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Apprendre à écrire plus vite

Dans cette vidéo, je réponds à la question d’une étudiante en coaching scolaire « Quels sont les moyens pour apprendre à un enfant de 8 ans à écrire plus vite ? »

Pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, nous vous recommandons :

Le coffret des Alphas

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La typologie de Holland pour mieux s’orienter à l’école et professionnellement

Que vous soyez étudiant ou en pleine reconversion professionnelle, de nombreuses questions se bousculent : qu’est ce que j’aime ou je n’aime pas ? Dans quel domaine je me sens le mieux ? Quels sont mes intérêts ? Etc.

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Le psychologue américain John Holland, spécialisé dans l’orientation scolaire et professionnelle a développé un modèle théorique de la personnalité afin de vous guider à faire le bon choix et de réussir votre orientation !

Cet auteur met en évidence 6 grands types de personnalité et des questions qui vous permettent de dégager un premier profil :

Le Réaliste tient compte d’éléments factuels.

  • Est-ce que j’ai utilisé des données concrètes et réelles pour structurer mes
    idées?
  • Est-ce que j’aime comprendre le fonctionnement d’un objet ou d’un
    mécanisme?
  • Est-ce que j’aime réparer des objets?

Le type Investigateur se construit autour de l’univers de la science.

  • Est-ce que j’ai été exigeant envers moi-même?
  • Est-ce que j’ai travaillé avec précision et exactitude?
  • Est-ce que j’ai été persévérant dans ce travail?

L’Artistique évolue dans l’univers de la créativité.

  • Est-ce que j’ai fait preuve de créativité et d’imagination?
  • Est-ce que je me suis mis en action sans que l’on me dise quoi faire?
  • Est-ce que j’aime écrire des textes?
  • Est-ce que j’aime créer des danses ou des pièces musicales?
  • Est-ce que j’aime relever des défis?

Le Social est sensible à l’univers des relations interpersonnelles.

  • Est-ce que j’ai respecté les autres qui m’entouraient?
  • Est-ce que j’ai assumé mon rôle dans le travail d’équipe?
  • Est-ce que je cherche à améliorer le fonctionnement du groupe dans le
    cadre d’un projet?
  • Est-ce que j’aime aider les autres?
  • Est-ce que j’ai de l’ouverture face à de nouvelles personnes?

L’Entreprenant se construit dans l’univers du leadership.

  • Est-ce que je suis une personne débrouillarde?
  • Est-ce que j’aime influencer positivement les autres?
  • Est-ce que je suis à l’aise de ramener mes coéquipiers à l’ordre pendant un
    travail d’équipe?
  • Est-ce que j’aime mettre sur pied des projets?

Le Conventionnel se définit dans l’univers du quotidien.

  • Est-ce que j’ai de la facilité à bien m’organiser pour mener un projet à
    terme?
  • Est-ce que je suis capable de me discipliner pour atteindre des objectifs à
    long terme?
  • Est-ce que je respecte facilement mes échéanciers?
  • Est-ce que je suis capable de planifier mes activités?

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Selon Holland, les traits de personnalité, les intérêts et les aptitudes d’une personne déterminent son appartenance à un type plutôt qu’un autre. Chaque type est attiré par un ensemble de professions en particulier.

A vous de jouer !!

Afin de déterminer votre profil et votre type de personnalité prédominant, je vous propose de travailler à travers un tableau de typologie professionnelle.

Il se compose de 3 colonnes : aptitudes (ce que je suis capable de faire), traits de personnalité (ce que je suis) et intérêts (ce que j’aime).

Pour chaque type de personnalité et pour chaque colonne, je vous invite à souligner les énoncés qui vous caractérisent.

Le type REALISTE

Aptitudes Traits de personnalité Intérêts
Bonne perception spatiale

Dextérité manuelle

Sens de la mécanique

Coordination visuo-motrice

Manipulation d’outils

Sens de la finition et de la

minutie

Souci du détail et de la

Précision

Bonne forme physique

Patient

Minutieux

Endurant physiquement

Naturel

Franc

Pratique

Concret

Direct

Simple

Manipulation de machines

Travail avec des objets

Utilisation d’outils

Mécanique/électronique

Dessin à l’échelle

Travail extérieur/plein air Nature et environnement

Total des éléments soulignés : …


Le type INVESTIGATEUR

Aptitudes Traits de personnalité Intérêts
Activités scientifiques et

mathématiques

Intelligence abstraite

Capacité d’analyse

Capacité de synthèse

Résolution de problèmes

Esprit logique

Esprit critique

Rigueur intellectuelle

Sens de l’observation

Critique

Curieux/chercheur

Soucieux de se renseigner

Calme/réservé

Persévérant

Tolérant

Prudent dans ses jugements

Logique Objectif/rationnel

Rigoureux

Intellectuel

Activités intellectuelles

Études science et technologie,

mathématique

Expériences scientifiques

Inventions et découvertes

Haute technologie

 

Total des éléments soulignés : ….


Le type ARTISTIQUE

Aptitudes Traits de personnalité Intérêts
Sens esthétique

Talent particulier pour la

création

Facilité dans les arts

plastiques

Écriture

Idées originales

Imagination et fabrication

d’images

Spontané

Expressif

Imaginatif

Émotif

Indépendant

Original

Intuitif

Passionné

Flexible

Activités d’expression (ex : théâtre)

Arts plastiques

Langues (anglais, espagnol, etc.)

Littérature (roman, poésie, etc.)

Musique

Spectacle

Publicité

Total des éléments soulignés : ….


Le type SOCIAL

Aptitudes Traits de personnalité Intérêts
Facilité à s’exprimer

Facilité à entretenir des

relations

Capacité d’aider les autres

Facilité à comprendre les

autres

Rendre service

Sens de la collaboration

(travail d’équipe, etc.)

Attentif aux autres

Coopératif

Collaboratif

Compréhensif

Dévoué

Sensible

Sympathique

Perspicace

Communicatif

Encourageant

Être à l’écoute des besoins des

gens (physiques et

psychologiques) Engagement social (bénévolat)

Animation et information

Éducation

Sciences humaines (histoire,

géographie, politique, etc.)

