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Partez à la découverte de la PhotoLecture

Avez-vous envie de vivre une nouvelle expérience en matière d’apprentissage ? Voici l’occasion d’améliorer votre efficacité de lecture tout en gérant et intégrant une grande quantité d’informations.

PhotoLecture (PhotoReading en anglais) est le terme proposé par Paul Scheele [1] pour désigner la méthode qu’il a créée dans les années 80 et qui consiste à photographier mentalement une page écrite.

Si pour vous, lire consiste à commencer au premier mot d’un texte et à le déchiffrer lentement jusqu’à la fin, se forcer à voir tous les mots, à en comprendre le sens pour s’en souvenir, partez à la découverte de cette méthode qui va bousculer vos croyances. Adoptez un nouveau point de vue sur la lecture.

« Entrez dans l’inconnu. N’ayez pas peur. Soit le sol sera solide sous vos pas, soit on vous apprendra à voler ».

Pour cela, il faut vous détacher de votre besoin de tout retenir dès votre premier et unique passage, de votre côté perfectionniste et oublier l’angoisse de la performance.

La photolecture n’est pas une lecture telle que nous la connaissons et l’apprenons à l’école dès notre plus jeune âge. Cette méthode fait appel à l’ensemble du cerveau et sollicite donc des zones inutilisées lors d’une lecture conventionnelle.

1ere de couverture

Une méthode en 5 étapes

La méthode proposée par P. Scheele ne nécessite aucun prérequis particulier si ce n’est accepter de vivre des expériences nouvelles.

     1) La préparation : objectif et état d’esprit

Le lecteur commence par déterminer son objectif de manière claire à l’aide de quelques questions :

  • Quelle est la véritable raison pour moi de lire ce document ?
  • Quel est le niveau de détail dont j’ai besoin ?
  • Combien de temps vais-je consacrer à l’atteinte de mon objectif ?

Ensuite, il se place dans un état d’esprit idéal pour absorber une grande quantité d’informations visuelles nommé état de vigilance détendue. Pour y parvenir, l’auteur propose au lecteur une technique qui lui permet de fixer son attention sur un point situé à l’arrière du haut du crâne.

     2) La prise de vue : les grandes lignes

Après s’être préparé, le lecteur observe le document pour en connaître la structure générale (la table des matières, les titres et sous-titres, les caractères en gras, …) afin de décider de continuer à lire ou non suivant son objectif.

     3) La photolecture : vision périphérique

Quelques affirmations positives permettent de se mettre en condition :

  • « Je suis totalement concentré pendant que je photolis. »
  • « Tout ce que je photolis se grave dans mon esprit et reste à ma disposition. »

Vient alors le moment clé qui consiste à se placer en photofocus. Afin d’élargir son champ de vision, le lecteur imagine qu’un X relie les quatre coins du livre. Son regard s’adoucit, se détache des lignes écrites. Son attention se fixe sur les marges et les espaces blancs entre les paragraphes. Il est alors possible de photographier mentalement les pages du livre en les tournant à un rythme constant.

Une fois l’opération terminée, quelques affirmations positives peuvent faciliter l’intégration de toutes les informations et aider à les rendre disponibles dans le futur. Par exemple : « Je confie ces informations à mon corps et à mon esprit pour qu’ils les traitent et me les restituent. »

Méthode en 5 étapes

     4) La préactivation : 3 temps

Juste après avoir photolu, le lecteur parcourt le texte plus précisément pour en déceler les parties intéressantes (la table des matières, les titres et sous-titres, l’index, les parties de texte en caractère gras ou en italique, les encadrés, les schémas, …). Il recherche ensuite quelques mots clés qui retiennent son attention (20 à 25 pour un livre et 5 à 10 pour un article) et élabore des questions intéressantes qui lui donnent envie de trouver les réponses.

     5) L’activation manuelle : après une nuit de sommeil

Pour un résultat optimal, un temps d’imprégnation de 20 minutes à 24 heures est recommandé avant de passer à l’activation.

