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Comment mémoriser toutes les explications du professeur

Il vous est tous déjà arrivé de rêvasser en cours.

Peut-être était-il trop compliqué, vous ne compreniez pas les propos du professeur. Ou trop long et, malgré de nombreux efforts, impossible de maintenir votre attention, vous faisant rater quelques informations importantes.

Ou encore le professeur était ennuyeux. Ça arrive, eux-mêmes ne sont pas libres de leurs méthodes et sont soumis à un système qu’ils ne peuvent outrepasser. Ou simplement le cours ne vous intéressait pas, malgré tous vos efforts et ceux de votre enseignant, impossible de focaliser votre attention.

Moi aussi ça m’est arrivé. De nombreuses fois, et ce même alors que le cours était intéressant et le professeur intriguant. Il pouvait même m’arriver de somnoler violemment, vous savez, ce moment où vos paupières faillent à leur seule mission : lutter contre la gravité.

Hormis si vous manquez de sommeil, ces scénarios ne devraient pas se produire. L’École (de nos plus jeunes années aux études supérieures) devrait être un lieu de vie, où chaque étudiant déborderait d’envie d’apprendre. Ce devrait être un lieu de bonheur aussi, où personne ne s’ennuie, où tout le monde s’épanouit.

Mais c’est loin d’être le cas.

Je m’appelle Valentin RozéDonc ça n’est pas moi sur la photo. De rien. » – Captain Obvious)

A ce jour, je suis encore étudiant en faculté de psychologie. J’ai eu l’occasion de fréquenter différentes structures scolaires, et toute avait cette caractéristique commune d’être ennuyeuse. A chaque fois, certaines personnes, certains acteurs de l’enseignement essayaient de se démener pour mettre un peu de couleur dans ces lieux moroses, mais ça n’était pas suffisant.

Durant longtemps, ça ne m’a pas choqué. J’étais conditionné à croire que l’Ecole se déroulait ainsi, dans la souffrance et la fatigue.

Je croyais que c’était à moi, l’élève, l’étudiant, de m’adapter. Puis, au fil de lectures et de conférences, j’ai commencé à porter un regard nouveau sur ces structures.

Et si c’était l’École qui devait s’adapter ? Et c’était aux acteurs de l’enseignement de changer leurs méthodes ? Et si ces élites régissant ce système avaient tort ?

Aujourd’hui je l’affirme, elles ont tort. Sur toute la ligne, et si elles ne sont pas décidés à changer, alors je serai de ceux qui amorceront ce changement, il n’y a pas de temps à perdre à attendre que ces feignasses arrogantes se remettent en question.

C’est avec cet objectif que j’ai lancé Marginal Sup’  : changer l’École. Je veux créer un nouveau système évolutif, qui rendra l’École réellement efficace et infiniment plus attrayante.

Parlons maintenant de ce pourquoi vous êtes venus lire cet article. Depuis un moment maintenant, j’use de différentes techniques et stratégies de mémorisation. Dans un premier temps, c’était pour réduire le temps que je devais consacrer à l’École. Et ce fut franchement efficace.

Mais j’ai décidé d’aller plus loin, et de créer mes propres méthodes à partir de celles existantes. Sur Marginal Sup’, j’enseigne aux étudiants à utiliser correctement leur mémoire, de sorte à maximiser leurs résultats (qu’il soit question de satisfaction personnelle, de soif d’apprendre ou de vulgaires notes) scolaires, universitaires.

Aujourd’hui, j’aimerai partager avec vous une technique dont vous n’avez très probablement jamais entendu parler pour mieux comprendre et mémoriser « en direct » le savoir que vous transmet un professeur lors de son cours.

Cette technique n’a d’ailleurs pas de nom, alors si à la fin de l’article, vous avez une proposition, lâchez-vous ! (promis, je vous citerai durant des années si votre trouvaille m’interpelle)

Cette technique s’organise en 3 étapes et nécessite quelques préparatifs, alors sans plus tarder, voici comment vous devez opérer pour maximiser votre efficacité en cours.

Avant de démarrer la méthode

1) Créer une table de rappel

 La table de rappel est une stratégie de mémorisation très répandue. Celle-ci consiste à coder des images dans des nombres afin de les utiliser comme « rappel » de ces images. Les nombres que vous allez coder iront de 0 à 99, et chacun d’entre eux aura son image attitrée.

Créer une table est très simple, mais vous allez avoir besoin d’un autre outil pour faciliter sa création et renforcer son efficacité : le major system. Si la table de rappel constitue un nouveau langage, alors le major system est son alphabet.

Le voilà  :

ChiffreSon
0"Ss / C" ou "Z"
1"T" ou "D"
2"N"
3"M"
4"R"
5"L"
6"J" ou "Ch"
7"K" ou "Gu"
8"F" ou "V"
9"P" ou "B"

A chaque chiffre correspond une consonne. A partir de ce système, vous allez chercher des mots (des images) correspondant à la phonétique des nombres à relier.

Par exemple :

  • Poisson = 90 (« P » puis « Ss »)
  • Café = 78 (« K » puis « F »)
  • Zoro = 04 (« Z » puis « R »)
  • Lapin = 59 (« L » puis « P »)

Seule compte la phonétique des consonnes. Aussi, vous pouvez prendre quelques libertés, en faisant des mots de 3 ou 4 syllabes, car seules les 2 premières seront utiles (puisque votre table va de 0 à 99). Comme ici :

  • Papillon = 99
  • Étagère = 16 (et non 164)

Je pense que vous avez saisi le principe. N’oubliez pas, c’est votre première table de rappel, pas besoin de faire une « exception » tous les 3 mots, faites simple, votre table n’en sera que plus mémorable.

Celle-ci nous servira tout au long de la méthode, construisez-la avec soin.

2) Connaître cette table de rappel

 Les préparatifs ne sont pas finis. Presque. Avant de mettre en pratique votre nouvel outil, vous allez devoir le connaître. Par cœur.

Vous allez donc devoir la répéter, la revoir. Cela prend très peu de temps alors faites-le 2 fois par jour jusqu’à ce que vous la maîtrisiez. C’est très important que vous la connaissiez sur le bout des doigts, car il en va de votre attention. Vous comprendrez très vite en lisant la suite, mais pour résumer, un outil connu par cœur est un réflexe, il n’est donc pas nécessaire de se concentrer dessus (comme lorsque vous jouez aux jeux-vidéos, si vous connaissez les touches par cœur, elles sont alors un réflexe et vous ne regardez jamais ni la manette ni le clavier).

Par cœur, j’entends la maîtrise, pas l’apprentissage. Je ne vous demande absolument pas de vous fracasser le crâne à coup de répétitions ininterrompues pendant 1 heure, mais de revoir 10 à 20 nombres plusieurs fois par jour pendant 2 minutes, ce sera bien plus efficace.

Voilà, vous êtes prêts à pratiquer. Et juste avant d’entrer dans le vif du sujet, vous allez comprendre les raisons de l’efficacité de cette technique.

Pourquoi cette méthode est très efficace ?

Le fonctionnement de votre mémoire

Les 3 types de mémoire importants dans cette méthode

Peut-être ne le saviez-vous pas, mais dire « la mémoire » est un abus de langage. On devrait dire « les capacités mémorielles » ou un terme du genre, mais passons, ça n’est absolument pas le plus important. Cependant il faut que vous sachiez que vous avez plusieurs types de mémoire, chacune a sa fonction et toutes sont interdépendantes.

Ici, je ne parlerai que des 3 plus importantes pour cette méthode.

La mémoire de travail

C’est elle qui vous permet de comprendre le monde qui vous entoure, cet article, ou la conversation de vos voisins qui vous distrait. Elle sature très vite car son but n’est pas de retenir des informations brutes. Non, son rôle, c’est synthétiser. Elle ne fait que ça, en permanence, des synthèses. A la fin d’un film, vous ne vous rappelez généralement que de l’histoire, des émotions ressenties, de quelques répliques, de certains décors, etc. Pas du script exact. C’est normal, il ne vous reste qu’une synthèse.
Au passage, cette mémoire sature au bout d’environ 15 secondes, alors ne comptez pas sur elle pour mémoriser à long-terme.

La mémoire épisodique

C’est la « mémoire des souvenirs ». Grâce à elle, vous êtes capables de vous remémorer un événement en fonction du contexte (émotionnel, temporel, etc) dans lequel vous l’avez vécu. Qu’avez-vous mangé hier soir ? Que faisiez-vous le jour de votre dernier anniversaire ? Pour me répondre, vous allez vous replonger dans le contexte puis trouver l’information.

Parfois ce processus va très vite, car le souvenir est extrêmement bien ancré. Parfois ce processus ne se fait plus, car le souvenir/la connaissance/l’information est entré(e) dans la dernière mémoire présentée ici.

La mémoire sémantique

C’est la mémoire du sens, des connaissances définitives, etc. Tout ce qui est acquis, en terme de savoir, est stocké dans cette mémoire. De plus, elle ne nécessite que très peu d’effort, car tout ce qui se trouve à l’intérieur relève du par cœur (la notion d’effort est importante pour la suite).