Professions de service

(restauration, hôtellerie, tourisme

 

Total des éléments soulignés : ….


Le type ENTREPRENANT

Aptitudes Traits de personnalité Intérêts
Capacité de prendre des

décisions

Facilité à diriger

Facilité à déterminer des

objectifs

Facilité à trouver des

stratégies

Sens de la planification

Capacité à convaincre

Leadership

Entreprendre des projets

Sens de l’organisation

Persuasif

Énergique/actif

Leader

Optimiste

Audacieux

Confiant en ses capacités

Ambitieux

Déterminé

Diplomate

Débrouillard

Sociable

Commerce, finances

Réalisation de projets

Budget

Vente

Publicité

Relations publiques

Économie, droit, politique

Total des éléments soulignés : ….


Le type CONVENTIONNEL

Aptitudes Traits de personnalité Intérêts
Rapidité d’exécution

Sens de la précision

Souci de la présentation de

documents ou de projets

Sens du rangement

Sens du classement de

données (informations dans

l’agenda, prise de notes, etc.)

Mémoire photographique

Digne de confiance

Organisé/méthodique

Efficace/ordonné

Respectueux de l’autorité

Perfectionniste

Raisonnable

Ponctuel

Discret

Respectueux des règles

Classement et ordre

Tâches précises

Directives claires

Travail méthodique

Travail répétitif

Travail sédentaire

Informatique

Total des éléments soulignés : ….


Reprenez le total des éléments soulignés pour chaque type en coloriant l’intérieur de la forme « cerf-volant ». Exemple, si vous avez souligné 3 éléments pour le type Réaliste, coloriez l’équivalent de 3 traits (que vous définissez vous-même) et si vous avez souligné 10 éléments pour le type Investigateur, coloriez 10 traits. Si vous n’avez souligné aucun élément pour le type Social, laissez la forme vierge.

 

hexagone-holland

Une fois l’hexagone complété et colorié, relevez vos 3 types de personnalité prédominants :

Type ……………………………………..

Type ……………………………………..

Type ……………………………………..

 

Maintenant, vous pouvez relever votre profil à travers la liste des combinaisons de codes possibles associés à des métiers : Liste des métiers et professions

Ce document vous donne bien une idée des métiers en lien avec vos aptitudes, vos intérêts et vos traits de personnalité.

Afin d’être complet, quelques remarques sont, tout de même, à apporter face à ce modèle proposé par Holland :

  • Vous ne correspondrez jamais parfaitement à un type de personnalité ;
  • Vous pouvez être très bien dans votre boulot, alors qu’il ne vous correspond pas à première vue si vous faites le test ;
  • Ce test n’est qu’un guide, il ne s’agit pas de prendre une décision immédiate et de suivre à la lettre les résultats ;
  • Cette démarche n’est qu’un moyen pour explorer vos possibilités, pour vous mettre en réflexion par rapport à votre scolarité ou votre carrière professionnelle.

 

Pour aller plus loin :

« Comment choisir ses études et son métier ? »  Ariane Masson

comment-choisir-ses-etudes

Article écrit par Violaine Baix.

 

 

 

 

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Comment profiter de chaque instant de la journée pour apprendre ?

Je vous présente aujourd’hui un article invité de Sylvain Zuchiatti.

Vous avez soif de connaissance et pourtant vous n’avez pas vraiment le temps pour apprendre ?

Avec le rythme effréné du quotidien, nous n’avons pas forcément le loisir de nous accorder un petit moment de détente ou de plaisir pour assouvir notre soif de connaissance.  Que ce soit pour apprendre à cuisiner un plat, découvrir une nouvelle culture et langue et bien d’autres encore, notre temps ne nous permet pas de donner satisfaction à notre curiosité. La seule solution que l’on pourrait trouver serait de pouvoir être multitâche, ce qui nous ferait gagner un temps précieux, surtout si on lit plutôt lentement.

Pour cela, il n’y a rien de mieux qu’un podcast pour nous ouvrir l’esprit tout en nous laissant le temps de nous adonner à nos activités quotidiennes.

Les podcasts, source du savoir à tout moment

Les podcasts sont aujourd’hui monnaie courante pour s’instruire.

Douce mélodie aux oreilles des assoiffés de savoir, les podcasts sont les outils adéquats pour les personnes qui manquent cruellement de temps, mais qui désirent pourtant apprendre sur tout et rien.  Avec une bibliothèque bien remplie, il est facile d’apprendre sur tous les domaines d’autant plus que les podcasts traitent de presque tout que ce soit de l’histoire, de la technologie, de l’économie, de la cuisine, des langues, et bien d’autres encore, le tout est de savoir où trouver les bons podcasts.

Comment trouver facilement les podcasts qui nous intéressent ?

Dans la chasse au podcast, il est facile de ne plus se retrouver tant les podcasts touchent à tous les sujets et qu’il en existe par millier sur la toile. Mais pour faire une recherche fructueuse des meilleurs podcasts, il est nécessaire de définir ce que l’on veut apprendre ou écouter. Par exemple pour l’apprentissage et le perfectionnement de l’anglais, les podcasts de Business English Pod sont d’excellent moyen d’améliorer son anglais tandis que les sites tels que  BFM sont d’excellentes sources de podcast pour le monde économique et politique.

Pour retrouver des podcasts plus génériques, Itunes est la principale source en anglais comme en français même s’il faut chercher un peu plus. la liste des podcasts itunes se trouve sur cette page. Pour vous aider dans cette recherche, vous pouvez vous référer à ce classement des meilleurs  podcasts français du mois.

image écoute

Une autre solution est de se référer à des sites spécifiques dans le domaine que vous désirez approfondir. Vous avez ainsi le choix d’effectuer vos recherches sur le web en consultant des moteurs recherches pour trouver des podcasts répondant à vos attentes. Mais à titre générique, je vous conseille également le site de podradio.fr pour retrouver tous les meilleurs podcasts en français, quel que soit le domaine qui vous intéresse.