Après avoir revu les questions, le lecteur parcourt le document de manière active pour trouver les réponses. Il regarde les parties du livre qui l’attirent et prête attention aux indices visuels qui l’orientent vers certaines parties plus importantes que d’autres.

Puis, il lit en « survol » en laissant rapidement glisser ses yeux de haut en bas. Lorsque son attention est attirée, c’est le moment de plonger dans le texte pour lire une phrase ou deux et obtenir les informations recherchées.

Enfin, pour en conserver une trace écrite, le lecteur peut réaliser un Mind Map avec les principaux mots clés relevés au cours de la photolecture.

« Partez à la découverte de votre potentiel personnel en utilisant cette stratégie d’apprentissage puissante ».

Dans cet ouvrage, Paul Scheele met en avant les pouvoirs extraordinaires de notre cerveau. En traitant les mots comme des images et en adoptant une vision périphérique, il vous est possible de décupler vos facultés cognitives à traiter l’information ; témoignages de nombreux photolecteurs à l’appui.

Outre l’apprentissage détaillé de la méthode, l’auteur propose un ensemble d’exercices visant à développer et intégrer vos compétences en photolecture au quotidien.

Changez vos habitudes ! Explorez votre potentiel personnel en utilisant cette stratégie d’apprentissage puissante. Expérimentez de nouveaux comportements. Lâchez prise et faites confiance à votre esprit, vous affinerez votre pensée et gagnerez en temps et en efficacité.

Article Sarah Racquet


[1] Paul Scheele est le créateur de la PhotoLecture. Expert en PNL, en techniques d’apprentissage accéléré et dans le traitement préconscient de l’information, il est le co-fondateur de la société Learning Strategies Corporation (1981).


Vous souhaitez améliorer vos capacités de lecture, découvrez également :

PARENT ZEN

« Comprendre le stress et rétablir l’harmonie en famille. »

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Parent et zen, voilà bien deux mots qui se trouvent rarement côte à côte !

Et pourtant, c’est tout à fait faisable !

Brigitte Durruty et Catherine Schwennicke , dans leur livre « Parent zen » paru aux éditions Editions de l’Homme, nous le démontrent de manière simple et efficace.

Dans nos situations de stress, nous avons tant de difficultés à trouver des solutions que nous réagissons de manière trop impulsive sous le coup de nos émotions. Cette coach et cette psychologue s’associent pour nous proposer des outils pratiques pour calmer le parent parfait que nous tentons tous d’être. Le calme a le mérite de nous rendre efficaces, créatifs, il fait de nous des êtres inspirant confiance et respect ! Lors de situations gravissimes, il est courant que l’on parvienne à garder, selon l’expression, «  notre sang froid ». Or, dans la vie de tous les jours de petites broutilles parviennent à nous mettre dans tous nos états… Quel parent n’est jamais sorti de ses gonds face à une tête blonde récalcitrante au moment des apprentissages et des devoirs ?

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En fonction des divers stress abordés en neurosciences, les auteurs proposent différentes pistes au secours des parents :

Face au stress de fuite, l’enfant rumine ses problèmes en boucle, il a peur et s’inquiète. Son « moulin mental » s’active trop au dépend de sa concentration, de son écoute et de sa mémorisation… Comment structurer le flot d’informations dans pareille circonstance ?

Alors que l’enfant est entrain de se projeter mille et un scénarios catastrophes, le premier geste du parent doit être de le rassurer. Un parent complice qui reconnaît l’émotion de son enfant sans la juger sera bienvenu pour l’aider à structurer sa pensée et avancer dans son apprentissage.

D’autres jeunes, persuadés d’avoir raison sont braqués sur des morceaux d’informations. Ils sombrent dans l’énervement, l’irritation et la colère. Ils sont dès lors en totale indisponibilité intellectuelle ; fermés aux propositions et ont tendance à aller « contre » leurs parents.

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Non, non, il ne s’agit pas uniquement des adolescents !