 

Les 3 phases de la mémorisation

 Et puisque j’aime le chiffre 3, je vais maintenant vous expliquer comment vous retenez une information. En réalité il y a beaucoup plus de phases, dont certaines sont très probablement encore inconnues, mais il est possible de les regrouper en 3 catégories, en 3 « phases principales ».

La phase d’encodage

C’est là que votre mémoire de travail entre en jeu. L’encodage désigne la compréhension, c’est dans cette période que vous assimilez des concepts et les synthétisez. Et (spoiler) c’est là que votre attention aura toute son importance.

La phase d’intégration

Ce vocabulaire fait très informatique. C’est à ce moment que vous allez user de la majorité des stratégies de mémorisation, leurs buts est d’ancrer dans votre mémoire les informations, afin que celles-ci s’en échappent plus difficilement.  C’est tout le principe de « retenir » une information, l’empêcher de s’enfuir. Plus une technique est efficace, plus cela signifie qu’elle vous a permis d’attacher solidement les informations. Et pour les attacher il faut créer des liens.

La phase de consolidation

Parce que si vous n’entretenez pas les liens permettant de retenir les informations, ils vont finir par céder. Vous devez donc les consolider, pour la mémoire cela signifie réviser (vous n’y échapperez pas!).

Les capacités de votre mémoire

J’y reviendrai après vous avoir expliqué la méthode, mais il faut que vous ayez ces deux idées en tête. Cette méthode est moins facile à mettre en place que la réalisation d’une Mind Map ou la création d’un palais mental, cependant, une fois maîtrisée, elles est redoutable. Et cette efficacité vient du fait que votre mémoire est absolument démentielle. A ce point qu’aujourd’hui on ne connaît pas l’étendu de ses capacités, mais à titre d’exemple, on sait qu’un cerveau humain est capable de mémoriser toutes les pages web existantes (deep web et dark web compris). C’est inutile, mais c’est faisable.

 L’importance de la concentration

 Cette méthode sera particulièrement axée sur les deux phases initiales, disons la totalité de la première et la moitié de la seconde pour vous donner une idée.

Elle mélange compréhension et techniques de mémorisation « en direct », d’où le mélange. Cependant, cette technique nécessite de la concentration. De base, elle vous forcera à focaliser votre attention sur le cours, car sinon vous échouerez à la mettre en place, mais elle nécessite un effort de votre part avant même que le cours commence. Vous devez vous préparer. Voici mes quelques petites recommandations :

  • Coupez votre téléphone, il suffit d’une notification, d’un SMS pour vous arracher à l’instant présent et perdre le fil.
  • Prenez de longues inspirations en vous concentrant sur chacune d’entre elles avant que le cours ne commence, disons pendant 30 secondes. Je ne vous demande pas de méditer, mais simplement de faire ce petit exercice, qui vous aidera à focaliser votre attention sur une seule tâche. C’est votre échauffement.
  • Prévenez les voisins avec lesquels vous avez l’habitude de bavarder. Lycée, faculté, écoles, il arrive à tous et partout de discuter, mais cette fois : non. Sinon changez de place.

Je pense que vous êtes prêts, l’apéritif est terminé, passons à table.

Comment mémoriser « en temps réel » ?

1)Arrêtez de tout noter

Si votre objectif est que votre cahier soit plus fourni que votre mémoire, vous faites fausse route. Même si vos cahiers possèdent l’ensemble des informations qui vous ont été dispensés, si vous êtes incapables de les mobiliser « de tête », elles sont presque inutiles.

Première petite règle : ne prenez pas note de ce que vous maîtrisez…pure perte de temps.

2)Votre mémoire est plus efficace que votre cahier

 Sa capacité de stockage est infiniment supérieur, mais vous le savez déjà. Simplement, il sera plus facile de mobiliser un savoir compris qu’un savoir écrit. Cela paraît évident, et pourtant, combien de personnes continuent à absolument tout prendre en note, sans se poser de question, simplement pour avoir l’intégralité du cours au mot près et pouvoir le retravailler « à la maison ». Déjà, tout le monde sait qu’elles n’en feront rien, elles les premières, mais en plus c’est inefficace.

J’ai déjà vu des personnes qui recopiaient les corrections d’exercices sans même les avoir lus ! Hallucinant (hé, si vous le faisiez, c’est un temps révolu n’est-ce pas ? Après cette ligne, vous êtes une personne différente, deal ?).

 3)Arrêtez de procrastiner la compréhension

C’est tout le sujet de l’attention. Malheureusement, la plupart des cours ont cette particularité de ne pas être passionnant (ici, je parle pour le cas français). Je ne blâme pas les professeurs, ils ont un programme et des méthodes à respecter, bien que leur efficacité soit discutable (celle des méthodes). Il n’en reste qu’il n’est pas très aisé de rester attentif du début à la fin du cours. C’est un effort.

Mais vous devez faire cet effort, vous devez vous focaliser sur la compréhension du cours et non sur le recopiage. C’est vrai, c’est plus facile et ça vous donne l’impression de travailler, d’être actif. Mais il n’en est rien, vous êtes en « pilote automatique ». Votre attention est ailleurs. Ce manque d’attention vous est peut-être déjà arrivé lorsque vous lisiez. Vous avancez dans votre roman, entamez un nouveau chapitre, lisez 2, 3, 4 pages et d’un coup, vous vous rendez compte que vous ne savez absolument plus où en est l’histoire. Les dernières pages sont comme absentes de votre mémoire. Pourtant vous les avez lu, vous en êtes certains.

Manque d’attention.

Copier est facile, comprendre l’est moins. Si vous préférez le copiage à la compréhension, vous procrastinez en plein cours.

 4)Utilisez votre table de rappel

 Les bases sont donc établies, vous devez être focalisés sur le cours et arrêter le recopiage. Maintenant, vous allez apprendre comment « prendre des notes mentalement ». Ce processus va vous forcer à synthétiser les informations et à les stocker dans votre mémoire en créant des liens avec votre table de rappel (ça y est, elle est enfin utile!).

5)Créez des associations mentales

Vous allez synthétiser les informations et les associer à des images, et cela en vous basant sur votre propre imagination.

Si par exemple Kennedy vous fait penser à Ken le Survivant (ou Ken le copain de Barbie, tout dépend de vos références), utilisez ce personnage comme image. Si la poussée d’Archimède vous fait penser à Brett Archibald (le gars dont l’histoire a inspiré le film ALONE, si vous l’avez vu vous voyez le lien), utilisez-le comme image.

Le but est que chaque point, chaque passage important soit représenté par une image. Ces points importants constituent le tronc et les branches principales de l’arbre symbolique de votre cours, s’ils sont solides, le reste tiendra « tout seul ». 

6)Créez des histoires découlant de ces associations

Ensuite, il vous faudra créer des histoires à partir de ces associations et de votre table de rappel. Le principe est simple, chaque nombre de votre table constitue le moment initial d’une histoire.

Pour créer ces histoires, vous allez faire interagir chaque image avec la précédente et la suivante, le tout en partant de l’image de votre table.
Faites en sorte que vos histoires soient drôles, loufoques, sensationnelles, qu’elles fassent appel à des références cinématographiques ou littéraires (dans le déroulement du scénario), cela fera appel à votre mémoire épisodique, une de vos mémoires à long-terme.

Donc, vous partez de l’image « racine » de votre table de rappel, et créez une histoire « en direct » pendant le cours, au fur et à mesure que vous comprenez les informations et les points clés. Ne cherchez pas à prendre de l’avance, à aller trop vite, normalement, chaque point clé est évoqué suffisamment longtemps pour que vous ayez le temps de l’intégrer dans votre histoire.

Aussi, vous possédez normalement une table de rappel de 100 images. Alors, à moins que vous soyez obligés de suivre 100 cours différents par jour, créez plusieurs histoires par cours. Ce sera plus simple. Si votre cours se compose de 5 sous-parties différentes, alors chacune d’entre elle mérite sa propre histoire, vous utiliserez donc les 5 premières images de votre table. Et vous reprendrez à la 6ème pour le cours d’après.

Cette première étape (la plus importante et primordiale de toutes) vous permet de rester concentré tout le long du cours, donc de mieux comprendre les principes fondamentaux de celui-ci. Mais quelques détails risquent de vous échapper, même si vous mémoriserez déjà mieux qu’avant.

Alors, comment on fait pour les détails ?

Ce que vous devez faire en plus des histoires

Voilà ce que vous allez faire :

⦁ Pour chaque cours, vous avez plusieurs histoires. Pour chaque histoire, vous avez un point de départ, l’image de votre table, qui correspond à un nombre. Donc, à chaque cours vous prendrez une feuille différente (« Que de nouveautés Val ! »), noterez le titre de celui-ci et le nom de chaque sous-partie, ainsi que son nombre correspondant.

⦁ En dessous de chaque sous-partie, vous allez prendre des notes. Mais de vrais notes ! C’est à dire une date, une formule, les résultats d’une expérience sous forme de données (un pourcentage, une réponse dominante), etc. Ça doit être hyper synthétique, sinon vous focaliserez votre attention sur votre feuille au lieu du cours. Faites comme si vous deviez prendre toutes les notes d’un cours sur un post-it, et n’ayez pas peur d’oublier à quoi vos notes correspondent, car vous aurez en tête la structure principale de votre cours, vous vous souviendrez à quoi correspond chaque trait de crayon (ayez confiance en votre extraordinaire mémoire).