Pour les plus jeunes, YouTube regorge de podcasteurs intéressants d’autant plus que vous avez plusieurs chaines à votre disposition. L’écoute de chaines Youtube en podcast est possible mais ne se fait pas directement et nécessite un peu de réglages préalables, pour cela vous aurez besoin de YTPodcaster (ainsi qu’un peu d’aide)

Pour ma part, j’ai un petit faible pour les podcasts de point cultures que vous pourrez retrouver sur la chaîne du Youtubeur LinktheSun. Entre blagues plutôt amusantes et les différents sujets qu’il traite, ses podcasts sont à la fois divertissant et intéressant. Dans un registre un peu plus sérieux, la chaîne de DataGueule est également une excellente source d’information et de culture à consommer sans modération.

Quand écouter un podcast ?

L’on pourrait toujours se poser cette question : à quel moment écouter des podcasts qui vous intéressent ?

Pour répondre à cette question, il faut savoir que durant notre journée, nous disposons de temps libre parfois inexploité comme quand :

  • on est coincés dans un embouteillage
  • pendant le trajet en métro,
  • on fait du sport en extérieur tel que la course ou le vélo
  • on fait le ménage

Le fait est que si nous mettons à profit ces temps morts, nous pouvons obtenir d’excellents créneaux pour nous instruire davantage avec les podcasts. À cet effet, vous pourrez amplement apprécier une petite écoute de votre podcast durant ces moments de la journée.

Vous pouvez également choisir  d’écouter une parcelle de votre podcast durant votre pause déjeuner. De cette façon, vous nourrirez à la fois votre corps et votre esprit. Il est à noter toutefois que les mauvais moments pour écouter un podcast sont les périodes où vous aurez besoin d’une concentration maximale. Écouter des podcasts durant les heures de bureau est donc à proscrire dans vos habitudes. Préférez les moments où votre attention n’est forcément requise pour un maximum d’efficacité.

De quoi avons-nous besoin pour écouter des podcasts ?

Pour écouter des podcasts, tous vos appareils mobiles, que ce soit votre tablette ou votre Smartphone suffisent amplement. Ces appareils disposent généralement d’applications pour écouter des podcasts. Il vous suffira de trouver ou copier le lien RSS du podcast que vous désirez écouter. Que ce soit sur Android, iOS ou encore Windows Phone, ces appareils de nouvelles générations disposent déjà de tout ce qu’il faut. Si cela n’est pas le cas, vous pouvez aller sur le playstore, ou encore sur l’Apple Store pour télécharger une application de podcast.

Dans une moindre mesure, votre ordinateur portable est également un appareil qui pourrait vous servir pour écouter des podcasts bien que cela ne soit pas vraiment pratique puisque vous n’avez plus de mobilité. Lorsque tout est opérationnel pour votre appareil, il vous faudra également choisir de bons écouteurs ou casques. Pour ma part, je vous suggère des casques avec réduction de bruit qui permettent une bonne isolation phonique. Cela vous permettra de vous immerger dans votre podcast et vous aidera ainsi à mieux retenir toutes les informations que vous écouterez.

image casque écoute

Comment retenir ce que l’on écoute ?

La question est maintenant de savoir comment on pourra retenir quelque chose de ce que l’on écoute. Bien entendu si c’est simplement du divertissement, aucun problème mais si c’est pour réellement apprendre quelque chose il vous faudra un peu plus d’attention. La solution la plus simple est d’avoir de quoi écrire que ce soit votre tablette, votre Smartphone ou un simple papier, pour prendre des notes exhaustives de ce que vous écoutez. Cela vous permettra de retenir plus facilement ce que vous entendez. C’est également un moyen d’ancrer plus facilement les informations que vous entendez.

Que faudra-t-il retenir de tout cela ?  Pour apprendre en tout lieu et en tout temps, les podcasts sont d’excellents alliés. Facile à trouver  et touchant à plusieurs domaines, les meilleurs podcasts se trouvent généralement sur des sites se réfèrent au domaine que vous désirez apprendre. À consommer sans modération durant vos temps morts, les podcasts vous feront économiser du temps.

Article Sylvain Zuchiatti

Merci, Sylvain. Pour ma part, je trouve les podcasts intéressants pour s’informer sur un sujet. Lorsque l’on veut réellement mémoriser, cela demande plus de concentration (donc une chose à la fois), de prendre des notes (Mind Maps, dessins…) et d’utiliser ce que l’on a appris. Donc il faudra réécouter les podcasts qui nous intéressent le plus et mettre en place des stratégies d’apprentissage. Cindy

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Caractéristiques et besoins scolaires des enfants aux dons « intellectuels » particuliers

« Tous les enfants présentent des dons divers »

 « C’est comme si à la piscine tu mettais un bon nageur dans un groupe où les enfants ont peur de l’eau… Au début, cela ne te gêne pas trop parce que tu penses qu’ils vont faire des progrès et puis, comme tu aimes l’eau, tu es content car tu peux y plonger. Ensuite, le professeur te force à mettre des flotteurs autour du ventre puis des brassards et lorsque tu veux nager, tu n’as pas le droit d’aller où tu n’as pas pied. Quand tu veux faire du sous l’eau ou plonger et bien c’est interdit car tu es obligé de garder les flotteurs comme les autres… alors, tu ressors de l’eau, tu te mets sur un banc et tu attends que ce soit l’heure du vestiaire… » Témoignage d’un élève de 9 ans à Haut Potentiel.

Tous les enfants présentent des dons divers…Chez les enfants à Haut Potentiel, plusieurs dons sont présents. Ils sont la conséquence de leur potentiel, de leur capacité à intégrer rapidement des notions complexes et variées. Alors que les dons artistiques, sportifs ou musicaux sont généralement bien perçus par l’entourage de ceux qui les manifestent, le don intellectuel semble souvent plus « dérangeant » car mal interprété. Dès lors, celui qui réussit toujours bien et qui sait toujours tout plus vite que les autres sera généralement « jugé intelligent ».

image élève

Précisons qui sont ces enfants aux dons « particuliers » et tentons d’aménager les pédagogies pour mieux les aider dans leurs apprentissages.