Plutôt que de contrer son enfant ,au risque de se heurter à un mur face à ce stress de lutte, le parent peut lui dire qu’il le comprend et abonder dans son sens afin de baisser son niveau d’agressivité dans un premier temps. Il tentera de l’inciter à s’ouvrir et à être plus attentif.

Qu’en est-il de celui que l’on trouve trop mou, fainéant, démotivé, résigné ?

Ne le fustigeons pas trop vite ! Il est certainement aux prises avec le stress d’inhibition d’action. Autrement dit, il fait le « mort » au vu de la situation écrasante à laquelle il a le sentiment de faire face. Pour lui, la tâche est insurmontable ; il pense sincèrement ne pas en être capable…

L’écoute, l’empathie et l’ indulgence sont de mises face à ce stress !

L’adulte est là pour l’accompagner doucement à faire les choses les unes après les autres, à son rythme. Il est là pour lui montrer qu’il a foi en lui, il peut l’aider à découper ses travaux d’Hercule en petites victoires aisément atteignables !

lecture rapide

Que faire si ça ne marche pas ???

Nous ne sommes pas druides et, de ce fait, ne fabriquons pas de potion magique ! Si nos chérubins nous exaspèrent, ne mijotons pas dans notre stress : des alternatives simples existent !

Essayez la respiration ventrale , la cohérence cardiaque, sortez prendre l’air, appelez un ami, prenez un bain et pourquoi pas…faites diversion ! En effet, une bonne diversion peut apaiser les conflits !

Relativisez ; il y a des choses plus graves ! Pensez aux fameux dictons :

« Il n’y a pas mort d’homme »

«  Faire contre mauvaise fortune bon cœur »

« Il n’y a pas le feu au lac »

Une autre technique pour retrouver son calme consiste à s’arrêter et sortir du contexte en évaluant notre « météo intérieure». Commencez par identifier votre stress : fuite, lutte ou inhibition ? Prenez conscience de votre état… Il y a de forte chance que votre niveau de stress commence déjà à baisser !

«  Reconnaître son état est le tout premier pas vers le changement. En être conscient et pouvoir le nommer, c’est pouvoir basculer avec plus de facilité vers un peu plus de sérénité….Un changement d’esprit entraîne une transformation immédiate de notre comportement et de nos émotions. »

Quid si nos enfants ne partagent pas nos valeurs ?

Pire, que faire si leurs propres valeurs correspondent à nos antivaleurs ???

Quand nous vivons selon nos valeurs, nous vivons en harmonie avec nous-mêmes. Nos antivaleurs sont, quant à elles, à l’origine de nos intolérances. Elles sont l’emblème de ce que nous détestons et nous souhaitons les éviter à tout prix. La communication se fige quand valeurs et antivaleurs se cottoient la maison. C’est à partir de là que nous devenons récalcitrants, intransigeants, … Bref, ces parents dont parlent nos ados !

Notre stress monte quand nos enfants font fi de nos valeurs ; cela nous agace, nous irrite, le stress monte…

La solution ? Baisser notre réactivité face aux antivaleurs, relativiser : analyser nos valeurs et les antivaleurs correspondantes afin de déceler les avantages et inconvénients de chacune d’elles. Explorons toutes les facettes d’une même valeur grâce au « Pack aventure »

Pack Aventure

Complétez le tableau suivant…

Analyser vos réponses…

Prenez du recul…

 

Valeur : ……………………………

Antivaleur : …………………………

Avantages

Inconvénients

Avantages

Inconvénients

Envie d’autres outils, d’en savoir plus ?

«  Parent zen » Comprendre le stress pour rétablir l’harmonie en famille par Brigitte Durruty et Catherine Schwennicke. Les éditions de l’homme.

parent zen

 

Olivia BOCQ pour  le blog  » Apprendre à apprendre »de Nomadity.

 

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La pédagogie positive

 

pédagogiepositive

On n’apprend pas qu’avec sa tête ; on apprend aussi en agissant et en ressentant avec tout son être !

