette ligne, vous êtes une personne différente, deal ?).

 3)Arrêtez de procrastiner la compréhension

C’est tout le sujet de l’attention. Malheureusement, la plupart des cours ont cette particularité de ne pas être passionnant (ici, je parle pour le cas français). Je ne blâme pas les professeurs, ils ont un programme et des méthodes à respecter, bien que leur efficacité soit discutable (celle des méthodes). Il n’en reste qu’il n’est pas très aisé de rester attentif du début à la fin du cours. C’est un effort.

Mais vous devez faire cet effort, vous devez vous focaliser sur la compréhension du cours et non sur le recopiage. C’est vrai, c’est plus facile et ça vous donne l’impression de travailler, d’être actif. Mais il n’en est rien, vous êtes en « pilote automatique ». Votre attention est ailleurs. Ce manque d’attention vous est peut-être déjà arrivé lorsque vous lisiez. Vous avancez dans votre roman, entamez un nouveau chapitre, lisez 2, 3, 4 pages et d’un coup, vous vous rendez compte que vous ne savez absolument plus où en est l’histoire. Les dernières pages sont comme absentes de votre mémoire. Pourtant vous les avez lu, vous en êtes certains.

Manque d’attention.

Copier est facile, comprendre l’est moins. Si vous préférez le copiage à la compréhension, vous procrastinez en plein cours.

 4)Utilisez votre table de rappel

 Les bases sont donc établies, vous devez être focalisés sur le cours et arrêter le recopiage. Maintenant, vous allez apprendre comment « prendre des notes mentalement ». Ce processus va vous forcer à synthétiser les informations et à les stocker dans votre mémoire en créant des liens avec votre table de rappel (ça y est, elle est enfin utile!).

5)Créez des associations mentales

Vous allez synthétiser les informations et les associer à des images, et cela en vous basant sur votre propre imagination.

Si par exemple Kennedy vous fait penser à Ken le Survivant (ou Ken le copain de Barbie, tout dépend de vos références), utilisez ce personnage comme image. Si la poussée d’Archimède vous fait penser à Brett Archibald (le gars dont l’histoire a inspiré le film ALONE, si vous l’avez vu vous voyez le lien), utilisez-le comme image.

Le but est que chaque point, chaque passage important soit représenté par une image. Ces points importants constituent le tronc et les branches principales de l’arbre symbolique de votre cours, s’ils sont solides, le reste tiendra « tout seul ». 

6)Créez des histoires découlant de ces associations

Ensuite, il vous faudra créer des histoires à partir de ces associations et de votre table de rappel. Le principe est simple, chaque nombre de votre table constitue le moment initial d’une histoire.

Pour créer ces histoires, vous allez faire interagir chaque image avec la précédente et la suivante, le tout en partant de l’image de votre table.
Faites en sorte que vos histoires soient drôles, loufoques, sensationnelles, qu’elles fassent appel à des références cinématographiques ou littéraires (dans le déroulement du scénario), cela fera appel à votre mémoire épisodique, une de vos mémoires à long-terme.

Donc, vous partez de l’image « racine » de votre table de rappel, et créez une histoire « en direct » pendant le cours, au fur et à mesure que vous comprenez les informations et les points clés. Ne cherchez pas à prendre de l’avance, à aller trop vite, normalement, chaque point clé est évoqué suffisamment longtemps pour que vous ayez le temps de l’intégrer dans votre histoire.

Aussi, vous possédez normalement une table de rappel de 100 images. Alors, à moins que vous soyez obligés de suivre 100 cours différents par jour, créez plusieurs histoires par cours. Ce sera plus simple. Si votre cours se compose de 5 sous-parties différentes, alors chacune d’entre elle mérite sa propre histoire, vous utiliserez donc les 5 premières images de votre table. Et vous reprendrez à la 6ème pour le cours d’après.

Cette première étape (la plus importante et primordiale de toutes) vous permet de rester concentré tout le long du cours, donc de mieux comprendre les principes fondamentaux de celui-ci. Mais quelques détails risquent de vous échapper, même si vous mémoriserez déjà mieux qu’avant.

Alors, comment on fait pour les détails ?

Ce que vous devez faire en plus des histoires

Voilà ce que vous allez faire :

⦁ Pour chaque cours, vous avez plusieurs histoires. Pour chaque histoire, vous avez un point de départ, l’image de votre table, qui correspond à un nombre. Donc, à chaque cours vous prendrez une feuille différente (« Que de nouveautés Val ! »), noterez le titre de celui-ci et le nom de chaque sous-partie, ainsi que son nombre correspondant.

⦁ En dessous de chaque sous-partie, vous allez prendre des notes. Mais de vrais notes ! C’est à dire une date, une formule, les résultats d’une expérience sous forme de données (un pourcentage, une réponse dominante), etc. Ça doit être hyper synthétique, sinon vous focaliserez votre attention sur votre feuille au lieu du cours. Faites comme si vous deviez prendre toutes les notes d’un cours sur un post-it, et n’ayez pas peur d’oublier à quoi vos notes correspondent, car vous aurez en tête la structure principale de votre cours, vous vous souviendrez à quoi correspond chaque trait de crayon (ayez confiance en votre extraordinaire mémoire).

⦁ A la fin de chaque cours, vous jetez rapidement un œil à vos notes (genre vraiment rapidement, 30 secondes).

⦁ A chaque nouveau cours : nouvelle page, et vous reprenez là où vous vous étiez arrêtés dans votre table de rappel. Si le 1er cours va de l’image 0 à l’image 7, le deuxième commencera à la 8ème.

Ce que vous devez faire le soir

Restitution de mémoire

La phase 1 est terminé (relativement, on peut toujours approfondir, améliorer la maîtrise, mais dans ce cas il faudrait faire la division des 3 phases en une multitude de processus cycliques, bref, une autre fois peut-être). De plus, vous avez entamé l’intégration en mémoire avec les techniques vues précédemment.

Je ne vais pas vous expliquer ici comment ancrer à long-terme vos connaissances, il existe de nombreux articles sur le sujet, notamment sur Nomadity ou dans mon guide disponible sur Marginal Sup’. Aussi, c’est à vous de voir quelles techniques vous vont le mieux, celles dont l’utilisation vous fait le plus plaisir (c’est important le plaisir dans l’apprentissage, primordial même).

Vous allez donc directement passer à la troisième phase : la consolidation.

L’importance de la répétition

Si c’est la première fois que vous lisez un article sur la mémorisation, alors vous allez faire une découverte. Si ça n’est pas le cas, alors je vais vous ressortir une courbe que vous avez vu dans quasiment tous les articles sur la mémorisation, j’ai nommé : la courbe du désespoir.

**courbe de l’oubli**
(« Tremblez, infidèles! »)

Aussi appelée la courbe de l’oubli ou la courbe d’Ebbinghaus (plus classe).

Le principe est que, sans répétition, vous allez oublier la majorité de votre cours, la très grande majorité même. Cependant, pour innover un peu aujourd’hui, je vais aussi vous présenter l’avantage de l’oubli (dans cette technique).

D’abord, vous vous rendrez compte que cette courbe n’est pas fataliste. A chaque répétition, à chaque révision, vous allez réactiver vos connaissances, vos acquis, et l’oubli sera de plus en plus diffus. Vous devrez donc revoir les cours du jour (vous savez, toutes ces fois où on vous a dit de relire votre cours le soir même, eh bien là l’École a raison).