« Être surdoué ne signifie pas être plus intelligent que les autres, mais fonctionner avec un mode de pensée, une structure de raisonnement différents. L’intelligence de l’enfant surdoué est atypique. C’est cette particularité qui rend souvent difficile son adaptation scolaire, mais aussi son adaptation sociale. C’est aussi grandir avec une hypersensibilité, une affectivité envahissante, qui marquent la personnalité. » Jeanne Siaud-Facchin, « L’Enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir »

En France, la notion d’E.I.P, Enfant Intellectuellement Précoce est utilisée pour parler des enfants surdoués. En Belgique, on parle plutôt de H.P, enfant à Haut Potentiel.

L’auteure Jeanne Siaud-Facchin préfère appeler les enfants surdoués, les « zèbres ». Le zèbre, cet animal différent, cet équidé qui est le seul que l’homme ne peut apprivoiser, qui se distingue nettement des autres dans la savane tout en utilisant ses rayures pour se dissimuler, qui a besoin des autres pour vivre et prend un soin très important de ses petits, qui est tellement différent tout en étant pareil. Et puis, comme nos empreintes digitales, les rayures des zèbres sont uniques et leur permettre de se reconnaître entre eux. Chaque zèbre est différent.

image zebre

Ces enfants « zèbres » ou encore HP montrent des hyperstimulabilités importantes. Celles-ci sont des réactions extrêmes et constantes en réponse à des stimuli internes et externes pouvant s’exprimer à travers 5 formes. L’augmentation de l’intensité, de la durée et de la fréquence sont des facteurs d’un développement du potentiel supérieur à la moyenne.

  • Hyperstimulabilité intellectuelle: se manifeste chez les enfants à Haut Potentiel par un besoin de comprendre, de savoir, de donner du sens.
  • Hyperstimulabilité émotionnelle: l’amygdale est une glande qui a pour fonction de décoder les émotions. Chez les enfants à Haut Potentiel, cette glande est en hyperactivité. Cela les rend très émotifs…tout est trop ! Ces enfants ne raisonnent pas avec leur intelligence mais avec leur cœur, ils sont très empathiques.
  • Hyperstimulabilité imaginative: les enfants à Haut Potentiel ont un sens de l’humour assez développé et souvent mal compris. Ils sont très créatifs et amènent souvent de nombreuses idées novatrices.
  • Hyperstimulabilité psychomotrice: l’activité cérébrale est permanente et certains enfants à Haut Potentiel sont hyper dynamiques. Ils reçoivent, parfois, de manière erronée, un diagnostic d’hyperactifs.
  • Hyperstimulabilité sensorielle: les enfants HP possèdent une grande acuité des 5 sens que l’on appelle « hyperesthésie ». Leur champ de vision est beaucoup plus large. Ils peuvent écouter plusieurs conversations à la fois et ils sont familiers avec le toucher.

Pour compléter ces caractéristiques, Jeanne Siaud-Facchin fait la distinction entre la pensée linéaire, valorisée à l’école et la pensée en arborescence prédominante chez les enfants HP.

« Les enfants HP ont un grand nombre de pensées qui leur viennent en même temps. Ne pouvant pas prendre un chemin linéaire, elles s’organisent en « arbre ». Cette pensée en arborescence est difficile à canaliser.»

image mind mapping

Selon l’auteure, les caractéristiques particulières des enfants HP amènent plusieurs conséquences sur les apprentissages. Il est important de les identifier afin de pouvoir proposer des pistes, des actions, des outils à ces enfants pour aborder au mieux leurs apprentissages.

  • La notion d’apprentissage n’a aucun sens pour les enfants HP: ils comprennent la notion mais ne l’apprennent pas. Ces enfants n’ont pas conscience de la manière dont ils sont arrivés au résultat.
  • Les savoirs sont reconstruits au moment des évaluations: les enfants HP utilisent leur propre méthode mais pour réaliser l’évaluation, ils sont obligés de retrouver la méthode scolaire.
  • Les processus métacognitifs ne fonctionnent pas: « Nous savons comment nous connaissons ce que nous connaissons »…Les enfants HP n’ont pas cette capacité.
  • Le sens de l’apprentissage n’est pas immédiat: les enfants HP ne comprennent pas pourquoi on leur demande d’apprendre. Ils ont besoin de sens !
  • L’implicite dans l’apprentissage : les enfants HP ont des difficultés à décoder l’implicite, ils s’attachent au sens littéral des mots.

La pédagogie enseignée à « ces zèbres » uniques doit être adaptée car :

« Un enfant HP est comme tout le monde, …mais plus ! 

  • Plus rapide parce qu’il capte plus vite mais plus lent parfois parce qu’il est perfectionniste,
  • Plus agité parce que plus d’énergie, mais aussi plus calme, quand il fixe son attention sur un sujet qui l’intéresse,
  • Plus sensible, plus affectueux, mais aussi parfois plus froid, indifférent quand il veut se protéger,
  • Plus généreux, mais aussi plus économe,
  • Plus indulgent, mais aussi plus exigeant,… » (www.douance.be)

Aménager les pratiques pédagogiques afin de permettre à un enfant HP de trouver sa place et de progresser en gardant sa motivation et son énergie à apprendre bénéficie aussi très souvent à tous les élèves de la classe.

Le point commun de ces démarches est de soutenir une pédagogie différenciée, dans laquelle chaque élève pourra trouver sa place en fonction de ce qu’il est.

Voici quelques pédagogies à privilégier en classe :

Pédagogie du projet: Dans la pédagogie du projet, l’enfant est associé à l’élaboration de ses savoirs. Son moyen d’action est le programme d’activités : fondé sur les besoins et les intérêts des élèves ainsi que sur les ressources de l’environnement. Il débouche sur une réalisation concrète.

Trois éléments sont essentiels :

  • une production observable ;
  • une élaboration collective de cette production, depuis sa conception jusqu’à sa réalisation et son évaluation ;
  • le caractère d’utilité de cette production pour ceux qui l’ont voulue.

Pédagogie de la coopération : La pédagogie de la coopération place les élèves dans des situations de travail de groupe coopératif, c’est-à-dire dans lequel chaque membre du groupe contribue à la tâche et doit coopérer avec les autres. L’enfant développe ses habiletés sociales, puisqu’il doit respecter les idées des autres et être en mesure de présenter les siennes. L’élève devient plus autonome dans son apprentissage. Cette pédagogie permet une confrontation des points de vue et des stratégies d’apprentissage qui élargissent l’esprit et le champ de compétences de l’élève. Il peut être un moyen intéressant pour intégrer certains enfants HP qui éprouvent des difficultés dans le groupe classe.