C’est ce que clament haut et fort Audrey Akoun et Isabelle Pailleau, les auteurs de l’ouvrage «  Apprendre autrement avec la pédagogie positive » paru aux éditions Eyrolles.

La pédagogie positive, c’est une approche « Tête-cœur-corps ». Les pionniers tels que Maria Montessori, Rudolf Steiner et Antoine de la Garanderie l’avaient bien compris !

 » Chaque enfant possède les chances de sa réussite scolaire » A.de la Garanderie

Apprendre avec sa tête en pédagogie positive, c’est être conscient des préférences de fonctionnement qui diffèrent selon chacun. C’est connaître ses préférences évocatives et augmenter sa « palette évocative »

Comme le disent les auteurs :

« Plus j’ai d’outils à ma disposition, plus j’ai de chances d’arriver facilement à mon but. Il en est de même dans les apprentissages »

Pourquoi et, surtout, comment préparer son cœur à travailler ?

Les émotions positives sont un réel moteur pour rentrer dans les apprentissages. Le plaisir de découvrir, la joie de savoir faire, la fierté de réussir, la confiance en sa capacité de refaire,…sont autant d’émotions indispensables pour affronter l’inconnu d’un nouvel apprentissage.

Notre société banalise les émotions positives considérées comme normales, à l’instar des bonnes notes qui sont souvent banalisées comme résultat normal du travail à fournir.

Mais, qu’en est-il des émotions négatives, des émotions toxiques ? N’avez-vous jamais entendu :

«  Il est dans la lune »

« Il pleure pour rien »

C’est souvent ce qu’en disent les spectateurs…

Mais, qu’en est-il de la personne qui ressent ces émotions ?

Au lieu de laisser la place à notre interprétation de leur ressenti, écoutons-les vraiment…

verbaliserprob

Et si nous commencions par leur apprendre à maitriser  leurs émotions ?

L’enfant a besoin de faire de la « place » dans sa tête pour pouvoir se concentrer : s’il est préoccupé, il ne parviendra pas à se concentrer. Alors, stoppons le « moulin mental ».

Facile à dire !

Et si nous commencions par le nôtre ?

En effet, la maîtrise des émotions dépendra du modèle qu’ils auront sous les yeux ; nous ! Et n’oublions pas que nos enfants sont de véritables éponges… A nous de leur apprendre à apprendre, de leur apprendre à chasser leurs émotions parasites…

Suggérons leurs de souffler sur leurs émotions négatives comme ils souffleraient sur de la poussière pour la faire disparaître.

souffler poussière

Notre rôle en tant qu’adulte est primordial. Le jeune a besoin de notre regard bienveillant, de notre foi en lui, de nos encouragements pour bâtir une solide confiance en lui. Nous avons tous confiance en un enfant qui titube avant de faire ses premiers pas, nous ne doutons pas un instant qu’il y parviendra ! Pourquoi un jeune ne pourrait-il pas réussir alors ?

Arrêtons de mettre toute cette pression sur le dos des enfants avec des points, des notes, des résultats,…

Et si les parents récompensaient l’effort au lieu du résultat ? Cela n’encouragerait-il pas l’enfant à en faire davantage ?

Le livre nous propose une méthode à la fois ludique et efficace pour les devoirs des plus jeunes : la méthode des cœurs.

 coeurcoeurcoeur

Un cœur équivaut à une durée de 5 à 20 ( à fixer en fonction de l’âge de l’enfant) .On décide que les devoirs vont prendre le temps de 3 cœurs . L’enfant fait des pauses de 5 min après chaque cœur avant de reprendre. Les cœurs sont coloriés au fur et à mesure récompensant ainsi l’effort.

Une autre façon de faire est également mise à l’honneur : celle des « petits pas ».

objectif

Aidons-le jeune à fixer ses propres objectifs, montrons-lui que ces mêmes objectifs peuvent être découpés en plus petits pour concrétiser plus vite leurs effets. Comme le disait Ovide :

«  Les petits ruisseaux font les grandes rivières »

La motivation leur fait défaut ?