⦁ A la fin de chaque cours, vous jetez rapidement un œil à vos notes (genre vraiment rapidement, 30 secondes).

⦁ A chaque nouveau cours : nouvelle page, et vous reprenez là où vous vous étiez arrêtés dans votre table de rappel. Si le 1er cours va de l’image 0 à l’image 7, le deuxième commencera à la 8ème.

Ce que vous devez faire le soir

Restitution de mémoire

La phase 1 est terminé (relativement, on peut toujours approfondir, améliorer la maîtrise, mais dans ce cas il faudrait faire la division des 3 phases en une multitude de processus cycliques, bref, une autre fois peut-être). De plus, vous avez entamé l’intégration en mémoire avec les techniques vues précédemment.

Je ne vais pas vous expliquer ici comment ancrer à long-terme vos connaissances, il existe de nombreux articles sur le sujet, notamment sur Nomadity ou dans mon guide disponible sur Marginal Sup’. Aussi, c’est à vous de voir quelles techniques vous vont le mieux, celles dont l’utilisation vous fait le plus plaisir (c’est important le plaisir dans l’apprentissage, primordial même).

Vous allez donc directement passer à la troisième phase : la consolidation.

L’importance de la répétition

Si c’est la première fois que vous lisez un article sur la mémorisation, alors vous allez faire une découverte. Si ça n’est pas le cas, alors je vais vous ressortir une courbe que vous avez vu dans quasiment tous les articles sur la mémorisation, j’ai nommé : la courbe du désespoir.

**courbe de l’oubli**
(« Tremblez, infidèles! »)

Aussi appelée la courbe de l’oubli ou la courbe d’Ebbinghaus (plus classe).

Le principe est que, sans répétition, vous allez oublier la majorité de votre cours, la très grande majorité même. Cependant, pour innover un peu aujourd’hui, je vais aussi vous présenter l’avantage de l’oubli (dans cette technique).

D’abord, vous vous rendrez compte que cette courbe n’est pas fataliste. A chaque répétition, à chaque révision, vous allez réactiver vos connaissances, vos acquis, et l’oubli sera de plus en plus diffus. Vous devrez donc revoir les cours du jour (vous savez, toutes ces fois où on vous a dit de relire votre cours le soir même, eh bien là l’École a raison).

Mais vous allez revoir d’une manière différente, vous allez faire du ré-assemblage. Mais soyez tranquilles, tout va bien se passer, si vous avez bien appliqué la 1ère étape, le reste se passera tout seul.

Prenez vos notes, prenez ce qui vous reste de concentration.

Vous allez faire une synthèse de chaque cours que vous avez eu le jour même, tous, sans exception (restez calmes).
Le but n’est pas de faire une restitution parfaite (de toute manière vous n’y arriverez pas), mais une simple réactivation. Vous avez plein d’histoires en tête, vous allez les utiliser.

Vous allez opérer de la manière suivante pour chaque cours :

  • Prenez une fiche, inscrivez le nom du cours
  • Remémorez-vous toutes les histoires (grossièrement, le but est qu’il y ait chaque élément) du cours en question
  • Écrivez pour chaque sous-partie ce dont vous vous souvenez, en vous aidant de vos quelques notes. Pas de phrase, pas d’explication, écrivez l’essentiel. Les mots-clés, les liens (faites des flèches), la chronologie, etc, mais de la manière la plus synthétique possible. Si vous vous comprenez, pas besoin de vous l’expliquer. Vous êtes seul(e)s devant votre feuille je vous rappelle.
  • Essayez de ne pas passer plus de 5 minutes par cours, ça vous entraîne à être rapide et concentré (chronométrez-vous). Cependant, si vous eu 2 cours de 4 heures dans la journée, passez 10 minutes pour chacun d’entre eux, 5 c’est un peu juste.
  • Faites une pause d’une minute (une vraie minute) et passez au cours suivant.
  • Vous avez fini ? OK, c’est bon pour aujourd’hui.

 

Vous avez bâti les fondations

Ce que vous venez de faire, c’est la première réactivation de vos connaissances. De plus, vous avez réalisé cette étape juste avant de dormir, ce qui est particulièrement bon pour la consolidation des connaissances nouvellement acquises.

Par analogie, vous venez de renforcer le tronc et les branches principales de l’arbre de chacun de vos cours. Ainsi, lors de vos futures révision et lectures, vous ajouterez les branchettes, les feuilles, etc (mes bases en biologie végétales sont quelque peu…faiblardes).
Mais vous avez compris, il sera maintenant beaucoup plus simple de mémoriser les détails de chaque cours, car vous possédez les bases fondamentales.

Dernière étape le lendemain matin.

La relecture

Cette étape est assez simple, il vous suffit de relire vos cours et prises de note de la veille, votre synthèse aussi, que vous pourrez comparer au cours de base (oui, ça suppose que vous ayez le cours de base, je vais m’expliquer sur ce point dans la partie : Une méthode qui ne s’applique pas systématiquement).

Mais en tout cas, relisez ce que vous avez en votre possession, c’est suffisant, pas besoin de recherches supplémentaires. C’est une nouvelle réactivation.

Cependant, ne revoyez pas les histoires dans votre table de rappel. Car celle-ci doit servir à nouveau, vous devez les oublier.

L’avantage de l’oubli

Eh oui, heureusement qu’on oublie aussi, sinon il serait impossible de structurer vos souvenirs, votre savoir. Or votre mémoire adore l’organisation (c’est pour ça que vous faites des mind maps par exemple).

Si vous ne devez pas revoir les histoires ancrées dans votre table de rappel, c’est justement pour les oublier. Ainsi, la table sera réutilisable. Il est cependant possible qu’il vous en reste quelques-unes le lendemain. Aucun souci, vous avez 2 solutions :

  • Soit vous « écrasez » les histoires précédentes en créant d’autres histoires « par-dessus ». C’est à dire que vous réutilisez les mêmes paires nombre/image afin d’ancrer vos nouveaux cours. Les nouvelles histoires prendront la place des anciennes, n’ayez pas peur de confondre, vous saurez faire la différence entre l’ancienne et la nouvelle et vous focaliserez sur la dernière.
  • Soit vous vous laissez un peu de temps pour oublier les histoires et utilisez d’autres nombres dans votre table de rappel. Celle-ci fait normalement 100 images, il est donc peu probable que vous les ayez toutes utilisées. Si jamais c’est le cas, repassez à la première solution et effacez le vieilles histoires.

Si vous arrivez systématiquement à la fin de votre table de rappel, peut-être sera-t-il judicieux de l’agrandir ou d’en créer une deuxième, mais dans le deuxième cas vous devrez instaurez une règle singulière lors de sa création, afin d’éviter les confusions avec la première. (Laissez certaines informations s’évaporer)

Une méthode qui ne s’applique pas systématiquement

Cette méthode comporte cependant une faiblesse, elle dépend énormément du contexte. Ceci est une liste non-exhaustive des cas où vous ne devriez pas l’utiliser (ou seulement si vous la maîtrisez vraiment bien).

Aucun support de cours

S’il est impossible d’avoir accès à des supports de cours, des diaporamas, des fichiers texte ou des feuilles polycopiés, alors vous devriez éviter. Peut-être pourrez vous combler cette faiblesse en usant du support d’autrui, de quelqu’un qui copie absolument tout mais vous seriez dans ce cas dépendant de quelqu’un d’autre pour l’apprentissage de vos cours, ce qui s’appelle de la coopération. Et la coopération à l’École s’appelle de la tricherie (sauf dans certains rares cas bien moins importants).

De plus, dans un contexte de compétition, il n’est pas désirable de dépendre d’un autre élève (concours, etc).

Un texte et c’est tout (enseignant inactif, etc)

Si vous avez la chance d’avoir un professeur passionnant, qui sait capter votre attention sans que vous n’ayez à faire d’effort, vous êtes chanceux. Cependant, le système (français) n’encourage pas vraiment les professeurs à s’épanouir en classe. Dommage.

Peut-être avez-vous un professeur qui passe la majorité de son temps à vous donner des textes à lire en classe et ne parle que très peu, ne discute pas, n’échange pas avec vous sur le texte mais se contente d’avancer et de passer aux prochaines explications en supposant que le texte est acquis.

Dans ce cas, c’est triste à dire mais vous allez devoir vous focaliser sur le texte en question, analyser la structure, trouver vous-même l’information. Cela vous laisse généralement peu de temps pour la synthétiser et créer des histoires. Parce que ces textes sont très généralement plus difficiles à comprendre que les explications adaptées d’un enseignant.

De plus, vous risquez de divaguer plus facilement, car vous pouvez vous le permettre. Et puisque vous avez le choix, garder un haut niveau d’attention requiert une certaine auto-discipline.

Vous pouvez essayer, mais si vous vous sentez en difficulté, arrêtez. Vous réessaierez lorsque vous maîtriserez davantage la technique, chose que vous apprendrez avec les quelques exercices que j’ai à vous proposer en-dessous.

Session d’exercices

Si vous devez choisir entre appliquer la méthode ou réaliser des exercices, préférez les exercices. Cela revient à pratiquer, et c’est un des meilleurs moyens de comprendre l’information (avec la discussion et l’enseignement).