Le tutorat entre élèves: Le tutorat est une démarche d’apprentissage basée sur une relation d’aide individuelle. Dans cette démarche, un élève « tuteur » prend sous sa responsabilité un élève plus jeune ou en difficulté, pour : l’aider à organiser son travail,  répondre à ses questions, lui réexpliquer ce qu’il n’a pas compris, lui faire réciter ses leçons ou faire des exercices. Pour l’élève « tuteur », le tutorat est formateur et permet de transmettre ses savoirs et  ses savoir-faire tout en les approfondissant et en les consolidant. Pour les enfants HP, cette mesure a le double avantage d’aider à l’intégration sociale et, dans un autre registre, d’obliger les jeunes à marquer un temps d’arrêt sur leurs pensées et d’expliciter leurs processus lors de la réalisation d’une tâche.

La différenciation vers le haut: A l’école, la plupart des élèves d’une classe expérimentent les défis et la difficulté de l’apprentissage et ce qu’il contient d’efforts, d’erreurs, de nécessité de répétitions, d’ennui parfois, etc. Bien souvent, les enfants HP ne feront pas ces expériences et seront empêchés d’apprendre à apprendre si le programme n’est pas enrichi. Une différenciation vers le haut est donc très importante pour les enfants HP, mais également pour les élèves forts.

Le lien suivant vous propose aussi quelques pistes d’aide pour les enfants HP : Mon est enfant est précoce, différent : comment l’aider ?

 

Références

Formation « L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir »  de Jeanne Siaud-Facchin

Site  « Enfants précoces, enfants surdoués, enfants à haut potentiel ».

« Enseigner aux élèves à hauts potentiels », brochure de la Fédération Wallonie Bruxelles, 2013.

 

Article Violaine Baix

Vous pourriez également être intéressé par les articles :

Pour aller plus loin :

Des livres pour en savoir plus :
Formations

La formation « L’enfant surdoué »

image enfant surdoué

Vous voulez vous former au Mind Mapping ? C’est par ici.  Pour plus d’outils pour dépasser les troubles d’apprentissage, devenez membre apprendre à apprendre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comment composer de la musique pour s’aider à étudier ?

Cet article a été écrit par Bruno L’Espérance du blog ComposerSimplement.

Bien le bonjour à tous!

J’espère que vous passez une bonne semaine jusqu’à présent.  De mon côté, ça va bien!  Il y a quelques semaines, Cindy avait commenté mon blog.  En effet, elle m’avait demandé si j’avais des astuces pour créer des chansons pour mémoriser.  Je trouvais le sujet ma foi pas mal intéressant!  Alors, j’ai fait quelques recherches et aussi, j’ai réfléchi sur le sujet.  Alors, voici ce que je vous propose!

Pourquoi mémoriser avec de la musique?

Quand je parle de mémoriser, j’entends surtout étudier et réviser!  Après quelques recherches et un essai dans la vie de tous les jours, j’ai remarqué que la musique peut aider à diminuer la pression artérielle et le stress.  Déjà là, le cerveau est plus détendu, mais reste suffisamment éveillé pour étudier.

De plus, le cerveau contient 2 hémisphères : gauche et droit.  Droit représente tout ce qui touche le côté émotif, créatif et artistique alors que le gauche touche le rationnel, l’analytique et le mathématique.  Votre cerveau est déjà concentré à réviser et retenir des informations avec son côté gauche.  Si vous le stimulez avec de la musique en ajout, les 2 hémisphères fonctionneront ensemble et votre tête travaillera de façon optimale!

Gauche ou droit?  Pourquoi pas les 2

cerveau

Toutefois, il est important de ne pas composer n’importe quelle musique!  Je vais vous donner quelques pistes pour pouvoir écrire la vôtre!

Règles de base pour la composition

Afin d’écrire votre propre chanson, je vais vous présenter quelques règles pour vous faciliter la vie.  Car oui, je considère que le plus simple reste toujours le meilleur!

Choisir un style calme et harmonieux : Le but de composer une chanson d’ambiance et non quelque chose de distrayant qui va ruiner votre session d’étude.  Dans ce cas, optez pour de la musique de spa, de méditation, du classique ou du easy listening.

Analyse du style : L’analyse d’un morceau est, selon moi, une méthode merveilleuse pour savoir créer une musique avec un style recherché!

Je vais poster quelques liens ci-dessous :

Pour les 3 vidéos, dites-moi ce que vous en pensez et analysez vraiment tout ce que vous pouvez : instruments, tempo, structure, complexité de la mélodique, accords, gammes, etc. Sans vous demandez de tout analysez les points que je vous ai mentionnés, faites-en le plus possible!

Prioriser un tempo lent :

La musique peut aider pour le stress et la pression comme je le disais. Toutefois, ça dépend du style! N’allez pas écouter du métal pour vos études! Comme dans les vidéos plus haut, choisissez un tempo lent. Disons entre 60 à 80 BPM. Compte tenu de votre activité (la révision), ce sera parfait!

Choisir les instruments :

Je vous conseille fortement d’avoir écouté une partie des 3 vidéos avant ce point! Maintenant que l’analyse est faite, voyons un peu l’ensemble des instruments présents : piano, flute, pad, xylophone, violon, violoncelle et autres! Pour écrire une composition d’ambiance, ce sont vraiment les instruments à prioriser. Ils s’apparentent un peu au classique!

Ajouter des sons de la nature :

Pourquoi pas!  Entendre le son d’une forêt, des oiseaux et de l’eau vous relaxent?  Allez-y!  Cela vous donnera la chance d’être en connexion avec la nature!

Prendre une progression d’accord simple :

Pas besoin de vous compliquer la vie quand on veut composer une chanson d’ambiance!  Le mieux est de prendre 2 ou 3 accords et de les enchainer à la suite.  Si vous voulez un guide, je peux vous offrir le cycle des quintes!