Elle ne tombera pas du ciel ! Au lieu de se plaindre d’un manque de motivation, mettons l’accent sur deux facteurs essentiels pour qu’il se mette au travail :

  • se faire plaisir (plaisir de réussir, plaisir du travail accompli, fierté des efforts fournis, progrès)

Plus l’enfant réussi, plus il a confiance en lui, plus il a envie d’essayer, plus il réussi ….

cycle positif

  • faire plaisir à l’adulte (recherche de reconnaissance et de valorisation).

En d’autres termes, visons une relation écologique (profitable aux deux parties).

Utilisons une approche collaborative et efficace pour un travail efficace !

Pour favoriser l’apprentissage avec le cœur, pensons à :

  • Autonomiser
  • Valoriser
  • Parler positif
  • Eviter les étiquettes
  • Renforcer les comportements positifs
  • Installer des routines qui rassurent…

Qu’en est-il du corps ?

Vous parvenez, vous, à travailler quand vous avez mal à la tête ? Etes –vous efficaces si vous manquez de sommeil ?

Des petites actions toutes simples permettent au corps d’être en bonne condition pour le travail intellectuel :

  • Boire beaucoup d’eau
  • Aérer suffisamment la pièce
  • Faire des pauses régulières
  • Bouger beaucoup
  • Manger sainement

braingym - copie

« Un esprit sain dans un corps sain »

La pédagogie positive vous parle ?

Vous voulez en savoir plus ?

C’est tout à votre honneur ! Voici quelques pistes à explorer :

  • « Apprendre autrement avec la pédagogie positive » Audrey Akoun et Isabelle Pailleau Ed. Eyrolles

A voir :

La sophrologie pour aider à gérer les émotions :

Résumé version Mind Map du livre :

Pédagogie  positive

 

Article Olivia BOCQ pour Nomadity.

Peut-on utiliser le mandala comme outil d’apprentissage?

Le mandala est présent depuis les temps les plus anciens dans toutes nos cultures. Qu’il soit l’expression de la nature ou de la créativité de l’homme, ses bienfaits sont connus et bien réels : il est un support idéal pour nous détendre, nous recentrer et aussi, pour canaliser l’énergie qui nous anime.

Mandala sur toile, peinture, dorure et collage - Hélène Cocriamont
Mandala – Ln6th

Partant de ce constat, peut-on envisager d’utiliser ce schéma centré comme outil performant pour apprendre?

Tout à fait!

En amont, se laisser porter par la simplicité d’un coloriage pour évacuer tout stress…

Avant de commencer une tâche d’apprentissage, que cet apprentissage ait lieu dans une classe, pour un élève en âge scolaire, mais aussi dans un auditoire,  un kot ou un bureau, pour les étudiants ou adultes en formation, le mandala est un moyen évident pour évacuer le stress!

Face à une nouvelle matière à apprendre, face à une période d’examens (CEB, CE1D, Brevet des collèges, BAC, blocus universitaire, défense de thèse… et la liste est encore longue), face à une préoccupation non liée au sujet d’étude qui nous préoccupe, on peut très vite se disperser mentalement et il est parfois difficile de se concentrer pour aller droit vers les objectifs que l’on souhaite atteindre.

Quelques minutes de coloriage suffisent pour nous amener à cette sensation de recentrage nécessaire avant de se mettre à effectuer une activité intellectuelle.

L’astuce est de disposer d’une réserve de mandalas à colorier, d’une plumier bien garni (de crayons, feutres et marqueurs), histoire que ce soit là, à disposition, juste quand vous en éprouvez le besoin.

Analyser, comprendre, synthétiser et mémoriser grâce à un schéma centré cognitif

Un schéma offre une alternative à l’apprenant face à une matière structurée de façon linéaire. C’est bien connu! Les cartes mentales sont d’ailleurs un exemple parfait pour illustrer ce propos.