Donc si votre heure de maths est constituée d’exercices à réaliser, faites-les.

Environnement non adéquate

Cette méthode consiste à vous faire comprendre et mémoriser plus efficacement les cours auxquels vous assistez, notamment en vous « forçant » à atteindre un certain seuil d’attention. Et pour maintenir cette attention, vous avez besoin d’un environnement propice.

Alors si vous êtes dans une classe bruyante, un amphi empli de murmures, il sera difficile de maintenir ce seuil. Si en plus le professeur doit faire des « rappels à l’ordre » (je déteste cette expression, elle donne tellement raison à la phrase « L’École est une prison »), il vous sera compliqué de suivre attentivement le cours.

Vous remarquerez donc qu’il y a des cours où cette méthode s’applique bien mieux que d’autres, à vous de savoir les différencier, à vous de vous adapter au mieux (jusqu’au jour où l’École s’adaptera enfin aux étudiants, on y travaille).

Une méthode qui exige un peu d’entraînement

Une question d’habitude

Ici, rien de secret, plus vous avez l’habitude de pratiquer, plus la pratique devient facile. Puisque cette méthode n’est pas aussi simple à mettre en place que la création de mind map ou l’élaboration d’un palais mental, je vous conseille de vous entraîner avant de l’appliquer en cours.

Mieux vous serez entraînés, plus vous saurez créer des histoires rapidement (et la rapidité est déterminante ici).

Une question d’endurance

La mémoire, ça n’est pas un sprint, c’est un marathon. Il faut de la technique et de l’endurance. Or cette deuxième caractéristique est un peu plus dur à acquérir que la première. Dans les concours de mémorisation, ce qui différencie le plus les participants, ce ne sont pas les techniques (tout le monde a plus ou moins les mêmes), c’est la capacité à les appliquer sur la durée.

Car il est très éprouvant pour un non-initié de mettre en pratique ces techniques longtemps (apprentis jedis, il va falloir vous entraîner si vous voulez maîtriser la Force). La bonne nouvelle est qu’il est simple de s’entraîner. De plus, votre niveau augmentera vite, vous serez plus efficaces et plus endurants en peu de temps (garanti sans pilule).

Comment s’entraîne en dehors des cours ?

Je vous propose ici quelques exercices à réaliser pour vous entraîner. De plus, ces exercices vous permettront d’apprendre quantité de concepts intéressants, c’est du 2 en 1 (parce qu’on est comme ça chez Marginal Sup’ : le cœur sur la main). Je les ai classés par ordre croissant de difficulté :

  • Pratiquer avec des conférences Ted (ou Tedx) : ces conférences ont 2 avantages, elles sont courtes (10 à 20 minutes) et elles captent facilement votre attention, car les intervenants ont été formés à la prise de parole en publique. Les conférences sont courtes, résumez chacune d’entre elles en une histoire.
  • Pratiquez avec de longues conférences : celles qui font entre 1h30 et 2h. Elles sont plus difficiles car plus longues. Essayez de choisir celles de personnes captivantes. L’avantage est que vous pouvez mettre en pause la conférence s’il vous faut un peu de temps pour créer votre histoire.
  • Pratiquez lors des cours faciles : ou dans lesquels vous avez des facilités. Ici, vous n’avez plus la possibilité de mettre sur pause (ou alors expliquez-moi comment vous faites, il y a quelques personnes que j’aimerai mettre en pause). Lorsque vous maîtriserez cet exercice, vous serez capables d’appliquer la méthode dans tous les cours que vous aurez choisi. Mais voici quand même un dernier exercice de perfectionnement.
  • Pratiquez avec des conférences Ted accélérées : que vous les mettiez en x1.5 ou en x2, celles-ci restent compréhensibles. Maintenant la difficulté est qu’en plus de comprendre à cette vitesse, vous devez synthétiser et créer une histoire. Pour pimenter le tout, essayez de ne pas les mettre en pause (en tout vous pourrez considérer maîtriser cette exercice lorsque vous saurez le faire sans pause). Toujours pareil, 1 conférence = 1 histoire.
    Si vous êtes chaud bouillant : conférence de 2 h en x2 sans pause.
    Level sup : la même chose, en anglais.
    Level sup sup : John Moschitta Jr (bon courage)

Une fois ces 4 exercices maîtrisés (les 4 premiers, pas les variantes « sup » inutiles), les cours vous paraîtront lents, si bien qu’il sera facile pour vous d’effectuer les différentes tâches requises par cette méthode. Vous saurez aussi prendre de plus en plus de notes « de tête », ce qui améliorera encore votre compréhension.

Je sais, vous ne vous attendiez peut-être pas à une technique de ce « niveau », car oui, il risque d’être un peu difficile de la mettre en place au début, en tout cas vous devrez faire quelques efforts et investir un peu de temps en dehors des cours. Mais ça n’est pas un sprint, votre objectif n’est pas de la maîtriser dans 2 jours.

Prenez votre temps, le jeu en vaut la chandelle. Exercez-vous régulièrement pendant 2 semaines et vous verrez alors l’énorme différence au niveau de votre compréhension et de votre mémorisation lors de ces cours que vous trouviez difficiles.

Faites le test, essayez déjà une première fois avec une conférence Ted (parmi celles qui ont beaucoup de vues, c’est souvent un signe de la capacité des conférenciers à captiver le public). Faites des pauses, prenez le temps de créer vos histoires tout en prenant quelques notes, faites une synthèse plusieurs heures après et si possible, regardez à nouveau la conférence le lendemain (en plusieurs fois s’il le faut).

Vous prendrez vite goût à appliquer mes quelques conseils.

Cette méthode est assez récente, je ne m’en attribue pas la paternité mais je n’en ai jamais entendu parler comme je vous l’ai exposé. Alors vos retours m’intéressent énormément, partagez-les en commentaire ci-dessous ou contactez-moi.

Pour m’envoyer un mail, c’est très simple, j’ai réalisé un guide sur Marginalsup grâce auquel vous apprendrez à mémoriser vos cours à très long-terme (c’est à dire qu’il porte surtout sur les phases 2 et 3 de la mémorisation). Cliquez sur « Marginalsup » et téléchargez le guide, je vous l’enverrai par mail, il vous suffira de répondre à celui que je vous ai envoyé. Et si vous avez une difficulté concernant la mémorisation, peu importe le problème, vous pouvez me contacter aussi.

Je remercie encore une fois Cindy de m’avoir permis de publier sur Nomadity, ce fut un réel plaisir de partager avec vous cette méthode. Et merci à vous de m’avoir lu jusqu’au bout, votre curiosité est flatteuse.

Et retenez ceci, votre mémoire est exceptionnelle, il ne tient qu’à vous d’essayer et de vaincre vos doutes !

A bientôt sur Marginal Sup’ ! Valentin.

 


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12 conditions pour bien mémoriser

1/ Il est essentiel d’être attentif pour mémoriser.

Être attentif en cours, vous permettra de mémoriser plus facilement.

Avant de commencer à étudier, il est important de vous créer un petit rituel de concentration qui vous permettra de garder votre attention pour apprendre.

2/ La mémoire a besoin d’un but pour accepter de stocker les informations.

Elle conserve plus facilement des données qui peuvent lui servir, lui être utiles.

Il est donc important de se fixer des objectifs motivants et de chercher à savoir à quoi va vous servir l’information que vous voulez mémoriser.

image objectif

3/ Mémoriser, c’est stocker une information aujourd’hui pour la retrouver à l’avenir.

Lorsque vous étudiez, projetez-vous le jour où vous devrez utiliser ces nouvelles informations (par exemple le jour de l’examen). Imaginez les questions qui vous seront posées.

4/ Votre hygiène de vie a un grand impact sur votre mémoire.

Soignez la qualité de votre sommeil et accordez-vous des temps de repos. Le manque de sommeil diminue votre mémoire.

Votre alimentation influence la chimie de votre cerveau et donc votre concentration et votre capacité de mémorisation. Privilégiez les fruits et légumes crus et bios. Evitez les produits industriels, les produits laitiers, le gluten, les sucres rapides… Supprimez le micro-ondes. Pensez à boire suffisamment d’eau.

Bougez et marchez en nature chaque jour.

image étudiante

5/ La mémoire ne s’use que si on ne s’en sert pas.

Cela veut dire que vous pouvez apprendre à tout âge.  L’important est de rester actif et d’entrainer votre mémoire.

6/ La mémoire à long terme nécessite des stratégies, une méthode.

Il existe de nombreuses stratégies. Il est important de bien vous connaitre pour utiliser les stratégies adaptées à votre profil pédagogique.

7/ Pour mémoriser, il est essentiel de réactiver l’information.

La mémoire a besoin de répétitions. Planifiez un minimum de 5 répétitions pour les informations que vous voulez retenir à long terme.

image planifier

8/ La mémoire utilise les sens et les muscles pour capter les informations.

Nous avons tous un sens dominant. 65% des personnes ont un profil visuel et ont besoin de voir pour comprendre une information.  En combinant plusieurs sens, vous augmentez vos chances de mémoriser (regarder, écouter, parler, écrire, bouger, sentir…).

9/ La mémoire retient mieux ce qui est logique.