Mais vous allez revoir d’une manière différente, vous allez faire du ré-assemblage. Mais soyez tranquilles, tout va bien se passer, si vous avez bien appliqué la 1ère étape, le reste se passera tout seul.

Prenez vos notes, prenez ce qui vous reste de concentration.

Vous allez faire une synthèse de chaque cours que vous avez eu le jour même, tous, sans exception (restez calmes).
Le but n’est pas de faire une restitution parfaite (de toute manière vous n’y arriverez pas), mais une simple réactivation. Vous avez plein d’histoires en tête, vous allez les utiliser.

Vous allez opérer de la manière suivante pour chaque cours :

  • Prenez une fiche, inscrivez le nom du cours
  • Remémorez-vous toutes les histoires (grossièrement, le but est qu’il y ait chaque élément) du cours en question
  • Écrivez pour chaque sous-partie ce dont vous vous souvenez, en vous aidant de vos quelques notes. Pas de phrase, pas d’explication, écrivez l’essentiel. Les mots-clés, les liens (faites des flèches), la chronologie, etc, mais de la manière la plus synthétique possible. Si vous vous comprenez, pas besoin de vous l’expliquer. Vous êtes seul(e)s devant votre feuille je vous rappelle.
  • Essayez de ne pas passer plus de 5 minutes par cours, ça vous entraîne à être rapide et concentré (chronométrez-vous). Cependant, si vous eu 2 cours de 4 heures dans la journée, passez 10 minutes pour chacun d’entre eux, 5 c’est un peu juste.
  • Faites une pause d’une minute (une vraie minute) et passez au cours suivant.
  • Vous avez fini ? OK, c’est bon pour aujourd’hui.

 

Vous avez bâti les fondations

Ce que vous venez de faire, c’est la première réactivation de vos connaissances. De plus, vous avez réalisé cette étape juste avant de dormir, ce qui est particulièrement bon pour la consolidation des connaissances nouvellement acquises.

Par analogie, vous venez de renforcer le tronc et les branches principales de l’arbre de chacun de vos cours. Ainsi, lors de vos futures révision et lectures, vous ajouterez les branchettes, les feuilles, etc (mes bases en biologie végétales sont quelque peu…faiblardes).
Mais vous avez compris, il sera maintenant beaucoup plus simple de mémoriser les détails de chaque cours, car vous possédez les bases fondamentales.

Dernière étape le lendemain matin.

La relecture

Cette étape est assez simple, il vous suffit de relire vos cours et prises de note de la veille, votre synthèse aussi, que vous pourrez comparer au cours de base (oui, ça suppose que vous ayez le cours de base, je vais m’expliquer sur ce point dans la partie : Une méthode qui ne s’applique pas systématiquement).

Mais en tout cas, relisez ce que vous avez en votre possession, c’est suffisant, pas besoin de recherches supplémentaires. C’est une nouvelle réactivation.

Cependant, ne revoyez pas les histoires dans votre table de rappel. Car celle-ci doit servir à nouveau, vous devez les oublier.

L’avantage de l’oubli

Eh oui, heureusement qu’on oublie aussi, sinon il serait impossible de structurer vos souvenirs, votre savoir. Or votre mémoire adore l’organisation (c’est pour ça que vous faites des mind maps par exemple).

Si vous ne devez pas revoir les histoires ancrées dans votre table de rappel, c’est justement pour les oublier. Ainsi, la table sera réutilisable. Il est cependant possible qu’il vous en reste quelques-unes le lendemain. Aucun souci, vous avez 2 solutions :

  • Soit vous « écrasez » les histoires précédentes en créant d’autres histoires « par-dessus ». C’est à dire que vous réutilisez les mêmes paires nombre/image afin d’ancrer vos nouveaux cours. Les nouvelles histoires prendront la place des anciennes, n’ayez pas peur de confondre, vous saurez faire la différence entre l’ancienne et la nouvelle et vous focaliserez sur la dernière.
  • Soit vous vous laissez un peu de temps pour oublier les histoires et utilisez d’autres nombres dans votre table de rappel. Celle-ci fait normalement 100 images, il est donc peu probable que vous les ayez toutes utilisées. Si jamais c’est le cas, repassez à la première solution et effacez le vieilles histoires.

Si vous arrivez systématiquement à la fin de votre table de rappel, peut-être sera-t-il judicieux de l’agrandir ou d’en créer une deuxième, mais dans le deuxième cas vous devrez instaurez une règle singulière lors de sa création, afin d’éviter les confusions avec la première. (Laissez certaines informations s’évaporer)

Une méthode qui ne s’applique pas systématiquement

Cette méthode comporte cependant une faiblesse, elle dépend énormément du contexte. Ceci est une liste non-exhaustive des cas où vous ne devriez pas l’utiliser (ou seulement si vous la maîtrisez vraiment bien).

Aucun support de cours

S’il est impossible d’avoir accès à des supports de cours, des diaporamas, des fichiers texte ou des feuilles polycopiés, alors vous devriez éviter. Peut-être pourrez vous combler cette faiblesse en usant du support d’autrui, de quelqu’un qui copie absolument tout mais vous seriez dans ce cas dépendant de quelqu’un d’autre pour l’apprentissage de vos cours, ce qui s’appelle de la coopération. Et la coopération à l’École s’appelle de la tricherie (sauf dans certains rares cas bien moins importants).

De plus, dans un contexte de compétition, il n’est pas désirable de dépendre d’un autre élève (concours, etc).

Un texte et c’est tout (enseignant inactif, etc)

Si vous avez la chance d’avoir un professeur passionnant, qui sait capter votre attention sans que vous n’ayez à faire d’effort, vous êtes chanceux. Cependant, le système (français) n’encourage pas vraiment les professeurs à s’épanouir en classe. Dommage.

Peut-être avez-vous un professeur qui passe la majorité de son temps à vous donner des textes à lire en classe et ne parle que très peu, ne discute pas, n’échange pas avec vous sur le texte mais se contente d’avancer et de passer aux prochaines explications en supposant que le texte est acquis.

Dans ce cas, c’est triste à dire mais vous allez devoir vous focaliser sur le texte en question, analyser la structure, trouver vous-même l’information. Cela vous laisse généralement peu de temps pour la synthétiser et créer des histoires. Parce que ces textes sont très généralement plus difficiles à comprendre que les explications adaptées d’un enseignant.

De plus, vous risquez de divaguer plus facilement, car vous pouvez vous le permettre. Et puisque vous avez le choix, garder un haut niveau d’attention requiert une certaine auto-discipline.

Vous pouvez essayer, mais si vous vous sentez en difficulté, arrêtez. Vous réessaierez lorsque vous maîtriserez davantage la technique, chose que vous apprendrez avec les quelques exercices que j’ai à vous proposer en-dessous.

Session d’exercices

Si vous devez choisir entre appliquer la méthode ou réaliser des exercices, préférez les exercices. Cela revient à pratiquer, et c’est un des meilleurs moyens de comprendre l’information (avec la discussion et l’enseignement).

Donc si votre heure de maths est constituée d’exercices à réaliser, faites-les.

Environnement non adéquate

Cette méthode consiste à vous faire comprendre et mémoriser plus efficacement les cours auxquels vous assistez, notamment en vous « forçant » à atteindre un certain seuil d’attention. Et pour maintenir cette attention, vous avez besoin d’un environnement propice.