Improviser une mélodie :

C’est vague, mais avec quelques accords de pad ou de piano combinés à des sons de la nature, il suffit de vous laisser aller en jouant quelque chose.  Sans être obligatoirement accrocheur, elle doit bien se fondre dans l’ambiance!  Quelques trucs pour que ce soit réussi!

Conclusion

Et voilà! Ça m’a fait plaisir d’écrire cet article pour Cindy!  J’espère que ces trucs vous ont aidé à composer votre propre chanson!  Le plus important, comme je l’ai dit est de rester simple!  Vous voulez étudier, pas vous distraire!  Faites-moi savoir vos suggestions ci-dessous.

Sur ce portez-vous bien!

Bruno ^_^

 

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Travailler/apprendre en musique : Comment le faire dans de bonnes conditions ?

J’ai le plaisir de vous partager un article invité rédigé par Alexis du site AudioFun.

Travailler ou apprendre tout en écoutant de la musique, c’est souvent mal vu. Les parents en général préféreraient voir leurs enfants la tête dans les livres plutôt qu’avec un casque sur les oreilles. Pourtant de nombreuses études menées ont permis d’aboutir au fait que la musique a bien des vertus tant pour le travail que pour l’apprentissage…

tourne disque

Pourquoi travailler ou apprendre en musique ?

Étudier tout en écoutant de la musique, cela peut paraître contradictoire mais la plupart des personnes qui l’ont essayé en affiche des résultats surprenants. Dès lors, il est légitime de s’intéresser de plus près à ce phénomène et de se questionner.

Comment la musique peut-elle stimuler notre cerveau ? Est-ce le cas pour tous ?

Pour mieux comprendre, il faut remonter à 2013 où une étude menée sur des Finlandais et Italiens a permis de révéler que ceux qui pratiquaient la musique avaient de meilleures aptitudes à la concentration que ceux qui n’en jouent pas ou n’en écoutent pas. Surprenant, non ? L’explication est pourtant simple, nous le verrons après.

Les rumeurs restent toutefois très actives. D’un côté, elles sont tout à fait rationnelles et on peut aisément comprendre les réticences : la musique accaparerait l’attention ? Elle rendrait aussi l’apprentissage moins performant et pourrait aussi laisser divaguer l’esprit, rendant le travail moins efficace. Dans les faits, elles sont partiellement fondées. Tout dépend du type de musique écoutée mais aussi du contexte.

Comment la musique améliore-t-elle les capacités cérébrales ?

La musique apporte du bien-être, c’est un fait. Cela s’explique par le fait qu’elle libère de dopamine, qui correspond à notre circuit de la récompense. La musique apaise dans un premier temps. Elle libère l’esprit en permettant de se mettre dans une phase positive. Dès lors, le niveau de stress et d’anxiété diminue. La musique agit réellement comme un moment de détente, qui nous fait du bien. Cela va même plus loin : elle offre un regain d’énergie. Une énergie qu’il est possible de mettre au service de son travail ou bien de l’apprentissage en cours, tout est question de choix. Mais dans les faits, il est possible de travailler en musique.

La musique agit comme une bulle intellectuelle. Elle détend et protège d’une certaine manière des interférences qui peuvent nuire à la qualité du travail. Cela peut paraître anodin, mais un simple miaulement ou tintement de vaisselle peut déconcentrer et créer une gêne. Si cela est répété, cela peut devenir anxiogène, plus ou moins fortement. La musique va protéger la personne de ces désagréments en lui offrant une zone de confort, rassurante et libérer des zones du cerveau pour apprendre de nouvelles choses ou bien travailler.

Tout type de musique ?

Pour que la musique ait un intérêt significatif sur le travail ou l’apprentissage, il est nécessaire qu’elle soit choisie avec soin. Toute musique ne produira pas le même effet. Une musique de type rock, par exemple, même si elle est appréciée par la personne, ne l’aidera pas à créer sa bulle intellectuelle. À l’inverse, une musique au tempo lent, de préférence instrumentale, sera parfaitement propice à l’amélioration de la qualité d’attention.

choix musique

Quel choix de musique pour optimiser ses chances ?

Cette musique apparaîtra alors comme un stimulant pour le cerveau et fera l’effet d’un coup de boost. La personne se trouve alors dans de bonnes conditions pour assimiler des choses. Il faut cependant se méfier des musiques trop dynamiques. De prime abord, elles paraissent stimuler fortement mais les battements qui dépassent les 120 par minute vont au final accélérer notre rythme cardiaque, ce qui va causer une fatigue prématurée et faire descendre rapidement l’attention. Ce sont de fausses amies.

Attention aussi aux musiques trop émotives. Plus ou moins consciemment, on peut assimiler ces émotions et les ressentir. À ce moment-là, la concentration va aussi baisser puisque le cerveau sera accaparé par des sentiments à gérer. Cela pourrait aussi agir sur l’humeur lors d’une exposition prolongée.

Comment le faire dans de bonnes conditions ?

Pour travailler ou apprendre en musique, il est nécessaire de savoir pourquoi on le fait et les avantages que l’on souhaite tirer de cette écoute. Il faut se mettre dans un état d’esprit positif et trouver des musiques appropriés, c’est-à-dire au tempo lent et de préférence instrumental. Il suffit ensuite de se mettre au travail, de concentrer son esprit sur l’apprentissage majoritairement tout en essayant d’apprécier le tempo à l’arrière-plan.

Il faut créer sa bulle.
Il faut créer sa bulle.

Pour que l’expérience soit efficace, il faut que la bulle intellectuelle puisse être cassée. C’est-à-dire qu’il ne faut pas que la musique soit trop forte et que vous puissiez être attentif à ce qui se passe aux alentours au besoin. Pour cela, un casque est relativement pratique, plus encore que des écouteurs susceptibles de tomber et de créer une gêne avec le fil. Le mieux reste quand même de laisser la musique vous envahir depuis les haut-parleurs de qualité tel qu’un home-cinéma si vous êtes dans une grande pièce, pour que le son vous entoure. Pour les espaces plus confinés, une barre de son compacte et c’est encore plus judicieux.