Organisez les informations à retenir et faites des associations avec ce que vous connaissez déjà. Le Mind Mapping est un super outil pour structurer et faire des liens entre les informations.

Mind Map avoir une bonne mémoire

10/ Le stress est l’ennemi de la mémoire.

Prenez le temps de vous relaxer avant d’étudier en faisant des exercices de respiration, de la méditation, une séance de sophrologie, du Brain Gym, du coloriage de Mandala…

11/ L’imagination est l’ami de la mémoire.

Lorsque vous étudiez, inventez des histoires, des chansons avec les mots à retenir, imaginez des moyens mnémotechniques, faites des dessins, des mimes…

12/ La mémoire a besoin de repos.

Faites des pauses fréquentes (toutes les 50 minutes). L’idéal est de rester actif : bouger, danser, aller prendre l’air, écouter un morceau de musique… Évitez les écrans d’ordinateur, téléphone, télévision… qui ont un effet stressant sur votre système nerveux.


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Caractéristiques et besoins scolaires des enfants aux dons « intellectuels » particuliers

« Tous les enfants présentent des dons divers »

 « C’est comme si à la piscine tu mettais un bon nageur dans un groupe où les enfants ont peur de l’eau… Au début, cela ne te gêne pas trop parce que tu penses qu’ils vont faire des progrès et puis, comme tu aimes l’eau, tu es content car tu peux y plonger. Ensuite, le professeur te force à mettre des flotteurs autour du ventre puis des brassards et lorsque tu veux nager, tu n’as pas le droit d’aller où tu n’as pas pied. Quand tu veux faire du sous l’eau ou plonger et bien c’est interdit car tu es obligé de garder les flotteurs comme les autres… alors, tu ressors de l’eau, tu te mets sur un banc et tu attends que ce soit l’heure du vestiaire… » Témoignage d’un élève de 9 ans à Haut Potentiel.

Tous les enfants présentent des dons divers…Chez les enfants à Haut Potentiel, plusieurs dons sont présents. Ils sont la conséquence de leur potentiel, de leur capacité à intégrer rapidement des notions complexes et variées. Alors que les dons artistiques, sportifs ou musicaux sont généralement bien perçus par l’entourage de ceux qui les manifestent, le don intellectuel semble souvent plus « dérangeant » car mal interprété. Dès lors, celui qui réussit toujours bien et qui sait toujours tout plus vite que les autres sera généralement « jugé intelligent ».

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Précisons qui sont ces enfants aux dons « particuliers » et tentons d’aménager les pédagogies pour mieux les aider dans leurs apprentissages.

« Être surdoué ne signifie pas être plus intelligent que les autres, mais fonctionner avec un mode de pensée, une structure de raisonnement différents. L’intelligence de l’enfant surdoué est atypique. C’est cette particularité qui rend souvent difficile son adaptation scolaire, mais aussi son adaptation sociale. C’est aussi grandir avec une hypersensibilité, une affectivité envahissante, qui marquent la personnalité. » Jeanne Siaud-Facchin, « L’Enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir »

En France, la notion d’E.I.P, Enfant Intellectuellement Précoce est utilisée pour parler des enfants surdoués. En Belgique, on parle plutôt de H.P, enfant à Haut Potentiel.

L’auteure Jeanne Siaud-Facchin préfère appeler les enfants surdoués, les « zèbres ». Le zèbre, cet animal différent, cet équidé qui est le seul que l’homme ne peut apprivoiser, qui se distingue nettement des autres dans la savane tout en utilisant ses rayures pour se dissimuler, qui a besoin des autres pour vivre et prend un soin très important de ses petits, qui est tellement différent tout en étant pareil. Et puis, comme nos empreintes digitales, les rayures des zèbres sont uniques et leur permettre de se reconnaître entre eux. Chaque zèbre est différent.

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Ces enfants « zèbres » ou encore HP montrent des hyperstimulabilités importantes. Celles-ci sont des réactions extrêmes et constantes en réponse à des stimuli internes et externes pouvant s’exprimer à travers 5 formes. L’augmentation de l’intensité, de la durée et de la fréquence sont des facteurs d’un développement du potentiel supérieur à la moyenne.

  • Hyperstimulabilité intellectuelle: se manifeste chez les enfants à Haut Potentiel par un besoin de comprendre, de savoir, de donner du sens.
  • Hyperstimulabilité émotionnelle: l’amygdale est une glande qui a pour fonction de décoder les émotions. Chez les enfants à Haut Potentiel, cette glande est en hyperactivité. Cela les rend très émotifs…tout est trop ! Ces enfants ne raisonnent pas avec leur intelligence mais avec leur cœur, ils sont très empathiques.
  • Hyperstimulabilité imaginative: les enfants à Haut Potentiel ont un sens de l’humour assez développé et souvent mal compris. Ils sont très créatifs et amènent souvent de nombreuses idées novatrices.
  • Hyperstimulabilité psychomotrice: l’activité cérébrale est permanente et certains enfants à Haut Potentiel sont hyper dynamiques. Ils reçoivent, parfois, de manière erronée, un diagnostic d’hyperactifs.
  • Hyperstimulabilité sensorielle: les enfants HP possèdent une grande acuité des 5 sens que l’on appelle « hyperesthésie ». Leur champ de vision est beaucoup plus large. Ils peuvent écouter plusieurs conversations à la fois et ils sont familiers avec le toucher.

Pour compléter ces caractéristiques, Jeanne Siaud-Facchin fait la distinction entre la pensée linéaire, valorisée à l’école et la pensée en arborescence prédominante chez les enfants HP.

« Les enfants HP ont un grand nombre de pensées qui leur viennent en même temps. Ne pouvant pas prendre un chemin linéaire, elles s’organisent en « arbre ». Cette pensée en arborescence est difficile à canaliser.»

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Selon l’auteure, les caractéristiques particulières des enfants HP amènent plusieurs conséquences sur les apprentissages. Il est important de les identifier afin de pouvoir proposer des pistes, des actions, des outils à ces enfants pour aborder au mieux leurs apprentissages.

  • La notion d’apprentissage n’a aucun sens pour les enfants HP: ils comprennent la notion mais ne l’apprennent pas. Ces enfants n’ont pas conscience de la manière dont ils sont arrivés au résultat.
  • Les savoirs sont reconstruits au moment des évaluations: les enfants HP utilisent leur propre méthode mais pour réaliser l’évaluation, ils sont obligés de retrouver la méthode scolaire.
  • Les processus métacognitifs ne fonctionnent pas: « Nous savons comment nous connaissons ce que nous connaissons »…Les enfants HP n’ont pas cette capacité.
  • Le sens de l’apprentissage n’est pas immédiat: les enfants HP ne comprennent pas pourquoi on leur demande d’apprendre. Ils ont besoin de sens !
  • L’implicite dans l’apprentissage : les enfants HP ont des difficultés à décoder l’implicite, ils s’attachent au sens littéral des mots.

La pédagogie enseignée à « ces zèbres » uniques doit être adaptée car :

« Un enfant HP est comme tout le monde, …mais plus ! 

  • Plus rapide parce qu’il capte plus vite mais plus lent parfois parce qu’il est perfectionniste,
  • Plus agité parce que plus d’énergie, mais aussi plus calme, quand il fixe son attention sur un sujet qui l’intéresse,
  • Plus sensible, plus affectueux, mais aussi parfois plus froid, indifférent quand il veut se protéger,
  • Plus généreux, mais aussi plus économe,
  • Plus indulgent, mais aussi plus exigeant,… » (www.douance.be)

Aménager les pratiques pédagogiques afin de permettre à un enfant HP de trouver sa place et de progresser en gardant sa motivation et son énergie à apprendre bénéficie aussi très souvent à tous les élèves de la classe.

Le point commun de ces démarches est de soutenir une pédagogie différenciée, dans laquelle chaque élève pourra trouver sa place en fonction de ce qu’il est.

Voici quelques pédagogies à privilégier en classe :

Pédagogie du projet: Dans la pédagogie du projet, l’enfant est associé à l’élaboration de ses savoirs. Son moyen d’action est le programme d’activités : fondé sur les besoins et les intérêts des élèves ainsi que sur les ressources de l’environnement. Il débouche sur une réalisation concrète.

Trois éléments sont essentiels :

  • une production observable ;
  • une élaboration collective de cette production, depuis sa conception jusqu’à sa réalisation et son évaluation ;
  • le caractère d’utilité de cette production pour ceux qui l’ont voulue.

Pédagogie de la coopération : La pédagogie de la coopération place les élèves dans des situations de travail de groupe coopératif, c’est-à-dire dans lequel chaque membre du groupe contribue à la tâche et doit coopérer avec les autres. L’enfant développe ses habiletés sociales, puisqu’il doit respecter les idées des autres et être en mesure de présenter les siennes. L’élève devient plus autonome dans son apprentissage. Cette pédagogie permet une confrontation des points de vue et des stratégies d’apprentissage qui élargissent l’esprit et le champ de compétences de l’élève. Il peut être un moyen intéressant pour intégrer certains enfants HP qui éprouvent des difficultés dans le groupe classe.