Alors si vous êtes dans une classe bruyante, un amphi empli de murmures, il sera difficile de maintenir ce seuil. Si en plus le professeur doit faire des « rappels à l’ordre » (je déteste cette expression, elle donne tellement raison à la phrase « L’École est une prison »), il vous sera compliqué de suivre attentivement le cours.

Vous remarquerez donc qu’il y a des cours où cette méthode s’applique bien mieux que d’autres, à vous de savoir les différencier, à vous de vous adapter au mieux (jusqu’au jour où l’École s’adaptera enfin aux étudiants, on y travaille).

Une méthode qui exige un peu d’entraînement

Une question d’habitude

Ici, rien de secret, plus vous avez l’habitude de pratiquer, plus la pratique devient facile. Puisque cette méthode n’est pas aussi simple à mettre en place que la création de mind map ou l’élaboration d’un palais mental, je vous conseille de vous entraîner avant de l’appliquer en cours.

Mieux vous serez entraînés, plus vous saurez créer des histoires rapidement (et la rapidité est déterminante ici).

Une question d’endurance

La mémoire, ça n’est pas un sprint, c’est un marathon. Il faut de la technique et de l’endurance. Or cette deuxième caractéristique est un peu plus dur à acquérir que la première. Dans les concours de mémorisation, ce qui différencie le plus les participants, ce ne sont pas les techniques (tout le monde a plus ou moins les mêmes), c’est la capacité à les appliquer sur la durée.

Car il est très éprouvant pour un non-initié de mettre en pratique ces techniques longtemps (apprentis jedis, il va falloir vous entraîner si vous voulez maîtriser la Force). La bonne nouvelle est qu’il est simple de s’entraîner. De plus, votre niveau augmentera vite, vous serez plus efficaces et plus endurants en peu de temps (garanti sans pilule).

Comment s’entraîne en dehors des cours ?

Je vous propose ici quelques exercices à réaliser pour vous entraîner. De plus, ces exercices vous permettront d’apprendre quantité de concepts intéressants, c’est du 2 en 1 (parce qu’on est comme ça chez Marginal Sup’ : le cœur sur la main). Je les ai classés par ordre croissant de difficulté :

  • Pratiquer avec des conférences Ted (ou Tedx) : ces conférences ont 2 avantages, elles sont courtes (10 à 20 minutes) et elles captent facilement votre attention, car les intervenants ont été formés à la prise de parole en publique. Les conférences sont courtes, résumez chacune d’entre elles en une histoire.
  • Pratiquez avec de longues conférences : celles qui font entre 1h30 et 2h. Elles sont plus difficiles car plus longues. Essayez de choisir celles de personnes captivantes. L’avantage est que vous pouvez mettre en pause la conférence s’il vous faut un peu de temps pour créer votre histoire.
  • Pratiquez lors des cours faciles : ou dans lesquels vous avez des facilités. Ici, vous n’avez plus la possibilité de mettre sur pause (ou alors expliquez-moi comment vous faites, il y a quelques personnes que j’aimerai mettre en pause). Lorsque vous maîtriserez cet exercice, vous serez capables d’appliquer la méthode dans tous les cours que vous aurez choisi. Mais voici quand même un dernier exercice de perfectionnement.
  • Pratiquez avec des conférences Ted accélérées : que vous les mettiez en x1.5 ou en x2, celles-ci restent compréhensibles. Maintenant la difficulté est qu’en plus de comprendre à cette vitesse, vous devez synthétiser et créer une histoire. Pour pimenter le tout, essayez de ne pas les mettre en pause (en tout vous pourrez considérer maîtriser cette exercice lorsque vous saurez le faire sans pause). Toujours pareil, 1 conférence = 1 histoire.
    Si vous êtes chaud bouillant : conférence de 2 h en x2 sans pause.
    Level sup : la même chose, en anglais.
    Level sup sup : John Moschitta Jr (bon courage)

Une fois ces 4 exercices maîtrisés (les 4 premiers, pas les variantes « sup » inutiles), les cours vous paraîtront lents, si bien qu’il sera facile pour vous d’effectuer les différentes tâches requises par cette méthode. Vous saurez aussi prendre de plus en plus de notes « de tête », ce qui améliorera encore votre compréhension.

Je sais, vous ne vous attendiez peut-être pas à une technique de ce « niveau », car oui, il risque d’être un peu difficile de la mettre en place au début, en tout cas vous devrez faire quelques efforts et investir un peu de temps en dehors des cours. Mais ça n’est pas un sprint, votre objectif n’est pas de la maîtriser dans 2 jours.

Prenez votre temps, le jeu en vaut la chandelle. Exercez-vous régulièrement pendant 2 semaines et vous verrez alors l’énorme différence au niveau de votre compréhension et de votre mémorisation lors de ces cours que vous trouviez difficiles.

Faites le test, essayez déjà une première fois avec une conférence Ted (parmi celles qui ont beaucoup de vues, c’est souvent un signe de la capacité des conférenciers à captiver le public). Faites des pauses, prenez le temps de créer vos histoires tout en prenant quelques notes, faites une synthèse plusieurs heures après et si possible, regardez à nouveau la conférence le lendemain (en plusieurs fois s’il le faut).

Vous prendrez vite goût à appliquer mes quelques conseils.

Cette méthode est assez récente, je ne m’en attribue pas la paternité mais je n’en ai jamais entendu parler comme je vous l’ai exposé. Alors vos retours m’intéressent énormément, partagez-les en commentaire ci-dessous ou contactez-moi.

Pour m’envoyer un mail, c’est très simple, j’ai réalisé un guide sur Marginalsup grâce auquel vous apprendrez à mémoriser vos cours à très long-terme (c’est à dire qu’il porte surtout sur les phases 2 et 3 de la mémorisation). Cliquez sur « Marginalsup » et téléchargez le guide, je vous l’enverrai par mail, il vous suffira de répondre à celui que je vous ai envoyé. Et si vous avez une difficulté concernant la mémorisation, peu importe le problème, vous pouvez me contacter aussi.

Je remercie encore une fois Cindy de m’avoir permis de publier sur Nomadity, ce fut un réel plaisir de partager avec vous cette méthode. Et merci à vous de m’avoir lu jusqu’au bout, votre curiosité est flatteuse.

Et retenez ceci, votre mémoire est exceptionnelle, il ne tient qu’à vous d’essayer et de vaincre vos doutes !

A bientôt sur Marginal Sup’ ! Valentin.

 


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La cohérence cardiaque à l’école

Dans cette entrevue avec Eric Zahnd, vous allez découvrir :

  • Ce qu’est la cohérence cardiaque.
  • Quels sont les bénéfices de cette pratique.
  • L’expérience faite dans  8 écoles à Poitiers. Et quels ont été les résultats pour les élèves et les enseignants.
  • Comment introduire la cohérence cardiaque dans votre classe.
  • Ce qu’est le Créathon. Comment pourrait-on appliquer ce genre d’évènement au domaine du coaching, de la formation  ou à l’école.

Voici les liens vers les ressources évoquées dans l’interview:

Le livre de David O’Hare :

Comment se motiver pour étudier lorsqu’on n’a plus aucune motivation ?

Article invité de Yassine Rezougui du site Lean Learning Class.

Vous avez du mal à vous motiver pour étudier, vous avez du mal à passer à l’action, vous procrastinez sans arrêt. Voyons ensemble comment y remédier, comment se motiver.

Bonjour, je me présente, je suis Yassine Rezougui créateur du site Lean Learning Class, dans cet article nous allons voir 10 hacks, 10 astuces pour étudier lorsqu’on n’a pas de motivation.