Au bout d’une heure de travail, faîtes une pause et faîtes le point. Comment s’est passée cette session de travail ou d’apprentissage en musique ? Avez-vous été productif ? La musique vous a-t-elle permis de rester concentré sur vos objectifs ? Sans musique, seriez-vous parvenu à un tel résultat ?

Généralement, les retours sont très positifs mais certaines personnes sont moins réceptives que d’autres au fait de travailler en écoutant de la musique, c’est propre à chacun.

La musique recommandée par de grands noms

De nombreux analystes et psychologues ont étudié l’influence de la musique sur l’individu et notamment les vertus qu’elle peut apporter lorsqu’elle est utilisée à bon escient. C’est le cas de Emma Gray, psychologue clinicienne spécialisée en psychologie de l’éducation et officiant à Londres. Elle s’est rapidement aperçue que la musique avait une réelle influence sur la qualité du travail et de l’apprentissage chez l’enfant, allant jusqu’à affirmer qu’elle permettrait de développer la concentration.

Selon elle, la musique classique serait adaptée à l’apprentissage des mathématiques. Ce type de musique a 60 ou 70 battements par minute favoriserait l’apprentissage à moyen et long terme. Des playlists de musique spécialement composées pour un apprentissage réussi ont été créées, de bons moyens de permettre à tous, petits et grands de s’y essayer.

En conclusion

Contrairement aux idées reçues, travailler en écoutant de la musique est une vraie bonne idée. Le cerveau est stimulé et se met dans un climat propice à l’apprentissage et à l’exécution de tâches. On est moins tenté par faire des pauses régulières et la concentration est meilleure. Néanmoins, cela est propre à chacun. D’un individu à l’autre, le bilan peut être plus ou moins concluant. Mais pour que le bilan soit positif, il est nécessaire de choisir le bon type de musique et avec la bonne intensité. Exit donc le vieux rock à fond dans le casque. À l’inverse, une musique instrumentale à tempo lent, pas trop forte, sera parfaite pour travailler dans de bonnes conditions et stimuler son cerveau. Faîtes le test par vous-même et vous serez surpris de votre productivité dans ces conditions.

Article Alexis

 

La musique est l’un des outils proposé dans la formation apprendre à apprendre. Devenez membre et découvrez les outils adaptés à votre profil et votre personnalité.

 

Apprendre par le jeu !

dessin apprendre par le jeu

Quand on vous dit « on va jouer ? » A quoi pensez vous ? « super ! » « c’est parti ! » « oui, ça va être drôle ! ».

Et maintenant, quand on vous dit « on va apprendre sa leçon ? » En règle générale, les réactions sont bien différentes ; « j’ai pas envie » « je suis fatigué »…etc. Et pourtant, qu’est ce que l’apprentissage ?

Naturellement, l’apprentissage est une distraction, un plaisir. Les animaux eux-même utilisent le jeu pour apprendre.

Chez les bébés également, on utilise le jeu pour leur apprendre les fondamentaux.

Alors pourquoi, une fois plus grand, tout s’arrête-t-il ? Pourquoi, à partir d’un certain âge demande t-on aux enfants de rester gentiment assis et d’écouter attentivement sans bruit ? Cela vous semble normal vous ?

Même une fois adulte, que préférez vous ? Rester assis durant 1h lors d’une réunion de bureau ou faire une partie de jeux de société ? Alors pourquoi demander à un enfant ce qui n’enthousiasme déjà pas un adulte ?

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Le jeu est une activité sociale partagée dans la majorité des cultures humaines, et même animales, et ce depuis la nuit des temps.

Face aux difficultés de collaboration entre génération, une activité ludique permet de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. Cela permettra même de mettre en valeur les plus jeunes plus dynamiques et impliqués.

Il est maintenant scientifiquement prouvé depuis plusieurs années que les dispositifs pédagogiques qui intègrent une approche ludique favorisent l’engagement et la motivation.

En effet, l’aspect ludique permet d’apprendre dans le plaisir et d’augmenter les interactions, les échanges. Il permet d’une manière bienveillante de mettre en place une forme de compétition «amicale» et de se focaliser sur la réalisation d’un objectif.

Ainsi, l’apprentissage devient social et collaboratif. Cela permet de co-construire les compétences et de développer les capacités de travail en équipe.

Nous savons bien à quel point cette compétence transversale relève une importance capitale dans le monde de l’entreprise à l’heure actuelle.

Or, force est de constater que l’éducation actuelle mise en place à l’école pousse d’avantage à la rivalité voir à l’individualisme, l’égocentrisme. Se mettre en avant est devenu un sport national. Aujourd’hui on privilégie la réussite individuelle au détriment de l’entraide et de la solidarité. Cette même solidarité qui permet une bonne ambiance générale et favorise une meilleure productivité au sein des équipes de travail.

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Le jeu permet:

  • de développer des stratégies cognitives / Métacognition *

  • l’émulation (notamment via les jeux coopératifs : On gagne tous ensemble ou on perd tous ensemble, donc je t’aide à progresser pour que nous gagnions tous les deux)

  • des interactions multiples

  • de mieux gérer le rythme biologique

* La métacognition est la représentation que l’élève a des connaissances qu’il possède et de la façon dont il peut les construire et les utiliser. Un des meilleurs prédicateurs de la réussite scolaire est justement la capacité de l’élève à réfléchir sur ses connaissances et à comprendre les raisonnements qu’il engage pour utiliser et construire de nouvelles connaissances. Il faut donc rendre les élèves conscients des stratégies d’apprentissage qu’ils mettent en œuvre pour apprendre et comprendre le monde. La métacognition est indissociable de la connaissance et de la confiance en soi. Ce sont des concepts-clés sur lesquels l’enseignant se base pour élaborer la relation entre l’élève et le savoir. “ C’est par la médiation cognitive que l’enseignant donne à l’élève les moyens d’apprendre et donc les clés pour sa réussite scolaire ” (Barth, 1993). Il va permettre à l’élève d’apprendre à utiliser au mieux ses mémoires c’est-à-dire l’amener à construire des compétences métamnésiques.

Alors, quels sont les freins à la pédagogie du jeu pourtant si riche ?

Souvent le jeu est associé à la « maternelle ».