Le tutorat entre élèves: Le tutorat est une démarche d’apprentissage basée sur une relation d’aide individuelle. Dans cette démarche, un élève « tuteur » prend sous sa responsabilité un élève plus jeune ou en difficulté, pour : l’aider à organiser son travail,  répondre à ses questions, lui réexpliquer ce qu’il n’a pas compris, lui faire réciter ses leçons ou faire des exercices. Pour l’élève « tuteur », le tutorat est formateur et permet de transmettre ses savoirs et  ses savoir-faire tout en les approfondissant et en les consolidant. Pour les enfants HP, cette mesure a le double avantage d’aider à l’intégration sociale et, dans un autre registre, d’obliger les jeunes à marquer un temps d’arrêt sur leurs pensées et d’expliciter leurs processus lors de la réalisation d’une tâche.

La différenciation vers le haut: A l’école, la plupart des élèves d’une classe expérimentent les défis et la difficulté de l’apprentissage et ce qu’il contient d’efforts, d’erreurs, de nécessité de répétitions, d’ennui parfois, etc. Bien souvent, les enfants HP ne feront pas ces expériences et seront empêchés d’apprendre à apprendre si le programme n’est pas enrichi. Une différenciation vers le haut est donc très importante pour les enfants HP, mais également pour les élèves forts.

Le lien suivant vous propose aussi quelques pistes d’aide pour les enfants HP : Mon est enfant est précoce, différent : comment l’aider ?

 

Références

Formation « L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir »  de Jeanne Siaud-Facchin

Site  « Enfants précoces, enfants surdoués, enfants à haut potentiel ».

« Enseigner aux élèves à hauts potentiels », brochure de la Fédération Wallonie Bruxelles, 2013.

 

Article Violaine Baix

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Pour aller plus loin :

Des livres pour en savoir plus :
Formations

La formation « L’enfant surdoué »

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Vous voulez vous former au Mind Mapping ? C’est par ici.  Pour plus d’outils pour dépasser les troubles d’apprentissage, devenez membre apprendre à apprendre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mémoire à long terme. Comment assimiler l’information ?

Mémoire à long terme. Comment assimiler l’information ? A quoi correspond une information ?

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La pleine conscience à l’école?

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La pleine conscience , ou mindfulness, est devenue très à la mode en ces temps où nous adoptons tous le « pilotage automatique » de notre vie.

Tôt déjà, les enfants sont pris dans l’engrenage du stress, de l’action continue, de la pression,…

Ne sous-estimons pas à quel point l’enfance peut être stressante de nos jours!

Les enfants en difficultés se sentent tenus d’en faire constamment plus. Ils sont de plus en plus confrontés à l’anxiété. Celle-ci les paralyse face à un échec réel ou fictif !

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Et  si ces enfants s’arrêtaient un instant et s’observaient?

Et s’ils prenaient du temps pour s’écouter et, que ce temps n’était pas perdu ,mais, mis à profit pour leurs apprentissages?

Serait-ce vraiment efficace?

Actuellement, les pratiques de pleine conscience n’apparaissent pas dans les programmes d’enseignement en Belgique. Cependant, elles facilitent l’engagement dans les apprentissages et permettent de développer de la métacognition. Elles apportent un réel soutient dans la régulation du stress. De plus, elles tendent à développer l’empathie et la compassion. Elles sont aussi transdisciplinaires et se justifient dans le cadre du temps scolaire.

Depuis 3 ans, des enseignants collaborent avec l’INSERM de Bordeaux dans leurs recherches sur plus de 200 enfants en milieu scolaire.

Certains enseignants proposent deux à trois minutes de concentration sur la respiration, avant toute évaluation, tout comme le pratiquent les sportifs avant une compétition.

Les journées se clôturent par l’évocation des « kiffs » ; petits moments de bonheur du jour.

Et ça marche !

Au bout de deux semaines, les enfants sont demandeurs et réclament ces temps de pleine conscience !

D’autres exercices se prêteraient volontiers à l’école dans le but d’accroître la concentration en classe. Et qui dit, concentration en classe, dit aussi, accroissement de la mémoire ! Plus les élèves sont investis et attentifs, plus facilement ils vont mémoriser !

Gene Lushtak, professeur de pleine conscience à la Mindful Schools d’Emeryville en Californie, a dit :

« Quand j’étais enfant, les adultes me disaient toujours de faire attention. J’avais beau essayer, je n’y arrivais pas. Je ne comprenais pas, jusqu’au jour où je me suis mis moi-même à travailler avec des enfants et où je me suis rendu compte qu’on ne leur apprend pas comment faire ! »

Quel meilleur endroit que l’école avons-nous pour l’enseigner à nos enfants ?

Attention cependant à ne pas confondre la pleine conscience avec une solution miraculeuse !

En effet, ce n’est pas parce qu’on possède un outil efficace que l’on sait s’en servir !

Prenons l’exemple d’un jeune qui a envie d’épater ses copains en jouant de la guitare. Il se procure l’instrument. Super, il a l’outil ! Mais, il ne sait pas encore s’en servir ! Ce n’est qu’à force de s’entraîner, tout comme les sportifs, qu’il parviendra à évoluer dans sa pratique et maîtriser son instrument.

C’est exactement pareil avec la pleine conscience, plus on pratique et mieux ça marche !

Je vous propose quelques exercices à faire seul ou avec un groupe d’étudiants afin d’ améliorer votre concentration :

  • Instaurez un rituel matinal : prenez trois bonnes respirations (respirations ventrales) une fois prêt à partir en direction de l’école. « Respirez pour faciliter la transition de la course matinale vers le monde extérieur. » nous dit Susan Kaiser Greenland, auteur de «  Un cœur tranquille et sage » Ed. Les arènes. «  Cela favoriserait un changement significatif de rythme et de perspective avant d’aller à la rencontre d’une nouvelle journée. »
  • Ecrivez avec votre main non-dominante.
  • Lisez une page de cours par transparence en la retournant contre une fenêtre. ( Vous pouvez aussi imprimer un document en « miroir ») Faites cet exercice 2 à 3 minutes par jour tous les matins.

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  • Ayez sur votre bureau une fiche de dispersion : à chaque fois que vous surprenez vos pensées à vagabonder en dehors du sujet , faites un trait sur votre feuille. Observez ensuite le nombre « d’ évasions ». Tous les soirs, dans un petit carnet, rédigez au minimum trois moments de bonheurs survenus durant votre journée.

Envie d’en savoir plus ?

Je vous recommande les lectures suivantes :

  • «  Un cœur tranquille et sage » Susan Kaiser Greenland. Les arènes.
  • « Petit cahier d’exercices et de pleine conscience » Ilios Kotsou. Jouvence.
  • «  Reconquérir le moment présent et votre vie » Jon Kabat-Zinn. Les arènes.
  • « 52 façons de pratiquer la pleine conscience » Jan Chozen Bays. J’ai lu.

 

A voir également, les vidéos de Jeanne Siaud-Facchin

Olivia BOCQ pour Nomadity.

Vous trouverez de nombreux outils pour la concentration et la mémoire dans la zone membre apprendre à apprendre.

Comment améliorer sa mémoire après 60 ans ?

Je reçois régulièrement des questions concernant la mémoire après 60 ans.

« J’ai dépassé 60 ans. Comment puis-je améliorer ma mémoire ? »

J’aimerais à mon tour vous poser une question. Pourquoi serait-ce différent à 60 ou à 30 ans ?

Un des plus grand mythe sur la mémoire est que la mémoire diminue avec l’âge.

C’est complètement faux !

Une personne de 90 ans peut avoir une aussi bonne mémoire qu’une personne de 45 ans. La mémoire peut même s’améliorer avec l’âge si elle est correctement stimulée. Les cellules cérébrales ne meurent pas en vieillissant.

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D’où vient ce mythe ? Et quelles sont les solutions ?

Pour mémoriser, vous devez avoir l’intention de retenir. Vous devez vous fixer un objectif. De nombreuses personnes se plaignent de ne pas retenir le prénom des personnes qu’elles rencontrent. Généralement, il s’agit plus d’un problème de distraction que de mémoire. Vous devez avoir l’objectif de retenir le prénom. Ensuite, vous allez mettre en place des stratégies. Par exemple, vous serez la main de la personne en répétant son prénom et en la regardant. Ainsi vous utilisez 3 canaux : l’auditif, le kinesthésique et le visuel. S’il s’agit d’un groupe, vous pourriez noter les prénoms et les associer avec une caractéristique physique.

Lorsque vous n’êtes plus dans la vie active, vos objectifs changent et vous n’avez probablement pas émis l’intention de mémoriser.

C’est souvent le cas lorsqu’on regarde un film. Personnellement, je peux regarder un film de nombreuses fois car je ne me rappelle pas des répliques ou de l’histoire. Pourquoi ? Parce que mon intention est de me divertir et non de mémoriser.

Si vous ne retenez pas ce que vous lisez, c’est normal.  Vous n’avez probablement pas formulé l’objectif de retenir. Pourquoi lisez-vous ce livre ? Que voulez-vous exactement retenir ? Après avoir fixé votre objectif, il est utile de mettre en pratique les bonnes stratégies. Découvrez une méthode efficace dans mon article « Comment mémoriser ce que vous lisez ? »

Comme le dit Tony Buzan, psychologue et inventeur du Mind Mapping : « La mémoire des personnes âgées est souvent plus distraite qu’absente. »

Les personnes âgées qui restent physiquement actives, qui continuent un travail mentalement ardu et qui développent leurs compétences ont des chances d’avoir une meilleure mémoire qu’une personne jeune qui n’exerce pas sa mémoire.