Lorsque j’étais étudiant, ce qui n’est pas si lointain, car j’ai quitté les bancs de l’école il y a de ça 6 mois. Durant mes cinq années d’étude dans la même filière, en logistique pour ne rien vous cacher, mon enthousiasme commençait à se dissiper. Ce découragement n’était pas dû aux cours que je connaissais plus ou moins bien, mais à cause de la charge de travail qui ne cesse d’augmenter année après année. Pour arriver à la cinquième année à un stade éprouvant. Entre des études de cas de 60 pages en logistique internationale (tout en anglais), et des rapports et des présentations orales dans des thèmes très spécifiques tels que « la mise aux normes ICPE et VHU des installations logistique, afin de répondre aux exigences environnementales » le tunnel me semblait interminable.

Comme beaucoup d’étudiants, j’avais une vague idée de ce que je voulais faire de ma vie. Toute foi, suite à mes études et plus de trois ans de loyaux services à la SNCF, j’ai préféré, changer de voie, découvrir de nouveaux horizons. Pour en savoir plus sur mon parcours consulter la rubrique à propos de mon site.

Ceci pour vous dire qu’il n’est pas évident en tant qu’étudiant d’être motivé à longueur de temps, surtout lorsqu’on n’est pas animé d’un désir profond d’accomplir quelque chose au travers de ses études, car on n’a pas une vision claire de ce qu’on veut faire plus tard. Et c’est encore moins évident quand les beaux jours arrivent.

Il existe plusieurs types de motivation, qu’ils soient intrinsèques ou extrinsèques. Pour faire simple, je vais vous parler de motivation à long terme et de motivation à court terme. La motivation à long terme est guidée par un objectif à long terme, par des valeurs qui nous animent… elle résulte d’un travail sur soi et de la connaissance de soi. Dans cet article je vais me focaliser sur la motivation à court terme, celle qui nous booste sur le moment. Je sais qu’en tant qu’étudiant nos objectifs peuvent être flous et qu’à ce stade il est fort utile d’user d’astuce pour avancer.

J’aimerais vous présenter 10 astuces pour étudier lorsqu’on n’a aucune motivation, lorsqu’on n’a pas du tout envie. Des astuces issues de mes recherches et surtout de mon expérience. Des astuces qui m’ont aidé et qui je l’espère vont vous aider à vous mettre au travail.

Mais avant ça, revenons en quelques mots, sur le sens du terme « motivation ». Il vient du verbe motiver, un dérivé du mot motif. Le but est de trouver un motif, une raison qui fera que vous passerez à l’action.

Voici les 10 astuces qui m’ont motivé et qui vous motiveront rapidement à étudier.

Comment se motiver en 10 points ?

1)La carotte et le bâton, ou bien comme nous ne sommes pas des ânes, la récompense et la punition.

Le but avec cette astuce est de trouver les raisons qui vous influenceront à avancer. Nous pouvons retrouver ce concept en PNL (Programmation Neuro-Linguistique) avec le méta-programme « aller vers, s’éloigner de » (allez vers le plaisir et s’éloigner de la douleur). Certaines personnes se motiveront davantage en « aller vers » attiré par leurs désirs, et moins en « s’éloigner de » repoussé par leurs appréhensions et vice versa pour les autres.

Le but est simple, pendant 5 minutes écrivez les conséquences de vos actes, et prenez en conscience. D’un côté, ce que vous obtiendrez si vous faites (Carotte) et de l’autre, ce que vous aurez si vous ne faites pas (bâton). Certains seront plus motivés par la récompense, « si je fais j’aurais… » (À vous de définir ce que vous souhaitez.) Et d’autres seront plus motivés par le fait d’éviter la punition, car ils ne veulent surtout pas… (À vous de définir ce que vous redoutez.) Ainsi, vous serez entre l’espérance et la crainte, deux forces qui vous feront avancer.

2)Supprimer les distractions

Comment se motiver lorsque tant de tentation nous entoure constamment. L’une des premières étapes est de supprimer les distractions (smartphone…) ou mettre des œillères.

Pour faire avancer un cheval on a le choix la carotte ou le fouet, et pour qu’il reste concentré dans sa tâche et qu’il ne soit pas distrait par ce qui l’entoure, on lui met des œillères.

Le principe est le même, trouvez des sources de motivation, et réduisez les sources de distraction.

3)Notez les tâches que vous devez accomplir (faire une to do list)

Cet exercice est très puissant et efficace. Lorsqu’on a une grosse charge de travail, on peut se sentir dépassé, car notre mémoire de travail, celle qui nous permet de raisonner est submergée d’information. On ne sait plus où donner de la tête.

Écrivez tous ce que vous devez faire, pour décharger votre mémoire de travail. Vous aurez ainsi une vision plus claire et vous pourrez réfléchir plus aisément, afin de savoir comment aborder les tâches.

4)Faites un planning

Faites un planning en divisant et en subdivisant les tâches, car une énorme tâche peut démotiver, mais en la morcelant elle devient plus digeste.

Exemple:  écrire un rapport de 30 pages.

  • 1ère tâche : écrire le sommaire provisoire avec les gros titres et les sous-titres.
  • 2ème tâches : trouvez environ cinq idées clés pour chaque sous-titre.
  • 3ème tâche : écrire un paragraphe en développant la première idée.
  • 4ème tâche : développer la seconde idée…
  • vous pouvez les subdiviser davantage.

Cela vous permettra d’une part de rendre une énorme tâche imbuvable, en petites actions faciles à accomplir et d’autre part, savoir par quoi vous devez commencer.

Le plus difficile est souvent le début, car on ne sait pas par quoi commencer. Mais une fois que vous aurez planifié vos tâches et que vous saurez par quoi débuter et par quoi poursuivre, ce sera plus simple. Faites de petites séances de travail séparées de temps de repos.

5)Offrez-vous une récompense

Offrez-vous une petite récompense à la fin de chaque séance pour vous rémunérer du travail fourni. Cela créera comme pour les chiens de Pavlov, un conditionnement. Votre cerveau fera le lien entre séance de travail et récompense. Une fois que cette connexion sera faite, il sera plus facile de commencer une session. Avant chaque séance prévoyez une récompense à la fin, une balade, de la relaxation, une conversation, écouter de la musique…

Cette démarche permettra de stimuler et d’activer votre « circuit de la récompense », ce système qui permet de se motiver et de garantir la survie des êtres humains. Comment se motiver sans une récompense, sans un bénéfice à tirer ?

6)Faire son bureau

Comme pour l’astuce précédente faire son bureau peut créer un conditionnement, qui dit : » je fais mon bureau, donc je travaille ». De plus, cela vous mettra dans de meilleures conditions pour étudier.

7)Just start it

Lorsqu’on a du mal à commencer, on a « la flemme », c’est le début de la procrastination. Si ce fléau vous touche, et que vous vous insufflez de mauvaises pensées telles que «aujourd’hui, je vais profiter, ce soir je ferai tout » ou « ce sera mieux demain »…, ou bien encore que vous stressez juste à l’idée de penser à la lourdeur de la tâche.

Si c’est le cas, l’un des meilleurs conseils est fourni par le professeur Timothy A Pychyl, qui nous dit « just start it » (juste, commence-le). Lorsque nous commençons une tâche qui nous rebute psychologiquement, nous nous rendons souvent compte par la suite qu’elle n’était pas si horrible que ça.