Alors qu’avec le mind mapping on va pouvoir notamment laisser libre cours à ses idées pour créer des liens et développer des notions à apprendre, l’objectif du mandala est légèrement différent. En effet, à partir de sa structure simple, un point central et une limite, on peut définir 4 espaces : le centre, un contenu, une bordure clairement définie et tout ce qui gravite autour de cette bordure.

Au départ d’une notion spécifique (centre), on liste des informations élémentaires et on les lie graphiquement entre elles (des contenus organisés autour du centre), on marque la limite de ces notions (bordure) et, enfin, on les associe à d’autres notions porteuses de sens (tout ce qui gravite autour de la bordure).

Dans sa collection de livres « Graphismes et mandalas d’apprentissage », Armelle Géninet, enseignante et formatrice en gestion mentale,  met particulièrement bien cette méthode en avant. Elle parvient ainsi à transformer les notions élémentaires des apprentissages scolaires en vue globale, tout en impliquant les élèves dans l’apprentissage : quels contenus dois-je placer dans le cercle, quels sont les liens entre ces contenus, comment personnaliser mon mandala avec des couleurs qui me parlent?

Couverture du livre "Graphismes et mandalas d'apprentissage" d'Armelle Géninet
Armelle GENINET, « Graphismes et mandalas d’apprentissage – cycle 3 », RETZ, 2006.

Cette vue globale est non seulement, claire et agréable pour travailler mais aussi extrêmement efficace. En effet, contrairement aux synthèses plus classiques, ce sont les deux hémisphères cérébraux qui sont mis en action…

Quand arrive la sensation de dispersement face à une matière, le mandala peut donc s’avérer un outil efficace pour y voir plus clair…

A vos créations!

Article Hélène Cocriamont

 

 

Revaloriser l’école … sans tabou

Diagnostic et perspectives d’action.

ecole en danger

A l’heure où les professeurs sont devenus des techniciens de l’enseignement ; privés de leur autonomie d’action et de décision, notre école sombre et s’enlise…

Notre école est malade, certes, les taux de retards et de décrochages scolaires le prouvent.

Barbara Dufour, l’auteur du livre « Revaloriser l’école…sans tabou » paru aux éditions Couleur livres, dénonce les objectifs détournés de l’état : augmenter les statistiques de réussite et réduire le coût de l’enseignement semblent être leur priorité aux dépends de la qualité de la formation des élèves.

En effet, le redoublement coûte cher et les écarts se creusent !

Ces fameux décrets, fruits de réflexions au cours desquelles les acteurs du terrain sont exclus des débats comme des décisions, se sont avérés inefficaces au fil du temps…

Le «  Contrat pour l’école » tendant à prendre l’enfant là où il est, et, à l’amener au maximum de ses possibilités était pourtant une bien belle idée sur le papier mais, les mesures prévues sont essentiellement d’ordre technique…

Cependant, la réalité est tout autre : l’enseignement par compétences a noyé l’essentiel. Les connaissances de bases ne sont pas nécessairement acquises par tous ! L’auteur nous le démontre par un clin d’œil humoristique sur l’avenir de notre société :

«  Une personne perd connaissance et tombe sur le trottoir. Un médecin se précipite et murmure à son oreille : ne vous en faites pas, j’ai été déclaré compétent mais avant, il faut que je sorte ma tablette et que je consulte le net pour voir de quoi vous souffrez. »

medecinefac

Dès la fin du primaire, les différences de niveau entre jeunes sont déjà une triste réalité. Il devient urgent de réduire les inégalités sociales !

Comment ?

En assurant une acquisition de savoirs et des compétences de base par l’ensemble des élèves du primaire.

Tous nos jeunes ont besoin d’une solide formation de base. Notre gouvernement a d’ailleurs prévu d’allonger le tronc commun jusqu’à l’âge de 15 ans. Pourquoi pas jusqu’à 16 ans, fin du deuxième degré, à l’image de l’enseignement en Finlande ? Ce dernier serait orienté autour d’activités diverses qui permettraient entre autres au jeune de mieux choisir son orientation future.