Il y a donc deux choses importantes : avoir l’intention de retenir et utiliser sa mémoire quotidiennement.

Il existe des exercices d’entrainement de mémoire ainsi que des stratégies pour mémoriser plus facilement. Pour en savoir plus sur les meilleures stratégies de mémorisation, devenez membre apprendre à apprendre.

Une autre raison est que votre hygiène de vie a un impact important sur votre mémoire.

Plus vous avancez en âge, plus votre hygiène de vie aura un impact sur votre forme physique et mentale. Si votre alimentation est déséquilibrée pendant quelques années, vous ressentirez peu d’impact. Mais si cela fait 40 ou 50 ans que votre corps ne reçoit pas les nutriments essentiels et qu’il est surchargé de toxines, vous avez beaucoup plus de risque d’avoir des problèmes de santé et un cerveau qui fonctionne pas à son plein potentiel.

La prise de médicament joue également sur la mémoire. Si vous prenez un traitement, vérifiez la notice. Vous allez probablement trouver la raison à votre problème de mémoire. Vous pourriez consulter votre médecin pour trouver une alternative naturelle (homéopathie, aromathérapie…) ou diminuer votre prise de médicaments.

Voici 6 règles pour une bonne mémoire :

Mémoire

Pour découvrir comment votre mémoire fonctionne et apprendre des stratégies simples et efficaces pour l’améliorer, participez à notre programme apprendre à apprendre.



Cindy

Un tour de magie pendant le webinaire sur la mémoire

Jeudi soir a lieu le webinaire « Comment développer votre mémoire grâce au Mind Mapping et aux moyens mnémotechniques ».

Une petite aventure m’est arrivée. Au départ, tout fonctionnait très bien. Et tout à coup, j’ai disparu…

Nicolas a alors annoncé un tour de magie et tout le monde a pensé que j’allais réapparaître très vite.

En voyant que j’étais déconnectée alors que je commençais à expliquer les applications du Mind Mapping, j’ai senti un petit stress monter. Et je me suis sentie un peu comme ceci.


Je me suis alors souvenue de l’article de Stéphanie Hétu que j’avais lu en journée.

Stéphanie posait la question « Votre image de marque personnelle doit-elle être parfaite en tout temps sur le web ? » Et je m’étais empressée de dire qu’il fallait être authentique et que les imperfections avaient du charme.

J’aurais mieux fait de me taire 🙂 L’univers m’a donné la possibilité de montrer tout mon charme.

Après 10 minutes, toujours pas de connexion. Xavier a alors pris contact avec un technicien. Le problème est chez eux et ils ne savent pas pour combien de temps.

Il n’y avait donc qu’une solution être patiente. Pour garder ma sérénité alors que Nicolas rattrapait le coup en improvisant sur le Mind Mapping, j’ai colorié un Mandala. C’est pour moi l’activité antistress qui fonctionne le mieux.

J’ai choisi le Mandala de la gratitude. J’avais envie de remercier les personnes qui restaient patiemment en ligne en attendant mon retour, Nicolas qui a repris le flambeau, Xavier qui a tenté de résoudre le problème et le fait que j’ai un ordinateur et une connexion internet (qui habituellement) fonctionnent bien et me permettent d’entrer en contact avec des personnes à l’autre bout du monde.

Nous ne nous rendons pas compte de la chance que nous avons quand tout fonctionne bien.
Mandala
J’ai décidé ensuite d’enregistrer une petite vidéo avec la partie que je n’ai pas pu expliquer lors de la conférence.

Cette petite aventure sera à votre avantage. La diffusion du webinaire est terminée mais je vous laisse la vidéo.

Vous découvrirez comment résumer un livre ou un cours et prendre note avec le Mind Mapping.

Vous avez envie d’aller plus loin ?

Apprenez à utiliser le Mind Mapping pour synthétiser vos cours, livres, textes… 2 modules de formation en vidéo + accompagnement (correction de vos cartes) pour seulement 37$ CAD.

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Cindy

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Comment entrainer votre mémoire ?

Début mai,  Vincent Delourmel vous a proposé un article sur ce blog pour organiser votre pensée pour mieux mémoriser.

A partir du mercredi 6 juin, Vincent ouvrira une session de formation inédite pour entrainer votre mémoire pendant 1 an.

En attendant, vous trouverez sur son site une série de 3 vidéos dans lesquelles il vous explique comment vous pouvez entrainer votre mémoire. Vous découvrirez quels sont les pièges à éviter, ce qui marche vraiment, ce que vous devez privilégier, …

La première vidéo est déjà en ligne. Je viens de la visionner ce matin et je suis certaine que vous y trouverez des infos intéressantes.

La seconde sera publiée le vendredi 1er juin.

 

Comment visualiser pour mémoriser dans l’objectif du long terme ?

Voici la suite de l’article de Patrick sur le thème « Comment développer votre mémoire visuelle… dans l’objectif du long terme »

 

L’art de la visualisation « mentale »

Vous comprenez bien que la mémoire visuelle se manifeste grâce à la visualisation mentale, volontairement ou par réaction inconsciente, c’est un outil fantastique pour améliorer les performances de la mémoire.

« S’il y avait une seule chose à saisir sur la stratégie mentale nécessaire à la compréhension et à la visualisation c’est bien la création d’une imagerie concrète dans sa tête (devenez votre propre metteur en scènes, sans limite). »

La visualisation est une création mentale, un art même, celui de créer et d’utiliser le pouvoir de l’imagination pour influencer notre Être et notre existence de plusieurs manières.

Les représentations mentales ont un réel pouvoir et sont très efficaces. Elles dirigent et déterminent la réalité de notre vie.

La visualisation mentale c’est donc utiliser l’imagination de votre cerveau, « une magnifique machine à voyager dans le temps« . Autant pour retourner dans le passé de nos souvenirs (conscients ou inconscients) par le biais de nos différents sens, nos sensations et nos émotions, que pour gérer le présent ou se projeter dans le futur.

 

« Même les non-visuels visualisent,
c’est une question d’entraînement, de prise de conscience,
comme quoi ! »

 Nous n’avons pas tous la même conception de la visualisation mentale, au premier abord n’étant pas forcément visuelle… mais pris comme dans les rêves, tout simplement le rappel d’images « visuelles » revient avec les souvenirs d’enfance comme le précisait Jean Piaget, dans les années 60.

En tant que préparateur mental et chercheur inconditionnel de techniques facilitatrices, je peux vous affirmer que les sportifs experts, côtoyés sur ce genre de stratégies, m’ont démontré que les ressources imaginaires de notre cerveau sont pratiquement illimitées.

 

Mise en projet

mise en projet

 

Pour vous assurez un parcours, un itinéraire assuré de succès, la première chose à faire pour passer à l’action est de vous fixer un objectif précis et planifié.

Que voulez-vous exactement, ici et maintenant ?

Apprendre à visualiser correctement ?

C’est un peu vague !

1 – Objectif

Prenez le temps d’y réfléchir et de l’inscrire noir sur blanc sur un morceau de papier, en employant le « JE » (car le je, est un jeu en lui-même). Mais pas n’importe comment ! Utilisez ce que vous enseigne Cindy dans sa formation : la technique S.M.A.R.T.E. ;  je vous propose l’exemple de l’un de mes étudiants :

  • Spécifique – J’apprends à visualiser pour mieux mémoriser un vocabulaire technique anglais et me faciliter son rappel au quotidien ;
  • Mesurable – Suite à mes exercices pratiques, je peux m’imaginer, évoquer donc visualiser mes saynètes concrètes, sur mon écran mental. Je me souviens des mots appris dans leur contexte, justes, après vérification !
  • Attrayant – Ici c’est attiser mon intérêt et maintenir ma motivation. Parce que je dois communiquer un projet professionnel, en anglais, mon futur poste en dépend ;
  • Réaliste – 10 étapes à bien comprendre moi-même, sur un sujet que je maîtrise déjà en français. Je transfère avec passion et je fais ressentir avec un maximum de sens, de l’émotion pour être reproductible facilement ;
  • Temps-planification – Une étape de 30 minutes par quinzaine, avec répétitions régulières (de 5’ maximum par étape) chaque semaine. Soit 5 mois (avec une fois par mois, une répétition en temps réel et dans le contexte) pour être opérationnel dans 6 mois, sur 1 journée de 6 heures 30 ;
  • Écologique-conséquences – Pour mes apprenants : satisfaction d’avoir compris et acquis des pratiques concrètes, prouvées en direct avec facilité. Pour moi : plaisir d’avoir pu partager, dans une langue étrangère, des outils techniques qui pourront être réinvestis sans crainte.

2 – Motivation

Le but ici est d’initier et maintenir votre motivation tout au long du projet voire plus.