Quelques secondes après le début de notre activité, tous nos doutes s’envolent, pour laisser place à la matière étudiée. Le fait de commencer permet de se lancer pleinement dans la tâche en question.

Donc, lorsque vous ne souhaitez pas faire une tâche, dites-vous : « bon OK, just start it, même si je ne travaille que deux minutes ». Une fois dedans, vous pourrez travailler bien plus que ça.

8)Ayez plus d’énergie

À défaut de ne pas être un grand sportif, faites un minimum d’effort pour avoir de l’énergie. Bougez ne serait-ce que pendant sept minutes avec l’application « 7 minutes workout ».

Le sport a un rôle important, car un manque d’énergie influe négativement sur la motivation. De plus, le sport favorise la sécrétion de la dopamine, l’hormone du plaisir qui aide à se motiver. Si vous ne faites pas de sport, faites au moins une balade avant pour vous motiver à travailler ou des jumping jacks. Faite circuler votre sang 🙂

 

9)Écouter de la musique

Écouter de la musique peut vous motiver à vous mettre à l’action.

Néanmoins, la musique ne fonctionne pas pour tout le monde. Certain aime écouter de la musique en travaillant, d’autre aime un petit fond sonore et d’autre ne la supporte pas et n’arrivent pas à se concentrer. Testez l’astuce en variant le style de musique et le niveau sonore.

Personnellement, j’écoute parfois une musique de motivation épique de manga, quel mélange foudroyant ! ☺

À défaut d’aimer le style, qui est une question de gout et de couleur, cette musique a le mérite de me motiver. Pour les curieux, vous pouvez la trouver sur YouTube en inscrivant le titre, « Best Naruto Soundtracks ► Epic Battle Music Collection »

 

10)La concurrence amicale

La dernière astuce que je vous propose si vous avez du mal à vous motiver est la concurrence amicale. Si vous avez un grand esprit de compétition, l’astuce est justement de se mettre en mode combat.

Faites la concurrence avec un ou des camardes, en pariant sur le premier qui termine, ou sur celui qui obtiendra la meilleure note. Un hack super efficace, qui transforme un « travail fastidieux » en jeux amusants. L’argent n’est pas le seul enjeu, à vous d’être créatif.

C’était Yassine Rezougui pour « Comment se motiver pour étudier lorsqu’on n’a plus aucune motivation ?», j’espère que ce partage vous aura été utile.  Si vous préparez des examens, je vous invite à consulter l’article « Comment réussir son bac, BTS… 7 astuces pour réussir ses examens ». En attendant, développez vos connaissances, mettez-les en pratique et enseignez-les aux gens, pour un monde meilleur. See you, by.


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Objectifs, Résolutions Et Visualisation Mentale

Article pour Cindy, de la part de Patrick Boutain du site memoifacile.com

Vous avez en vous, une magnifique machine à voyager dans le temps.
Bien sûr, comme tout véhicule, il y a un temps d’apprentissage.

Objectifs, Résolutions Et Visualisation Mentale.

Atteindre vos buts, faire de vos résolutions de vraies réussites gratifiantes.

« Visualiser c’est maîtriser le temps : l’allonger, le réduire, le faire accélérer, le ralentir. Une magnifique machine à voyager dans le temps » [Guy Missoum]

 En fin d’article, Patrick vous souhaite le meilleur pour l’année à venir.

 

Facilitez-vous la vie en reprogrammant votre cerveau.

En tant que chercheur inconditionnel de techniques facilitatrices, je peux vous affirmer que les sportifs experts, côtoyés sur ce genre de stratégies, nous enseignent que les ressources imaginaires de notre cerveau sont pratiquement illimitées. J’ai ainsi pu, depuis plus de 35 années, partager et accompagner de nombreuses personnes (scolaires, étudiants sportifs de tout niveau, professionnels divers domaines), dans leurs études et dans leurs progressions personnelles en tant qu’entraîneur mental, puis professeur et formateur.

 

Comprendre la visualisation mentale ?

La visualisation est l’art d’utiliser l’imagination pour influencer notre Être et notre existence de plusieurs manières. La visualisation peut nous aider à :

  • Modifier nos habitudes
  • Nous développer personnellement
  • Influencer les circonstances
  • Améliorer notre position sociale
  • L’auto guérison
  • Gagner plus d’argent
  • Attire l’âme sœur

Les « suggestions positives » sont essentielles au succès de la visualisation.

Le rôle de l’autosuggestion

Lors de mes premières études en développement personnel, le principe de base appliqué s’appuyait sur « La méthode Coué ». En effet, c’est la répétition à voix haute de suggestions que votre cerveau va transformer en autosuggestions.

Plus particulièrement, Émile Coué propose une formule réputée d’autosuggestion : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ».

Ces affirmations sont des phrases positives, vraies ou objectives. Cette déclaration va générer un concentré émotionnel et va s’implanter dans la réalité au fur et à mesure que vous la répétez.

Ce qui suppose, l’autre point essentiel à la visualisation qui est la « relaxation ». Ce processus mental ne fonctionne bien, que lorsque vous êtes calme, dégagé(e) de toute pression et de toute tension.

La Visualisation et sa puissance

L’outil le plus important est votre expérience antérieure. Je sais que vous êtes en train de faire la grimace. L’expérience passée peut être un outil de mesure cruel pour l’avenir, mais elle peut aussi être très constructive.

Comment ? Très simplement.

Adoptez une analyse positive de votre expérience passée, alors vous pouvez vous propulser vers un futur positif. Vous devez voir la situation de votre expérience que sur un aspect positif.

La Répétition

La répétition est valable autant pour vous que pour établir vos caractéristiques de pouvoirs personnels (d’après la philosophie chinoise appelé le Chi, l’énergie de la vie qui traverse tous les objets, le temps, l’espace et les personnes).

La répétition aide votre subconscient à accepter ces concepts et à être en paix avec eux.

Le principe de base de l’autosuggestion (son premier niveau d’utilisation) est la répétition à voix haute de suggestions que notre cerveau va transformer en autosuggestions.

Plus particulièrement, Émile Coué propose une formule universelle d’autosuggestion : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux »

Vous devez répéter ces mots positifs quotidiennement afin de vous régénérer. C’est pourquoi la répétition est importante parce qu’elle décompose l’attitude négative que la plupart d’entre nous ont simplement en raison même de notre nature humaine.

Les émotions vécues

Repensez aussi à ces émotions ressenties lors de vos séances de visualisation, elles pourront à elles seules vous aider dans tous vos efforts et elles rappelleront à vous et à votre subconscient cette image de bien-être permettant ainsi de réduire d’autant le chemin à parcourir.

Pour vous remercier de m’avoir lu jusqu’au bout, voici un petit guide (format PDF), à partager sans retenue, pour une nouvelle année « boostée » par votre propre volonté.

Comment prendre des résolutions réalistes…

Et les respecter !

Tous les ans, les gens prennent d’ambitieuses résolutions du Nouvel An qui, invariablement, ne sont pas respectées. La raison principale de ces abandons de résolutions (bien souvent dès la fin janvier !), est le caractère trop strict ou extrême de ces résolutions.

Téléchargez-le Maintenant, c’est cadeau !

Cliquez sur l’image

Ou bien en direct pour faciliter l’envoi à vos amis https://goo.gl/e1RB2x

Atteindre vos buts, faire de vos résolutions de vraies réussites gratifiantes.

 

Bien à vous,
Patrick

10 clés pour réussir vos formations

Voici l’enregistrement du direct Facebook :

Pour participer aux prochains directs, rejoignez-nous sur la page Nomadity.