Il est important de valoriser les formations techniques et professionnelles et pas uniquement les intellectuelles ;travailler manuellement requiert une véritable intelligence ! Les articles sur les intelligences multiples qui fleurissent de partout nous le démontrent constamment !

Et pourtant, nous manquons de plus en plus de main d’œuvre qualifiée ! Ces filières ont une mauvaise étiquette ; elles sont trop souvent associées à un échec dans le général et à la relégation.

outils

En effet, en cas d’échec dans le secondaire général, l’état donne le choix entre la relégation et le redoublement.

Une solution pour réduire le redoublement qui lui coûte si cher ?

Qu’en est-il du jeune qui, et c’est de plus en plus rare, a déjà une idée précise de son orientation mais dont les parents redoutent la réputation de la filière technique ?

Une remise en question s’impose ! Les formations qualifiantes devraient faire l’objet d’un véritable choix !

Le « décret inscription », mit sous le feu des projecteurs il y a quelques années, a soulevé beaucoup de résistances.

En augmentant l’hétérogénéité des classes, il a entraîné plus d’exclusion qu’autre chose mais ne le fustigeons pas trop…

Il a amorcé une réflexion sur les mécanismes d’intégrations des jeunes : gardons à l’esprit que la mixité sociale, même si elle peut faire peur, s’avère un réel cadeau à faire à nos enfants. La diversité est source de richesses, de tolérance et de compréhension de l’autre. Que de belles valeurs à leur enseigner !

Que dire de l’enseignement par compétences invoqué dans le « décret mission » ?

L’objectif de ce décret est de rendre les jeunes aptes à résoudre des problèmes et à réaliser des tâches. Mais, les compétences que l’on retrouve dans les référentiels tels que les «  Socles de compétences » en primaire sont, le plus souvent, d’ordre général et terriblement complexes. Comment les enseignants peuvent-ils savoir ce qu’il faut mettre derrière ces termes, comment les enseigner et comment les évaluer ???

Exagération ? Vérifiez par vous-même ! Allez donc jeter un œil curieux sur le site enseignement.be

Face à ces décrets, l’auteur adresse une demande à l’état :

«  Au lieu de dire aux enseignants comment ils doivent faire pour bien enseigner, disons –leur où ils doivent arriver avec leurs élèves et laissons-les trouver la meilleure stratégie

pour atteindre l’objectif. L’important étant d’accompagner au mieux les élèves en respectant leurs besoins tout en variant les approches et les méthodes d’apprentissages. »

 En d’autres termes, rendons leur autonomie aux enseignants et aux écoles tout en leur indiquant clairement les objectifs à atteindre et ils retrouveront leur motivation intrinsèque ! Celle-ci les rendra plus créatifs et performants : un enseignant passionné passionne ses élèves !

Acteurs et autonomes, les enseignants se sentirons revalorisés. Et il est grand temps, car la profession compte de plus en plus d’abandons en début de carrière !

Quand on parle d’enseignants, les premières choses qui viennent à l’esprit de monsieur et madame « Tout le monde » c’est : horaire et congés. Peu de gens pensent à la réalité du métier.

Certes, les enseignants ont un horaire qui semble plus favorable que celui des autres professions. Mais, l’enseignant, contrairement, à la plupart des travailleurs, ne termine pas sa journée dès la porte du domicile franchie : préparations, corrections, travail administratif, conseils d’équipes, entretient du local et du matériel,…

«  Le nombre d’heures prestées en classe doit être multiplié par deux pour refléter la réalité du travail d’un enseignant faisant normalement son boulot. »

L’auteur conclu :

«  Il faut valoriser le travail de l’enseignant en lui donnant de la visibilité : ajuster leur temps de présence à l’école et alléger les missions d’instructions. Il faut leur proposer des outils didactiques variés et de qualité, simplifier et alléger les programmes. Alors, les enseignants pourront élargir leurs missions d’éducation et de socialisation. »

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Envie d’en savoir plus ?

 

En résumé version Mind Map :

Revaloriser l'école sans tabou

 

 

Article Olivia BOCQ pour Nomadity.