  • Créer une image ou une idée claire de la finalité
    (Pensées positives, suggestions, images, émotions…) ;
  • Être signifiante pour vous
    (valeur accordée à… Intérêts, projets personnels, préoccupations…) ;
  • Tâches diversifiées – Séquences logiques –
    s’intégrant les unes aux autres ;
  • Représenter un défi – Exemple jeux vidéos –
    tâches progressives vers des niveaux supérieurs (défis) ;
  • Être authentique – Supports en rapport au quotidien ;
  • Réinvestissement des connaissances acquises ;
  • Pouvoir faire des choix – Activités, stratégies… ;
  • Engagements publics ;
  • Etc.

 

Comment apprendre à visualiser ?

« Entraînez-vous à planter le décor… »

1 – Planter le décor et ambiance

C’est choisir le lieu où vous allez vous installer pour votre entraînement à la mémoire visuelle. Vous munir de tous les accessoires dont vous auriez besoin (crayon, papier, images ou photographies etc.). C’est aussi éliminer tous les facteurs nuisibles à votre ambiance (température, luminosité, odeurs, bruits extérieurs-fenêtres, téléphone, …) ;

2 – La Respiration

C’est l’action qui permet d’apporter au cerveau, l’oxygène, une de ses principales nourritures pour fonctionner correctement.

Pour ceux qui lisent cet article… rendez-vous à la fin, des ressources complémentaires vous attendent !

3 – La Relaxation

Quel que soit votre domaine (sport, entreprise, enseignement), la relaxation physique et mentale (dite psychosomatique) est le facteur le plus important pour pouvoir ralentir vos ondes cérébrales.

Associée à la respiration « complète », c’est aussi un excellent moyen de maintenir votre attention qui, vous savez, est l’élément majeur qui favorise la mémorisation. Exploitez la technique que vous voulez et choisissez celle qui vous convient le mieux. Vous avez tous les jours l’occasion de pouvoir pratiquer, ne serait-ce que quelques minutes (salle d’attente, dans le bus, train métro…).

Avec de la pratique vous saurez très vite maîtriser un état propice  pour passer à l’étape suivante ; je vous rassure, pas besoin d’être un maître ou un yogi pour satisfaire votre souhait

4 – Création d’une imagerie concrète

Apprenez à créer une représentation claire de votre objectif, dans votre tête. Afin d’améliorer cette étape, celle de votre premier intérêt, vous avez à reconnaître et pratiquer deux scénarios possibles. Vos deux rôles connus, à jouer soit celui de metteur en scènes, l’observateur et le spectateur… Puis celui d’acteur qui ressent les choses comme dans la réalité.

Souvenez-vous enfin, votre cerveau ne fait guère de différence entre le réel et l’imaginaire. Ce qu’il recherche avant tout, c’est que ses films soient toujours complets… peu importe, pour lui, s’il n’y a pas de cohérence avec la réalité, puisque de toutes façons c’est lui qui façonne la vôtre.

Le « cinéma« , qu’il soit réel ou intérieur, fabrique des images qui elles-mêmes créent des états internes entraînant des émotions… D’où la réussite ou pas de certains films (même ceux publicitaires) sur l’impact des publics.
Mettez des émotions et du sens dans vos créations !

 

5 – Répétitions

Ce sont les répétitions régulières et votre entraînement à ces techniques qui feront de vous des spécialistes de la mémoire visuelle.

C’est la troisième stratégie que je vous présente sur mon blog, cliquez ici pour lire l’article « Stratégie-R-Répéter ».

 

Comment améliorer sa mémoire visuelle ? Pratiques, Pistes et Astuces

Ce que je vous propose ici, ce sont quelques outils pratiques, une petite compile d’exercices parmi beaucoup d’autres.

Premier exercice : effectuer une lecture d’écrémage, la recherche rapide du nombre de lettres a, par exemple ou d’autres, dans un article, ou dans un texte. Cette lecture en diagonale vise à concentrer l’attention sur des points précis voire certains mots.

Le défi serait, celui qui trouve le nombre exact de a dans ce texte, le plus rapidement possible. Vous pouvez ainsi modifier les enjeux et remplacer les lettres par des chiffres ou des mots.

Deuxième exercice : les stimulations sensorielles visuelles avec les couleurs, les formes, les grandeurs etc., comment ?

  • Ou bien, dans un lieu public, jouez donc à l’agent secret ou au détective Sherlock Holmes, vous observez les personnes et tentez de mémoriser le maximum de détails sur chacune d’elles.

 

Troisième exercice : jouer avec votre champ visuel.

  • Le zoom photographique utilisé avec un objet quelconque, un crayon par exemple, tenu devant vous bras tendu. Vous le regardez pendant quelques secondes en le détaillant sous toutes ses coutures (formes, couleurs…). Puis vous portez votre regard sur un autre objet, le plus loin possible (un panneau à l’extérieur, un arbre etc.), de nouveau vous le détaillez minutieusement.  Refaites ce jeu avec les yeux deux ou trois fois en restant concentré(e).
  • La mouche : prenez cette fois-ci un objet dans chaque main, bras tendus, devant vous puis écartez vos bras lentement en suivant les objets des yeux. Dès que vous ne voyez plus un des objets (droite ou gauche), vous stoppez pour prendre conscience de votre champ de vision. Avec les mots, les groupes de mots (2,3…) pendant une lecture…

 

Quatrième exercice : couleurs et mots désignant les couleurs.

Choisissez par exemple les sept couleurs de l’arc-en-ciel… procurez-vous des feutres ou des crayons de même couleur. Sur une feuille, écrivez une trentaine (ou plus) de mots de couleurs (par ligne de cinq). Attention ! Écrivez-les, soit avec la couleur qu’ils désignent ou avec une autre… Mélangez comme bon vous semble. Ensuite, vous aurez à disposition votre outil de travail.

Première étape : prenez la feuille et énumérez chaque mot écrit, sans vous tromper, le plus vite possible et chronométrez-vous si nécessaire pour voir vos progrès.

memoire

Seconde étape : vous refaites le même genre d’exercice mais cette fois-ci, vous nommez la couleur des mots écrits.

Cinquième exercice : le jeu de Kim

Ce jeu tire son origine du roman Kim (1901) écrit par l’auteur du « Livre de la Jungle », Rudyard Kipling… Lorgan Sahib y invite le jeune Kim à jouer au « jeu des bijoux » : il s’agit de mémoriser une poignée de bijoux éparpillés sur un plateau, puis d’en donner la liste exacte après que ceux-ci soient masqués par un voile.

Le héros du livre montre des qualités impressionnantes dans l’observation autant des objets que des êtres humains.

Faites-vous préparer une collection d’une douzaine d’objets familiers (pour commencer…), observez-les et nommez-les. Ensuite, vous cachez les objets et vous énumérez les objets vus sans en oublier. Une technique vous permet d’optimiser au moins de 200% vos propres résultats, je vous la révèle sur l’article « Méthode du chemin d’éléphant », les fameux Loci.

Autres variantes du jeu de Kim :

l’ajout d’un élément, le retrait, puis la permutation (plus difficile) ;
des collections organisées en lignes puis en désordre… ;
varier le temps imparti pour mémoriser les objets…

Ressources – Entraînement – Séance Audio

Comme promis, vous pouvez télécharger les enregistrements Mp3, des 3 premières expérimentations visuelles.

memoire facile

Pour cette étape d’entraînement, je vous ai confectionné une séance audio de dix minutes. Son objectif est de vous imprégner du processus de mise en action « Planter le décor » pour une bonne visualisation « créatrice » quel que soit l’endroit où vous trouviez.

D’ici peu, il vous suffira, où que vous soyez, de vous mettre dans un état de réception maximale pour programmer votre cerveau vers un objectif particulier, clair et réaliste.

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Cliquez sur l’image ou ici pour télécharger vos cadeaux, maintenant !

 

Voici un de mes premiers podcasts « Introduction à l’entretien de l’élément essentiel à notre existence, donc à notre cerveau : l’oxygène ». Cliquez sur l’image !

 

 

Je vous recommande la lecture de cet article où j’explique les bases d’une respiration complète :

 

Cliquez sur l’image pour le lire

Encore plus… à la suite de cet article, un livret lié au podcast précédent vous attend aussi.

« 7 Stratégies » pour une mémorisation réfléchie

Enfin, je vous propose mon petit guide où je vous présente mes 7 stratégies de base, sous l’acronyme C.E.R.V.E.A.U., pour une mémorisation réfléchie visant le long terme.

Cliquez ici pour télécharger votre mini guide, maintenant !

 

Sur ce je vous dis à très bientôt et tout de bon pour vous,

Patrick

Blog Mémoire Facile

P.S. Bien sûr je reste à votre disposition pour toute suggestion d’article, tout renseignement complémentaire ayant un rapport avec les apprentissages et la mémoire au quotidien.

P.P.S.Pour être plus sûr de suivre mes publications voici mon fil RSS

Sources photos : Wikipedia et Fotolia – logo icones.pro

Comme annoncé ci-dessus, Patrick vous a également préparé un livret électronique reprenant le contenu complet des 6 vidéos. Si vous êtes inscrit sur ce blog, vous recevrez automatiquement ce livret par mail. Si ce n’est pas le cas, il vous suffit de laisser votre prénom et votre adresse mail dans le formulaire de la page d’accueil et vous recevrez celui-ci ainsi que de nombreux autres cadeaux.

Patrick et moi nous ferons un plaisir de répondre à vos questions.