Comment tirer le meilleur d’une formation ?

1. Avant de commencer votre formation : fixez-vous un objectif par écrit. Pourquoi voulez-vous faire cette formation ? Que voulez-vous être capable de faire ? Pour quand voulez-vous la terminer ? Si vous ne vous mettez pas de délai, vous allez procrastiner.

2. En quoi est-ce important pour vous d’atteindre cet objectif ? Notez au moins 10 motivations. Gardez votre feuille dans votre cours. Cela vous permettra de retrouver un peu de courage quand votre motivation diminue.

3. Planifier. S’il s’agit d’une formation à long terme, établissez des objectifs que vous pouvez réaliser en moins de 30 jours. S’il y a 6 modules, vous pourriez par exemple avoir l’objectif d’étudier un module par mois. Notez vos sous objectifs dans votre agenda et bloquez dans votre agenda des moments pour votre formation. Si vous ne le prévoyez pas dans votre agenda, cela passera après le reste et vous n’avancerez pas. Prévoyez chaque mois, un petit moment dans votre agenda pour évaluer vos progrès et l’état d’avancement de vos objectifs. Offrez-vous une petite récompense à chaque fois que vous atteignez un objectif (activité que vous aimez, petit cadeau…).

4. Surtout faites-vous plaisir ! Choisissez des formations sur des thèmes que vous aimez. Voyez ce moment comme un moment de détente.

5. Soyez comme un enfant. Oubliez ce que vous savez ! Laissez-vous être émerveiller par le neuf. Soyez curieux de découvrir.

6. Laissez vos préjugés de côté.

« C’est facile d’apprendre ce que l’on ne sait pas, le plus difficile c’est d’apprendre ce qu’on sait. » Jacques Salomé

7. Jouez le jeu à fond. Faites les exercices proposés par le formateur. Vous voulez des résultats ? Il y a une seule chose à faire : passer à l’action.

8. Avant de commencer à écouter une vidéo ou faire un exercice, faites un petit rituel de concentration. Éliminez toutes les distractions (téléphone, facebook, télévision…) Gardez près de vous seulement ce que vous avez besoin pour travailler. Centrez-vous. Vous pouvez prendre quelques grandes respirations, relire vos objectifs, boire un verre d’eau. Si vous êtes stressé ou avez des difficultés à vous concentrer, commencez par 10 min de coloriage de Mandala, du Brain Gym, un exercice de respiration ou de relaxation.

9. Choisissez un système efficace pour la prise de note. Le Mind Mapping est l’outil idéal surtout si vous utilisez un logiciel qui vous permet de regrouper toutes vos informations au même endroit.

10. Apprenez à vous connaitre. Étudiez en respectant votre profil d’apprentissage, vos intelligences, votre rythme… Faites-vous confiance et surtout passez à l’action en utilisant le plus rapidement possible ce que vous avez appris.

« Faites confiance à vos sens, à votre bon sens. Respectez votre corps, vos intuitions et ce que vous ressentez. Vous êtes unique. » Diane Bolduc

Vous pourriez également être intéressé par l’article « 12 conditions pour bien mémoriser ».

Vous en avez assez de passer beaucoup de temps sur vos cours sans obtenir de résultat ? Devenez un apprenant efficace grâce aux outils de la formation Apprendre à apprendre.

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Le bruit blanc peut-il aider à améliorer votre concentration ?

Après un article sur la musique, Alexis vous propose dans ce second article invité de découvrir le bruit blanc.


Lorsqu’il faut se concentrer pour réaliser une tâche qui demande un maximum de capacités cérébrales, on cherche souvent à s’isoler, ou à masquer les causes de déconcentration environnantes par de la musique.

Il existe une solution apparemment  encore plus efficace : c’est le bruit blanc.

Qu’est ce donc que le bruit blanc? Et depuis quand est-ce que le bruit peut avoir une couleur?

Pour répondre à cette question il faut tout d’abord se rappeler ce qu’est un son. Ce sont des vibrations de l’air, générées par la source sonore. Celles-ci se propagent jusqu’à nos tympans, qui sont excités par ces variations de pression. Nous traduisons ensuite ces vibrations en son.

Les instruments de musique, mais également nos cordes vocales, créent des sons en faisant vibrer l’air à des fréquences bien déterminées. Dans le cas d’une guitare par exemple, c’est en faisant varier la longueur le la corde qui peut vibrer que l’on modifie la note produite. En effet , raccourcir la corde impose à celle-ci de vibrer à une fréquence plus élevée, et la note nous parait donc plus aiguë.

La vibration d’une corde de guitare d’une certaine raideur et longueur se fait à une fréquence régulière, et c’est comme cela que l’on produit une note. La corde qui est mise en vibration selon un signal sinusoïdal, reproduit cette vibration à l’air. On a là une note, quelque chose de régulier, que notre cerveau identifie.

Et si on veut que notre cerveau arrête d’identifier des notes pour se concentrer à fond sur  la tâche qu’on lui demande?

Il  faut « dissoudre » les bruits environnants dans un signal de fond neutre.

Et le bruit blanc c’est ça: un signal sonore sans fréquence particulière. Aucune rythme, juste de une compilation aléatoire de vibrations de l’air sans fréquence régulière qui se démarque plus que les autres.

Le bruit rose et le bruit brun sont des variations particulières du bruit blanc, pour lesquels la densité de répartition en fréquence est plus importante dans les graves. Ces bruits sont aussi parfois utilisés pour masquer l’environnement. L’efficacité d’un traitement au bruit blanc, rose ou brun a été démontré pour soulager les acouphènes.

Selon une étude de l’université de Chicago, l’écoute de bruit blanc à volume modéré permet une amélioration de la créativité.

A haut volume par contre, tout bénéfice est perdu. Aucun gain sur la concentration n’a pas pu être  explicitement démontré. C’est plutôt le contraire qui est mis en avant : une perte de fonctions cognitives et capacités mentales.

Cependant si l’on veut doper sa concentration il est possible d’utiliser le bruit blanc, mais pas au moment où l’ on doit se concentrer. Il vaut mieux l’utiliser lors de son sommeil. En effet, de par sa fonction de neutralisation des bruits environnants, il permet de ne pas être dérangé pendant la nuit. Il existe de nombreuses machines de bruit blanc dont le seul but est de générer le signal aléatoire. Il suffit alors de lancer la machine au coucher.

Il est tentant de se fier à cette méthode, mais avant d’acheter un appareil dédié, il est possible d’essayer sur son matériel hifi existant. Il est préférable d’avoir pour cela une chaine hifi dans sa chambre, ou alors une enceinte portable de qualité qui sera capable de reproduire tout le spectre sonore à une puissance uniforme.

De nombreux sites internet proposent des générateurs de bruit blanc que l’on peut laisser tourner toute la nuit depuis son pc ou un appareil mobile connecté à l’enceinte.

L’acclimatation peut être difficile pour certains, et il est tout de même conseillé de consulter un médecin avant de se lancer dans l’expérience.

Article  Alexis de Texxis.com


Remarque de Cindy :

Personnellement, je ne suis pas capable de dormir avec un bruit blanc. Je trouve cela très fatiguant mentalement. Je ne recommande pas le bruit blanc pendant le sommeil ni pendant que vous étudiez. Rien de tel que le silence. Mais à chacun de tester ce qui lui convient. Si vous êtes dans un environnement extrêmement bruyant et qu’il ne vous est pas possible de le changer, cela peut être une solution à expérimenter. Dans ce cas , je vous conseille des bruits de la nature comme le bruit des vagues. Vous trouverez des vidéos de bruit blanc sur Youtube.