Par la suite, on juge les enfants trop grands pour jouer. De plus, jouer prendrait trop de temps sur les apprentissages. Cependant, il en fait gagner tellement sur ces temps de  révisions magistraux qui n’aident finalement que les meilleurs.

Apprendre devient rébarbatif…c’est une punition. D’emblée le message devient négatif. Réussite équivaut à ennui et travail à obligation.

Exemples de jeux ludiques :

1 – Les livres :

Les incollables

jeu les incollables

Jouer pour réviser

livre jouer pour réviser

l’énigme des vacances

livre l'énigme des vacances

2 – Quelques exemples de jeux de société (cliquez sur l’image pour un descriptif du jeu)

Oxybul

jeu les pays du monde

Ravensburger

jeu les détectives anglais

Didacto

jeu des chiffres en folie

Autres : http://www.cheneliere.ca/  http://www.grand-cerf.com/   http://www.aritma.net/

3 – les jeux vidéos

Adibou

jeu éducatif Adibou

Serious game

serious game

Edululu

jeu éducatif edululu

4 – les logiciels / Sites

Sialle

logi

Ecoliciel

logi2

Imagemo

logi3

Autres : http://lutinbazar.fr/ http://www.educatout.com/activites/index.html   http://www.cap-eveil.fr/   https://www.duolingo.com/   http://www.francaisfacile.com/ http://www.momes.net/Apprendre

Un enfant apprend mieux, s’il apprend par le jeu. Cette manière ludique lui fait passer pour un jeu ce qui est un travail, une réelle situation d’apprentissage.

« L’occupation préférée, la plus intensive de l’enfant est le jeu. Il  serait alors injuste de dire qu’il ne prend pas ce monde au sérieux » Sigmund Freud

« Le jeu est sérieux, c’est le moins insignifiant des actes. Jouer, ce n’est pas rien faire et parfois c’est même travailler plus intensément que dans des situations de travail » Henriot

Article Mylène Martin, blog Mylène Bonheur

3 exercices pour découvrir vos ressources personnelles

Dans certaines situations, vous vous sentez complètement dépourvus. Vous vous trouvez, « comme-ci » ou « comme-ça » mais pas assez  « de la bonne façon », et il vous arrive même parfois de croire fermement que vous devriez « ne jamais y arriver »! D’ailleurs,  vous vous demandez même comment les autres, quant à eux, font « toujours » pour réussir ce qu’ils entreprennent…

Se poser des questions sur ses capacités, c’est tout à fait normal. Nous éprouvons tous l’une ou l’autre difficulté de temps à autre. Et,  nous disposons aussi tous de fabuleuses ressources!

Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez de dormir avec un moustique – Betty Reese

Exercice n°1 : lâchons prise!

Avez-vous déjà entendu parler du « LOL Project »?

En deux mots, il s’agit d’un superbe projet lancé en 2009 par David Ken, un photographe belge talentueux, et  son complice, William Lafarge.
Au coeur de la crise financière de l’époque, ils avaient décidé de capturer les images des gens quand ils parvenaient à lâcher-prise face à toutes les petites choses qui leur compliquaient la vie! 

Inspirez-vous de ce beau projet pour effectuer, à votre tour, de belles photos.

  1. Choisissez deux à trois personnes dans votre entourage proche et proposez-leur de les prendre en photo dans des circonstances qui les amusent ou qui les font rire (un film, un sketch, une soirée animée,…). Pour chacune de ces personnes, choisissez « le beau cliché », qui les met en valeur dans une attitude heureuse, joyeuse et souriante.
  2. Demandez-leur de faire la même chose pour vous!
  3. Petits moments de bonheur, de gratitude et belle déco garantis!

Exercice n°2 : le regard des autres sur vous… est aussi positif!

  1. Demandez à 5 personnes,  en qui vous avez confiance, de noter sur une feuille quelques-unes des qualités qu’elles apprécient chez vous.
  2. En fonction de la personne choisie (un collègue, un ami, un copain de classe, un membre de votre famille), vous serez agréablement surpris de vous découvrir (ou redécouvrir) des qualités professionnelles ou humaines auxquelles vous ne prêtez pas toujours attention.
  3. Listez ces qualités  sur une petite feuille à épingler de manière bien visible dans votre espace de travail ou collez-la sur la porte de votre frigo!

Après cette petite prise de conscience agréable, en compagnie de personnes que vous appréciez, il est temps de prendre conscience de ces qualités personnelles qui vous permettent de mieux apprendre! 

lecture rapide

Exercice n°3 : quelles sont mes ressources pour apprendre?

  1. Prenez une feuille de format A3 et tenez-la dans le sens paysage.
  2. Choisissez une dizaine de marqueurs fins aux couleurs joyeuses.
  3. Prenez une première couleur, et commencez par noter sur cette feuille toutes les qualités professionnelles que vous ont données vos collègues ou copains de classe. Ecrivez-les toutes dans le même sens de façon à ce qu’elles soient bien lisibles mais étalez-les sur l’ensemble de la feuille.
  4. Avec une deuxième couleur, trouvez, au minimum, 3 qualités qui vous sont utiles lorsque vous devez retenir quelque chose.
  5. Changez de couleur et notez, cette fois, au minimum, 3 qualités qui vous sont utiles lorsque vous devez comprendre et analyser une situation, un dossier, un texte,…
  6. Continuez en prenant une nouvelle couleur et, à nouveau, notez, au minimum, 3 qualités qui vous sont utiles lorsque vous devez prendre la parole,…
  7. Vous l’avez compris, vous pouvez continuer de cette manière et continuer à remplir cette feuille!
  8. Si vous êtes créatif, embellissez-la avec des graphismes qui vous plaisent!
  9. Assurez-vous d’avoir toujours cette feuille sous la main : plastifiez-la pour en faire un set de table pour votre petit-déjeuner afin de commencer la journée de bonne humeur et confiant , encadrez-la, agrandissez-la et plastifiez-la pour en faire un dessous de bureau, …

Bon amusement et belle redécouverte de vos talents!

Article Hélène Cocriamont

 

Envie d’aller plus loin ? Besoin d’aide pour découvrir vos ressources ? Faites appel à un coach.