Je suis curieuse de connaitre votre avis dans les commentaires.

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6 astuces pour apprendre une langue étrangère sans souffrir

Article proposé par Indira Gimeno, Assistante Marketing du portail Linguago, le portail qui permet aux étudiants en langues de choisir le cours idéal, à l’école de langues appropriée dans de nombreuses destinations.

L’apprentissage d’une langue étrangère est souvent un parcours solitaire, le risque de démotivation est donc important et cela peut mener à l’abandon. Dans un premier temps, l’approche de la langue peut se faire de façon individuelle. Les apprenants autonomes peuvent réussir à s’instruire chez eux. Choisissez des sujets qui vous intéressent et commencez par apprendre le vocabulaire pratique dans son contexte.

Donnez la priorité au vocabulaire que vous utiliserez le plus souvent. Une fois acquise la base du vocabulaire, on peut se concentrer sur des thèmes spécifiques, par exemple, si l’on veut apprendre une langue pour avoir plus d’opportunités dans le monde des affaires, il vaut mieux se focaliser sur le vocabulaire relatif au travail.

Voici quelques astuces pour un apprentissage efficace des langues étrangères:

Fiches de révision

On est obligé de mémoriser du vocabulaire pour commencer à apprendre une langue, et cela peut être pénible. Faire des fiches de révision permet de mémoriser de façon plus agréable. Vous pouvez réaliser un système de fiches de vocabulaire et les ranger par thèmes, mettre de la couleur et ajouter des photos afin de favoriser sa mémorisation.

En réalisant ses propres fiches, on apprendra en même temps lorsqu’on sélectionne les informations importantes, on écrit les questions/réponses, on fait le choix des photos…

Cherchez la signification des mots que vous ne connaissez pas, utilisez les traducteurs en ligne pour gagner du temps. Les fiches sont pratiques et facilement transportables. C’est une façon parfaite et pratique de mémoriser un grand nombre d’informations et réaliser une auto évaluation des connaissances.

Exercice d’apprentissage avec des cartes de mémoire

Utilisez des cartes pour écrire le vocabulaire que vous souhaitez apprendre. Vous pouvez le faire sous forme de question réponse. Écrivez la question sur la fiche et sa réponse au verso. L’exercice d’apprentissage consiste à tirer les questions une à une et à les redistribuer selon la façon dont l’apprenant les connaît. Pour cela on peut utiliser des petites boîtes ou compartiments. On prend une carte dans le premier compartiment, et l’on essaye de trouver la réponse. Si on connaît la réponse, la carte est placée dans le compartiment suivant, sinon elle revient dans le premier compartiment. De cette façon on connaîtra quel vocabulaire on a plus de difficulté à mémoriser et on pourra le travailler.

La méthode des Loci

Une autre méthode pour mémoriser du vocabulaire c’est la méthode des Loci. Cette méthode consiste à associer une idée à un lieu qui vous est familier et vous visualisez mentalement. Par exemple, on visualise un parcours dans notre appartement et on associe chaque mot que l’on veut apprendre à un élément de notre voyage mental: d’abord la porte d’entrée, puis le couloir, passant par la cuisine, la salle de bain et enfin notre chambre.

Si par exemple vous voulez apprendre le nom des fruits en anglais, vous devez imaginer une histoire du type: « Je finis ma pomme (=apple) lorsque je rentre chez moi, alors je sors de mon cartable une poire (=pear) lorsque je marche dans le couloir, mais en passant par la cuisine je me rends compte que je préfère plutôt une banane (=banana), je passe par la salle de bain où je vois la pêche (=peach) que j’avais oublié de manger ce matin, alors je décide de l’amener dans ma chambre où j’ai des dizaines de fraises (=strawberry) et je ne sais même pas pourquoi. »

L’avantage de cette méthode c’est qu’elle est facile à mémoriser puisqu’elle se base sur des éléments qui vous sont personnels. Il va falloir trouver des idées qui vous sont évidentes et intuitives. Plus vos idées seront absurdes, plus il sera facile à retenir.

Bien dormir

Le sommeil est important pour la mémorisation. Des études confirment le rôle positif du sommeil pour la mémoire. Un individu retient mieux ce qu’il a appris avant de dormir. Bien dormir permet à notre cerveau de mieux gérer les informations récemment acquises. Le cerveau traite et structure l’information pendant la nuit. Il est donc conseiller de repasser son vocabulaire avant une période de sommeil.

 

Préparez vos séances de conversation

Un des moyens les plus sûrs pour progresser est de discuter régulièrement avec des locuteurs de la langue que vous apprenez. Être capable de tenir une conversation est un récompense incroyable. Il est conseillé de rencontrer des personnes avec qui vous exercer. Passez du temps avec quelqu’un qui parle couramment la langue, trouvez un partenaire pour vous encourager et motiver l’un à l’autre.

Lorsqu’on est en train d’apprendre une langue on peut trouver plusieurs obstacles. C’est pour cela qu’il vaut mieux préparer la séance à l’avance. Si un sujet vous intéresse, cherchez le vocabulaire que vous pourrez utiliser. Lors de la séance, prenez des notes, notez les corrections données par votre partenaire, vous pouvez aussi profiter pour demander vos doutes quant à l’orthographe. En fin de séance, faites un bilan de ce dont vous avez parlé, de cette façon vous mémoriserez mieux ce que vous aurez appris lors de la séance.

Séjour linguistique

La méthode par excellence pour apprendre une langue étrangère très rapidement. Rien de mieux que de voyager là où la langue est parlée. En effet, l’obligation de parler constamment la langue vous permettra de progresser efficacement. Vous aurez des cours de langues tous les jours et vous pourrez profiter des activités que votre école organise. Immergez-vous dans la culture locale et découvrez un autre mode de vie. Rencontrez des gens et amusez-vous en même temps que vous pratiquez la langue. Jetez un coup d’œil aux nombreuses destinations et cours de langues que Linguago offre pour étudier l’anglais, italien, allemand ou espagnol et vivez une expérience unique.

Article Indira Gimeno

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Comment gérer votre temps de façon optimale?

Vous plaignez-vous de manquer de temps pour accomplir vos travaux, synthèses, exposés,… ? Vous trouvez-vous dépassé par les événements ? Avez-vous l’impression de tourner en rond ou d’être bloqué sur place, fatigué et stressé à courir sans cesse ?

étudiant débordé

Je vous propose d’améliorer votre quotidien en explorant quelques pistes permettant de redevenir maître de votre emploi du temps.

1.  Créez-vous de fausses urgences

Selon la loi de Parkinson, le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement. Veillez donc à limiter vos délais de production, vous accomplirez ainsi vos tâches plus rapidement.

Ex : Imaginez que vous êtes à la veille d’un congé programmé dans un endroit qui vous fait rêver et que vous ne pouvez y accéder que si vous réalisez vos tâches rapidement et efficacement.

2.  Fixez-vous des objectifs précis et mesurables

Si vous ne savez pas ce que vous voulez, vous ne serez jamais satisfait. Prenez donc le temps de définir vos objectifs et de les mettre par écrit.

Ex : Réalisez un planning de travail indiquant clairement vos objectifs en matière d’organisation en tenant compte de vos priorités. Indiquez-y les plages horaires consacrées à l’étude, aux devoirs, à la synthétisation de vos notes, aux pauses et repas, aux activités de loisirs, … en précisant pour chacune une durée à la fois ambitieuse et réaliste.

« Si vous n’avez pas de buts clairs et précis, vous travaillerez toujours pour ceux qui en ont. » Brian Tracy

3.  Focalisez-vous sur les actions les plus productives

La loi de Pareto met en avant le principe du 20/80. Autrement dit, 20% de nos efforts génèrent environ 80% des résultats. Il est donc dans votre intérêt d’identifier vos actions les plus productives et de vous focaliser sur elles.

Ex : Utilisez les stratégies d’apprentissage qui vous procurent les meilleurs résultats : réaliser vos synthèses de cours sous forme de Mind Map, réviser dans une ambiance musicale, enregistrer vos notes pour ensuite les écouter, …

4.  Éliminez les mangeurs de temps

Certaines habitudes peuvent vous faire perdre du temps. Il faut donc apprendre à vous couper progressivement des sources de distraction, telles que :

  • la télévision : Plutôt que de la laisser en bruit de fond, éteignez-la quand vous ne la regardez pas et planifiez vos moments télé. ⇒ Ex : Allumez la télévision de 13h à 13h30 pour les actualités et à partir de 20h pour le film du soir.
  • les mails : Privilégiez un moment de la journée pour consulter votre messagerie électronique. ⇒ Ex : Traitez vos mails en fin de journée.
  • le téléphone portable : Mettez-le en silence de manière à ne pas être interrompu à tout moment par une sonnerie et procédez comme vous le faites avec vos mails. ⇒ Ex : En fin de matinée et en fin d’après-midi, écoutez votre répondeur et répondez aux messages reçus.
  • les réseaux sociaux : Évitez de vous y connecter tant que vous n’avez pas accompli vos tâches principales. ⇒ Ex : Laissez votre smartphone dans une autre pièce pour éviter d’être tenté.
  • les jeux informatiques : Il s’agit de moyens d’évasion desquels vous pouvez rapidement devenir dépendant. Veillez donc à ne pas en abuser en limitant votre temps de jeu. ⇒ Ex : Utilisez une minuterie pour limiter votre temps de jeu à 30 minutes.

Gestion du temps

5.  Définissez vos motivations

En quoi est-ce important pour vous de gérer votre temps plus efficacement ? Répondez à cette question par écrit. Listez les raisons qui vous motivent à changer et relisez-là régulièrement.

Ex : Avec le temps dégagé, vous passerez plus de temps avec vos amis et votre famille, reprendrez une activité sportive, vous inscrirez à un atelier créatif, dormirez une demi-heure de plus, …

« Ne perdez pas trop de temps à avoir envie de …, à essayer de faire …, faites-le ! » Jacques Salomé

Les bienfaits d’une gestion du temps optimale

En optimisant peu à peu la gestion de votre emploi du temps :

  • vous atteignez vos objectifs plus efficacement;
  • vous ressentez davantage de satisfaction au quotidien;
  • vous augmentez votre confiance en vous et votre estime;
  • vous êtes capable d’accomplir plus de tâches en faisant moins d’effort;
  • vous vous sentez plus concentré et serein;
  • votre productivité augmente et vos résultats s’améliorent;
  • vous disposez de plus de temps libre pour vous, vos proches, vos loisirs.

étudiants épanouis

Se débarrasser de ses habitudes demande discipline et efforts. Soyez prêt à sortir de votre zone de confort. Procédez progressivement aux changements, modifiez une habitude à la fois et laissez-vous le temps de vous y adapter. C’est ainsi que vous obtiendrez des résultats durables.

Article Sarah Racquet

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Mémoriser avec le Mind Mapping

Interview de Xavier Delengaigne

Xavier est consultant/formateur en management de l’information. Il est également l’auteur  ou coauteur de plusieurs livres sur la veille, le mind mapping et les communications électroniques.

Si vous ne connaissez pas le Mind Mapping, je vous invite à commencer par l’article « Qu’est-ce que le Mind Mapping ? »

Vous pouvez lire la première partie de cette interview « Ecrire un livre avec le Mind Mapping » sur le blog créativité.

La seconde édition de « Mémoriser sans peine avec le Mind Mapping » vient de sortir. Que proposes-tu de différents par rapport aux livres de Tony Buzan ?

Tony Buzan a une approche assez classique de la mémoire. Il vous propose de muscler votre mémoire et de lui porter secours grâce aux méthodes mnémotechniques. Or, nous n’avons pas une mais plusieurs mémoires. De plus, muscler sa mémoire reste un peu illusoire. L’exemple, le plus frappant reste l’étude des taxis londoniens. Ils doivent apprendre pas moins de 25 000 rues dans une ville qui se redessinent chaque jour. Il développe ainsi une bonne mémoire spatiale. Toutefois, ils ne seront pas meilleurs pour apprendre des poésies.

D’autres auteurs comme David Allen l’auteur de la méthode GTD ont une approche pragmatique. Pour eux la mémoire est labile. Vous devez donc disposer d’un système pour capter les informations. De plus, ce déstockage de votre mémoire sur un support externe permet de se vider l’esprit.

Dans mon livre, j’aborde ces deux approches à l’aune des connaissances scientifiques actuelles. J’y propose une troisième approche fondée sur le mind mapping qui réconcilie les deux premières approches. En effet, la carte mentale est un formidable moyen de mémoriser l’information à l’aide d’un support externe.

Voici ma synthèse du livre :

Beaucoup d’étudiants ont tendance à trop écrire sur leur Mind Map par peur d’oublier. Que conseilles-tu ?

Je leur conseille de procéder par étapes.

Dans un premier temps, vous pouvez écrire des bouts de phrases sur vos branches. Ensuite, vous réalisez une seconde carte plus synthétique.

Je leur conseille également de disposer d’un objectif avant de démarrer leur prise de notes. En effet, vous n’êtes nullement obligé de capter toute l’information. Vous pouvez seulement capter les informations en rapport avec votre objectif.

Enfin, je peux leur prodiguer un conseil issu de la méditation : le lâcher prise. Ne restez pas dans un logique de stockage mais dans une logique de flux.

Pourrais-tu nous dévoiler un petit exercice de ton livre ?

Mon livre « Mémorisez sans peine » est truffé d’exercices pour vous aider à prendre conscience des mécanismes de votre mémoire.

Je vous propose par exemple un exercice pour jauger votre mémoire à court terme : 

Prenez une feuille et un crayon. Lisez la liste de mots suivants pour la mémoriser. Ensuite, notez sur la feuille les mots retenus.

  1. Piment
  2. Chapiteau
  3. Siège
  4. Mariage
  5. Pakistan
  6. Minéral
  7. Caribou
  8. Zélateur
  9. Mirage
  10. Faribole
  11. Ordinateur
  12. Chambre
  13. Habit
  14. Sécurité
  15. Écharpe

A priori, vous avez retenu entre 5 et 9 mots. Ce chiffre évalue la capacité de votre mémoire à court terme. C’est tout à fait normal, le psychologue Miller a montré que sans entraînement et sans technique, la capacité de notre mémoire à court terme se situe entre 5 et 9 éléments distincts.

Pour aller plus loin :

Saviez-vous que le Mind Mapping est aussi un outil efficace pour gérer vos projets professionnels ? Inscrivez-vous gratuitement à la conférence « Boostez la création de votre entreprise avec le Mind Mapping ! »

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